Partager l'article ! Pour un vrai coup de pouce salarial: Pour nous socialistes, l’augmentation des salaires est une condition de la jus ...
Le 15 mai 2013, a été rendu public en France, en
Allemagne, en Autriche et en Italie un appel des différentes ailes gauches des partis socialistes et sociaux-démocrates contre l’austérité, contre les nouvelles propositions de la commission
européenne « instrument de convergence et de compétitivité » et pour une « Autre Europe ».
La gauche du PS français n’est pas isolée en Europe et elle se réjouit qu’un nombre croissant de parlementaires et de responsables socialistes ou sociaux-démocrates dans les pays de l’UE, se
mobilisent en commun pour infléchir les choix européens.
Maintenant la Gauche, à l’initiative de cet appel
pour la France se félicite de la réussite de cette démarche unitaire.
Signez largement et relayez cette
appel en cliquant ici.
Pour nous socialistes, l’augmentation des salaires est une condition de la justice sociale et de la croissance. La revalorisation du pouvoir d’achat doit être engagée après des années d’abandon par la droite. Avant même le lancement de la conférence salariale, la hausse du Smic constitue un levier à court terme pour améliorer les conditions de vie des plus modestes et stimuler la consommation. Cette hausse doit être significative (100€ net ou 150 € brut) afin de rattraper le retard de cinq années blanches et d’envoyer un signal fort. Elle sera la première contribution à la conférence salariale annuelle, conférence qui sera la marque d’un changement de méthode par rapport à la pratique antérieur. Ainsi, dans un dialogue tripartite (État, organisations syndicales, organisations patronales) et à partir d’un diagnostic de la situation économique du pays, les partenaires sociaux établiront un cadre général d’évolution des salaires ayant vocation à orienter les discussions dans les branches professionnelles et les entreprises. Et donc de discuter des hausses à venir en 2013, 2014 et après.
Cette mesure est d’autant plus importante qu’elle est partagée par l’ensemble de la gauche, qu’elle est souhaitée par les centrales syndicales mais surtout qu’elle est attendue des français et en particulier des 3,5 millions de smicards français. Les entrepreneurs qui poussent déjà des cris d'orfraie (ceux qui crient le plus forts sont souvent les plus riches), feraient mieux de se retrousser les manches, de remettre en route leurs capacités de production inutilisée car la croissance et l’augmentation des salaires sont un gage de débouchés pour la consommation.
Alors oui, le 1er juillet, il faudra donner un sacré de pouce au salaire minimum parce que nos engagements devant les français doivent être tenus.
Olivier Mouret, secrétaire d'UMA76.
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