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MLG76

Blog des militants socialistes de Seine-Maritime qui se reconnaissent dans la motion "Maintenant la Gauche !" déposée par Emmanuel MAUREL lors du Congrès de Toulouse du Parti Socialiste.

 

contact : MaintenantLaGauche76@yahoo.fr

 

 

  

 

Vive La Gauche 76

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 10:02

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Tchat organisé par le Nouvel Observateur avec Razzy Hammadi, secrétaire national du Parti socialiste chargé des services publics, proche de Benoît Hamon, responsable du courant "Un monde d’avance".

 

 

Bonjour ! Alors, finalement, si Martine n’y va pas, Benoît ira ?

Réponse : Si candidature de Benoit Hamon, celle-ci ne sera ni une candidature par défaut ni une candidature de second choix. Elle sera avant tout une candidature politique, de cohérence et de combat. Nous avons toujours agi et Benoit Hamon en première ligne, à la fois avec générosité et cohérence. Nous avons toujours fait de la reconstruction du parti socialiste, de l’élaboration d’une orientation politique offensive et de la reconquète de la crédibilité, nos priorités. Au delà des questions de personnes. Benoit Hamon, s’il devait être candidat, ne serait pas candidat parce que Martine Aubry ne l’est pas, mais parce que le cadre et l’offre politique dans la perspective des primaires, serait amené à radicalement changer. Notre sentiment est que dans l’hypothèse où Martine Aubry n’irait pas, il y aurait comme une sorte de situation de non choix, à laquelle nous sommes prêts à remédier.

Pour revenir à des choses plus sérieuses, comment se prépare la présentation du programme prévue le 28 mai ?

Réponse : Ce sont près de 150 réunions publiques qui sont organisées aujourd’hui. L’ensemble des dirigeants du Parti socialiste sont mobilisés et c’est bien ça l’essentiel aujourd’hui. Il y a eu un temps dans le cadre d’un calendrier fixé par Martine Aubry pour l’année 2011 qui était : premier trimestre, les cantonales ; deuxième trimestre, le projet ; et ensuite les primaires. Je voudrais rappeler que notre projet est plus que bien accueilli par les Français, qu’il est le fruit de deux ans et demi de combat et de travail à tous les niveaux du Parti socialiste, et qu’aujourd’hui la droite se retrouve dans une situation où elle est incapable de nous contrer sur le fond. Nous étions jusqu’à présent l’opposition, nous sommes désormais en plus de cela l’alternative. Ne gâchez pas tout avec les luttes d’égo. Les militants veulent l’unité et le respect du calendrier, respectons cette aspiration à la victoire.

Et si ni Martine Aubry ni DSK ne se présente, vers qui vous tournez-vous ?

Réponse : Avec des "si" on remplit les discussions des cafés de commerce, mais en aucun cas on entretient la force de l’espoir qu’il nous faut incarner. Quelque soit le candidat, nous serons derrière, tous rassemblés pour gagner. Les primaires permettront, je l’espère dans un esprit positif de coopération plutôt que de compétition, de désigner notre meilleur candidat. En attendant, sang froid, sérieux, et responsabilité. Si l’unité ne veut pas dire unitarisme, les primaires ne doivent pas être une course de chevaux mais bien le moment d’un formidable débat politique visant à désigner le ou la meilleur(e) d’entre nous.

Comment expliquez-vous que tous les débats tournent autour des personnalités susceptibles de se présenter et non des différences de programme potentielles entre ces candidats ?

Réponse : Il est plus facile de faire le commentaire du commentaire de la petite phrase de ses êtres que j’appelle les photophores qui ne vivent qu’à la lumière de la caméra, plutôt que de s’attarder sur le profond travail réalisé dans tous les secteurs de la société, tant du point de vue militant que du projet. A titre d’exemple, nous présentons demain avec François Brottes les conclusions de nos travaux dans le cadre du forum "Biens communs et services essentiels" à la Bellevilloise : tout y est, révolution de la tarification, égal accès aux ressources indissociable de dignité des citoyens que sont l’eau et l’énergie, révolution des transports publics, pôle public des gestionnaires de réseaux... Autre exemple, même conviction : je reviens de quatre jours en Tunisie avec Jean-Christophe Cambadélis, Pouria Alirshahi (secrétaire national à la coopération) où avec le parti socialiste européen, nous avons travaillé avec tous les partis progressistes et alternatifs, acteurs dans les révolutions arabes. Je veux bien accepter le fait que si nous avions embarqué avec nous un candidat aux primaires, cela se serait su. Pour autant, je me refuse à accepter que la dictature de l’instant et des éditorialistes vienne empiéter sur la rigueur que nous mettons dans notre action et notre réflexion.

Qui prendra la place de Martine Aubry et pourquoi a-t-elle renoncé aux primaires socialistes ?

Réponse : Faire de l’intox en guise de toute démarche politique, je trouve ça lamentable, pas très respectueux et bien en deçà de ce qu’attendent de nous la gauche et les Français. Martine Aubry souhaite se déclarer ou pas, dans le cadre d’un calendrier qu’elle a elle-même fixé, respectons ce choix, pour le reste, chacun est libre de ses décisions en responsabilité.

Etiez-vous à Solférino hier ? Avez-vous eu votre brin de muguet ?

Réponse : Je l’ai eu le 1er mai lors de la manifestation à Paris comme l’ensemble des autres socialistes qui m’accompagnaient.

Que compte faire le parti socialiste pour rafraichir son image ?

Réponse : Sincèrement, et sans vouloir faire de langue de bois, c’est d’abord par les idées qu’il fallait rafraîchir le Parti socialiste. Avec notre projet, c’est désormais chose faite. Cependant, il est nécessaire d’entamer un profond renouvellement de nos cadres et de nos candidats. Ce renouvellement n’est pas seulement générationnel, il doit être aussi sociologique et culturel. Je plaide pour ce qui me concerne pour une véritable action concertée allant dans ce sens visant à promouvoir l’ensemble des talents dont regorge nos territoires et ce, avant l’été, de manière à ce que ces derniers ne soient pas des victimes collatérales de la manière dont pourrait se passer ou se conclure les primaires. Ma conviction enfin, c’est qu’on ne peut pas construire la France de demain seulement avec les dirigeants d’hier. Il nous faut oser avoir de l’audace, révolutionner le visage de la gauche et jeter les bases d’un profond renouvellement à tous les niveaux.

Pensez-vous que je puisse trouver un bureau de vote à Authon-du-Perche pour voter lors de la primaire ? Ne craignez-vous pas une certaine inégalité dans l’accès au vote de vos concitoyens ?

Réponse : Je suis moi-même membre du comité technique des primaires et nous prévoyons plusieurs milliers de bureaux de vote afin d’atténuer notamment les inégalités qui pourraient surgir entre territoire urbain et territoire rural. Pour autant nous travaillons d’arrache pied au niveau national comme au niveau des fédérations afin que chacun puisse participer dans les meilleures conditions et même si la droite ne nous facilite pas les choses, croyez moi nous allons y parvenir et pour la première fois dans notre histoire, pour la première fois pour un parti politique en France, ce sera l’ensemble des Français qui auront le droit de choisir le candidat de la gauche.

A combien estimez-vous le nombre de militants de droite qui viendront voter lors de la primaire pour brouiller le résultat du vote ?

Réponse : Pas suffisamment pour que le résultat du vote soit brouillé.

Si Ségolène Royal est élue candidate pensez-vous qu’il y aura un candidat dissident issu du PS ?

Réponse : Non.

Le PS prévoit l’abrogation de l’Hadopi. Marine Le Pen aussi. Hadopi est-il un point de rapprochement entre le PS et le FN ? Est-ce juste pour draguer les internautes ou une vraie position du PS ?

Réponse : Le PS dit depuis très longtemps maintenant des choses sur la répartition capital travail, la réindustrialisation, ou encore la nécessité d’avoir des tarifs douaniers sur la base de normes sociales et environnementales. Ce n’est pas parce que Marine Le Pen se rêve en candidate qui parle à l’oreille des ouvriers que cela crée des points de rapprochement en aucun cas. Il en est de même pour Hadopi, dont les germes de la régression liberticide étaient présents dans le Davsi, le précédent projet, et malgré quelques hésitations et débats, notre ligne a toujours été celle-ci. Je tiens à rappeler, pour revenir sur la question du Front national, que le FN a toujours défendu la suppression de l’ISF et bien nombre de mesures libérales. Le virage soit disant social de Marine Le Pen n’est rien d’autre que de l’opportunisme électoraliste. A nous de parler à ces électeurs et de les convaincre que le vrai vote social et ouvrier sera celui du PS.

Bonjour Un dementi de Martine. est ce en attendant Dominique ??? J ai entendu dire que vous etes à Montreuil. quelle perspectives pour les prochaines echeances ? Legislatives ou municipales ? Merci

Réponse : Je ne répondrai qu’à la deuxième partie de la question. Je vis à Montreuil depuis un moment déjà, j’y suis installé par choix de vie, tant personnel que professionnel, j’y milite avec mes camarades du Parti socialiste. C’est avec humilité que j’aborde les échéances à venir. Je ne fais pas de 2012 pour ce qui est des législatives, une question centrale de mon engagement. Ce qui m’intéresse avant tout, c’est que la gauche cesse de se diviser à Montreuil, qu’elle cesse avec ses problèmes de riches, de tout se permettre, sous prétexte que la droite ne fait pas plus de 20%. Les défis sont immenses, tant du point de vue urbain, social et économique, et en même temps, nos opportunités sont sans limites, notre culture, nos diversités, et cette âme de Montreuil qui m’a séduite dès le premier jour. La gauche de Montreuil doit être à la hauteur de la population et des attentes des citoyens de Montreuil. En conséquence, les candidatures individuelles passent derrière toute démarche visant le rassemblement et le collectif.

Comment expliquez-vous les réticences d’un grand nombre de militants et de sympathisants de de gauche face à la possible candidature de Dominique Strauss-Kahn ?

Réponse : Qu’on ne soit en phase avec ce que peut être la sensibilité de Dominique Strass Kahn est le droit de chacun. Pour autant ma conviction est que militant de gauche n’est pas synonyme de procureur et que nul n’a le droit de désigner ce que serait un bon et un mauvais socialiste. J’ai eu l’occasion de travailler avec Dominique Strauss Kahn, notamment sur le projet en 2006 et 2007, c’est quelqu’un dont on ne peut douter de l’engagement à gauche, et surtout de son identité de socialiste. Si demain j’étais amené à défendre une candidature alternative à la sienne, ce serait bien évidemment pour porter autre chose et non contre quelque chose. Il est mon camarade, et entre camarades on ne se combat pas, on débat, y compris dans le cadre de la primaire socialiste... Les sujets, j’en suis sûr, ne manqueront pas.

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