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MLG76

Blog des militants socialistes de Seine-Maritime qui se reconnaissent dans la motion "Maintenant la Gauche !" déposée par Emmanuel MAUREL lors du Congrès de Toulouse du Parti Socialiste.

 

contact : MaintenantLaGauche76@yahoo.fr

 

 

  

 

Vive La Gauche 76

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 21:01

 

Le gouvernement Valls 1 a échoué par sa politique d’austérité. Une politique que 40 % du BN du PS avait désapprouvée, le 18 février dernier, que 100 parlementaires avaient rejetée dès avril et que plusieurs ministres viennent de condamner.

La « panne » est évidente

Continuer la même politique avec un gouvernement Valls 2 c'est poursuivre la chute et conduire le Parti socialiste vers les 5 %. Cette politique d’austérité a conduit la gauche au désastre des municipales, le 30 mars, et pire encore lors des européennes du 25 mai. Jamais le gouvernement Valls 1 n'aurait dû être formé sur cette orientation : il fallait tenir compte des électeurs et choisir un cap à gauche. Ce gouvernement reposait sur une tête d’épingle, il ne rassemblait ni les socialistes ni la gauche. Il n’était pas assuré d’une majorité à l’Assemblée nationale pour le budget 2015. Il était minoritaire dans le pays, dans la gauche, et largement dans le Parti socialiste. 
La crise politique maintenant ouverte est saine et salutaire si elle donne l’occasion de reprendre un cap à gauche. Mais si l’exécutif s'entête, Valls étant reconduit, à poursuivre la MÊME orientation avec une équipe encore plus étriquée, la crise politique va rebondir et l'exécutif imploser. Ne pas changer une orientation qui perd, qui est « en panne » , tous feux rouges allumés, est suicidaire. 

Gouvernement rose-rouge-vert, gauche unie !

Le Parlement doit l'emporter sur l’exécutif, sur le gouvernement et le président. C'est une exigence démocratique. C'est aux députés de faire entendre leur voix. Le Parlement doit s'imposer : sa majorité rouge-rose-verte est issue de la victoire des législatives de mai-juin 2012. Elle a mandat pour agir à gauche et rompre avec les choix néolibéraux des dix années précédentes, alors que le président est dans une impasse. Il ne peut pas gouverner sans majorité législative et, s'il dissolvait l'Assemblée, il en serait la première victime. La droite et l’extrême-droite refuseraient toute cohabitation et auraient sans problème, avec 20 ou 30 députés PS, le rapport de forces pour imposer le départ de François Hollande. 
L’austérité doit être mise en minorité, et un gouvernement de la gauche unie doit être constitué. Il s’agit ainsi de sauver la gauche. Les parlementaires de toute la gauche doivent se réunir : ils sont légitimes. Leur travail en commun pour obtenir la formation d'un gouvernement qui respecte leur majorité, sauvera la gauche. Plus que jamais, le Parti socialiste doit réagir, débattre et affirmer ses positions de façon indépendante. Cap à gauche ou cap suicide ! 

Non à la baisse du coût du travail, haussons les salaires, baissons les dividendes ! 

Le Parti socialiste n’a jamais voté la politique de l’offre, la politique de baisse du coût du travail, il n'a jamais choisi la politique d’austérité. Le projet adopté par le Parti socialiste se retrouvait dans le discours du Bourget, il se retrouvait dans la campagne des législatives de mai-juin 2012, dans les attentes des électeurs de gauche. Ce n’était pas le cas de l’orientation du gouvernement Valls 1 et ce sera encore moins le cas avec le gouvernement Valls 2. L’austérité est une impasse éprouvée. 
À peine mis en place, le gouvernement de Manuel Valls 2 vient de donner deux signes forts d’un approfondissement du reniement du discours du Bourget. Un ancien Banquier d’affaire devient ministre de l’Économie et se prononce aussitôt pour la remise en cause des 35 heures. La « standing ovation » saluant Manuel Valls et sa déclaration d’amour au patronat lors de l’Université du Medef est un autre symbole de ce reniement.

Pour un congrès du Parti socialiste, vite !

C'est pourquoi il faut convoquer un congrès extraordinaire du Parti socialiste. Il devait avoir lieu vite. Il a été repoussé. Il doit être remis à l’ordre du jour au plus vite. Démocratie ! Les militants doivent avoir la parole, débattre et choisir. L’avenir de la gauche se joue, avant tout, au Parti socialiste.
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 13:13

 

François Hollande veut montrer à l’électorat qu’il est un homme capable de décisions fortes, et à Bruxelles qu’il peut « réformer » la France. D’où le lancement avec Manuel Valls d’une réforme territoriale qui se veut rapide et profonde. Il est maintenant prévu le contraire de ce qui a été dit pendant deux ans (sur la compétence générale des différentes collectivités et sur l’existence des départements) . Il est à craindre que l’on dépense encore beaucoup d’énergie pour faire diversion et ne pas aborder ce qui est le plus important : le niveau des moyens financiers dont se dote la puissance publique pour une action publique efficace et des services publics de proximité. Toute l’agitation actuelle sur cette question de réforme territoriale ne doit pas masquer l’austérité que déjà le plan Valls impose aux collectivités territoriales : moins 15 milliards d’euros.
Des évolutions sont toujours nécessaires, elles sont en cours notamment lorsqu’il y a par exemple regroupement volontaire de communes au sein de structures intercommunales. L’organisation  de la démocratie et de l’action publique dans la République française n’a pas à être figéeMais est-il raisonnable de vouloir réaliser en moins de 6 mois un bouleversement de toutes les structures régionales et départementales au risque de tout fragiliser ? D’autant qu’une modification de la Constitution semble inéluctable mais peut-être impossible vu les rapports de forces au Parlement. Le réseau des élus socialistes est sorti fortement affaibli après la défaite des municipales. La grogne est forte. Les élus locaux sont en contact direct avec les difficultés vécues par les citoyens. Il y en a assez de ces annonces qui n’ont que pour effet d’accroître leur désarroi ! Le Parti socialiste devrait dire haut et fort que cela suffit, et ne pas s’autolimiter dans ses expressions publiques.

Une grande majorité de militants socialistes est dans le même état d’esprit que leurs élus. Pas facile de mener une campagne européenne lorsque l’on dit « l’austérité de Bruxelles est une erreur » (ce qui est mille fois vrai) et qu’en même temps elle est mise en œuvre à Paris. Pourtant on ne peut pas, on ne doit pas se résigner à voir le FN arriver en tête de ces élections en FranceNous ne voulons pas voir Juncker, le candidat de la droite européenne, prendre la suite de Barroso. Oui, il est juste de faire campagne pour que Martin Schulz, le président du PSE, arrive en tête et fasse alliance avec toute la gauche européenne pour s’imposer à la tête de la Commission avec une majorité de gauche au Parlement européen.

Plus que jamais dans un tel contexte, le mouvement social doit s’affirmer. Un premier pas a été franchi avec le succès des manifestations des salariés de la Fonction Publique contre l’austérité qui leur est imposée (maintien du gel de la valeur du point d’indice notamment) . Le 3 juin, les retraités sont également appelés à manifester. De telles initiatives sont nécessaires pour dire au gouvernement qu’il fait fausse route.
Cela montre également toute l’importance qu’au sein même du Parti socialiste, dans les fédérations comme dans le groupe parlementaire socialiste, des voix se fassent de plus en plus entendre contre l’austérité (à l’instar des 41 députés socialistes qui ont refusé le plan Valls) . C’est tout le sens de la rencontre nationale des socialistes contre l’austérité organisée les 20, 21 et 22 juin à Bellerive-sur-Allier (*) .
Ce sera l’occasion, en présence de responsables socialistes et de toute la gauche, de fixer des perspectives pour que l’idée d’un gouvernement PS-EELV-FdG sur la base d’un nouveau pacte majoritaire s’impose. C’est la seule issue positive possible à la crise actuelle.

 (*) Patrick Ardoin, Pouria Amirshahi, Guillaume Balas, Marie Bidoux, Gérard Berthiot, Julien Dray, Gérard Filoche, Jérôme Guedj, Liêm Hoang Ngoc, Marie-Noëlle Lienemann, Frédéric Lutaud, Emmanuel Maurel, Philippe Marlière, Barbara Romagnan…
source : http://www.democratie-socialisme.org
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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 22:00

 

Deux ans après avoir chassé Sarkozy, le Président de la République est au plus bas dans l’opinion et notamment dans l’électorat de gauche. Aux yeux du plus grand nombre, il n’a pas réalisé le projet pour lequel ils ont voté et pour lequel il a été élu. Le résultat des élections municipales en a été la traduction sévère.

L’entêtement de François Hollande et de Manuel Valls

Pour montrer que le message des municipales a été compris, il faudrait des annonces sur l’augmentation du Smic, des petites retraites, sur l’évolution de l’indice pour les fonctionnaires, des garanties de réduction massive du chômage et l’allocation de moyens humains et matériel pour la fonction et les services publics… C’est ce qu’attendent des millions de salariés. Pour marquer cette volonté politique en faveur du plus grand nombre et en rupture avec la politique de la droite qui a favorisé les privilégiés, il faudrait desserrer les contraintes européennes et s’affranchir de la « règle d’or » du TSCG : un déficit public limité à 3 % du PIB en 2015, puis à 0,5 % dans les 2 ou 3 ans qui suivront, selon le calendrier que fixera la Commission européenne. Il faudrait une taxe sur les transactions financières qui englobent les produits dérivés plutôt que de les exclure comme le demande la Finance. Pour assurer la cohérence d’une politique de justice sociale, il ne faudrait pas annoncer la baisse des impôts pour soi-disant créer du pouvoir d’achat mais reconstruire une imposition sur le revenu qui soit juste et fortement progressive pour mieux mutualiser les moyens et répartir les richesses.
François Hollande et Manuel Valls s’entêtent dans une politique d’aides massives aux entreprises (quelle que soit leur taille et sans contreparties) . La baisse des cotisations sociales n’a jamais permis de faire baisser le chômage. La majorité de gauche n’a pas été élue pour « baisser le coût du travail ». François Gattaz, le patron du Medef n’hésite pas à augmenter ses rémunérations de 29 % (1) , tout en se prononçant pour des emplois payés en dessous du SMIC. Le cynisme patronal est total. François Hollande et Manuel Valls semblent impuissants, réduits à attendre un hypothétique « retournement » de la situation économique.

Au Parlement et dans le pays

Cette situation fait le lit de l’extrême-droite et favorise sa tentative de bipolariser la vie politique française entre d’une part UMPS (comme ils disent) et le Rassemblement bleu marine de l’autre (2.) Cette situation n’est pas fatale. Car la vie politique n’est pas faite de la seule communication présidentielle ou gouvernementale. Il y a aussi le rôle des élus et du mouvement social. C’est sur eux que la gauche doit s’appuyer pour reprendre l’offensive à partir de ses valeurs et de ses fondamentaux programmatiques, l’égalité et la répartition des richesses.
Des échéances parlementaires sont devant nous avec l’adoption du collectif budgétaire, la poursuite du débat sur le pacte de responsabilité et les contreparties. À partir de l’expression de dizaines de députés (dont les 41 qui ont refusé le plan Valls) , appuyée par des milliers de militants, la mobilisation des socialistes contre l’austérité doit grandir. C’est la clé de la situation politique, la possibilité d’une alternative pour une majorité PS, Front de gauche, EELV qui existe au Parlement et dans le pays.
Le 15 mai, dans l’unité syndicale, les fonctionnaires sont appelés à l’action. Cette journée doit servir à exiger une politique sociale juste et un rejet de l’austérité après des années de gel du point d’indice et de non remplacement des départs en retraite.
Le 3 juin, ce sera le tour des retraités. Après le recul de la revalorisation des pensions de janvier à avril avec Sarkozy, puis d’avril à octobre avec la loi de Marisol Touraine, c’est le gel de la plupart des pensions par Manuel Valls. Cette logique est mortifère et doit être stoppée ! Ni les fonctionnaires, ni les retraités ne sont responsables des déficits ou de la crise. Il est temps de le redire très fort et de revenir vers les principaux responsables. Notre ennemi, c’est la finance !

Il en va de la France comme de l’Europe.

Pour des élections européennes utiles, il faut une majorité au Parlement européen qui s’engage à réviser le Pacte de stabilité, à avancer vers un SMIC européen, à mettre en place une véritable taxe sur les transactions financières pour freiner les excès de la finance. La place du Parlement européen doit être réévaluée. C’est lui qui est élu par les citoyens, pas la commission européenne de Bruxelles. Une majorité de gauche en Europe peut s’engager dans ce sens et changer la donne. C’est une question de volonté politique.
Action politique, luttes sociales, élections européennes… à l’issue de cette séquence, le rassemblement des socialistes contre l’austérité organisé les 20, 21 et 22 juin sera un moment important pour reconstruire une perspective pour la gauche en présence de nombreux responsables socialistes  (3.)

20, 21 et 22 juin

Rencontre nationale des socialistes contre l’austérité

à Bellerive-sur Allier (03) 

Inscrivez-vous : bellerivejuin2014@orange.fr

Organisez dès aujourd’hui les déplacements à partir de vos départements
 (1) Selon le Canard enchaîné, le président du Medef a augmenté de 29 % sa rémunération de patron de l’entreprise qu’il dirige : une somme passée de 329 189 euros en 2012 à 426 092 euros en 2013 ! 
 (2) Voir l’article de Jean-Jacques Chavigné dans cette lettre de D&S
 (3) Gérard Filoche, Jérôme Guedj, Marie-Noëlle Lienemann, Emmanuel Maurel, Frédéric Lutaud, Pouria Amirshahi, Guillaume Balas…

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 09:10

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Le premier mai est lié à la lutte du mouvement syndical pour l’instauration de la journée de huit heures, d’abord aux États-Unis le premier mai 1886 à Chicago (manifestation durement réprimée par la police). La deuxième internationale socialiste décide le 20 juillet 1889 de faire de chaque 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif cette réduction de la journée de travail à huit heures. En France, le 1er mai 1891, à Fourmies dans le Nord, la police tire sur les ouvriers et fait neuf morts. La premier mai devient depuis cette époque une journée internationale de solidarité des travailleurs. En 1947, le 1er mai devient en France, dans le code du travail, un jour férié chômé et payé pour tous les salariés sans conditions.

Le premier Mai, il s’agit de fêter le Travail et les travailleurs !

Le Travail est depuis les origines une valeur à laquelle le mouvement ouvrier se réfère. La CGT, créée en 1895, se dénomme d’ailleurs Confédération générale du travail tout comme la CFDT, créée en 1964, s’appelle Confédération française démocratique du travail.

La droite extrême a voulu détourner le sens du premier mai. En 1941, Pétain a instauré officiellement le 1er Mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale », d’autant que le 1er mai coïncidait aussi avec la fête de la saint Philippe, prénom de Pétain. L’objectif majeur du corporatisme institué par Pétain, c’est de vouloir gommer l’opposition Capital / Travail, et donc de remettre en cause l’indépendance des organisations syndicales de salariés.

Dans la rue les 1er et 15 mai

Ce qui pèse aujourd’hui ce n’est pas le coût du Travail mais celui du Capital, les dividendes des actionnaires qui n’ont pas cessé d’augmenter malgré la « crise » d’un monde dominé par la finance. L’erreur faite par le gouvernement aujourd’hui est de vouloir baisser le coût du travail au lieu de s’en prendre à la finance.

Le premier mai sera la première occasion de manifester notre refus de l’austérité, notre refus du plan Valls. Le 15 mai, les grèves et rassemblements de la Fonction publique en seront une autre. Les « socialistes contre l’austérité » qui sont de plus en plus nombreux à s’exprimer seront dans la rue les 1er et 15 mai !

 

 

Eric Thouzeau

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 21:41
Lors de sa conférence de presse, François Hollande a confirmé sa ligne de conduite. Le « coût du travail » serait responsable des difficultés rencontrées par les entreprises et les déficits publics de la fragilisation de notre modèle social. Une rhétorique déjà à l'œuvre lors de la mise en place du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE.) En déclarant que c'est  «  l'offre qui crée de la demande » le président s’inscrit dans la continuité des propos d'Helmut Schmidt qui affirmait en 1974 que  «  les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après-demain ». En réalité, les profits sont très peu affectés aux investissements, mais prioritairement alloués à la spéculation et aux dividendes. Pourquoi s’enfermer dans des solutions qui ont échouées partout où elles ont été appliquées ?
Être accommodant avec le Medef…

Peu de changements donc si ce n’est une volonté affirmée d’accélérer. Mais poursuivre plus vite dans une mauvaise direction, est-ce que cela permettra d’obtenir de meilleurs résultats dans le domaine de l’emploi ? On peut fortement en douter.François Hollande continue de défendre une politique beaucoup trop accommodante avec le Medef, un patronat qui déjà refuse tout engagement précis en termes d’embauches. En quarante ans, ces politiques ont pourtant démontré leur incapacité à faire reculer le chômage et la pauvreté. Au contraire, l'instabilité financière s'est accrue et les crises économiques se sont succédé à un rythme sans précédent. Les salariés ont élu un président socialiste parce qu'ils aspirent à plus d'égalité, de reconnaissance et de démocratie. Ils n'ont pas voté pour que les revendications du MEDEF rencontrent une oreille attentive au sommet de l’État. 
…ou au contraire contraindre le Medef ?

Le gouvernement envisage d’engager sa responsabilité devant le Parlement sur ce « pacte de responsabilité ». Serait-ce une volonté de réduire les possibilités pour le Parlement de jouer tout son rôle ? N’est-ce pas à la gauche majoritaire à l’Assemblée de fixer un cadre aux négociations de branche envisagées et ainsi contraindre le Medef à négocier ? Est-il raisonnable de parler de contreparties sans vraies possibilités de contrôle (moyens accordés aux organisations syndicales, à l’inspection du Travail…) ?

Dans ce contexte, le communiqué intersyndical CFDT-UNSA-CGT-FSU du 14 janvier réclamant une réorientation de la politique du gouvernement sur les questions d'emploi, de pouvoir d'achat et de fiscalité est une bonne chose. Dans une telle période, l’unité d'action est un levier nécessaire pour que s’exprime le besoin d’une autre politique.
À gauche, tout reste possible

Beaucoup de militants socialistes ressentent ce qui se passe aujourd’hui comme une rupture par rapport aux thèmes mis en avant lors de la campagne des présidentielles. Le débat doit donc se rouvrir au sein du Parti Socialiste, mais aussi avec toutes les forces de la gauche. Tous les militants et toutes les composantes du Parti socialiste conscients de la nécessité d’un nouveau cap à gauche doivent peser ensemble pour cela. Dans les sections, dans les fédérations, des initiatives peuvent être prises pour sortir de l'impasse dans laquelle l'orientation actuelle nous conduit. À gauche tout reste possible.
source : http://www.democratie-socialisme.org/
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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 20:18
Que François Hollande réaffirme sa priorité à la lutte contre le chômage, rien de plus normal. Mais qu’il ne tire aucun bilan de l’orientation suivie depuis son élection est inquiétant. Bien au contraire, il s’entête, il s’obstine. Malgré l’absence de résultats probants notamment dans le domaine du chômage. Heureusement, il y a les emplois aidés mais le patronat n’y est pas pour grand-chose !

Un impossible pacte avec le Medef

Le patronat réclame une baisse de 100 milliards d’euros des « prélèvements » sur les entreprises. Il a déjà obtenu avec le CICE 10 milliards d’euros en 2014, et 20 milliards pour 2015. Sans aucune contrepartie, notamment en matière d’embauches. Au début des années 1980, Gattaz père s’engageait à créer des emplois en contrepartie d’allégement de « charges ». Chirac lui a donné satisfaction… mais aucun emploi n’a été créé. Qui peut encore croire qu’un « pacte de responsabilité » est possible avec le Medef ?
Comment accepter que le discours libéral sur la baisse du « coût » du travail soit repris aujourd’hui par la gauche au gouvernement ? 
Des conseillers de l’Elysée souffleraient même au Medef que les employeurs doivent mieux tenir les salaires qui augmenteraient trop selon eux ! Comme le dit Pierre Joxe critiquant à bon escient l’action de Manuel Valls, « il est important d’avoir de bons conseillers ». A ce propos, Jean-Marc Ayrault a très justement annoncé, il y a un mois et demi, le départ du directeur général du Trésor déjà en place sous Sarkozy… mais il semble bien que ce soit une déclaration laissée malheureusement sans suite !
La baisse des dépenses publiques deviendrait également un objectif en soi ? Affaiblir l’Etat et les collectivités locales est une erreur au moment où l’action publique est pour beaucoup le seul rempart face à la crise d’un monde dominé par la finance. L’investissement public est indispensable à la reprise, l’austérité menée en Europe casse la croissance et amplifie le chômage.
Quant aux soi-disant « excès et abus » de la sécurité sociale, il ne faudrait pas que cela annonce de mauvais coups contre la protection sociale. 90 % de la dette présumée du pays ne provient pas du budget La gauche ne doit pas laisser se développer une campagne contre la sécurité sociale en 2014 après avoir laissé passer une réforme des retraites rejetée par une majorité de nos concitoyens.
Mon adversaire, la finance ?

La gauche est majoritaire à l’Assemblée nationale et au Sénat. Elle dirige une majorité des grandes villes, des départements, des régions…et François Hollande annonce qu’il veut maintenant gouverner par décret et ordonnances comme le permet malheureusement la constitution de la 5ème République que la gauche a toujours critiquée ! 
Comment est-il possible qu’un décret autorise le travail du dimanche dans les magasins de bricolage alors que toutes les organisations syndicales de salariés s’y opposent ? Comment est-ce possible alors qu’à Nantes le maire a toujours refusé cette ouverture du fait de l’absence d’accord entre les employeurs et les syndicats ?
Pendant ce temps là, les banques ont repris leurs activités spéculatives comme le montre une récente étude. La Bourse, quant à elle, est en pleine forme. Le taux de rendement du Capital dépasse significativement le taux de la croissance ce qui veut dire que les plus riches continuent de s’enrichir toujours plus !
Lutter contre les mafias, les délinquants fiscaux devrait être une priorité de la justice française. Comment comprendre qu’elle préfère s’acharner contre des syndicalistespuisque le parquet général de Lyon a fait appel de la relaxe des « 5 de Roanne » , 5 syndicalistes inquiétés pour des tags et refus de prélèvement d’ADN ?
En 2014, plus que jamais rassembler la gauche

La campagne des élections municipales est commencée. L’activité militante sur le terrain (porte-à-porte, tractages, réunions) s’organise avec une volonté farouche des militants socialistes et de toute la gauche de battre la droite et l’extrême-droite. La crainte, bien sûr, c’est une forte abstention à gauche et une poussée de l’extrême-droite. Face à une droite qui n’a toujours pas surmonté sa propre crise, dans de nombreuses villes le rassemblement de la gauche est en cours. Cela peut permettre à la gauche unie de garder de nombreuses villes voire d’en gagner.
Cela ne suffira pas à mobiliser l’électorat de gauche durablement si un changement de cap n’est pas engagé nationalement au cours de cette année 2014 par un retour aux fondamentaux de la gauche : la lutte contre les inégalités engendrées par le capitalisme et le combat pour l’égalité sociale ! Et cela passe par la redistribution des richesses. « L’égalité est meilleure pour tous » * comme le proclame le titre d’un ouvrage récent !
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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 09:57

Chômage : une baisse sectorielle qui cache une hausse générale

S’il apparaît possible de « limiter » la hausse du chômage dans la catégorie A des demandeurs d’emploi et faire baisser le chômage des jeunes de moins de 25 ans c’est à coup d’emplois aidés. Quant aux catégories B et C elles continuent de pointer en grand nombre à Pôle emploi avec 40 000 inscrits supplémentaires en septembre 2013.

ANI : Multiplications des plans sociaux

Il serait d’ailleurs surprenant de voir le chômage baisser alors que depuis un an ce ne sont pas moins de 1 087 plans sociaux qui se suivent. Les patrons n’ont pas perdu une seconde pour utiliser à plein régime les flexibilités offertes par la loi du 14 juin 2013 adoptée, hélas, par notre gouvernement transposant l’ANI de janvier. Loin d’inverser la courbe du chômage cet accord national interprofessionnel est devenu générateur de précarité et de chômage.

Les emplois à temps partiels explosent !

Le Monde daté du 22 novembre titrait en UNE « Explosion du nombre de CDD courts de moins d’un mois ». En effet, selon les données corrigées publiées le 21 novembre par le ministère du travail, au premier trimestre, plus de 83 % des recrutements dans les entreprises de plus de dix salariés ont été faits en CDD. Pour l’Urssaf, qui prend en compte l’ensemble des entreprises, ce sont même plus de 86 % des contrats signés actuellement qui sont en CDD. Un record absolu depuis 2000 ! Ce sont désormais 4,2 millions de salariés qui sont à temps partiels, 18,6 % des salariés, soit trois fois plus qu’au début des années 1970. Cet ANI sensé lutter contre la précarité et la sécuriser l’emploi tourne à un vrai fiasco. On nous a menti, on nous a trompés !

Pour inverser la courbe du chômage faire confiance aux salariés pas au Medef

Il faut établir un « quota maximum » de 5 % de CDD et intérim dans chaque entreprise. Le dernier rapport du CESE sur le temps partiel met en garde contre l’explosion des temps partiels et propose aux politiques publiques de les encadrer. La promesse d’une loi contre les licenciements abusifs et boursiers n’est toujours tenue. En dépit de l’ANI, du CICE, de la BPI, il n’y a pas de redressement productif car le TUCP (taux d’utilisation des capacités productives) est délibérément maintenu bas par les employeurs et leurs actionnaires à 70 %. D’autant que la consommation des ménages stagne ou baisse faute de pouvoir d’achat. Ils Employeurs et actionnaires préfèrent produire moins pour gagner plus alimentant massivement le chômage de masse. Le MEDEF y a intérêt pas les salariés.

À gauche pour inverser la courbe du chômage

Une bonne politique de gauche doit rompre avec l’austérité, celle de faire 15 milliards d’économies jusqu’à 2017. Cela signifie un quinquennat d’économies et de privations. Loin des promesses de campagne : deux ans d’effort et trois de redistribution. Chaque euro utilisé à rembourser la dette, c’est chaque euro qui manque à l’investissement public, à la relance, à l’emploi et qui nous maintient dans la crise.
Les contrats aidés, contrats de génération et emplois d’avenir sont des pansements bienvenus mais ils ne remédient pas au chômage de masse qui touche 5 millions de personnes. On ne peut lutter contre le chômage de masse sans engager une réduction du temps de travail vers les 32 heures hebdomadaires, sans perte de salaire. Le partage du travail est incontournable pour inverser la courbe du chômage durablement avec des emplois nombreux et de qualité. 

Travailler moins, mieux, TOUS pour gagner plus TOUS !

 

 

Article de Tuncay Cilgi

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 21:17
La dette publique de la France atteignait 91,7 % du PIB à la fin du premier trimestre 2013, selon l’INSEE. Elle s’élevait à 85,9 % fin 2011 et à 90,2 % fin 2012. Où est donc passé le sérieux budgétaire tant vanté par notre gouvernement ?
Pire, pour le député socialiste, rapporteur général du Budget à l’Assemblée nationale, Christian Eckert, le déficit public pourrait atteindre 3,5 % du PIB contre les 2,9 % initialement prévus. La dette publique augmentera alors, de nouveau, de plusieurs dizaines de milliards d’euros. Pourquoi ? Parce que la prévision de croissance de l’économie devra sans doute être revue à la baisse et que les recettes fiscales et sociales seraient moins importantes que prévues.
Austérité budgétaire + austérité salariale = récession 

Les causes de cette baisse prévisible de la croissance et de la récession dans laquelle est aujourd’hui plongée l’économie française n’ont rien de mystérieuses. La politique d’austérité budgétaire imposée par le TSCG pressure l’investissement public. La stagnation des salaires et des prestations sociales infligées par le Medef et la Commission européenne écrase la demande solvable des salariés.
Quels sont les remèdes proposés par notre gouvernement ? « Tenir les dépenses publiques » c’est-à-dire réduire de 9 milliards d’euros les dépenses et les investissements de l’État et des collectivités territoriales en 2014. Laminer toujours plus la demande solvable en refusant tout coup de pouce au Smic, en gelant la valeur du point dans la fonction publique, en augmentant la TVA le 1er janvier 2014, en n’opposant aucune défense sérieuse aux attaques du Medef contre nos retraites et notre protection sociale. 
Le résultat est couru d’avance : le chômage réel (hors stages-parking) fera un bond en avant, la récession perdurera, les recettes fiscales et sociales diminueront, le déficit public et la dette publique augmenteront. Une nouvelle politique d’austérité sera alors mise en place… 
Il faudrait pourtant savoir arrêter une stratégie qui perd avec une telle frénésie.
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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 07:53

 

Les aveux de Jérôme Cahuzac ont provoqué un séisme politique. Le gouvernement est ébranlé, la majorité parlementaire sidérée, le pays stupéfait. Il y a bien sûr le mensonge, répété avec morgue et sang froid pendant de longs mois, mais il y a surtout la révélation d'un conflit d'intérêt et d'une collusion. Celui d'un ministre qui prodigue la rigueur aux salariés alors qu'il s'affranchit lui-même de la solidarité publique et celle des relations entre milieux d'affaires et pouvoir. 
Cahuzac le porte-parole de l’austérité

Cette mésaventure n'est pas l'histoire d'un homme mais le symbole d'une époque. Quand les dirigeants de gauche s'abandonnent aux forces d'argent, lorsqu'ils renoncent au projet d'émancipation sociale et ne font plus confiance en la mobilisation de leur électorat, ils échouent. Il n'y a pas d'alternative au rapport de forces contre le capital.Les droits sociaux et politiques ont été conquis contre la résistance déterminée des possédants. Il ne peut y avoir d'hésitation dans l'action ni de pause dans le changement. 
Jérôme Cahuzac a incarné le contraire de cette audace en défendant, au cœur du gouvernement, une ligne minoritaire parmi les électeurs de François Hollande. Il a bénéficié à ce titre de la mansuétude et des louanges de l'opposition de droite. C'est en se faisant le porte-parole de l'austérité et de l'équilibre budgétaire qu'il a gagné sa popularité auprès des riches créanciers et des fonds d'investissement. Une considération d'autant plus facilement acquise qu'il partageait avec eux un mode de vie et une préoccupation similaire. Celle de l'accumulation et de l'enrichissement sans limite dont l'évasion fiscale est le symptôme. 
Contre la rente et la finance

Ce ne sont pas moins de 590 milliards d'euros d'avoirs français qui sont cachés dans les paradis fiscaux dont 108 milliards en Suisse. Ces dernières années les plus grandes banques françaises ont multiplié la création de sociétés situées dans les îles Vierges britanniques, les îles Samoa ou Singapour afin de permettre à leurs clients les plus fortunés d'échapper au contrôle du fisc. Ce braquage de la richesse publique est tout aussi indécent qu'il est improductif. Ces circuits financiers alimentent les fonds vautours qui déstabilisent et dévastent des économies entières. 
Alors que plus de la moitié des salariés gagnent un salaire net inférieur à 1 700 euros, que 14 % des ménages vivent avec moins de 1 000 euros, que le chômage frappe plus de 5 millions de travailleurs, il est urgent d'avoir la main ferme contre la rente et la finance. Cela passe par une répression implacable contre la délinquance financière et la mise en œuvre d'une grande réforme fiscale. L'impôt doit retrouver son caractère progressif et redistributif, les mouvements de capitaux doivent être contrôlés et maîtrisés. 
Un programme de relance

François Hollande a gagné contre Nicolas Sarkozy en faisant de l'égalité un enjeu central de sa campagne. Le gouvernement doit ancrer sa politique dans cette aspiration puissante et majoritaire dans le pays. Il ne s'agit pas tant de changer de ministres que de retrouver ce qui fait la force de la gauche lorsqu'elle se met en mouvement, la passion de la justice et du progrès. Aucun référendum, aucune pétition ne s'y substituera. En finir avec les politiques de rigueur, suppose d'appliquer un programme de relance déterminée qui rétablisse la confiance entre le monde du travail et ses représentants. L'affaire Cahuzac doit servir de leçon et être l'occasion de ce tournant. 
Réorienter l’Europe

Il ne manquera sûrement pas d'oppositions techniques ou réglementaires aux mesures ainsi décidées. Les institutions actuelles ont déjà démontré qu'elles pouvaient être un corset pour la réalisation d'une politique qui place le social au cœur des ses orientations. C'est la raison pour laquelle il faut poursuivre la démocratisation des institutions et redistribuer le pouvoir en même temps que les richesses. La gauche ne connaîtra pas l'échec si elle assume ce rôle et l'accomplit dans l'unité, avec courage et conviction. 

À l'échelle de l'Europe, les mouvements populaires contre les mesures d'austérité qui se manifestent de Madrid à Ljubljana, de Lisbonne à Nicosie, de Reykjavik à Athènes démontrent la naissance d'une conscience sociale et démocratique commune. Ces mobilisations constituent une opportunité historique pour réorganiser l'Union Européenne. La gauche française doit s'en saisir pour s'opposer à la politique d'Angela Merkel et proposer un projet alternatif, fédéral et solidaire. Du changement en France peut naître le changement sur le continent. Il n'y a de bataille perdue que celles qui ne sont pas menées.
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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 20:06

Le 13 mars, la CFDT, FO, la CTFC et le MEDEF ont convenu d'un projet d'accord sur  la « revalorisation des retraites complémentaires ». Les pensions versées par au titre des régimes Arrco (ensemble des salariés) et Agirc (cadres) seront détachées de l'évolution des prix dès le 1er avril. Une décision qui conduit à une baisse du pouvoir d'achat pour 11 millions de retraités. Cette mesure, conçue pour assurer un rééquilibrage financier du système, constitue un précédent inquiétant dans la perspective d'une réforme du régime général. 

 

Le protocole que des organisations syndicales s'apprêtent à signer s'inscrit dans la continuité des politiques de dévalorisation des pensions commencées sous le gouvernement d'Édouard Balladur en 1993. Le  calcul du montant des retraites avait été alors réorganisé afin qu'elles n'évoluent plus en fonction des salaires. Ces décisions lourdes de conséquences pour le niveau de vie des retraités sont accomplies au nom de la sauvegarde du financement du système par répartition.   

 

En l'absence d'une croissance suffisante, en présence d'un chômage de masse, l'abaissement du niveau des pensions constitue une variable d'ajustement comptable. Il s'agit pourtant d'une mesure inefficace et injuste pour les salariés. En effet, la désindexation prévue par le projet d'accord ne rapportera que 2,1 milliards sur les 8,3 milliards de besoins de financement prévues en 2017. De plus, les retraites sont une rémunération indirecte de l'activité salariée, les diminuer revient à dévaloriser le travail producteur de richesse. 

 

Il existe pourtant des alternatives. La première est de mener une politique de l'emploi ambitieuse. Alors que les salariés à temps complet travaillent en moyenne 39,5 heures, il convient de faire respecter les 35 heures hebdomadaires. La réduction du temps de travail entreprise par le gouvernement de Lionel Jospin entre 1997 et 2002 est à l'origine des deux tiers des 2,4 millions emplois créés au cours des trente dernières années. En augmentant le nombre d'actifs occupés, on accroit le volume des cotisations collectées et assure des ressources supplémentaires pour le financement du système. 

 

La deuxième est de partager les richesses. La part des cotisations employeurs dans le paiement des cotisations sociales retraites connaît une tendance à la baisse qu'il est nécessaire inverser. Les exonérations de cotisations sociales patronales sont coûteuses pour l'État et n'ont aucun effet significatif sur l'emploi. En y mettant fin et en revalorisant les salaires, on augmente la contribution des profits aux pensions et on assure aux retraités un niveau de vie à la hauteur de leur participation à l'effort productif.


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