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MLG76

Blog des militants socialistes de Seine-Maritime qui se reconnaissent dans la motion "Maintenant la Gauche !" déposée par Emmanuel MAUREL lors du Congrès de Toulouse du Parti Socialiste.

 

contact : MaintenantLaGauche76@yahoo.fr

 

 

  

 

Vive La Gauche 76

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 08:30
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Published by MLG76 - dans Gérard Filoche
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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 08:17

http://www.alexis-corbiere.com/public/travail_dimanche-2.jpg

 

Les salariés qui soutiennent le travail dominical veulent la majoration salariale «exceptionnelle» qui va avec, sans se rendre compte que si tous les magasins étaient ouverts le dimanche, celle-ci serait remise en cause.

 

« Le combat de 2012, c’est de préserver le principe du repos dominical, c’est-­à-­dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j’y veillerai ! » François Hollande, le 17 avril 2012 à Lille

 

Faire travailler des femmes pauvres et précaires le dimanche ?

 En 2011 Xavier Bertrand et Luc Châtel ont prôné la suppression du principe de repos dominical, et Nicolas Sarkozy et l’UMP ont soumis aux députés la proposition de loi Maillé qui visait déjà à remplacer la civilisation du loisir par la civilisation du caddie.

Nicolas Sarkozy, pour mieux déréglementer la durée du travail, s’était attaqué à nos dimanches. C'est cette loi de droite qui fut adoptée et qui réglemente le travail du dimanche et les ouvertures exceptionnelles de magasins depuis 2011.

Le Medef et le patronat des grandes surfaces n’ont pourtant pas cessé de violer la loi et, comme depuis vingt ans, continuent de faire du lobbying pour ouvrir le dimanche... et la nuit. Et ils continuent même contre la loi Sarkozy-Maillé.

Les Monop’ ou le BHV poussent pour ouvrir jusqu’à 22h, et s’ils obtiennent satisfaction, ils pousseront pour ouvrir toute la nuit. Les chaînes type Leroy Merlin contreviennent à la loi chaque dimanche depuis de longues années. Il y a va de la vie de 4 millions de salariés du commerce et assimilés.

Travailler pour une majoration qui disparaîtrait

Une nouvelle offensive, la dixième depuis vingt ans, surgit en septembre 2013 où une chaîne de parfums manipule quelques-uns de ses salariés... pour vendre du parfum la nuit! (sic). La chaîne organise une pseudo pétition de ses salariés autour d’une militante de l’UMP. Bien sûr les salariés qui la signent ne VEULENT pas travailler la nuit, ils veulent la majoration de salaire accordé la nuit!

Inouï: Sephora est allé jusqu’à pousser ses salariés à «attaquer les syndicats»... qui défendaient la loi! ET les grands médias d’enfourcher à fond le «buzz» là-dessus. Hélas, les salariés ne perçoivent pas que si tous les magasins étaient ouverts la nuit, ils perdraient la modeste majoration «exceptionnelle» qui leur est donnée.

Le consentement d’un salarié à l’exploitation illégale qu’il subit ne donne aucune légitimité à cette exploitation. Le Conseil d’Etat a toujours refusé de considérer que l’accord des salariés au travail du dimanche était un argument pour les patrons.

En droit du travail, le contrat se définit un «lien de subordination juridique permanent»: il n’y a pas de volontariat, c’est l’employeur seul qui décide du travail du dimanche ou de nuit, et qui verse ou pas la prime... J’ai vu des juges du tribunal d’instance de Paris qui refusaient d’entendre des salariés en audience lorsque ceux-ci étaient «cités» comme témoin par leur employeur en faveur du travail du dimanche: ils ne peuvent prêter serment car ils sont dépendants du patron.

Vandalisme social

Le Medef s’est fait le défenseur mensonger des entreprises, des salariés et des consommateurs: mais les petites entreprises n’ont pas intérêt à l’ouverture, elles périront. Les salariés n’ont pas intérêt à se faire exploiter jour et nuit et le dimanche, ils y souffriront et sans aucun avantage à la fin. Les consommateurs usagers finiront par être forcés de payer les plages d’ouverture plus longues, sans avoir davantage de sous dans leurs portefeuilles pour acheter plus.

C’est une forme de vandalisme social que de vouloir casser le repos dominical: celui-ci, collectif, est structurant socialement, tant pour la famille que la vie citoyenne, les loisirs, la vie associative, culturelle, sportive, etc. Le progrès véritable serait d’imposer deux jours de repos hebdomadaires pour tous. 

Pas de supprimer le seul qui existe. 


Certes, dans les secteurs de la santé, des transports, de certaines industries à feu continu et commerces précis (alimentation), des activités culturelles, le travail du dimanche s’impose. Mais la volonté doit être de limiter et non d’étendre ces cas. Pourquoi achèterait-on des fringues, des meubles ou autres produits non urgents le dimanche alors qu’on pourrait le faire le vendredi ou le lundi si les durées du travail réelles se rapprochaient vraiment des 35h?

Il n'y a pas de volontariat en droit du travail

Ce seront des femmes pauvres et précaires qui finiront par travailler le dimanche. En aucun cas il ne s’agira de «volontaires». On nous raconte des craques: le «volontariat» n’existe pas en droit du travail: seul le patron décide, jamais le salarié qui est «subordonné».

Certains patrons ouvrent déjà, dit-on. Mais ce sont des contrevenants! Sur environ 700.000 commerces, il y aurait 22.000 ouvertures autorisées, et quelques milliers de plus en fraude. Ceux-ci ne peuvent se prévaloir de leur turpitude et doivent être sanctionnés. Actuellement 5% des Français travaillent régulièrement le dimanche, et 20% épisodiquement [32% selon un document de l'Insee de 2012, NDLR]. Le système actuel oscille de façon équilibrée entre fermeté (interdiction) et souplesse (dérogations contrôlées).

L’offensive de la droite pour forcer au travail le dimanche s’appuie sur des «promesses» de compensation salariale. Certes, les salaires sont beaucoup trop bas et il faut les augmenter: mais pas en dégradant les conditions de repos.

Ceux des salariés qui réclament de «généraliser le travail le dimanche» ne comprennent pas que leur majoration (d’ailleurs souvent limitée à 30% parfois 50% très rarement 100%) est due au caractère exceptionnel de l’ouverture, mais qu’elle sera remise en cause s’il y a généralisation.

Les petits commerces y perdront

On nous dit que c’est pour stimuler le commerce: c’est stupide, cela fera disparaître des emplois. Le pouvoir d’achat n’étant pas extensible, ce qui sera acheté le dimanche ne le sera pas les autres jours. Seules les grandes surfaces tireront leur épingle du jeu. Il a été calculé que les petits commerces y perdraient 30.000 emplois (c’est ainsi que toutes les associations de petits commerçants sont CONTRE la généralisation de l’ouverture le dimanche). Les embauches qui auront lieu le dimanche se traduiront par des réductions d’effectifs le lundi et les autres jours...

Les sondages sérieux sont clairs: 85% des Français se prononcent CONTRE le fait de travailler eux-mêmes le dimanche [Il s'agirait plutôt de 64% des Français, selon un sondage de 2008, NDLR]. Infirmières ou traminots souffrent déjà pour obtenir dans les plannings surchargés, une fois toutes les 5 ou 6 semaines, un dimanche en famille...

Pourquoi faire subir cela aux autres, quand ce n’est pas nécessaire? Défendons le droit au repos dominical adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale en 1906. Mieux: revendiquons le rétablissement de la semaine de cinq jours, avec deux jours de repos consécutifs légaux pour tous. On travaillera mieux... pour travailler tous.

Gérard Filoche

 


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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 10:51

Entretien de Gérard Filoche accordé au site Avant Garde Économique sur la question des inégalités.

Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail, explique pourquoi des inégalités de revenus trop criantes sont un frein au développement économique. Il montre également en quoi la question de l'endettement public est actuellement beaucoup moins important que la problématique d'une relance durable de l'activité économique. 

 


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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 12:39
Des égoutiers à Nantes - JS EVRARD/SIPA
Des égoutiers à Nantes - JS EVRARD/SIPA
Les partisans patronaux de « la retraite à la carte » font feu de tout bois pour remettre en cause les choses simples, claires, lisibles et chiffrées. Ils détestent le droit à la retraite à 60 ans, parce que tous les salariés s’y reconnaissent et peuvent se mobiliser ensemble pour le défendre. 60 ans, à taux plein c’est un droit commun, solidaire. Alors pour mieux le combattre, ils inventent des systèmes « notionnels », « par points », individualisés. Ca vise à saper l’ordre public social solidaire. 

Sentant qu’ils ne peuvent pas d’un seul coup casser le système par répartition actuel, ils avancent masqués, et proposent des « points » de retraite pour la pénibilité du travail… ce que le gouvernement Ayrault semble vouloir proposer au Parlement de reprendre. C’est même un des points de la réforme Ayrault qui est présenté comme une « avancée sociale ». Bien sur qu’il y a des degrés de pénibilité physique et mentale différents et plus ou moins sévères entre tous les métiers. C’est d’ailleurs pour cela qu’il y a ce qu’on appelle des « régimes spéciaux » : ils ont été négociés par branches, et adaptés à des catégories professionnelles particulières. Il y en a encore 35, ils sont légitimes, car un danseur du ballet de l’Opéra a du mal à faire des pointes après 45 ans et un gendarme a du mal a courir après les voleurs passé 55 ans, les militaires ont du mal à faire leur métier, un ouvrier du bâtiment devrait avoir la retraite a 55 ans, et les chauffeurs ou les « roulants » de la SNCF ont des plannings horaires éprouvants, une infirmière aussi… 

Mais le paradoxe c’est que nos partisans des « points de pénibilité »… comme par hasard, sont opposés aux régimes spéciaux négociés par branches. Ils veulent nous entrainer vers un système in-di-vi-duali-sé. Vous aurez des « points » pour une rotule abimée, pour un poignet déformé, pour un dos bloqué, et non pas liés à votre statut, votre métier, votre branche… ca coutera moins cher.  Une rotule, dix points, deux rotules vingt points ? Les TMS (troubles musculo-squelettiques), 85 % des maladies professionnelles,  combien donneront ils de « points » ? 

Comment on va « trier » ça ? Car il va bel et bien s’agir de tri. On va accorder des« bons à métiers pénibles » (comme il y a des « bons à polluer ?). Le gouvernement l’a promis aux employeurs :  » – Ce ne sera pas eux qui paieront » … ( à la différence des accidents du travail). Donc, c’est d’une gravité exceptionnelle, les employeurs n’auront aucune raison de limiter la pénibilité… Pire, ils pourront arguer auprès du salarié :  » – D’accord c’est dur, mais tu vas avoir des points retraites ». Ils ne s’en priveront pas. 

Ce ne sera d’ailleurs pas vraiment des « points retraites », mais des « points » pour « temps partiel » ( en fin de vie professionnelle -sic ) ou des « points formation » (pourquoi proposez à l’éboueur de se former à 55 ans et ne pas le mettre en retraite ?) 

Ensuite Sarkozy avait, pour qui se rappelle, avait déjà proposé ça. En juin 2010,  sa contre-réforme prévoyait un retraite maintenue à 60 ans pour…  20 % d’invalidité. Comment se mesurait l’invalidité ? A l’époque, l’Elysée avait avancé le chiffre de 10 000 salariés concernés. Les manifestations de septembre 2010 avaient « convaincu » Sarkozy d’abaisser le seuil d’invalidité à 10% d’invalidité et l’Elysée avait alors évoqué officiellement le chiffres de 30 000 salariés concernés. 

Evidemment tout cela est resté vain : l’invalidité devait être examinée par des commissions tripartites ou siégeaient des syndicalistes, des médecins du travail, mais présidées par l’employeur. On imagine très mal ces séances de « tri à bestiaux » . Des syndicalistes obligés de « juger » cela ?  Des médecins du travail déjà fragilisés, en manque d’effectifs, et d’indépendance ? Les défenseurs Ayrault a avancé le chiffre officiel de 100 000 salariés concernés (sur 24 millions de salariés, cela fait 0,4 %), une aumône. 

La question c’est que TOUS les métiers sont pénibles. La pénibilité n’est pas seulement physique, elle est aussi mentale. Le travail devient plus dur pour tout le monde au milieu des cinquante ans. Stress, risques psychos sociaux, management brutal, burn out, suicides au travail, ce ne sont plus les « coups de grisou » qui tuent, mais les « AVC ». Il existe 150 000 accidents cardiaques par an et 100 000 accidents vasculaires. Le professeur André Grimaldi (actuellement engagé dans une juste campagne pour défendre la « Sécu » contre les « complémentaires » santé) affirme qu’entre 1/3 et 50 % de ces AVC sont liés au travail. Combien de « points pénibilité » donnera t on à ces risques cardiaques et vasculaires accrus par la pression au travail ? 

Les égoutiers qui meurent avant 60 ans l’ont dit avec la CGT « départ retardé, mort prématurée ». Mais les cadres stressés, épuisés, essorés et licenciés dès qu’ils donnent un signe de lassitude que subiront-ils ? Selon le Ministère du travail, 5 millions de salariés subissent des « postures pénibles ». Plus de 5 millions portent des charges lourdes. 5 millions ont des horaires atypiques qui usent la santé et l'équilibre personnel. Et pour les 5 millions qui travaillent de nuit ? Le travail de nuit, nuit ! 10 ans de travail de nuit à contre courant c’est 15 ans de vie dépensée… Va t’on distinguer les « points » du gardien de nuit et ceux de l’infirmière de nuit ? 

Permettez qu’on tienne au droit à la retraite à 60 ans pour toutes et tous et aux « régimes spéciaux » collectifs, maintenus, négociés là où ils s’imposent. La loi, c’est 60 ans, l’ordre public social. La négociation et le contrat, c’est dans les branches et métiers et ça peut être 55 ans et moins. Dans le respect des salariés, pris collectivement dans les particularités de leurs  branches professionnelles, pas dans le « tri individuel », humiliant et aléatoire. 
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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 18:38

 

 


Notre camarade Gérard Filoche s’est montré très critique envers les déclarations d’Harlem Désir, le premier secrétaire du parti avait désigné les écologistes comme les principaux responsables de la défaite de la gauche à la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot : "Il ne faut pas chercher de boucs émissaires, c’est nous, socialistes, le problème"

Gérard Filoche a une autre explication à cette défaite : "C’est nous qui devons donner la réponse, ce qui signifie changer de cap. Quand on flatte le Medef et qu’on attaque pas assez la finance, les électeurs sont méfiants, défiants et le manifestent."

Je retiens également cette phrase avec laquelle je suis totalement en accord : "La gauche a été élue pour défendre les retraites, pas pour les attaquer. Si on continue on ira d’échecs en échecs."

Très juste Filoche une nouvelle fois.

 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 09:52

 

Notre camarade Gérard Filoche a plaidé avec brio pour conserver l’âge légal de la retraite à 60 ans sur Europe 1.

 

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 08:42
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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 21:21


 

 

Dans la vidéo ci-dessus, Gérard Filoche analyse l'accord national interproffessionel (ANI) signé le 11 janvier 2013 entre le MEDEF et trois syndicats minoritaires.

 

Camarades socialistes vous pouvez toujours signer le NON Socialiste au Medef ici :

 http://nonsocialisteaumedef.tumblr.com/Appel

 


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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 21:20

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 07:16


 

 

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