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MLG76

Blog des militants socialistes de Seine-Maritime qui se reconnaissent dans la motion "Maintenant la Gauche !" déposée par Emmanuel MAUREL lors du Congrès de Toulouse du Parti Socialiste.

 

contact : MaintenantLaGauche76@yahoo.fr

 

 

  

 

Vive La Gauche 76

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 10:42

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 20:26

 

Gérard Filoche, a donné sur http://www.linfo.re son avis sur la ligne politique actuelle du gouvernement et fait part de sa vision pour créer de l’emploi.

 

Gérard Filoche, membre du bureau national du PS, ex-inspecteur du travail, évoque le travail du gouvernement et les récentes déclarations du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron.


Pour Filoche "Il vaut mieux s’attaquer au chômage qu’aux chômeursIl ne sait pas qu’un chômeur sur deux n’est pas indemnisé. Il sait ce que c’est de chômer ? Il sait ce que c’est de vivre avec quelques centaines d’euros ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’il veut retirer encore des allocations que les chômeurs reçoivent ?" s’interroge-t-il.


Il souligne alors : "les allocations des chômeurs, c’est un dû. Ils ont côtisé. C’est une assurance, ce n’est pas une aumône. C’est une réparation, ils sont victimes, ils n’ont plus de travail. Monsieur Macron n’est pas capable de leur en donner."


Le membre du bureau national du PS évoque des solutions. "Pour lutter contre le chômage de masse, il faut partager le travail, réduire la durée du travail, relancer l’activité économique, faut pas faire l’austérité ou donner l’argent au banquier", lance-t-il avant de continuer, "il faut pas donner 41 milliards au Medef, il faut le donner à ceux qui en ont besoin pour bosser !"


Gérard Filoche critique la ligne du chef du gouvernement : "le choix serait de s’orienter à gauche et non pas de continuer à avoir une politique de type néo-libérale." Il ajoute : "Quand monsieur Valls dit qu’il aime le business, les entreprises, mais les entreprises c’est les salariés. Ce sont les salariés qui crééent les richesses et qui n’en reçoivent pas la part qu’ils méritent."

 

 

 

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 20:03

 

Gérard Filoche, membre du bureau national du PS, analyse la décision de Manuel Valls de présenter la démission du gouvernement. Notre camarade met en avant que le problème ne vient pas des ministres mais de la politique du gouvernement.

 

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 20:51
http://cdn3-europe1.new2.ladmedia.fr/var/europe1/storage/images/le-lab/gerard-filoche-estime-que-la-sortie-de-michel-sapin-sur-la-bonne-finance-est-une-plaisanterie-amere-et-cruelle-15375/350379-1-fre-FR/Gerard-Filoche-estime-que-la-sortie-de-Michel-Sapin-sur-la-bonne-finance-est-une-plaisanterie-amere-et-cruelle.jpg
Gérard Filoche, du bureau politique du PS et très critique envers le gouvernement - "Je suis socialiste, quoi !", se défend-il - était l'invité politique de Soir3 pour commenter le "discours des 100 jours" de Manuel Valls et la conférence sociale de ce lundi 7 juillet...
Vidéo à voir ICI

 


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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 20:16

 

"Ce n’est pas une claque, c’est une catastrophe ! (…) Ce n’est pas le moment de dire que c’est une alerte, il y a le feu", a réagi Gérard Filoche, membre du Bureau national du PS, après l’annonce des premières estimations des élections européennes plaçant le FN en tête du scrutin français.

 

 


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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 08:24

 

Gérard Filoche était l'invité de l'émission "On n'est pas couché" de Laurent Ruquier diffusée le 10 Mai 2014.


 

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 19:27

http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/0541396874837.jpg

 

Il souffle un vent de colère côté socialiste. Alors que Manuel Valls doit prononcer son discours de politique générale, mardi 8 avril, près de 100 députés PS ont signé une lettre réclamant un "contrat de majorité" avec le nouveau gouvernement. Une démarche que soutient Gérard Filoche, membre du bureau national du parti, qui appelle plus que jamais à un changement de cap politique.

 

Le nouveau gouvernement de Manuel Valls va-t-il continuer à donner au Medef l’équivalent de 35 milliards, soit toute une branche de la sécurité sociale ?

 

Comment cela va-t-il s’imbriquer avec le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) de 20 milliards ? Comment cela va-t-il être distribué entre les différentes entreprises et secteurs d’activité en s’ajoutant aux 65 milliards d’exonérations de cotisations sociales entre 1 et 1,3 ou 1,6 fois le smic ?

 

Pierre Gattaz aura-t-il les 100 milliards qu’il réclame sans contreparties ?

 

Va-t-on continuer d’obéir aux intégristes libéraux ?

 

Le budget 2015 initiera-t-il la baisse de 50 milliards de "dépenses" publiques, c’est-à-dire avec un immense recul des services publics et du bien être de nos concitoyens ? S’ajoutera-t-il au "pacte de compétitivité" un "pacte de responsabilité" puis un "pacte de solidarité" annoncé sous forme d’une étonnante baisse des salaires bruts ?

 

Alors que ni le patronat ni les syndicats (excepté deux d’entre eux sur huit) n’en veulent pas, un "pacte" avantageux pour les seuls employeurs et actionnaires sera-t-il quand même mis en place ?

 

Est-ce que la priorité du budget 2015 sera encore de rembourser 50 autres milliards d’intérêt d’une "dette" qu’on ne remboursera jamais ? Est-ce que l’on va continuer d’obéir aux diktats budgétaires d’Olli Rehn et des intégristes libéraux qui conduisent l’Union européenne dans le mur, la récession et la montée des xénophobies ?

 

Est-ce que, en remboursant la dette, on va prolonger la récession comme cela a été fait partout en Europe, continuer d’arroser la rivière pendant que notre jardin s’assèche ?

 

Est-ce que les "allégements d’impôts" claironnés vont concerner les 1% de ceux qui détiennent 25% des richesses, les 500 familles qui détiennent 330 milliards (16% du PIB, + 25% soit 59 milliards extorqués sur notre travail en un an ?), les 590 milliards d’avoirs français dans les paradis fiscaux, les 210 milliards de dividendes bruts ? Est-ce qu’on va traquer les 80 milliards de fraude fiscale ?

 

Est-ce que les grosses sociétés vont continuer d’être autorisées à "l’optimisation fiscale" en continuant de payer 8% d’impôts et les PME en payant 33% ?

 

Après le désastre des municipales, il faut changer de politique

 

Est-ce que le chômage de masse va encore augmenter, le code du travail flexibilisé, les seuils sociaux baissés, les institutions représentatives du personnel affaiblies, les syndicalistes non amnistiés, les élections prud’homales supprimées, l’inspection du travail cassée ?

 

Est-ce qu’on va accepter la mutilation de la loi dite "Florange", renoncer à contrôler les licenciements boursiers abusifs ? Est-ce qu’on va continuer de bloquer le smic, les salaires, et de prendre 2,7 milliards sur les petites retraites ?

 

Est-ce que, au nom de la menace de la hausse des taux d’intérêts, on va continuer à subordonner tous les choix sociaux urgents aux exigences des banquiers privés et autres agences de notation ? La misère et les inégalités vont-elles continuer de croître comme c’est le cas depuis 20 mois ?

 

Telles sont les questions fondamentales qui se posent à Manuel Valls pour son discours d’investiture. Est-ce qu’il cède à la finance ou s’en prend à elle selon le célèbre discours du Bourget de François Hollande ?

 

L’électorat du Parti socialiste l’a sanctionné en s’abstenant massivement les 23 et 30 mars. Le PS a connu une déroute sans précédent, il est revenu en deçà de 1977 dans son implantation municipale et ce n’est pas parce qu’il y a eu basculement vers la droite : l’UMP n’a pas tant gagné en voix qu’en pourcentage.

 

Si la politique qui a provoqué ce désastre aux municipales, n’est pas puissamment corrigée, elle induit un échec aux européennes, la perte de 19 régions sur 20, et le retour a un groupe de 50 députés sur 300.

 

Écouter les électeurs plutôt que les marchés

 

Cap suicide ou cap à gauche ?

 

40% des membres du bureau national du PS (29 membres du 72) et une centaine de députés ont lancé des appels convergents au nouveau Premier ministre et ils devraient être écoutés – sinon le gouvernement n’aura même pas de majorité parlementaire et devra rediscuter, renégocier et se représenter autrement.

 

La tâche de Manuel Valls, convenons-en, n’est pas facile : avec un gouvernement resserré sur une partie de la motion 1 majoritaire au dernier congrès du PS, lui-même marqué par l’étroitesse des 5% qu’il avait obtenu aux primaires, comment rassembler ?

 

La gauche a plus que jamais besoin d’unité et d’espoirs. Il faut bien que l’exécutif écoute l’électorat et les élus du parlement davantage que les marchés et les banques. La vraie et logique majorité de gauche, ce devrait être un gouvernement rose-vert-rouge, PS-EELV-FDG.

 

Mais peut-être le gouvernement de Manuel Valls est il un détour pour y parvenir ? 

 

 

 

Gérard FILOCHE

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 21:44

En fait je me moque des étiquettes, « tournant » ou « pas tournant », « social-libéral » ou non, « social-démocrate » ou non. « Accélération ». « Amplification ». Ce qui m’importe, c’est le fond.

On peut disserter à l’envie sur ce que signifie être « social démocrate » , caril y a mille visages de la social-démocratie. Ce sont des beaux mots : « social » et démocrate » :

- « social  » : c’est faire œuvre sociale de redistribution des richesses aux salariés qui les créent, 
- « démocrate » : c’est respecter le Parlement, ne pas gouverner par ordonnances et votes bloqués.

Dans ce cas, je suis social, et démocrate, et socialiste !

On a souvent dit que la social-démocratie, c’était un compromis social, d’où l’utilisation fréquente dans l’histoire des mots de « pacte social », de « compromis historique », de « contrat social », etc. Une sorte de collaboration institutionnalisée entre classes sociales opposées.

Quelqu’un vient d’expliquer que ce que le Président Hollande a dit hier n’était pas nouveau, ça suivait la longue histoire de la gauche et de ses « compromis » de 1981-83 à 1988 et aujourd’hui… Du choix des nationalisations partielles, à celui du « traitement social du chômage », jusqu’au « pacte de compétitivité » d’aujourd’hui…

En oubliant au passage Lionel Jospin et les 35 h, car à l’époque on a imposé par la loi une réduction du temps de travail, qui a réussi :les patrons ont hurlé, Jean Gandois a même démissionné de la présidence du CNPF [qui s’appelle aujourd’hui le MEDEF] sur le parvis de Matignon le 10 octobre 1997 en hurlant qu’il avait été « berné » et en appelant de ses vœux que soient nommés « des tueurs » à sa place. Ils ont « déclaré la guerre au gouvernement Jospin », mais ce fut le seul moment dans l’histoire de la gauche, en 30 ans, où on a fait reculer le chômage de masse. Sans les 35 h nous aurions au moins 400 000 chômeurs de plus aujourd’hui.

La social-démocratie, dit-on, est un compromis social. Donc entre deux classes sociales, Le patronat et le salariat. C’est à dire qu’on parvient à donner aux deux classes une partie plus ou moins importante de ce à quoi elles aspirent ; et ça réussit quand ce n’est pas un marché de dupes, quand les deux classes reçoivent quelque chose et l’acceptent. Dans ce cas, on peut même dire : « bravo la social-démocratie ! »

Mais là, dans le discours du président, ce n’est pas de la social-démocratie. Il n’y a aucun compromis. Il n’y a aucun « donnant-donnant », comme aiment le dire certains. Il n’y a « DONNANT » que pour le patronat. Rien pour le salariat. Rien. C’est tellement vrai que le Président l’a expliqué en répondant à une question : « Il y aura redistribution, après ».

Il a bien dit « après ».

Pas tout de suite. Pas en même temps. Tout de suite, c’est seulement 35 milliards au patronat. Et là, ce n’est pas un « pacte », ni un « contrat ». On donne aux uns du réel au temps présent, on donne aux autres de l’aléatoire dans un temps incertain.

Pourquoi on fait un « pacte de responsabilité » ? Le choix des mots a son importance. C’est parce que le « pacte de compétitivité » n’a pas marché. Et il n’a pas marché parce que ce n’était déjà pas un pacte, mais une ouverture unilatérale. Pour le patronat seulement !

Le rapport Gallois a ouvert ce « pacte » en novembre 2012, pour inverser la courbe du chômage en promettant 20 milliards de CICE aux patrons. Mais les patrons n’ont rien signé et surtout rien fait. Un an après il y a 272 100 chômeurs de plus ; on en est à 5,9 millions toutes catégories confondues.

On a signé et fait une loi avec l’ANI : mais un an après, il n’y a aucune « sécurisation de l’emploi », il y a 1100 plans sociaux de plus, expédiés plus vite.

Le patronat a signé l’ANI pour limiter les CDD courts : un an après, il y a explosion de CDD courts.

Le patronat a signé l’ANI en promettant un « plancher » de 24 h pour les temps partiels, mais un an après, il viole sa propres parole, refuse de tenir sa promesse… et notre ministre du travail est obligé de refaire une loi, pour prolonger le délai de son application du 1er janvier 2014 au 31 juin 2014. Parce que le patronat refuse de tenir parole dans la chaussure, dans le nettoyage, dans l’enseignement privé, dans la distribution, etc… alors le gouvernement va décider le 22 janvier et les députés voter le 22 février une « saisine rectificative » pour suivre le patronat. Il n’y a pas compromis, et si certains pensaient qu’il y en a eu un, il n’est pas respecté.

Un an après, il en va de même pour la « complémentaire santé » de l’ANI qui a été bousculée par la droite réactionnaire du Conseil Constitutionnel le 13 juin 2013 : elle engraisse les grandes assurances privées pour une protection a minima des salariés.

De même pour les droits dits rechargeables des chômeurs : il n’y a rien de ce qui était prévu le 1er juillet. Par contre s’annoncent des « droits déchargeables » !

Je n’ose dire que la non-amnistie des syndicalistes, la casse de l’inspection du travail, la suppression des élections prud’hommes faisaient partie du « pacte » implicite de l’an passé. En tout cas, ça n’a pas convaincu le patronat. Il a continué à licencier. Il n’a pas inversé la courbe du chômage.

Alors en réalité, on fait coup double : banco, on remet au tapis. On rajoute 35 milliards de baisse des allocations familiales. Mauvais « négociateurs » avec la même méthode, on offre unilatéralement ; les contreparties sont censées venir plus tard. Après ! Ça, ce n’est pas « social démocrate » !

Mais il n’y aura pas davantage « d’après » en 2014 qu’en 2013.

Le patronat recommence : il encaisse, et en redemande. Gattaz réclame 100 milliards. Et commence à chipoter les 35 des AF, les 20 du CICE, doutant des 50 milliards « d’économies ». Il fait déjà des soustractions, mégote, au lieu d’additionner. Il en oublie toutes les aides que les patrons reçoivent par ailleurs (exonérations, emplois aidés..) lesquelles font déjà 65 milliards. Ce sont les rois des assistés. En attendant de soutenir à nouveau l’UMP, pour en avoir encore plus.

Pierre Gattaz refuse de « chiffrer les embauches » en contrepartie. Il a bien raison, car en 1986, son père, Yvon Gattaz, avait chiffré à 400 000 le nombre d’emplois qui seraient créés en cas de suppression du contrôle sur les licenciements… et il y avait eu un « pic » de 400 000 licenciements, d’emplois en moins.

Le Medef n’a pas l’intention de rendre plus au « pacte de responsabilité » qu’il n’a rendu au « pacte de compétitivité ».

Et d’ailleurs, même s’il le voulait, IL NE LE POURRAIT PAS ! Car il est dans les mains de la finance. Et la finance préfère les placements aux emplois, elle préfère les licenciements aux embauches, elle préfère la spéculation à la production, elle préfère la rente au travail, elle préfère les îles Caïmans aux investissements ! Ça rapporte beaucoup plus que de respecter un « pacte de responsabilité » ! C’est la seule chose qui pèse sur eux. C’est la raison pour laquelle ils ne respecteront pas les « contreparties », pas davantage en 2014 et 2015 qu’en 2013.

Alors, on me dit qu’il y aura un « observatoire des contreparties ». Pourquoi un « observatoire » ? Pourquoi pas le Parlement ? Ne peut-il pas servir à autre chose qu’émettre un vote bloqué ?

« Observer » ? Mais alors il faut doubler tout de suite les effectifs de l’inspection du travail, car sinon on aura aucun moyen d’observer quoi que ce soit. Il faut doubler les droits des syndicats, car ils ne pourront pas contrôler quoi que ce soit. Si on veut du dialogue social, il est nécessaire de renforcer les prud’hommes et d’amnistier les syndicalistes. Il faut aussi doubler le nombre des inspecteurs du fisc, parce que sinon on ne verra pas que cet argent va en Suisse ou à Singapour !

« Observer » ? Mais ça ne suffira pas à arracher le patronat au chantage de la finance qu’il subit du fait du système de la finance. Il faut l’empêcher de glisser sur la pente désastreuse où l’entraîne, où nous entraîne ce système.

En fait, le meilleur service à rendre au patronat, ce n’est pas de lui lâcher la bride et de lui donner des milliards qu’on ne reverra jamais, c’est de le contraindre, de mettre en place un système de contrôle de ses dividendes et de ses licenciements. Il faut sur lui une pression de la République plus forte que celle des traders, boursicoteurs, spéculateurs. Il faut un système de droit du travail et de fiscalité combinés pour permettre aux entreprises de se sauver elles-mêmes des griffes de la finance.

 

 

Gérard Filoche

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 19:21

Un « pacte avec les entreprises » nous dit-on ? Pourquoi un « pacte » ? Jusqu’à présent, « sans pacte », l’État a donné aux entreprises 65 milliards d’aides publiques et 20 milliards de CICE !

« Moins de charges, plus d’embauches et de dialogue »

De quelles charges s’agit-il sachant que les cotisations sociales ne sont pas des charges mais du salaire brut ? De quelles embauches s’agit-il sachant qu’il y a explosion des CDD courts ? Quel dialogue social, sachant que l’ANI du 11 janvier, exemple cité du dialogue, a donné la « loi de sécurisation de l’emploi » du 14 juin mais a débouché sur davantage de plans de licenciements ?

Un « pacte » est-ce différent de ce qui a été fait sans pacte ? Est-ce différent de ce qui a été donné au patronat sans contreparties tout au long de l’année 2013 ? (refus d’amnistier des syndicalistes, flexibilisation du code du travail, gel du smic, suppression des élections prud’homales, dégradation des retraites à 43 annuités et 66 ans, casse de l’inspection du travail, réduction programmée des cotisations allocations familiales, élargissement des ouvertures du dimanche…) ? En quoi est-ce différent ?

Y a-t-il trop de « charges » ?

Tout patron vous dira qu’il compte depuis toujours, évidemment, en salaire brut, pas en net. Nul ne peut considérer que nos salaires qui sont trop bas sont une « charge ». Ils sont dans la moyenne européenne. La « crise » dite des sub-primes qui dure depuis 2007 est due aux salaires trop bas et aux crédits trop hauts. On ne va pas baisser ces salaires tout de même ? Est-ce cela qui nous est annoncé ?

Il s’agit alors, parlant de ces charges, des impôts sur les sociétés ? Mais les taux d’imposition sont moins élevés que dans les autres pays européens et moins élevés dans les grandes entreprises que dans les PME et TPE. Total doit payer autour de 8 % d’impôt : faut-il faire plus bas encore ?

Les dividendes n’ont jamais été aussi hauts : 200 milliards l’an passé. Le CAC 40 a gagné 80 milliards en 2012 et distribué 40 milliards de dividendes. Les banques qui nous ont pillé, ont distribué 18 milliards de dividendes l’an passé. Dexia est tenu à coup de finances publiques alors qu’on a laissé couler Mittal. Une entreprise comme PSA qui a reçu des milliards d’aides publiques (chômage partiel, primes à la casse, exonérations…) a distribué 6 milliards de dividendes à ses actionnaires puis supprime des postes…

Le fameux théorème de Schmidt est éculé depuis longtemps : les profits n’ont jamais fait spontanément les investissements de demain, encore moins les emplois d’après demain. La spirale est même inverse : plus il y a de surprofit, plus la finance siphonne ce qui devait aller à l’emploi.

Le 31 décembre 2013, la Bourse finit à 4440 points pour le CAC 40, un niveau jamais aussi élevé depuis le début de la crise provoquée par la finance en 2007, soit + 17% en un an, sous la gauche ! Les 500 familles ont gagné 59 milliards de plus en un an de juillet 2012 à juillet 2013, soit + 25 % sous la gauche, passant de 271 milliards à 330 milliards, 16 % du PIB. Il existe 590 milliards d’avoirs français dans les paradis fiscaux : d’où viennent-ils ces centaines de milliards qui manquent à nos politiques, sinon des surprofits, des dividendes, des spéculations et fraudes, des casinos financiers ?

Les prétendues charges cela fait 25 ans que le patronat réclame qu’elles baissent. Et entre temps le patronat de la finance l’a emporté sur le patronat de l’industrie.

Et cela fait 25 ans que le chômage augmente, excepté sous le gouvernement Jospin lors des 35 h.

Depuis 30 ans, les salaires ont perdu autour de 10 points de PIB par rapport aux profits. Les dividendes versés par les entreprises ne sont plus de 3,2 % mais autour de 9 % : la finance exige ce taux de rentabilité coûte que coûte, au détriment de l’emploi, en se moquant bien de la productivité ou autre compétitivité si elles ne rapportent pas assez !

Les 65 milliards d’aides publiques, (exonérations, emplois aidés, dégrèvements, subventions de toutes sortes…) font du patronat la catégorie de la population la plus assistée, eux qui se réclament de la « libre entreprise » sont les rois de la mendicité, de la quémande, de la sébile tendue auprès de l’État…

Cela fait 25 ans que le patronat réclame le démantèlement du droit du travail et celui ci ne cesse de se faire, depuis la loi quinquennale de Balladur-Giraud en janvier 1994, depuis les lois Fillon du 4 mai 2004, depuis la « recodification » (réécriture totale du Code du travail de 2004 à 2008), depuis les lois Bertrand de 2008 et les suites de l’ANI 2013, le code du travail a été sans cesse passé à l’acide des exigences du Medef. Et tout cela s’est effectué sans retour, sans investissement conséquent, sans amélioration de l’emploi et des salaires.

Toutes les aides sans contreparties sont happées, siphonnées, avalées par les actionnaires, les dividendes, la « finance » sans retour pour l’emploi, sans retour contre la précarité et le chômage, sans progrès pour les salariés. Il faut sauver les entreprises de ces spéculations, pas alimenter les spéculateurs !

Tout ce que cette politique de « baisse de charges » de « baisse du coût du travail », de « flexibilisation » rapporte, c’est, dans les faits, le contraire des buts qui sont affichés : 5,1 millions de chômeurs, 7 à 8 millions de précaires, 9 millions de pauvres !

Notre économie ne souffre pas de « trop » de « charges » aux entreprises mais de trop détournement des énormes surprofits de ces entreprises vers les casinos de la finance.

L’assistanat, par la puissance publique, des actionnaires, rentiers et patrons rapaces, tombe dans un puits sans fond.

Et ceux-ci n’en ont jamais assez ! Quand le gouvernement de gauche propose 20 milliards de CICE, le Medef, en la personne de M. Gattaz, réclame 100 milliards.

Quand le gouvernement donne 2,2 milliards de remise sur les allocations familiales en 2014 au patronat, celui ci réclame la totalité de celles ci, 34 milliards. Quand le gouvernement paie une partie des salaires bruts à la place des patrons, ceux ci demandent à ce qu’ils paient toutes les cotisations sociales à sa place.

Le patronat ne veut plus payer sa part de contribution à l’activité des services publics. Or un salarié peut-il produire sans l’éducation, la formation, le logement, la santé, la famille, la prise en charge des accidents du travail et maladies professionnelles, la protection face au chômage, la retraite ? Que cache la « baisse des charges » ?

Quand il est question de fusionner l’impôt et la CSG, où ira l’argent des cotisations sociales ?

Ce sera la fusion des recettes ou la fusion des dettes ? Actuellement notre budget social, toutes caisses confondues ne génère que 10 % du total de la « dette » présumée du pays ? Est-ce là, dans ce budget qui s’équilibre presque, en dépit du chômage de masse et du blocage des salaires et cotisations, qu’on va aller chercher de quoi rembourser les 90 % de dettes qui viennent d’ailleurs ?

Pour y revenir, la « baisse des charges » veut-elle dire la fin des cotisations sociales ?

Revenir au XIXe siècle, quand actionnaires et patrons s’engraissaient sans devoirs vis à vis de ceux qu’ils exploitent ? Et qui va croire qu’on va baisser les dépenses publiques et « stabiliser l’impôt » en transférant ce que paient les actionnaires et employeurs… sur le budget de l’État ? Quels sont ces libéraux qui veulent moins d’État mais veulent que l’État paie les salaires à leur place ?

Ce n’est pas du « poids des charges » qu’il faut « sauver » les entreprises mais de la pression de la finance et du gaspis, du détournement et de la fraude, de l’avidité des surprofits et des dividendes. Le meilleur service à rendre aux entrepreneurs ce n’est pas de les laisser s’enfoncer dans l’assistanat, dans la facilité des surprofits au mépris de leurs salariés, c’est de les forcer à réutiliser leurs énormes dividendes dans la relance économique.

Ce n’est pas sur la feuille de paie qu’il faut chercher les prétendues « charges » : les produits, dans notre pays, seraient vite compétitifs s’ils n’étaient pas « chargés » de 200 milliards de dividendes et de 30 % de cherté de l’euro.

 

 

Gérard FILOCHE

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 12:54
http://www.filoche.net/wp-content/uploads/2013/12/148528_10151277751903566_723236300_n.jpg
http://www.filoche.net/wp-content/uploads/2013/12/TVA-Sarkozy1.jpg
Le 1er janvier 2014 va, hélas, se présenter comme un mauvais jour pour la gauche, pour notre parti, le parti socialiste et pour le gouvernement de la gauche. La TVA va augmenter de 19,6 % à 20 %. Ce, en dépit de tout ce qui a été défendu lors de la campagne présidentielle, et dans les tracts et affiche de notre parti socialiste en fin 2012. Nous proclamions alors que la hausse de la TVA serait « injuste » et une « faute économique ». Mais voilà que le gouvernement fait, hélas, maintenant, le contraire.
Le bilan social de l’année 2013 n’était déjà pas fameux :
- Un « ANI » signé le 11 janvier devenu une « loi de sécurisation de l’emploi » le 14 juin… avec 1000 plans sociaux et davantage de CDD courts, de flexibilité. Le Medef s’en est réjoui et il sabote en n’utilisant que 70 % des capacités productives. Le patronat ne veut pas entendre ni aider la gauche au pouvoir : il préfère l’argent à l’emploi, les dividendes à la compétitivité, la flexibilité à la productivité, la spéculation à l’investissement, les licenciements à l’embauche, et la rente au travail.
- Pas d’amnistie des syndicalistes (Ca ne coutait rien et il était légitime de rendre hommage à celles et ceux qui ont lutté pour que la gauche gagne)
- Une loi qui attaque de façon aggravée toutes les retraites (43 annuités, départ effectif à 66 ans, recul des petites retraites)
- Une inspection du travail menacée (dans son caractère territorial, généraliste, ses contrôles indépendants et son pouvoir de sanction direct)
- Suppression des élections prud’hommes envisagée (comme s’il y avait trop de démocratie sociale dans notre pays)
- L’année de 12 dimanches obligatoires dans le commerce envisagée (avec primes aléatoire et pas de majoration dans les moins de 11 salariés)
- Et les 350 000 travailleurs vrais faux « détachés » ? (Où est la volonté de s’en prendre aux donneurs d’ordre qui organisent de trafic ?)
- Le chômage de masse a atteint en 2013 un record historique et ne peut être réduit drastiquement sans réduction de la durée du travail sur la semaine, le mois, l’année, la vie…
Or voilà, que pendant que la TVA augmente, la hausse du Smic le 1er janvier 2014 est limitée à 1,1 %.
Comment ce blocage nous est-il présenté ?
De façon « technique » sans fondement social : on nous dit que c’est « Par la seule application des nouvelles règles de calcul » de revalorisation automatique du Smic et compte tenu « d’une inflation de 0,6 % »
Le groupe d’experts (sic) sur le Smic, chargé d’ « éclairer » (sic) le gouvernement, a « préconisé de s’en tenir à la hausse légale » (resic) Au début 2013, le gouvernement avait déjà choisi de se limiter à cette hausse légale (+0,3 %). Six mois plus tôt, au 1er juillet 2012, après l’élection de François Hollande, il n’avait déjà appliqué qu’une hausse de 2 %, « coup de pouce » inclus, limité à 0,6 %.
Les règles de revalorisation automatique du Smic, auraient été « modernisées » cette année et s’appuieraient désormais sur deux éléments : l’indice des prix, modifié pour tenir compte de certaines dépenses (loyer, énergie) et le salaire de base servant de référence élargi à celui des employés. Mais le gouvernement rajoute à cette occasion que l’évolution de la croissance était « un élément d’appréciation » pour tout coup de pouce supplémentaire.
Le Smic horaire brut passe donc de 9,43 euros à 9,53 euros.  10 centimes de plus ! Ce qui porte à 1.445,38 euros le salaire brut mensuel – au lieu de 1.430,22 – pour les salariés aux 35 heures (151 h 66). Soit 15,16 euros de plus. Le salaire net sera de 1113 euros.
« Il y a un gain de pouvoir d’achat  » assure quand même Michel Sapin. Comment faire croire aux smicards qu’ils ne sentiront pas la hausse de 0,4 % de la TVA le 1er janvier ?  Ils ont senti toutes les hausses de gaz, d’électricité, de transports, de logements, d’alimentation, toute l’année 2013. Et, dans la vie réelle, ce fut bien plus que 0,4 % ! Et en janvier 2014 un nouveau train de hausses importantes est prévu. La vérité est que tout cela est une baisse sévère du pouvoir d’achat.
Environ 3,1 millions de salariés – 13 % de l’ensemble des salariés en France – étaient rémunérés au Smic au 1er janvier 2013, soit un demi-million de plus qu’un an plus tôt, selon le ministère du Travail. Ils vont encore augmenter en nombre en 2014puisque, par ailleurs, le patronat ne négocie pas le réajustement des minimas conventionnels. Enfin cela répercutera négativement sur les « NAO » (Négociations annuelles obligatoires) qui se tiennent en février-mars.
Seul le Medef se réjouira,
Pas les électeurs de gauche, pas le salariat.
Alors que toute la crise est due aux trop bas salaires, c’est une erreur monumentale !  Les banquiers attisent les spéculations sur les crédits, les actionnaires augmentent leurs marges, les grands patrons se goinfrent mais les salaires de ceux qui produisent pourtant les richesses sont bloqués ! Le budget 2014 est d’une austérité sans précédent, il resserre la vis partout, il va aggraver la récession qui augmentera la dette… qui aggravera le chômage, ils attaqueront les indemnités chômage, après avoir baissé les pensions de retraite, la consommation reculera encore en une spirale infernale. On va dans le mur.
A la gauche socialiste, nous disons : « stop » : la gauche doit faire une politique de gauche.  Une réforme fiscale de gauche ! Une hausse massive des salaires, une redistribution des richesses pour la relance de toute l’économie de façon durable !

 
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Published by MLG76 - dans Gérard Filoche
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