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MLG76

Blog des militants socialistes de Seine-Maritime qui se reconnaissent dans la motion "Maintenant la Gauche !" déposée par Emmanuel MAUREL lors du Congrès de Toulouse du Parti Socialiste.

 

contact : MaintenantLaGauche76@yahoo.fr

 

 

  

 

Vive La Gauche 76

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 15:27
Voici un texte en défense des amendements n°4 et 5. L’amendement 4 a été présenté par Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann, Marianne Louis, Julien Dray, Gérard Filoche, Anne Ferreira, Jérôme Guedj, Jean-François Thomas, Jonathan Munoz. L’amendement 5 a été présenté par Henri Emmanuelli, Guillaume Balas, Tania Assouline, Pascal Cherki, Laurianne Deniaud, Liêm Hoang-Ngoc, Nadia Pellefigue, Olivier Girardin, Régis Juanico.

Le pacte de stabilité et de croissance n’est plus appliqué dans les faits.

La décision de la Commission européenne permettant à la France de différer de 2 ans la limitation de son déficit public à 3 % de son PIB n’est qu’une reconnaissance de l’absurdité du calendrier qui avait été fixé.

Les « marchés financiers » qui dictent aujourd’hui la politique de l’Union européenne commencent à s’inquiéter plus fortement de la récession économique que des déficits publics !

La France n’est pas seule en cause, tous les pays européens sont concernés et les calendriers fixés par l’Union européennes sont caducs.

Le calendrier n’est pas seul en cause, les objectifs fixés le sont également. Le dogme d’une limite de 3 % au déficit public ne repose sur aucune réalité économique. A fortiori les 0,5 % fixés par le TSCG. Il peut être nécessaire de dépasser ce taux pour relancer l’économie et permettre, dans un second temps, de réduire le déficit en augmentant les recettes fiscales et sociales.

Il faut donc suspendre le Pacte de stabilité pour le renégocier (amendement 4) ou, au moins, adapter ce pacte (amendement 5).

La récession ou la stagnation économique

La recherche de l’équilibre budgétaire à marche forcée a produit très exactement ce que la Motion 3 avait annoncé lors des débats du Congrès de Toulouse : la récession ou la stagnation économique.

C’est le cas notamment de la Grèce, du Portugal, de l’Italie et de l’Espagne que l’Union européenne a contraint à adopter de telles politiques. Les derniers chiffres de l’institut officiel de statistiques de l’Union européenne (baisse du taux de croissance du PIB entre le 2ème trimestre 2011 et le 2ème trimestre 2012) indiquent clairement l’ampleur des dégâts : - 6 % pour la Grèce ; - 3,3 % pour le Portugal ; - 2,5 % pour l’Italie ; 1 % pour l’Espagne. En France, c’est une récession de - 0,1 % qui est (pour le moment) au rendez-vous en 2013.

Ces chiffres sont terribles. Il n’est possible de commencer à créer des emplois qu’avec une croissance d’au moins 1,5 %. Une croissance zéro signifie une perte supplémentaire de centaines de milliers d’emplois.

Un cercle vicieux redoutable

Imposer la réduction à marche forcée des déficits publics signifie enclencher un cercle vicieux redoutable. 1- Des mesures de rigueurs sont mise en place 2- La demande intérieure diminue. 3- Le PIB se rétracte. 4- Les rentrées fiscales diminuent (impôts directs et TVA), les rentrées de cotisations sociales diminuent également. 5- La dette publique augmente. 6- Un nouveau plan de rigueur est mis en place…

Ce cercle vicieux est d’autant plus redoutable que non seulement la demande intérieure des pays européens diminue mais qu’il en va de même pour leur demande extérieure. 60 % des échanges de la zone euro se font à l’intérieur de la zone euro et les politiques de rigueur y sont appliquées simultanément.

La dette publique augmente

Contrairement à tout ce qui avait été annoncé, les politiques de rigueur n’ont pas fait reculer le montant des dettes publiques. Au contraire.

La Grèce avait une dette publique de 113 % fin 2009, elle atteignait 152,6 % au 3ème trimestre 2012. La dette irlandaise bondissait de 25 % du PIB fin 2007 à 117 % fin 2012. La dette espagnole de 37 % à 77,4 % dans le même temps. La dette portugaise de 70 % à 120,3 %. La dette italienne de 105 à 127,3 %. La dette chypriote va doubler et dépasser les 120 %. En France, la stagnation de l’économie entraîne un bond en avant de la dette publique qui atteint 90,2 % fin 2012 contre 86 % un an auparavant.

Le chômage atteint des sommets

Selon les statistiques de l’Union européenne, dans la zone euro 12 % de la population active (plus de 19 millions de personnes) est au chômage. Ce n’est qu’une moyenne : en Grèce ce taux s’élève à 27,6 %, à 27,2 % en Espagne, à 17,7 % au Portugal, 14,2 % en Irlande et en Lettonie.

Les jeunes sont durement frappés, particulièrement les jeunes femmes. En février 2013, le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans atteignait 23,9 % dans la zone euro. Là encore, il ne s’agit que d’une moyenne : ce taux atteint 60 % en Grèce, 56 % en Espagne, 42 % au Portugal… Et ce taux augmente tous les mois.

La relance !

Il est donc urgent de relancer l’économie.

Cela ne pourra se faire qu’en faisant sauter les verrous budgétaires (le TSCG) qui empêchent chacun des Etats de l’Union européenne de relancer leurs économies.

Cette relance coordonnée devra s’accompagner d’une relance européenne.

Un budget européen de 5 % du PIB européen minimum

Une dizaine d’Etats des Etats-Unis (Virginie, Maryland, Nouveau-Mexique, Floride, Mississipi…) se retrouveraient dans la même situation que la Grèce ou le Portugal si le budget fédéral des USA n’était pas là pour garantir leurs dettes publiques.

Le budget fédéral des Etats-Unis est supérieur à 20 % du PIB états-unien. Celui de l’Union européenne est inférieur à 1 % du PIB de l’Union et le dernier projet de budget, adopté à l’unanimité des chefs d’Etat et de gouvernement, est en régression.

Un budget fédéral d’un minimum de 5 % est une nécessité pour permettre à l’Union européenne d’assurer un minimum de solidarité entre ses Etats-membres. Un minimum de solidarité sans lequel l’Union européenne va droit à l’explosion.

Des euro-obligations pour financer la relance économique

L’Etat fédéral des Etats-Unis peut émettre des T-bonds (l’équivalent de ce que seraient des « euro-obligations ») parce que ces bons sont garantis par le budget fédéral. Avec un budget de 1 % ou du 1,1 % du PIB de l’Union européenne, les investisseurs n’achèteront pas ces « eurobonds » parce qu’ils n’auront aucune garantie.

Le 4 septembre 2011, Standard and Poor’s déclarait : « Si nous avions une obligation européenne garantie à 27 % par l’Allemagne, 20 % par la France et à 2 % par la Grèce, la note serait alors « C », celle de la Grèce ». Le raisonnement des marchés financiers est identique.

En l’absence d’un budget fédéral européen digne de ce nom (au minimum 5 %) les « eurobonds » proposés par le texte du Bureau national ne sont qu’une chimère, un miroir aux alouettes.

Les réformes structurelles

La Commission européenne exige qu’en contrepartie du changement de calendrier de la réduction de son déficit public, la France engage des « réformes structurelles » et en premier lieu : une réforme des retraites, encore plus de « flexibilité » sur le marché du travail et permettre l’arrivée de « nouveaux opérateurs » qui concurrencent EDF et la SNCF.

La crise de la dette publique en Europe est utilisée par la Commission européenne et la droite européenne dirigée par Angela Merkel comme levier pour imposer les « réformes structurelles » dans un seul objectif : réduire le coût du travail et augmenter les profits patronaux.

La Troïka a imposé à la Grèce, au nom de ces « réformes structurelles », de réduire le salaire minimum de 750 à 580 euros par mois sous prétexte de réduire la dette publique. La dette publique continue à augmenter à pleine vitesse, le taux de chômage atteint 27,6 % de la population mais le taux de profit des entreprises grecques (celles qui survivent !) augmente. C’était bien le but recherché par les « réformes structurelles » infligées à la Grèce.

Le rapport de forces entre le salariat et le patronat détermine le niveau des salaires. Tout ce qui affaiblit ce rapport de forces aboutit forcément à la baisse des salaires.

La loi Sapin (l’Ani) qui mélange une alouette de sécurisation des salariés et un cheval de sécurisation des licenciements cède aux exigences du Medef et a pour objectif fondamental la « baisse du coût du travail ». Le Code du travail ne protégera plus les salariés qui devront subir le rapport de forces (souvent beaucoup plus défavorable) dans chaque entreprise. Le chantage à l’emploi s’exercera à plein et le patronat pourra imposer la baisse des salaires.

 

 

source : http://www.democratie-socialisme.org

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 10:01

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Lors de la commission des résolutions en vue de la convention nationale sur l’Europe, au nom du courant  » Maintenant La Gauche », nous avons déposé avec les animateurs d’Un Monde d’Avance un texte et 12 propositions clefs pour réussir l’indispensable et urgente réorientation de l’Union européenne en voici quelques éléments :

 Europe : le sursaut !

 Introduction: Nos concitoyens sont inquiets. Le chômage et la précarité explosent, le pouvoir d’achat baisse. Un climat de défiance à l’endroit de l’Europe s’est installé. Celle-ci est assimilée aux politiques d’austérité que des institutions non démocratiques imposent aux Etats. Parce que nous sommes profondément pro-européens, nous ne pouvons nous satisfaire de son orientation actuelle. 

 La construction européenne est victime de dérives néo-libérales et technocratiques qui ont affaibli notre continent, exacerbé les inégalités, remis systématiquement en cause un modèle social acquis de haute lutte par les mouvements ouvrier et progressistes, démantelé les capacités d’intervention de la puissance publique, réduit le périmètre des services publics, désormais soumis comme le reste de l’économie à la concurrence et la loi du marché.

Les peuples eux aussi sont mis en concurrence, plongés de plus en plus dans une austérité inacceptable et dangereuse, alors même qu’aucune solidarité effective, aucun projet commun, aucune perspective de progrès partagé ne donne sens à ce qui doit être la grande ambition progressiste du 21eme siècle. L’intégration politique fait du surplace.

Les  principes démocratiques de base sur lesquels l’Europe s’est fondée sont également remis en cause : la troïka, qui impose l’austérité à une grande partie de l’Europe, sans aucune légitimité, sans rendre de comptes à quiconque, en est l’illustration la plus criante.

La faiblesse persistante de la croissance, l’accumulation de dettes publiques, la désindustrialisation globale, la domination de la finance sur l’économie réelle ne tombent pas du ciel ; elles sont la conséquence de choix économiques et politiques impulsés par les conservateurs et les libéraux, et que les sociaux-démocrates ont eux-mêmes parfois accompagnés.

Les remèdes libéraux étaient censés renforcer notre continent dans la mondialisation : elle a contribué à l’affaiblir.

On nous avait promis l’Europe prospère, elle est austère. On attendait l’Europe démocratique, elle continue à être oligarchique. Quant à l’Europe sociale, elle n’est même plus évoquée !

Une alternative n’est pas seulement souhaitable, elle est également possible. Mais pour réussir, il est indispensable que le combat européen que nous menons ne soit pas qu’un combat feutré, diplomatique, mais un combat assumé, politiquement, par notre gouvernement, par notre Président, par notre Parti. François Hollande  se dit prêt à une « tension amicale » avec la droite allemande. Mais il est clair qu’il est essentiel, aujourd’hui de construire ce rapport de force politique, au niveau des gouvernements, des institutions européennes mais aussi des partis politiques.

Nous pouvons nous appuyer sur des critiques convergentes et de plus en plus incontestables contre les politiques d’austérité. Les peuples en premier lieu, mais aussi désormais, le FMI, l’OCDE,  le BIT, des économistes de toutes origines ou plus récemment le commissaire général à l’investissement, Louis Gallois, tous pointent la nécessité d’une relance coordonnée en Europe. Ailleurs, certains pays ont osé franchir le pas comme les Etats-Unis ou le Japon qui refont ainsi surface. Et pour cause, leurs dirigeants ont pris à bras le corps les difficultés économiques privilégiant les politiques volontaristes en faveur du retour de l’activité et de l’emploi plutôt que les restrictions budgétaires persistantes et arbitraires. Plus récemment encore c’est le Gouvernement de coalition des Pays-Bas qui a mis un coup d’arrêt à l’austérité sous l’utile pression des partenaires sociaux.

La gauche européenne doit faire la preuve qu’il existe une réelle alternative politique, si elle ne propose pas au plus vite une réorientation profonde et radicale de la construction européenne, c’est l’unité européenne qui sera bientôt en danger. C’est d’un véritable sursaut dont l’Europe a besoin.

Notre texte poursuit avec 12 points clefs pour réorienter l’Union :

 1.    La question sociale avant tout ! Un traité social. Vers un Smic européen. 

2.      Suspendre le pacte de stabilité  et refuser l’austérité

3.      Liquider la dette indigne. La BCE doit intervenir.

4.      Un véritable plan de relance européen, vite !

5.      Budget européen : Non à un compromis au rabais !

6.      Fiscalité : Une seule solution, l’harmonisation !

7.      Mettre la BCE au service de l’économie réelle, de la croissance et l’emploi

8.      Mettre fin à l’euro surévalué, intervenir sur la politique de change.

9.       Encadrer le libre-échange, refuser le traité transatlantique.

10.   Renouer avec l’ambition industrielle pour un développement durable.

11.  Maîtriser l’adversaire sans visage, la finance, dans toute l’Europe.

12.  Une Union démocratique, par et pour les citoyens.

 

 

source : http://www.maintenantlagauche.fr

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 09:58

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Communiqué de presse de Marie-Noëlle LIENEMANN, Jérome GUEDJ, Emmanuel MAUREL responsable de « Maintenant la Gauche»

L’aile gauche du PS veut peser pour que la  convention Europe  du PS  engage un coup d’arrêt immédiat des politiques d’austérité, une réorientation rapide et majeure de la construction européenne.

Marie-Noëlle Lienemann, Emmanuel Maurel, Jérome Guedj, Gérard Filoche représentant le courant « Maintenant la Gauche» ont participé  à la commission de résolution  en vue de la convention du PS du 16 juin 2016, qui a examiné le texte préparé par la direction du PS ainsi qu’un texte déposé par l’aile gauche «Maintenant la gauche» et les responsables d’ «Un Monde d’Avance».

Engager un rapport de force avec les libéraux, les conservateurs et Mme Merkel.

Ils se sont réjouis de la nouvelle tonalité, plus offensive de la direction du PS contre les politiques d’austérité engagées en Europe sous la houlette des droites européennes et de Mme Merkel  qui tente d’imposer ses vues avec un égoïsme dangereux. Depuis plus de 10 ans, M Chirac comme M Sarkozy ont manifesté un alignement et un suivisme redoutable sur les positions de nos voisins d’outre Rhin, engageant l’UE dans une spirale libérale destructrice qui  a fragilisé l’Europe dans le monde, accru les inégalités en son sein  et affaibli la place de la France pendant ces périodes cruciales pour l’Europe.  Il est grand temps que notre pays soit un acteur majeur de l’indispensable réorientation de la construction européenne.

Les français et les européens attendent, désormais, des actes, des décisions rapides,  qui engagent l’indispensable rapport de force avec les conservateurs, les libéraux, M Cameron et Mme Merkel et surtout rompent avec les politiques d’austérité si dangereuses.

C’est d’ailleurs le sens des 12 propositions de réorientations pour le sursaut de l’Europe  que les représentants du courant « Maintenant la Gauche » ont  défendu hier soir, jusque tard dans la nuit, lors d’un débat de qualité et approfondi qui s’est tenu lors de la commission des résolutions. Si la direction du PS a pris en compte certaines d’entre elles – comme l’exigence d’Europe sociale et la création d’un Smic Européen, ou encore la lutte contre la finance ou la réhabilitation des aides publiques pour soutenir la ré-industrialisation- des différences d’approches, de stratégies demeurent.

Une stratégie alternative : des actes des décisions urgentes pour réorienter l’Europe.

L’aile gauche du PS a défendu l’impérative nécessité de stopper immédiatement les politique d’austérité, de suspendre le pacte de stabilité, avec la marche forcée vers la réduction des déficits publics à 3%,  qui amène à une récession et un chômage  redoutables. Ils soutiennent une relance écologique et sociale avec un grand emprunt et un budget communautaire en augmentation. C’est pourquoi ils demandent aux eurodéputés socialistes français, de voter contre le récent compromis sur le cadre budgétaire de l’UE, entre 2014 et 2019, qui consacre une baisse des crédits.

Le  second point proposé par l’aile gauche pour sortir de la crise est un changement radical de politique monétaire, mettant fin à la surévaluation de l’Euro ainsi qu’une modification en profondeur du rôle, des missions, des interventions  de la BCE. Elle doit  prêter directement aux Etats, résorber la dette souvent accumulée au seul profit des banques à travers des intérêts injustes,  et agir en priorité  pour la croissance et l’emploi. La France doit mettre à l’ordre du jour dès le prochain sommet la nécessité de fixer une nouvelle politique de change pour l’Euro.

Enfin, le temps est venu de prendre des décisions pour  organiser des résistances efficaces contre le libre-échange généralisé et permettant de mieux protéger l’Europe contre le tout concurrence sans le respect des normes et sociales équivalentes à celles qu’elle édicte. Mais tout cela serait peine perdu si l’UE signait un accord de libre-échange avec les USA. C’est pourquoi il est essentiel de refuser d’ouvrir les négociations en vue du traité transatlantique.

Au bureau national de mardi, ces propositions alternatives à celles de la direction du PS seront déposées pour être soumis au vote des militants socialistes.

 

source : http://www.maintenantlagauche.fr

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 16:11

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La politique imposée à l’Union européenne par Angela Merkel est dans l’impasse : la réduction accélérée des déficits publics généralise une austérité qui accentue la récession et, au final, le montant des dettes publiques.


Où est le « pacte de croissance » présenté, en juin 2012, comme le contrepoids décisif de la politique d’austérité imposée par le Traité européen de Merkel et Sarkozy, le TSCG ? Il semble, malheureusement, avoir disparu corps et bien. Nulle trace de ce pacte dans les prévisions catastrophiques de croissance réalisées par la Commission européenne. Nulle trace, surtout, de ce pacte dans les faits.

 

Pire, le compromis accepté, à l’unanimité, par les chefs d’État et de gouvernement européen entérine une baisse de plusieurs dizaines de milliards d’euros d’un budget européen déjà dérisoire [1] et ramène ce budget à ce qu’était celui de l’Europe des 15, en 2004. Il ne reste donc plus que le TSCG qui impose l’austérité, non seulement dans tous les budgets des États signataires, mais aussi dans le budget européen lui-même.

 

La gauche européenne est donc au pied du mur, placée devant un choix décisif. Soit continuer la politique voulue par Merkel et Sarkozy c’est-à-dire chercher à imposer partout en Europe une austérité et une récession sans fin qui menace l’existence même de l’euro et de l’Union européenne.

 

Soit décider d’une autre politique qui s’opposerait à la politique de Merkel. Cette autre politique signifierait, dans l’immédiat :

 

- En France : que le gouvernement de gauche renonce à alimenter le cercle vicieux de la récession et d’une austérité qui ne dit pas son nom. L’annonce officielle par François Hollande de l’abandon de l’objectif d’un déficit public de 3 % fin 2013 va dans le bon sens. Mais c’est loin d’être suffisant. L’arrêt des coupes claires dans le budget de l’État, de la Sécurité sociale et des retraites est impératif, avant toute chose, si l’on ne veut pas étouffer la demande salariale et plonger l’économie dans la récession.


- En Italie : que Pier Luigi Bersani ne cède pas aux injonctions de Massimo d’Alema qui veut que le Parti Démocrate s’allie avec Berlusconi et Monti dans un « gouvernement de coalition » qui continuerait la politique de Monti rejetée massivement par les électeurs italiens. Il faudrait, au contraire, que le PD prenne en compte la proposition du Mouvement 5 étoiles de restructurer la dette publique italienne.


- En Espagne et au Portugal : que les Parti socialistes se décident à proposer un débouché politique aux manifestations de plus en plus massives contre les politiques d’austérité de Rajoy et de Coelho, en exigeant des élections législatives anticipées.


- Pour l’Union européenne : que la BCE puisse casser les reins des spéculateurs en rachetant directement, sans condition, les titres de la dette publique des États, comme le font, d’ailleurs, aussi bien la Réserve fédérale des États-Unis que la Banque du Japon et la Banque d’Angleterre.

 

 

Notes

[1] Le budget européen représente 1 % du PIB de l’Union européenne ; le budget fédéral des États-Unis plus de 20 % du PIB.

 

 

 

source : http://www.democratie-socialisme.org

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 08:27

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L’accord conclu sur le projet de budget européen a débouché sur un compromis entre les partisans de la rigueur et les partisans de la croissance dont la France fait partie. Cependant, le compromis trouvé ne peut répondre positivement à la crise économique, sociale et politique qui accable l’Europe.

 


 

En effet, Non seulement la proposition de 960 milliards reste très en retrait par rapport aux préconisations initiales de la Commission Européenne (1033 milliards), mais elle accuse également une baisse historique par rapport au budget précédent (994 milliards). Si l’on prend en compte l’inflation sur la période, le recul est encore plus flagrant et la situation encore plus inquiétante. C’est la première fois dans l’histoire de l’Union européenne que le budget est en baisse et que la perspective de créer une relance européenne fondée sur les grands projets et les investissements d’avenir s’éloigne. En effet, la structure interne même de ce projet de budget est très conservatrice et ne dégage aucune réelle vision prospective pour l’Europe et, l'on ne peut que regretter le manque d’ambition pour les grands projets d’infrastructures ou encore la diminution des fonds consacrés aux plus démunis et notamment au tissu associatif qui joue un rôle essentiel dans ce domaine.

 

 

 

 

Un budget européen en hausse significative est pourtant une double nécessité: une nécessité économique pour répondre à la crise européenne par les investissements public et le pilotage stratégique de l’économie européenne; une nécessité politique pour l’Union Européenne qui n’est pas parvenue au bout du processus d’intégration des nouveaux entrants, qui peine à imposer une harmonisation sociale et fiscale des politiques nationales économiquement efficace et socialement juste, et qui surtout doit pouvoir s’appuyer sur un budget suffisant pour mettre en œuvre un véritablement gouvernement économique.

 

 

Les parlementaires européens se doivent de rejetter ce compromis qui affaiblit trop manifestement l’idée même d’Union Européenne à l'image des chefs des principaux groupes politiques du Parlement européens (socialistes, libéraux, Verts et conservateurs) qui ont  tous les quatre  annoncé qu’ils refuseraient d’accepter « en l’état » ce budget. Cette prise de position marque d’ailleurs clairement la rupture avec l’idée que des politiques d’austérité, qui se trouveraient consacrées au niveau européen, pourraient  représenter une solution à la crise. Souhaitons que le Parlement européen puisse prendre toute initiative qui puisse aboutir à l’adoption d’un budget plus ambitieux à même de ramener l’Europe sur le chemin de la croissance.

 

 


                            president-groupe-socialiste-europeeen.jpg                                                       presidente-verts-europeen-copie-1.jpg 

Hannes Swoboda, président groupe socialiste          Rebecca Harms, coprésidente groupe écologiste

 

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 21:01

 

Le Conseil européen du 8 février, en dépit de l’opposition du président François Hollande, abaisse pour la première fois dans l’histoire le budget de l’Union européenne : l’objectif de 960 milliards est en deçà des préconisations initiales de la Commission européenne (1 033 milliards) et il accuse une baisse par rapport au budget précédent (994 milliards). En prenant en compte l’inflation le recul est encore plus grave. Et la structure même du budget est inquiétante en ce qu’elle ne dégage aucune perspective de relance. Comment encore se réclamer d’un « pacte de croissance » quand le budget pour une durée de 7 ans est orienté vers l’austérité ? Les droites européennes prennent là une lourde responsabilité historique.
Pourtant les signaux contraires ne manquaient pas :

1°) Même le FMI reconnaît le caractère contreproductif de la diminution des dépenses publiques en Europe, c’est suicidaire pour l’Union Européenne de se priver de marges financières pour les 7 années à venir quand tous les indicateurs économiques sont au rouge.
2°) Une déclaration commune des groupes des libéraux, du parti populaire européen et des socialistes et démocrates au Parlement Européen appelle à voter « contre » ce budget d’austérité.
3°) Les Jeunes Socialistes appellent l’ensemble des Eurodéputés du groupe des Socialistes et Démocrates à refuser ce budget. Le MJS le dit tout net : « Pas d’accord vaut mieux qu’un mauvais accord ».
Il convient donc de mener campagne contre cette décision de rigueur budgétaire européenne, qui renforcera les égoïsmes nationaux et les politiques antisociales dans l’Union.

Que le Parlement européen prenne toutes initiatives qui puissent aboutir à un budget plus ambitieux susceptible de sortir l’Europe de l’impasse dans laquelle elle se met vis-à-vis des peuples.
Au bureau national du Parti socialiste du mardi 12 février, cette position a obtenu 14 voix contre une majorité de 20 voix en faveur du communiqué qui prenait acte en termes positivés du compromis trouvé au Conseil du 8 février. 
Le débat est de nouveau ouvert dans les rangs du Parti socialiste sur la vigueur, l’urgence et la méthode pour contrer les choix néolibéraux en Europe et y opposer une Europe démocratique et sociale.
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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 06:30

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Lettre ouverte à François Hollande pour un référendum sur le Pacte budgétaire

 

La crise européenne est arrivée à un point crucial. Aveugles volontaires, nos dirigeants s’obstinent dans des politiques brutales d’austérité alors que la crise provient des dérives de la finance et de l'absence d'une véritable solidarité européenne.

 

Le "Pacte budgétaire" a été élaboré par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy pour corseter définitivement les politiques économiques, et imposer l'austérité au mépris du débat démocratique et contre les aspirations des peuples.

 

François Hollande se prépare à le faire ratifier par le Parlement nouvellement élu s’il parvient à faire adopter tout ou partie du "Pacte pour la croissance" qu’il propose aux autres dirigeants européens. Mais seul un débat démocratique avec une large participation populaire peut légitimement trancher sur des enjeux aussi essentiels.

 

A l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic, des responsables associatifs, syndicaux et politiques et des chercheurs (voir la liste ci-après) lancent une lettre ouverte à François Hollande : "Non au Pacte budgétaire, pas d’Europe sans citoyens !", demandant l’organisation d’un débat tranché par un référendum.

 

Pour lire la lettre, consulter les signataires, et la signer : 

 

http://www.france.attac.org/lettre-ouverte-francois-hollande-pour-un-referendum-sur-le-pacte-budgetaire

 

 

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 18:52

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Retrouvez la tribune commune de Thierry Marchal-Beck, Président du Mouvement des jeunes socialistes France, Wolfgang Moitzi Président des SJÖ (Jeunesses socialistes autrichiennes), Marcelino Torre Canto Secrétaire général des JSE (Jeunes socialistes espagnols) et Sascha Vogt Président des Jusos in des SPD (Jeunes socialistes allemands) publiée en France dans Libération, en Allemagne, en Autriche et en Espagne.

 

Jeunes Socialistes d’Europe, nous avons toujours cru et croyons en l’idée d’une Europe qui garantit la paix et la prospérité à chaque être humain. De cette idée découlait la nécessité de construire des politiques économiques et monétaires communes comme piliers du projet européen.

 

Mais, dans le même temps, les politiques néolibérales de dérégulation et de privatisations conduisaient tout droit à la crise actuelle. Ne l’oublions pas, alors que dans un premier temps, on libéralisait les marchés financiers, les Etats étaient affaiblis par des baisses d’impôts sur les plus hauts revenus et patrimoines. Puis, en pleine crise financière, les Etats durent sauver les banques à coups de milliards d’euros. Aujourd’hui, ces mêmes Etats sont désignés comme les coupables de la crise, supposés payer leurs déficits par une rigueur à sens unique. Nous sommes convaincus que l’Europe ne doit pas être un projet néolibéral, et ce alors même que l’échelon européen a été utilisé dans la dernière décennie par les conservateurs et libéraux pour mieux imposer leurs idées néolibérales. Le Pacte Budgétaire pose la dernière pierre de cette politique. La coordination des politiques fiscales qu’il engendre fait fausse route.

 

Ce Pacte Budgétaire européen méconnaît en effet la plupart des causes de la crise et en aggrave les symptômes. Chacun d’entre nous a pu constater que le stratagème utilisé jusqu’à ce jour a échoué politiquement et économiquement dans les Etats en crise. Le chômage des jeunes est colossal, et constitue à lui seul un indicateur d’impuissance politique. Il ne rime pour des millions de jeunes gens qu’avec un manque criant de perspectives d’avenir. Le Pacte Budgétaire ne pourra être modifié et prive ainsi les générations futures de toute marge de manoeuvre. C’est ainsi que l’austérité se traduit pour de nombreux pays par les mots de récession, de chômage de masse et d’érosion de la démocratie.

 

Jeunes socialistes européens, nous voulons une autre Europe, une Europe qui sera dessinée selon nos valeurs de solidarité, d’égalité, de justice. Une Europe qui garantit la prospérité pour tous et non pour quelques uns. Une Europe au sein de laquelle la démocratie ne restera pas un vain mot. C’est pourquoi nous exhortons nos partis-mères à ne pas ratifier le traité dans sa forme actuelle. Une coordination effective des politiques fiscales signifie plus que l’application de règles d’endettement rigides. Ce dont nous avons besoin maintenant repose sur ces deux éléments :

 

    1. Une stratégie de création d’emplois en Europe : nous pouvons et devons vaincre le chômage de masse, pas uniquement, mais particulièrement pour les jeunes. Nous avons également besoin d’un élan de croissance soutenable, notamment encouragé par des programmes européens d’investissements en faveur de la transition énergétique. Ceci permettra de réduire notre consommation d’énergies fossiles, de développer les énergies renouvelables, de garantir l’indépendance énergétique de l’Union Européenne et de créer des millions d’emplois en moins de 5 ans. La Banque Centrale Européenne devrait financer directement ces investissements. Enfin, les Etats doivent harmoniser vers le haut leurs dépenses d’investissements, notamment pour pouvoir investir dans l’éducation ou la protection sociale. C’est en faisant ces choix que nous n’allumerons pas qu’un feu de paille court-termiste.

    2. Un accord contraignant sur un renforcement, partout en Europe, des recettes publiques par le biais, par exemple, de l’instauration au niveau européen d’une taxe sur les transactions financières, d’un impôt minimum sur les sociétés et les hauts patrimoines, assurant ainsi les capacités financières pour agir en Europe. Une nouvelle politique monétaire doit être définie, avec pour objectif d’encourager l’emploi, de permettre un contrôle plus strict tant des banques privées que des créations monétaires excessives en leur faveur. De même il devra être possible pour la BCE de prêter directement aux Etats : nous ne pouvons accepter plus longtemps que le secteur privé fasse d’énormes profits sur le dos des peuples européens!

 

Cette alternative, nous l’appelons de nos voeux, non pas pour nous soustraire à notre responsabilité envers l’Europe, mais bel et bien pour nous y soumettre. Nous nous situons à la croisée des chemins. Est-ce que l’Europe sociale-démocrate entend suivre le chemin des néolibéraux, des forces conservatrices et libérales ? Est-ce que l’Europe entend ainsi affaiblir des politiques sociales et démocratiques futures ? Ou bien est-ce que l’Europe accepte de se libérer des contraintes pour construire une autre Europe, une Europe de l’égalité ? Nous sommes convaincus qu’une autre Europe, sociale et égalitaire pour tous les êtres humains est possible. Osons en poser la première pierre dès aujourd’hui !

 

 

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 09:17
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Parallèlement aux démarches entreprises au plan local et national, l’eurodéputée normande Estelle Grelier se démène depuis plusieurs mois à Bruxelles, en collaboration avec l'intersyndicale, pour pérenniser l’activité de la raffinerie de Petit-Couronne et des 550 emplois directs qui y sont attachés.

A son initiative, un groupe de quatre députés socialistes a été  constitué au sein du Parlement européen. Les euro circonscriptions qu’ils représentent ont en commun d’abriter des raffineries de Pétroplus menacées de fermeture. Face à la gravité de la situation Richard Howitt, pour Coryton au Royaume-Uni, Kathleen Van Brempt, pour Anvers en Belgique, Wolfgang Kreissl-Dörfler, pour Ingolstadt en Allemagne et Estelle Grelier, pour Petit-Couronne en France, ont uni leurs efforts pour obtenir que la Commission se penche sérieusement sur ce dossier, qui pose la question de la survie du raffinage au sein de l’UE.
  
Les Députés ont ainsi rencontré le Commissaire européen à l'emploi, Laszlò Andor. Cette rencontre n’avait malheureusement pas permis d’obtenir des engagements à la hauteur de l’urgence et de la gravité de la situation. La rencontre avec le Commissaire européen à l'énergie Günther Oettinger leur semble plus positive.
 
M. Oettinger s'est en effet engagé sur trois points. D’abord, il va se rapprocher des autres Commissaires concernés, en particulier les Vice Présidents Tajani (Industrie) et Almunia (Concurrence), et les Commissaires Andor (Emploi) et Hahn (Politique Régionale), dans le but d’examiner les solutions rapides et concrètes qui pourraient être apportées à l’échelle européenne. Le Commissaire s'est également engagé à écrire aux ministres de l'énergie des quatre pays concernés, pour rappeler la nécessité de préserver les capacités de production sur le sol européen et de garantir la sécurité de l'approvisionnement. Enfin, Günther Oettinger organisera une table ronde  sur la situation de la raffinerie européenne avec les gouvernements des Etats membres et les acteurs du secteur, dans l’objectif  d’établir une stratégie européenne, et, le cas échéant, d'identifier les outils qui permettraient de la mettre en oeuvre.
 
Pour Estelle Grelier : "l'Union européenne doit se positionner dans les meilleurs délais. Nous assistons actuellement  à un dumping environnemental résultant des normes que nous appliquons en matière de rejets de CO₂. Il est impératif que la Commission européenne mette en place des gardes fous pour s'assurer que nous n'encourageons pas nos industries à aller émettre du CO₂ ailleurs. Le contact que M. Oettinger s'est engagé à établir avec les Ministres concernés -dont M. Besson-, doit aussi permettre d'accélérer et faciliter ces différentes pistes d'action. Je resterai vigilante quant à la réponse qu'y apportera le gouvernement français. Face à l'urgence, il faut garantir aux potentiels repreneurs de Petroplus que leur activité est essentielle pour l'approvisionnement européen, et que la puissance publique européenne est attachée à l’avenir de ce secteur sur son territoire. Nous attendons avec impatience que la Commission se prononce".
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