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MLG76

Blog des militants socialistes de Seine-Maritime qui se reconnaissent dans la motion "Maintenant la Gauche !" déposée par Emmanuel MAUREL lors du Congrès de Toulouse du Parti Socialiste.

 

contact : MaintenantLaGauche76@yahoo.fr

 

 

  

 

Vive La Gauche 76

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 11:34

http://static.latribune.fr/article_page/77376/l-assemblee-nationale-vote-la-prime-dividendes.png

 

Militants et sympathisants socialistes de diverses sensibilités, nous lançons un appel de soutien aux parlementaires « pour une autre politique ». Il est possible de le signer sur ce site internet.


 Soutien aux députés socialistes « pour une autre politique »

L’Assemblée Nationale va examiner le 29 avril prochain le programme de stabilité / pacte de responsabilité dont les grandes orientations présentées par le premier ministre viennent d’être confirmées.

Militants ou sympathisants socialistes, nous avons fait campagne en 2012 sur la base d’une promesse de changement, de justice sociale et de progrès.

Nous voulons la réussite de la gauche au pouvoir, condition nécessaire pour la justice sociale. Mais, aujourd’hui, après la défaite historique des municipales, alors que des décisions économiques importantes sont en train d’être prises par le gouvernement et seront bientôt soumises au vote des parlementaires, nous lançons à notre tour un cri d’alarme :  la gauche ne réussira que si elle démontre qu’elle met en place une autre politique que celle de la droite.

Pas plus aujourd’hui qu’hier, nous ne nous reconnaissons dans les mots de la droite (« charges », « coût du travail », « flexibilité »…) ni dans les choix économiques privilégiant l’« offre » sur la « demande ». Alors que le caractère néfaste socialement et inefficace économiquement des politiques d’austérité est manifeste, envisager de compenser la baisse des cotisations pour les entreprises par une réduction de 50 milliards d’euros des dépenses publiques, c’est prendre le risque de dégrader les conditions de vie d’un grand nombre de gens sans aucune certitude sur les emplois potentiels créés. Il n’existe pas pour nous une seule politique possible.

Des députés socialistes ont lancé un appel au gouvernement pour un « contrat de majorité » et ont formulé des contre-propositions visant à ne pas mettre en péril les acquis sociaux et les services publics. « Les Français ont le sentiment que la politique qu’ils avaient choisie n’est pas assumée. Ils nous l’ont dit dans les urnes. Il faut maintenant passer des urnes aux choix et, pour nous, des mots aux actes. Les temps qui viennent sont pour tous, et pour chacun d’entre nous, une épreuve de vérité. » ont-ils ainsi écrit.

Nous les assurons de notre soutien dans leurs paroles et dans leurs votes.

 


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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 07:09

Nelson-Mandela-portrait.jpg

Nelson Mandela est décédé le 5 Décembre 2013 à la veille de ses 95 ans. Retour sur la vie du combattant pacifiste pour l'égalité des droits de l'homme et l'homme d'Etat sud-africain.


Nelson Mandela, né le 18 juillet 1918 à Mvezo (Union d'Afrique du Sud) fut l'un des piliers de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud. Après 27 années passées dans les prisons de Robben Island et Pollsmoor, Nelson «Madiba» Mandela est devenu président de la République d'Afrique du Sud de 1994 à 1999, lors des premières élections nationales non raciales de l'histoire du pays.

 

Nelson Mandela et François Mitterrand reçus dans l'émission La Marche du Siècle lors de la visite du président français, premier chef d'État reçu dans la mandature de Nelson Mandela.

 

La non-violence et la volonté inamovible

Entré au Congrès national africain (ANC) en 1944 pour lutter contre la ségrégation raciale imposée par la minorité blanche, il devient l'un des premiers avocats noirs du pays et s'inspire de la non-violence prônée par Ghandi pour lutter contre l'apartheid. Après le massacre de Sharpeville et l'interdiction de l'ANC en 1960, Mandela fonde et dirige la branche militaire de l'ANC qui préfère saboter bâtiments publics et militaires à une guerilla, pour préserver les vies humaines et ménager «les meilleures chances aux relations interraciales.»

 

Guerre froide et emprisonnement

Le 12 juillet 1962, Nelson Mandela est arrêté sur indication de la CIA, puis condamné à la prison et aux travaux forcés à perpétuité lors du procès de Rivonia. Ce procès et l'apartheid sont eux-mêmes condamnés par les Nations Unies.

 

Libération, fin de l'apartheid et prix Nobel

Après vingt-sept ans de prison dans des conditions très dures, Nelson Mandela est libéré le 11 février 1990. Il soutient alors la réconciliation et la négociation avec le gouvernement du président Frederik de Klerk. Les dernières lois séparatistes sont abolies en juin 1991. En 1993, Nelson Mandela recevra avec de Klerk le prix Nobel de la paix pour avoir mis fin au régime d'apartheid.

 

Le père de la «nation Arc-en-ciel»

Il devient le premier président noir d'Afrique du Sud en 1994. Il se retire de la vie politique active après son mandat. Nelson Mandela restera toutefois engagé aux côtés de plusieurs associations de lutte contre la pauvreté et contre le sida, salué comme le père de la «nation arc-en-ciel » sud-africaine, et écouté par le monde entier s'agissant des droits de l'homme.

 

Plus qu'une figure locale de la lutte contre le racisme, l'homme est aujourd'hui reconnu dans le monde comme le défenseur des discriminés.

 


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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 16:14

CGT, FO, Solidaires, FSU : rassemblement unitaire interprofessionnel devant le Sénat, mercredi 30 octobre à 12H30

 

 

REFUS de la Contre-Réforme des retraites : ON NE LÂCHE RIEN !

 

Après l’adoption de la contre-réforme des retraites par une courte majorité à l’Assemblée Nationale, la mobilisation reste plus que jamais nécessaire ! C’est maintenant au Sénat que vont se tenir les débats du 28 octobre au 5 novembre.

 

Ce projet injuste et inacceptable conduirait à un appauvrissement des futurs retraités (notamment les femmes) et interdirait l’accès au système de retraite pour les jeunes !!

 

Une autre réforme des retraites est possible. La retraite à 60 ans, les départs anticipés pour travaux pénibles, tels que cela existe dans de nombreux statuts et Conventions Collectives : voilà des propositions qui vont dans le bon sens !

 

Le financement des retraites nécessite de construire des alternatives par l’apport de ressources nouvelles, tout particulièrement en améliorant le pouvoir d’achat des salariés et en créant des emplois.

 

Il est urgent d’augmenter l’ensemble des salaires, du privé comme du public, ce qui impose d’en finir avec le gel du point d’indice et de revaloriser l’ensemble des salariés.

 

Pour changer le cap et faire face à la situation :

 

- Il faut rompre avec les politiques d’austérité imposées par l’Union Européenne, la Banque Centrale Européenne et le FMI, déclinées dans le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG), et s’attaquer au coût du capital.

 

- Il faut rompre avec ces politiques et ne pas s’entêter, comme le fait le gouvernement à passer en force une réforme qui remet en cause notre système de retraite par répartition.

 

Rappelons que c’est le gouvernement et sa majorité issues des élections de 1981 qui avaient mis en place la retraite à 60 ans, celui d’aujourd’hui prolonge et aggrave les reculs successifs des gouvernements précédents. C’est inacceptable !

 

Dans la continuité de la lutte engagée le 10 septembre, le 10 octobre, le 15 octobre, les organisations syndicales CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES d’Île-de-France appellent :

 

A participer à un rassemblement unitaire interprofessionnel qui se tiendra devant le Sénat, rue de Tournon, (Métro Odéon), le mercredi 30 octobre 2013 à 12 h 30.

 

Il marquera notre volonté de poursuivre l’action pour garantir la retraite par répartition et son financement.

 


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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 04:01

http://retraites-femmes.fr/wp-content/uploads/2013/06/dessin_retraites_pre.jpg

www.visant.fr

 

Aujourd’hui, la pension moyenne des retraitées est de 930 € mensuels en droits propres contre 1600 € pour les hommes ; les femmes perçoivent en moyenne une pension inférieure de 42 % à celle des hommes ; 2 retraités pauvres sur 3 sont des femmes ; parmi les femmes parties à la retraites en 2011, 25 % ont attendu 65 ans ou plus pour éviter la décote contre 15 % des hommes.

Cette situation est intolérable parce que profondément injuste. Alors que les femmes sont en moyenne rémunérées 27 % de moins que les hommes, notre société ne se donne ni les moyens d’atteindre l’égalité professionnelle, ni ceux de combler les inégalités au moment de la retraite. Pire, les réformes successives, en allongeant la durée de cotisation, en augmentant la décote et en relevant l’âge légal de départ ont encore dégradé la situation des femmes.

Nous savons qu’une autre réforme est possible : une réforme plus juste pour tou-te-s et particulièrement pour les femmes.

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 20:35

http://www.humanite.fr/sites/default/files/imagecache/une_article_horizontal/depardieu_nechin.jpg

 

Tribune publiée dans l'Humanité de Patrick Brody, Gérard Billon, Raymond Vacheron, Jean-Claude Branchereau, Jean-Claude Mamet, syndicalistes CGT. 

 

Vous qui volez au secours de Gérard Depardieu, dans quel pays et quel monde vivez-vous ?

Depardieu décide de s'exiler pour des raisons fiscales en Belgique, un premier ministre juge cette attitude minable, et le débat s'emballe.

C'est quelquefois autour de faits divers qu'émergent des débats politiques de fond qui traversent la société.

Marie-Antoinette souleva le peuple français, en lançant son méprisant : « Qu'on leur donne de la brioche. » Plus récemment, c'est un pauvre vendeur à la sauvette, brutalisé par la police de Ben Ali qui déclencha la révolution tunisienne. Ce qui est posé à travers l'affaire Depardieu, acteur de talent et populaire, c'est le comportement indécent des très riches, alors que l'accroissement des inégalités atteint un point jamais vu depuis 1945. En effet, l'écart entre les très, très riches et l'appauvrissement des classes populaires se creuse de plus en plus. La peur du lendemain taraude ces mêmes classes. De ce point de vue, permettez aux syndicalistes que nous sommes, nous qui luttons au quotidien pour la justice sociale, de nous immiscer dans ce débat pour dire notre écoeurement, notre rage à ceux qui viennent au secours de Gérard Depardieu.

Florilège non exhaustif. Charles Berling nous assène : « Il fait ce qu'il veut de son argent. » (Ah bon, quelqu'un l'en a empêché?) « Le procès qu'on lui fait, c'est du maccarthysme », enfin, « Catherine Deneuve, qui est une grande dame, a eu le mot parfait ». Diantre, qu'a-telle pu nous dire ? Toute tremblante,

Catherine s'interroge : « Qu'auriez-vous fait en 1789? » Notons que les mêmes propos sont repris par le lunetier Afflelou le lendemain. Nous sommes héritiers des sans-culottes Madame, et nous ne regrettons pas l'Ancien Régime où les paysans étaient tyrannisés par l'impôt. Quant à Stéphane Guillon, il nous balance comme un banal Jean-François Copé: « Le salaud de riche est dangereux.» On pourrait continuer car les soutiens à la figure emblématique du cinéma français sont nombreux. Mais bon sang, dans quel pays vivez-vous ? Dans quel monde êtes-vous ? êtes-vous coupés à ce point des réalités du quotidien de la population pour ne pas vous apercevoir que vos propos sont outrageants, blessants, révoltants au regard de ce que vivent des millions de concitoyens qui sont aussi parfois votre public ? En deux mots, leurs conditions d'existence sont celles-ci : 8 millions de pauvres, salariés ou pas, à moins de 854 euros !

3 millions de salariés au Smic (1 121 euros net) ! 5 millions de chômeurs, développement à outrance de la précarité du salariat, etc. Face à cette situation sociale que subit dans l'angoisse, la désespérance, une grande partie de la population : 0,01 % des Français soumis à la taxe (75 %) sur les hauts revenus ! Celle-ci étant provisoire pour deux ans, et pour des revenus d'activité supérieurs à 1 million d'euros, soit 1500 Français. A votre corps défendant, vous vous êtes faits, et nous touchons là au problème de fond, les hérauts d'un poujadisme anti-impôts qui étranglent les riches, en oubliant au passage que Roosevelt a instauré aux Etats-Unis un taux marginal d'imposition allant jusqu'à 90 %, et ce, pendant vingt-cinq ans! Si le Medef et la droite se sont emparés du cas Depardieu dont en réalité ils se moquent comme de leur première action en Bourse, c'est qu'ils ont trouvé là le cas idéal (acteur d'origine populaire) pour pousser à l'avantage ; faire reculer le gouvernement qui est plus qu'hésitant sur les mesures sociales d'urgence à prendre. Nous ne sommes pas dupes de la manoeuvre. Eric Woerth, l'ami des Bettencourt, défendant à la télévision Depardieu, pour en réalité protéger Bernard Arnault, première fortune de France, et tous les grands patrons du CAC 40.

Voilà leur objectif. Quant à nous, votre public, nous aimons les acteurs que vous êtes, continuez à nous émouvoir, à nous faire rire ou pleurer grâce à votre talent, mais par pitié, ouvrez les yeux, regardez le monde tel qu'il est, sinon vous participerez à terme, comme d'autres élites de ce pays, à ce que s'effectue une coupure irrémédiable entre le peuple et vous.

D'ailleurs, nous n'en doutons pas, pour certains d'entre vous, on se retrouvera dans la rue pour le mariage pour tous, peut-être pour le droit de vote des immigrés. Cependant, la gauche, c'est avant tout celle de Jaurès, du Front populaire, du Conseil national de la Résistance, des grévistes dans les usines de mai-juin 1968, des manifs de 1995, de 2003 et 2010 pour le droit à partir en retraite à soixante ans. La gauche, c'est la « sociale », la justice, l'égalité. C'est sur le social que le peuple de notre pays attend des réponses, des améliorations importantes et immédiates.

Pour cela, il faudra bien s'attaquer à la finance, aux hyper- riches pour répartir les richesses autrement.

Nous syndicalistes, nous ne voulons pas, comme le héros du Guépard de Visconti, « que le pouvoir politique change pour que tout reste comme avant » ! En fin de compte, Depardieu n'est qu'un écran de fumée, mais c'est aussi un révélateur de la peur des élites, des puissants, des privilégiés que la gauche fasse ce que le peuple attend d'elle. Nous avons la faiblesse de croire que François Hollande a été en grande partie élu grâce à son discours du Bourget où il avait désigné clairement son ennemi. Dans les combats à venir contre la finance, nous serons là pour le lui rappeler.

 

 

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 23:00

Bonne-annee-2013.jpg

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 15:29

http://4.bp.blogspot.com/-LeaZi3pDi4I/UIO3XnyAB5I/AAAAAAAAACc/ns4twN2a8nQ/s1600/des-personnes-manifestent-devant-la-raffinerie-petroplus-de-_864237.jpeg

 

Le Blog des salariés de la rafinerie Petroplus de Petit-Couronne vient d'être lancé :

 

http://luttedespetroplus.blogspot.fr

 

 

Dans celui-ci vous pourrez suivre l'actualité et la lutte des Petroplus.

 

Vous pouvez aussi les retrouver sur :

Twitter : http://twitter.com/petropluslutte

Facebook : https://www.facebook.com/groups/ranaverde1/?ref=ts&fref=ts

 


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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 14:11

 

Cet argumentaire est en partie inspiré par le petit livre des économistes Atterrés: L'Europe maltraitée, seule analyse sérieuse à ce jour sur ce texte.


1/ Un traité inapplicable

Les règles issues du pacte de stabilité et de croissance (PSC) (pas plus de 3% de déficits publics et pas plus de 60% d'endettement public) n'ont jamais été vraiment respectées. Elles ont en réalité incité les  Etats à maquiller leurs comptes (tous les Etats l'ont fait, pas seulement la Grèce) et à adopter des pratiques contreproductives (louer des bâtiments au lieu de les acheter, diminuer l'investissement public...)

D'autre part, aucune sanction financière n'a jamais été prise (même pas contre la Grèce qui avait pourtant très sérieusement "dérapé" avant 2007). Et on voit d'ailleurs mal comment il pourrait être politiquement acceptable d'imposer de telles amendes (jusqu'à 0,5% du PIB) contre des États qui connaîtraient justement des difficultés financières.

Enfin, le TSCG est fondé la notion de "déficit structurel", c'est à dire d'un déficit indépendant de la conjoncture économique. Or,  la méthode utilisée pour calculer ce déficit structurel sera nécessairement teintée d'idéologie. Elle suppose que l'on connaisse le niveau exact de la "croissance structurelle". Ainsi, un pays accusé de déficits excessifs pourra toujours arguer d'un autre calcul pour échapper aux sanctions. On s'embarque dans des arguties juridiques sans fin.


2/ Un traité contreproductif

A la différence du PSC, le TSCG prévoit de sanctionner les pays dont l'endettement public est supérieur à 60%, sauf si ce pays s'engage à réduire l'écart avec les 60% sur un rythme d'1/20ème par an.

Conséquence: plus le pays est endetté, plus l'effort budgétaire demandé est important. Ce qui revient à dire que lorsqu'une récession se produit et que l'endettement explose (comme cela s'est produit en 2009),  ce sont les États les plus en difficulté qui devront mener les politiques les plus restrictives. Or, mener des politiques d'austérité en période de crise économique ne fait généralement que renforcer la crise.

 

Le paradoxe est que, loin de désendetter le pays, ce genre de politique conduit à la baisse du PIB et donc  à la dégradation du ration dette/PIB, comme cela se produit actuellement en Grèce, en Irlande, en Espagne...

En appliquant aveuglément cette règle on condamne les pays les plus endettés à une austérité perpétuelle et à une dégradation sans fond de leur endettement.

 

3/ Un traité anti-démocratique

Le TSCG c'est préférer la règle au débat politique et à la démocratie, et c'est privilégier les intérêts des créanciers et de la finance au détriment des intérêts du peuple. En effet, le TSCG vise à garantir la solvabilité des États, ce qui revient à garantir le patrimoine financier des créanciers et des marchés financiers. A un moment où l'emploi industriel s'effondre et le chômage explose, est-il bien opportun de donner ainsi des gages au secteur financier ?


4/ Un traité économiquement absurde

Ce traité est fondé sur des ratios qui posent problème :

- Le déficits public ne devrait pas être calculé par rapport au PIB mais par rapport aux recettes publiques. On comprend bien qu'un pays dans lequel les prélèvements obligatoires ne sont que de 30% du PIB ne peut pas supporter le même déficit qu'un pays dans lequel les prélèvements obligatoires représentent 50% du PIB. Adopter la règle du rapport déficit sur PIB au lieu de la règle comptable classique déficit/recettes, c'est objectivement privilégier les États les plus libéraux.

De même, est-il légitime de ne pas différencier les dépenses de fonctionnement des dépenses d'investissement comme cela se fait pour les collectivités territoriales ?

- Enfin  l'endettement public  doit être mis en relation avec le patrimoine public. Est-ce une mauvaise affaire de s'endetter à 3-4% pour acheter des actions de GDF Suez qui rapportent 5-10% de profit ? Si l'endettement d'un État est garanti par des actifs de valeurs qui peuvent être vendus (et qui rapportent) où est le problème ?


5/ Un traité qui ne tire pas les bonnes leçons de la crise

Les défenseurs du TSCG expliquent qu'il s'agit de répondre à la crise européenne. Or,  la crise européenne n'a justement pas pour origine un excès d'endettement public.

Quatre pays ont demandé l'aide des fonds européens: La Grèce, l'Irlande, le Portugal et l'Espagne pour sauver son système bancaire. Or, à l'exception de la Grèce, aucun de ces pays n'avaient un endettement excessif au moment de la crise.

En 2008, l'Espagne et l'Irlande faisaient partie des pays les moins endettés de la zone Euro (40,2% d'endettement public pour l'Espagne et 44,2% d'endettement public pour l'Irlande... à comparer aux 66,7% d'endettement public pour l'Allemagne). Quant au Portugal, son endettement public était proche de la moyenne de la zone euro (71,6% contre 70,2%).

La crise est due à l'explosion de la bulle de l'endettement privé, bulle particulièrement importante en Irlande et en Espagne. Or, en se focalisant sur les ratios des finances publics la Commission européenne a une lourde responsabilité dans le déclenchement de la crise de 2009. Le TSCG construit une usine à gaz qui vise à persévérer dans l'erreur par pur dogmatisme. Au lieu de s'intéresser exclusivement à l'endettement public, un traité qui vise à renforcer la coordination et la gouvernance économique de la zone euro ferait mieux de s'intéresser aux fondements de l'économie et aux déséquilibres de la sphère privée en matière d'emploi, de régulation financière, de stratégie industrielle et commerciale...

 

 

source : http://www.maintenantlagauche.com

 

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 16:54

http://img.over-blog.com/600x448/1/19/53/86/Le-Temps-de-la-Gauche/TDG_08-09-2012_3.jpg

 

Nous approchons du Conseil national du 12 septembre, où seront officiellement déposées les motions soumises au vote des adhérents, ainsi que la liste des signataires.

Ainsi,  le temps des choix pour le congrès de Toulouse est venu. Plus que jamais la nécessité de déposer une motion apparaît évidente. Notre parti a besoin d’un vrai  débat  sur la situation politique et les conditions de la réussite du changement. Il a aussi besoin  de définir une nouvelle pratique politique et de poursuivre sa rénovation. Enfin,  il lui  revient de voir plus loin que la  gestion immédiate et de tracer une stratégie, une vision de sortie de crise.

« Nous souhaitons que le congrès de Toulouse soit un congrès utile »

A chaque fois que le débat a prévalu, les militants ont été mobilisés. C’est ce qui a permis la victoire aux élections présidentielle et législatives.

Ce qui a été vrai hier pour assurer la victoire doit l’être encore tout au long du quinquennat. Le PS n’a plus de leadership présidentiel à rechercher, il peut donc se consacrer pleinement au travail des idées et à renforcer contacts, échanges avec les autres forces de gauche, pour entretenir la dynamique majoritaire et préparer les échéances électorales à venir.

Nous ne pouvons accepter que le congrès du PS se résume à des accords souterrains et feutrés pour coopter un nouveau premier secrétaire et pour écrire un texte autour du auquel devront se rallier la plupart des dirigeants et membres du Gouvernement. Ce ne serait ni à la hauteur des enjeux, ni une réponse à  la forte attente d’une vie politique renouvelée qu’exprime bon nombre de nos concitoyens.

« Un parti ouvert, de débat, où l’unité n’est pas l’alignement »

Nous devons  affirmer un autre état d’esprit, celui d’un parti ouvert, de débat, où l’unité n’est pas l’alignement mais se construit dans la conviction, où le rassemblement des forces de gauche et la participation citoyenne sont en permanence recherchés, où le sens des responsabilités est partagé.

La dynamique que nous avons, ensemble, engagée autour de notre contribution  s’est développée tout l’été et singulièrement  depuis la rentrée où l’actualité met en évidence la pertinence et l’importance de nos choix tant sur la question européenne qu’en ce qui concerne la relance économique, la ré-industrialisation, le pouvoir d’achat et l’emploi.

Nous avons su rassembler dès cette étape des militants venus de sensibilités différentes conscients que la période qui s’est ouverte, avec la victoire de François Hollande et de la gauche, exigeait une nouvelle étape de transformation des pratiques, de la vie et du rôle du PS.

« Amplifier ce mouvement pour la motion »

Il nous faut amplifier ce mouvement pour présenter au vote des socialistes une motion qui sera  claire sur des propositions politiques ambitieuses, tant sur le fond des orientations, qu’en ce qui concerne la vie du PS.

Manifestement les premiers signataires de la motion UMA hésitent encore sur l’attitude qu’ils comptent  adopter. Nous souhaitons évidemment déposer une motion large tous ensemble.

Pour notre part nous avons pris contact avec les signataires d’autres contributions pour préparer un large rassemblement autour d’une motion commune.

Amitiés socialistes,

Marie-Noëlle Lienemann, Ancienne Ministre, Sénatrice ; Jérome Guedj, Président du Conseil Général de l’Essonne, Député ; Emmanuel Maurel, Secrétaire National, Vice Président du Conseil Régional d'Île-de-France ; Marianne Louis, Secrétaire Nationale, Conseillère Régionale : membres du Bureau National

Anne Ferreira, Vice-Présidente de la Région Picardie ; Paul Quilès, Ancien Ministre ; Olivier Thomas, Maire de Marcoussis, Conseiller Régional ; Gérard Sebaoun, Député ; Suzanne Tallard, Députée ; Jérôme Lambert, Député ; Marie-Line Reynaud, Députée ; Arlette Arnaud-Landau, Vice-Présidente de la Région Auvergne ; Jacques Fleury, Maire de Roye ; Geneviève Wortham, Conseillère régionale ; Rémi Lefebvre, SF ;  Michel Gourinchas, Maire de Cognac, Conseiller Régional ; Cédric Dupont, BF ; Etienne Colin ; Laurent Miermont, Adjoint au Maire du 13ème Paris ; Thierry Le Pesant, Conseiller Régional ; Julien Jusforgues ;  Marie-José Raymond Rossi, BF ; Dominique Fleurat, Conseillère Régionale ; Marie-France Kerlan ; Pierre-Alain Weill, SN : membres du Conseil National

Jean Auroux, Ancien Ministre ; Jean Gatel, Ancien Ministre ; Jean Le Garrec, Ancien Ministre ; Marc Vuillemot, Maire de la Seyne-sur-Mer et Conseiller Régional ; Jean Michel, Maire de Lapeyrouse et Ancien Député ; Gaël Brustier ; Sylvain Mathieu, Premier Fédéral de la Nièvre ; Guillaume Mathelier, Maire d’Ambilly ; Gérard Fromm, Maire de Briançon, Conseiller Général ; Jean-Laurent Lastelle ; Olivier Mouret, Adjoint au Maire de Rouen, SF ; Hella Kribi-Romdhane, Conseillère Régionale ; Alain Gabrieli, VP Conseil Général Haute Garonne ; Pierre-Marie Lebée, VP Conseil Général de l’Aisne, Maire de Sissone ; Gérard Gaumé, Ancien Responsable de la CGT ; Jean-Alain Steinfeld, Trésorier Fédéral Seine Saint Denis ; Jérôme Impellizzieri, Conseiller Régional ; Frédéric Faravel, Secrétaire fédéral du Val d’Oise : premiers signataires

 

 

lien : http://reinventerlagauche95.over-blog.org

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 19:35

SOS-ABSTENTION-VOTEZ-LEGISLATIVES-2012.jpg

 

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