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MLG76

Blog des militants socialistes de Seine-Maritime qui se reconnaissent dans la motion "Maintenant la Gauche !" déposée par Emmanuel MAUREL lors du Congrès de Toulouse du Parti Socialiste.

 

contact : MaintenantLaGauche76@yahoo.fr

 

 

  

 

Vive La Gauche 76

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 07:33

http://img.over-blog.com/225x300/5/50/87/25/GF-a-Petroplus.JPG

 

Lundi 17 septembre l'intersyndicale de la raffinerie de Pétroplus avait invité Marie-Noelle Lienemann et Gérard Filoche à venir discuter des enjeux de la reprise de la raffinerie.

M.N. Lienemann, empêchée au dernier moment pour de fortes raisons familiales, fut excusée, y compris devant l'Assemblée générale des salariés.

Après avoir rappelé l'enjeu de leur lutte, un échange a eu lieu avec Gérard Filoche sur les points de blocage notamment les exigences financières qui devraient être satisfaites avant même la certitude d'une reprise. L'intersyndicale a fortement rappelé son souhait qu'Arnaud Montebourg vienne rapidement à Petit Couronne pour discuter de la solution toute proche d'une reprise. 

Pour que cette solution aboutisse, les syndicats CGT, CFDT, CGC considèrent que le gouvernement doit peser de toute son autorité pour éviter la liquidation de la raffinerie que rien ne justifie. Un échange a eu lieu sur le poids des "technos" dans les arbitrages gouvernementaux et sur la nécessité que les politiques soient en première ligne.

Trop de produits pétroliers finis sont importés, venant de pays à bas coûts. L'intersyndicale insiste pour l'égalité de traitement et sur leur proposition de taxer les produits finis importés plutôt que les stocks de brut qui, à l'inverse, pénalisent les raffineries opérant sur le territoire français.

La pression de l'industrie pétrolière, comme des majors, semble très forte auprès des pouvoirs publics et des ministères faisant craindre un mauvais choix. Gérard Filoche s'est engagé à développer les arguments ressortis de la discussion, en intervenant au maximum pour les faire valoir.

Devant l'Assemblée générale, il est intervenu à partir de son expérience d'Inspecteur du travail, sur le rôle des salariés - 93% des actifs - sur la nécessité d'un contrôle des licenciements, sur le droit de véto des CE, sur l'idée qu'on peut faire différemment en France et que nous ne sommes pas tributaires d'une politique décidée ailleurs.

Pour illustrer, il a rappelé l'exemple des 35 heures, plaidé pour une autre répartition des richesses en remarquant que là où l'austérité l'emportait, le chômage était plus fort.

En filigrane, il a dessiné les lignes du débat qu'il faut mener pour le prochain congrès : "le social au coeur" que porte la Motion 3.

 

 

Olivier MOURET, mandataire de la Motion "Maintenant la gauche, le social au coeur"en seine-maritime.

 

 

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 20:54

http://www.barbararomagnan.eu/wp-content/uploads/2011/10/gfiloche.jpg

 

Victoire par KO. Gérard Filoche gagne le procès en appel intenté par les patrons Guinot.

L’ancien inspecteur du travail, déjà relaxé en première instance le 12 octobre 2011 obtient complète satisfaction le 3 juillet 2012 après 8 ans de procédure acharnée : la plainte attribuée au CE Guinot est irrecevable.

 

Plus d'informations  ici : http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article2651

 

ENFIN !

C'est une très bonne nouvelle pour notre camarade Gérard Filoche.

 

 

http://www.solidarite-filoche.fr/images/it_contagieux460.jpg

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 21:06

http://www.dailyactu.com/wp-content/uploads/2011/11/smic.jpg

 

Article de Gérard Filoche

 

De même que la CGT et FO, Gérard Filoche considère que la hausse du Smic de 2% est insuffisante. Il explique pourquoi il est urgent d'augmenter les salaires pour permettre la relance.

 

Sarkozy avait bloqué le Smic pendant cinq ans, et il envisageait de le supprimer de factopour plaire au Medef qui pousse à l’annualisation du Smic et sa régionalisation (ce qui aurait définitivement pour double effet de le rendre incontrôlable et de le supprimer comme instrument d’une politique nationale des salaires). L’opération se déroulait inexorablement : 

1. La fixation du taux du Smic a été fixée en janvier au lieu du 1er juillet, visant à peser par le bas sur les négociations de branche ou d’entreprise (NAO) qui ont lieu en début d’année. 

2. La fixation se fait sur les propositions d’une «commission d’experts» prétendue indépendante selon le souhait de Laurence Parisot. 

3. Une Commission d’orientation de l’emploi (COE) étudie soit une désindexation du Smic soit une modification du mode d’indexation. 

4. Le gouvernement a supprimé jusqu’en 2013 les sanctions éventuelles applicables aux entreprises bénéficiant d’exonérations de cotisations (à hauteur de 20 milliards entre 1 et 1,3 fois le Smic) et qui ne respecteront pas le Smic. 

5. Les branches dont le salaire minima conventionnel est inférieur au Smic ont obtenu l’autorisation d’y rester pendant deux ans (jusqu’en 2013). 

Aucun de ces cinq points n’a été supprimé par Michel Sapin qui a «consulté» la prétendue commission «d’experts» (experts bidons pro Medef) avant de fixer le nouveau Smic sans changer le calendrier de janvier, sans évoquer les minima conventionnels. Si la revalorisation intermédiaire du 1er juillet 2012 a eu lieu, c’est comme une «avance» sur celle de janvier 2013. L’augmentation n’est donc que de 22 euros en net,  2% dont 1,4 liés à l’inflation et 0,6% liés à un «coup de pouce». Le laxisme de Fillon qui permet aux branches de contourner le Smic jusqu’en 2013 n’est pas supprimé. 

François Hollande avait annoncé vouloir «rattraper ce qui n’a pas été accordé» durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Le dernier «coup de pouce» au-delà de l’inflation remontait à 2006. Il avait été de + 0,3%. 

Un peu moins de 10% soit 2,5 millions de salariés (1,6 million dans le privé, 900 000 dans le public) sont actuellement payés au Smic, soit 1398,37 euros bruts pour ceux qui travaillent à temps plein, 151h66 par mois, autour de 1100 euros nets. Avec un «coup de pouce» limité à 0,6% qui n’est qu’une avance sur 2013, seul le Medef s’est réjoui. 

«La frustration, je peux la comprendre, mais il faut se rendre compte que ce sera la première fois depuis cinq ans […] qu’il y aura un coup de pouce au Smic, il faut aussi savoir que le Smic ne doit pas déstabiliser la hiérarchie des salaires, car sinon, il détruit des emplois», a répondu Pierre Moscovici, ministre de l’Economie. 

Fillon affirmait dans Nice Matin, le 18 juin 2011 : «Augmenter le Smic davantage que l’inflation serait une faute économique» car «cela écraserait la hiérarchie des salaires et induirait une augmentation du coût du travail, et donc du chômage».

LES THÉORIES SARKOZY FILLON CONTRE LE SMIC ET SA HAUSSE SONT FAUSSES

1. Il n’y a pas de lien direct entre coût du travail et chômage de masse : en Espagne où le coût du travail est plus bas, il y a bien plus de chômeurs que dans les pays scandinaves où il est nettement plus élevé. 

2. C’est le fait de ne pas avoir donné «de coup de pouce» au Smic depuis cinq ans qui a justement écrasé la hiérarchie des salaires, accompagnée d’une hausse du chômage qui atteint tous les records historiques. 
Aujourd’hui, sur les 175 branches de plus de 5000 salariés, 48 d’entre elles, couvrant 2 410 000 personnes soit 27% du total, ont un premier coefficient salarial inférieur au Smic : un salarié sur quatre. 

Comment est-ce possible ? Parce que les employeurs refusent de négocier les salaires avec les syndicats et leurs salariés. Alors quand le Smic n’augmente que très peu par la loi, ils ne se sentent pas obligés d’ajuster les minima conventionnels. C’est cela qui aboutit à un phénomène d’écrasement des rémunérations. L’immense majorité des salaires français, 98%, est inférieure à 3200 euros nets. En quarante ans, la masse des salaires a été compactée : alors que l’écart était de 1 à 6 entre la moyenne des salaires des cadres et celle des employés et ouvriers, il s’est réduit à 2,3 aujourd’hui. 

Avec un Smic réajusté seulement de 2% le 1er juillet, mécaniquement, 78 nouvelles branches rejoindront les 48 qui étaient dans le rouge, rattrapées faute d’une marge suffisante dans leur dernière négociation. 126 branches, 75% des branches, seront alors en infraction et couvriront alors 8,5 millions de salariés. 

D’autant que Fillon a également suspendu pour deux ans, au 1er janvier 2013, les sanctions prévues par la loi pour ces branches en infraction. 

Le gouvernement aurait dû lever cette «suspension» et faire appliquer la loi en la précisant : «tout minima conventionnel inférieur au Smic doit être interdit».

URGENCE DES BESOINS SOCIAUX

Parce que nous sommes socialistes, nous ressentons dans notre chair, l’urgence des besoins sociaux, chez ceux qui n’ont pas de travail, ou qui ont des salaires si bas qu’ils mangent des nouilles à partir du 10 du mois et de la viande à peine trois fois le mois. Le Smic a été bloqué pendant cinq ans pour 2,5 millions de salariés, 1,6 million dans le privé et 900 000 dans le public. Qui peut vivre décemment avec moins de 1100 euros nets ? Les profits ont pris 8 points aux salaires : c’est énorme et quand on y réfléchit c’est la base de toute la crise actuelle. Le salaire médian est si bas que 50% des salariés gagnent moins de 1580 euros nets. Les minima sociaux n’ont même plus à voir avec une assistance légitime, ils sont au niveau de l’aumône. Nous ressentons ce que cela veut dire de ne pas gagner assez pour faire vivre sa famille, lui donner un toit décent, éduquer nos enfants, bénéficier d’un minimum de bien-être. 

«Pour la CGT, la hausse du Smic à 1700 euros bruts n’est pas seulement légitime, elle est réaliste. Elle doit encourager une dynamique de revalorisation de l’ensemble des salaires, des retraites, de minima sociaux et des revenus des privés d’emploi.» 

La CGT ne saurait admettre que le chômage serve de prétexte pour porter atteinte au Smic ou freiner son évolution tant il est vrai que le Smic est une garantie essentielle de respect de la valeur du travail dans notre pays. Elle réfute de la façon la plus nette l’assertion selon laquelle l’élévation du pouvoir d’achat du Smic serait destructrice d’emploi. L’emploi est avant tout lié à la croissance, et l’augmentation du Smic y contribue de façon significative. 

Pour s’opposer à la revalorisation du Smic, l’argument tiré de la concurrence internationale est tout aussi fallacieux. On sait, en effet, que les secteurs les plus concernés par le Smic ne sont pas ceux qui sont le plus exposés à la concurrence internationale, comme les services aux personnes, les cafés restaurants, ou encore les branches du commerce. 

Quant aux petites entreprises, là où se posent déjà des problèmes de recrutement liés aux mauvaises conditions salariales, elles ont au contraire tout intérêt à une hausse du Smic et des garanties salariales qui égalisent les conditions de la concurrence et leur permettent de faire valoir auprès de leurs donneurs d’ordre les exigences du respect du droit du travail.

LA HAUSSE DU SMIC EST LÉGITIME

Avec un Smic net qui se situe à moins de 1100 euros par mois, une hausse de 2% incluant l’inflation et un «coup de pouce» qui serait une «avance» sur la hausse annuelle de janvier 2013, c’est décevant pour les salariés, impossible à vivre et donc nettement insuffisant aux yeux des syndicats. 

On ne peut que s’indigner des réticences à l’augmentation du Smic qu’expriment les milieux patronaux quand les rémunérations de certains dirigeants se comptent en dizaines de millions d’euros par an. Pour 12 dirigeants de sociétés du CAC 40 déjà en poste en 1999, on a pu calculer que la moyenne de leur salaire est passée entre 1999 et 2004 de 744 000 euros (59 fois le Smic) à 3 235 000 euros (221 fois le Smic). Les hausses qu’ils se sont octroyés sont 20 fois supérieures à celle du Smic, mais selon eux c’est pourtant la hausse du Smic qu’il faudrait freiner. 

L’appauvrissement du salariat est une réalité et les inégalités ne cessent de se creuser. Les enquêtes mesurant l’évolution des salaires négligent la partie du salariat la plus défavorisée : salariés des entreprises de moins de 10, salariés à temps partiel, en situation de précarité… 

Les évolutions sont calculées par rapport à l’indice des prix de l’Insee qui ne reflète pas la réalité de l’évolution du coût de la vie, telle qu’elle est vécue. L’exemple des loyers est significatif. Alors que cela représente souvent plus de 30% d’un budget de salarié, le loyer n’intervient que pour 6,10% dans la pondération de l’indice Insee. Un grand nombre de postes de dépenses auxquelles on ne peut pas échapper ont connu de très fortes hausses. Ainsi, le fioul domestique, le gaz, les carburants, l’eau, les médicaments non remboursés – qui sont de plus en plus nombreux et coûtent de plus en plus cher. 

L’écart entre les hausses mesurées par l’Insee et le vécu des salariés est considérable. Ceux qui prônent une limitation de l’évolution du Smic feraient bien de s’interroger sur les conditions de vie de ces 3 millions de salariés contraints de se contenter de moins de 1100 euros par mois, et sur les conséquences catastrophiques qui en découlent, du point de vue de la cohésion sociale, de la considération dont peut encore jouir le travail et de la motivation des salariés. 

La hausse du Smic doit être plus forte et ne doit pas être une mesure isolée Elle ne règlera pas à elle seule l’ensemble des problèmes salariaux. Mais elle doit créer une dynamique. 

1. La hausse du Smic doit s’accompagner d’une mesure significative de relèvement des retraites, des pensions, des minima sociaux et de revenus de remplacements. 

2. Parallèlement, elle doit trouver son prolongement dans les négociations salariales de branches et d’entreprises, afin notamment de caler les grilles de salaires et métiers, des coefficients, niveaux, qualifications, sur la nouvelle valeur du Smic. 

3. La situation des salariés en situation de précarité nécessite des mesures particulières. Par exemple, les salariés contraints au travail partiel doivent pouvoir accéder au temps plein. À défaut, le temps non travaillé doit leur être indemnisé. 

4. La réforme des cotisations sociales doit s’accompagner d’une modification en profondeur des relations donneurs d’ordre/sous-traitants pour permettre aux petites entreprises d’offrir à leurs salariés des conditions sociales équivalentes à celles existant chez les entreprises donneuses d’ordre.

DE QUEL NIVEAU LE SMIC ? 1700 EUROS BRUTS ? 1340 EUROS NETS ?

C’est une question qui regarde la négociation avec les syndicats et le patronat qui doit être tranchée par le gouvernement pour de raisons politiques et sociales. Cela relève toujours d’un choix de société, pas de considérants «économiques». C’est d’abord une question de volonté et de rapports de force. 

Les hausses du Smig (33%) et du Smag (55%) en juin 68, qui ont créée le SMIC, n’ont fait fermer aucune entreprise. Au contraire, elles ont stimulé l’économie, des millions de salariés ont pu mieux vivre, acheter des laves linges ou envoyer leurs enfants à l’université, partir en vacances. Semblable hausse aujourd’hui porterait le Smic à près de 1900 euros !

AUGMENTER LES SALAIRES POUR SAUVER LES ENTREPRISES

Augmenter les salaires, ce n’est pas mettre en péril les entreprises, c’est les sauver ! Ce n’est pas une «charge», c’est un sauvetage. 

Ce n’est pas mettre le restaurateur en difficulté parce qu’il augmentera sa dizaine de salariés, c’est remplir sa salle et sa terrasse. Ce n’est pas gêner l’artisan qui devra mieux payer son compagnon, c’est donner de l’argent à ses clients qui pourront enfin faire réparer leur gouttière. Ce n’est pas embarrasser le petit éditeur qui va augmenter ses 15 salariés, mais c’est lui permettre de vendre davantage de livres. 

Si nous sommes talonnés par la récession, c’est parce que les salariés ne peuvent pas consommer, et parce qu’ils sont alors livrés au crédit sur lequel les banques spéculent sans limites et sans contrôle. Augmenter nos salaires aura d’abord un effet positif sur la consommation intérieure, nos concitoyens les plus démunis pourront à nouveau manger de la viande, acheter des livres, partir en vacances, faire rénover leur logement, se soigner. Et toutes les entreprises en profiteront, de la plus petite à la plus grande. C’est aussi remplir les caisses de protection sociale.

AUGMENTER LES SALAIRES POUR PERMETTRE LA RELANCE

Il ne faut pas attendre la relance pour augmenter les salaires, mais il faut les augmenter pour permettre la relance. 

Une grande «conférence sur les salaires» implique une vraie négociation. Pas seulement un «dialogue social». Ça, «le dialogue», Sarkozy savait faire, il recevait, n’écoutait pas et imposait sa volonté. Une «négociation» est soumise à des règles ou ceux qui sont autour de la table, font s’entendent et font des pas les uns vers les autres. 

La revendication de la CGT est de 1700 euros brut, celle de FO est de «80% du salaire médian», ce qui ferait un salaire minimum net de 1340 euros, au lieu des quelque 1100 euros actuels. D’autres organisations syndicales (FSU, SUD, UNSA) ne fixent pas précisément, mais exigent une hausse substantielle. Seule la direction de la CFDT semble «approuver» cette faible hausse gouvernementale (mais ses adhérents ?).

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 19:49

gerard-filoche-proces.jpg

Gérard Filoche et Jérôme Guedj


 

La procédure en appel de Guinot contre l’inspecteur du travail Gérard Filoche au tribunal de Grande Instance de Paris a lieu ce mardi 5 juin 2012.

 

 

Résultat : La cour d’appel s’interroge sur la recevabilité de la plainte du CE

 

Alors que le procès lui-même était ouvert à 16 h 30, et effectivement à 17 h, il s’est clos à 17 h 15. Sur demande de l’avocat de Gérard Filoche, Me Dominique Tricaud, la cour d’appel a pris en compte un aspect nouveau : le CE existe t il ? s’est il réuni ? et est il fondé à se porter partie civile en mars 2009, dans la foulée d’une démarche initiée par l’employeur, en 2004, poursuivie par le Parquet en 2008, abandonnée par celui-ci en 2011 ? Le tribunal a expliqué que la question était suffisamment sérieuse pour en délibérer et ne rendre son délibéré que le 3 juillet.

 

En cas de non recevabilité de l’appel au nom de CE, l’affaire sera close le 3 juillet. Sinon une nouvelle audience sera convoquée à l’automne.

 

 

Plus d'informations sur : http://www.filoche.net

 

 

 

Photo de Jean-Claude Branchereau 

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 18:54

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Poursuivi par un employeur (avec la bienveillance du ministère du travail) pour entrave à un CE dans l’exercice de ses missions (!) à l’occasion d’une enquête sur le licenciement d’une déléguée syndicale, l'ancien inspecteur du travail Gérard Filoche a été relaxé le 12 octobre 2011 en première instance. Mais l’employeur a fait appel, et Gérard est de nouveau convoqué à l’audience pénale fixée le 5 juin à 13 H 30 :


  • Alors qu’à Paris, une note de la DDTEFP du 10 mars 2009 sur la verbalisation par les agents de l’inspection du travail fait apparaître, en ce qui concerne le délit d’entraver et la discrimination syndicale « un taux de classement élevé de 40 à 50 % bien supérieur au taux moyen global » : la délinquance patronale ne fait donc quasiment pas l’objet de poursuites, par contre un inspecteur du travail est traîné devant la justice pénale pour un soit disant délit d’entrave… ;
  • Alors que Jean Denis Combrexelle, Directeur Général du Travail, « autorité centrale de l’inspection du travail », qui, saisi pour avis, a orienté le juge d’instruction sur un soit disant délit d’entrave commis par l’inspecteur du travail, mais s’est vu lui-même désavoué par la justice administrative : le juge administratif a en effet annulé sa décision d’autorisation de licenciement de la déléguée syndicale, annulant le refus de l’inspecteur du travail qui aurait, lors de son enquête, commis un délit d’entrave… ;
  • Alors que l’administration, sans aucune motivation, lui a refusé le bénéfice de la protection fonctionnelle à laquelle il avait droit …

 

 

Ces poursuites sont inacceptables !

Soyons nombreuses et nombreux à exprimer notre soutien à Gérard Filoche !

 

Signez la pétition de soutien ICI

 

 

 

Soutien à Gérard FILOCHE !

Rassemblement mardi 5 juin 2012 à 12 H 30

Lors de l’audience à la Cour d’Appel de Paris

(Palais de justice : 4 bd du Palais – Métro Cité)


 

Plus d'informations sur : http://www.solidarite-filoche.fr


 

http://www.democratie-socialisme.org/IMG/arton1758.jpg

 

 

Liens : http://hern.over-blog.com - http://oliviermouret.over-blog.com

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 22:28


 

 

Retrouvez ci-dessus l'intervention de Gérard Filoche sur le thème de la sortie de crise vue par la gauche.

 


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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 20:22

http://www.solidarite-filoche.fr/images/it_contagieux460.jpg

 


Nouveau procès par appel de Guinot contre Gérard Filoche

RV le 5 juin à 12h30 face au Palais de justice de Paris, M° Cité
Procès à 13h30 devant la 31e chambre TGI de Paris

Chaque présence comptera et fera chaud au coeur

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a9/Filoche.jpg/220px-Filoche.jpg
 

Ça fait huit ans que ça dure. Hélas.


Il faut une dernière mobilisation pour en finir avec le patron de chez Guinot, membre de l’UIC proche de l’UIMM, un patron de combat, déjà condamné pour « abus de droits sociaux », qui ne paie pas les heures supplémentaires, qui manipule un CE, qui multiplie les prud’hommes, qui a l’habitude de traquer ses salariés pour « abus du droit d’ester en justice » et qui mène une invraisemblable campagne depuis huit ans pour essayer selon les dires de son avocat bien choisi, Me Varaut, de faire qu’un inspecteur du travail « fasse moins le fier »…


Ce patron de la rue de la Paix, a décidé de s’acharner depuis 2004 contre l’inspecteur du travail qui voulait l’empêcher de multiplier les infractions et délits.


Mais en premier jugement, le 12 octobre 2011, l’inspecteur a été relaxé et le Parquet (qui l’avait un temps suivi, on se demande pourquoi ?) a renoncé à toute poursuite.  Le patron Guinot lui s’est entêté. Et le jugement en appel, la nouvelle audience GUINOT CONTRE FILOCHE pour une prétendue “entrave au CE” de Guinot aura lieu :

  • Le mardi 5 juin à 13 h 30 devant la 31e Chambre d’appel de Paris.

Les tenants et aboutissants de cette invraisemblable poursuite sont connus : alors que l’inspecteur du travail faisait son travail, normalement, pour rétablir l’ordre public social violé dans cette entreprise, le patron a inventé qu’il y aurait eu « entrave au CE », non pas par lui, mais par l’inspecteur. Un CE d’un seul membre, qui ne fonctionne pas, qui est entre les mains dudit patron par le biais d’un salarié disons… soumis. L’inspecteur du travail avait refusé l’autorisation de licenciement d’une jeune femme déléguée syndicale, de retour de congé maternité 3 fois de suite pour « discrimination ». Il y a eu 12 procédures depuis, autour de cette affaire : la salariée a gagné TOUTES ces procédures étalées en 7 ans.

La Cour d’appel du tribunal administratif a confirmé en 2010 qu’il y avait bel et bien discrimination et elle a donné raison à l’inspecteur du travail contre sa hiérarchie qui avait cassé le refus de licenciement : elle a même ordonné la ré intégration de la salariée. La salariée a même bénéficié d’une transaction avantageuse de la part de l’entreprise condamnée qui a renoncé à aller en Conseil d’état comme elle l’avait un temps proclamé.

Mais ça ne fait rien, le patron persiste, dans un dernier round, sa vendetta contre l’inspecteur. Cet acharnement de Guinot doit être pris au sérieux, il vise, au-delà de l’inspecteur d’ailleurs en retraite, toute l’inspection : il mérite qu’on s’acharne à renverser définitivement cette incroyable accusation.

42 000 signataires, tous les syndicats de l’inspection, et de nombreuses personnalités de toute la gauche ont exprimé leur totale solidarité avec Gérard Filoche. Dix témoins clefs (dont Jean Auroux, Benoît Hamon, Gilbert Dupraz, Philippe Royer, Pierre Mériaux…) avaient déposé en sa faveur le 6 juillet 2011.

Nous aurons donc à nouveau besoin du maximum de présents l’après-midi du 5 juin pour venir en soutien à partir de 12 h 30 devant le Palais de justice de Paris, l’audience débutant à 13 h 30 à la 31e chambre correctionnelle (soyez munis d’une carte d’identité).

Venez nombreux, par solidarité, par soutien, pour peser aussi. Chaque présence comptera et fera chaud au coeur.

 

Plus d'informations sur : http://www.solidarite-filoche.fr

 

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 20:07

 

Article de Gérard Filoche sur Démocratie & Socialisme

 

 

Le « vrai » travail ? Celui des 600 accidents mortels, des 700 suicides, des 4500 mutilés au travail par an ? Celui des droits violés, des licenciements sans motif et des heures supp’ impayées ?
 
Le « vrai » travail ? Celui des maladies professionnelles, des 100 000 morts de l’amiante, TMS, surdité, cancers, qui augmentent, sont sous-déclarées, sous réparées.
 
Le « vrai » travail ? Celui dont Sarkozy a diminué le niveau des indemnités journalières en cas d’arrêt forcé pour accident du travail ?
 
Le “vrai” travail ? 150 000 accidents cardiaques et 100 000 accidents vasculaires par an dont entre 1/3 et 50 % liés au travail…
 
Le “vrai” travail ? Ce jeune ascensoriste de 26 ans écrasé par l’engin qu’il réparait, à cause de la compétition sauvage « libre et non faussée » entre Otis, Koné, Schindler et Thyssen
 
Le “vrai” travail ? Et les milliers d’ouvriers désamianteurs que Sarkozy laisse en ce moment mourir sans protection par refus d’un moratoire alors que de récentes études scientifiques ont découvert des nouvelles fibres cancérogénes ?
 
Le « vrai » travail ? Celui de l’ouvrier de 55 ans devant son marteau piqueur ?   De l’instituteur de 62 ans pour sa 41e rentrée devant sa classe d’enfants ?   De l’infirmière qui soigne encore à 65 ans ?   De ceux pour lesquels le travail est devenu si pénible physiquement et mentalement depuis le report de l’âge de la retraite ?
 
Le “vrai” travail ? Celui des mini-jobs, des stages, des 800 000 emplois saisonniers, des millions d’intérims et de CDD à répétition ?  Celui des millions de précaires ? « La vie, la santé, l’amour sont précaires… pourquoi le travail ne le serait-il pas? » (Parisot)
 
Le « vrai » travail ? Celui des millions de travailleurs pauvres qui n’arrivent pas à se loger et à vivre décemment avec leurs salaires, ceux qui dorment dans mobiles homes, qui mangent des pâtes à partir du 10 du mois, et n’ont de la viande que 3 fois par mois, que les « franchises » empêchent d’aller chez le toubib, et qui ne peuvent se payer ni le dentiste ni des lunettes  ?
 
Le “vrai” travail ? Celui des travailleurs handicapés exclus du dispositif retraite anticipée et pour lesquels les patrons paient une faible taxe plutôt que de les embaucher
 
Le « vrai » travail ? Celui du milliard d’heures supplémentaires non déclarées, non majorées, non payées attribuées à ceux qui ont un boulot au détriment de ceux qui n’en ont pas ?
 
Le « vrai » travail ? Celui des femmes qui gagnent 27 % de moins que les hommes ?  85 % des temps partiels sont des femmes non qualifiées, ont elles un « vrai » travail ?
 
Le « vrai » travail ? Celui des jeunes à 25 % au chômage et à 80 % en CDD ?
 
Le « vrai » travail ? Celui des immigrés, forcés à bosser sans droits et sans papiers par des esclavagistes et marchands de sommeil bien franchouillards ?
 
Le « vrai » travail ? Celui des seniors licenciés, 2 sur 3 à partir de 55 ans et qui ne peuvent cotiser que 35 annuités alors que 42 sont exigés dorénavant pour une retraite décente ?
 
Le « vrai » travail ? Celui du partage féroce et forcé du temps de travail entre sur-travail sous-travail et sans-travail, avec des centaines de millions d’heures supplémentaires, trois millions de temps partiels à 60 % subi,  cinq millions de chômeurs ?
 
Le « vrai » travail ? Celui des 1 à 4 millions de travailleurs du dimanche (essentiellement des femmes pauvres et précaires), des 4,3 millions qui travaillent de nuit, de ceux qui subissent des horaires postés, 3X8, 4X8, modulés, annualisés, flexibilisés au détriment de leur vie de famille ?
 
Le « vrai » travail ? Celui des restaurateurs dont 1 sur 4 utilisent des clandestins, non déclarés dans le fond de leur cuisine ?
 
Le “vrai” travail ? Celui  d’exploitants agricoles qui tuent des inspecteurs du travail pour pouvoir abuser d’immigrés clandestins ?  Tandis que des petits agriculteurs et ouvriers agricoles exploités par les intermédiaires et grands commerces survivent dans la misère.
 
Le “vrai” travail ? Celui des manœuvres, la « viande » que méprisent les contremaîtres dans les grosses entreprises de BTP ?
 
Le “vrai” travail contre le droit du travail ?  Celui qui ne fait jamais grève, qu’on ne voit jamais manifester, qui n’est pas syndiqué, qui piétine son collègue ? Le pauvre exploité apeuré qui souffre, se tait, et approuve son patron comme une dinde qui vote pour Noël ?
 
Le “vrai” travail « sans statut » ? « La liberté de penser s’arrête là où commence le Code du travail » selon Mme Parisot. Et la mise à mort du statut de la Fonction publique par une « RGPP » indigne ?
 
Le « vrai » travail ? Pas celui des fonctionnaires, car naturellement ces gens-là ne travaillent pas… ce sont des boulets improductifs selon Sarkozy.
 
Le « vrai » travail… sans loi ?  Celui sans état de droit dans les entreprises,  sans protection des contrats,  sans promotion dans les carrières, sans garantie de l’emploi ?
 
Le « vrai » travail sans protection sociale ? Sans salaire brut, sans cotisations, ce que Sarkozy rebaptise « charges sociales » et qu’il veut abaisser, le Medef réclamant leur suppression?
 
Le « vrai » travail ? Celui des conventions collectives, vieillies, foulées aux pieds par un patronat qui ne les négocient plus ?
 
Le “vrai” travail sans syndicat ?  Mais sans syndicat, il n’y aurait rien, pas de Smic, pas de durée légale, pas de congés payés, pas de sécurité sociale, pas de code du travail
 
Le « vrai » travail ?  Sans CHSCT, sans hygiène sécurité, sans médecine du travail renforcée et indépendante, sans inspection du travail, alors que Sarkozy a affaibli toutes ces institutions  ?
 
Le « vrai » travail ? Celui sans délégué du personnel, sans comité d’entreprise, sans CHSCT, sans institution représentative du personnel ?
 
Le “vrai” travail ? à France Télécoms, des dizaines de suicides, faute inexcusable du patron de combat qui licencie, stresse, harcèle, casse.
 
Le “vrai” travail ? Parlons en ! Stress, risques psychosociaux, harcèlement, souffrances, suicides, chantage à l’emploi, management de combat ?
 
Le « vrai » travail ? Celui sans justice qui remet en cause les élections prud’hommes et taxe de 35 euros ceux qui sont obligés de les saisir pour faire valoir leurs droits
 
Le “vrai” travail ? Les travaux les plus durs sont les plus mal payés, restauration, nettoyage, transports, entretien, industrie.  Dans le bâtiment, 1,1 million bossent surexploités, maltraités, mal payés, accidentés, et meurent sans retraite.
 
Le « vrai » travail ? Celui des 900 000 foutus dehors par « rupture conventionnelle » de gré à gré sans motif et sans mesure sociale ?
 
Le « vrai » travail ? Celui soumis au chantage à l’emploi, aux licenciements sans cause réelle et sérieuse, abusifs, boursiers et incontrôlés ?
 
Le « vrai » travail ? Celui soumis à la spéculation de la finance, des fonds de pension cyniques et rapaces, celui des Molex, de Sea France, de Gandrange et Florange, de Continental, Freescale, de Lejaby, de Pétroplus, ou des Fonderies du Poitou, de toutes celles et ceux qui ont du se battre pour le garder ?
 
Le « vrai » travail ? Celui des auto-entrepreneurs, un million en théorie, la moitié en réalité, qui se font exploiter comme faux salariés, à bas prix et sans protection sociale ?
 
Le « vrai » travail ? Celui des fausses externalisations, de la fausse sous-traitance, du marchandage, du prêt illicite de main d’oeuvre, des marchés truqués  ?
 
Le “vrai” travail ? Celui qui bosse dur pour survivre misérablement ou celui qui exploite dur les autres pour vivre dans des villas dorées, avec des millions d’euros cachés aux Iles Caïman ?
 
Le “vrai” travail ? Celui des actionnaires, des rentiers, des riches, des spéculateurs, traders ou autres banksters du Fouquet’s qui gagnent 600 SMIC par an en dormant ?
 
Le travail n’a jamais enrichi personne, ce qui enrichit c’est d’exploiter le « vrai » travail des autres.
 
Le « vrai » travail ? Celui de Maurice Lévy patron qui se ramasse 16 millions d’euros d’argent de stocks option de poche pillés sur les richesses produites par les salariés et des patrons qui s’augmentent de 30 % par an.
 
Le “vrai” travail ? Qu’est ce qu’il y connaît ce cul doré de Sarkozy ?



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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 12:59

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Article de Gérard Filoche

 

 

Avec 28,63 % des voix contre 27,08 % à Sarkozy, le challenger François Hollande crée le « choc » du premier tour et l’emporte sur le sortant Sarkozy. C’est la 1e fois qu’un candidat sortant est ainsi disqualifié et renvoyé en 2e position. Ce score met François Hollande en « pôle position » pour le 6 mai. La gauche obtient un total de 43,7 % des voix. Un record, depuis 1988, au premier tour d’une élection présidentielle. Elle peut gagner le 6 mai si elle s’unit et rassemble.

 

François Hollande a tenu une ligne de crête, avec une campagne prudente mais obstinément calée à gauche. Il a annoncé un Premier ministre socialiste et un gouvernement de la gauche. François Hollande a cité, pour les associer, dès le 22 avril au soir, Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly.  Il a pris pour cible la finance et écarté l’austérité ; il a fixé comme objectif des négociations sociales avec les syndicats sur les retraites et les salaires ; il a appelé à une grande réforme fiscale ; il a appelé à une nouvelle branche de la sécurité sociale pour la « dépendance » ; il a défendu un encadrement des loyers ; il a proposé de rompre avec le système Sarkozy qui a affaibli le pays. Il a défendu une réorientation de l’Europe face au lourd passif de celle-ci placée dramatiquement sous le joug des néolibéraux.

 

Bien sûr, le second tour n’est pas joué, mais on entrevoit la possibilité de protéger le pays d’un second mandat de Sarkozy qui serait terrible pour tous les salariés. Sarkozy est un menteur grossier, manipulateur, cynique au service des 1 % les riches. C’est le pire président de la Vé République, le plus systématiquement antisocial depuis 5 ans. Sarkozy, annonçant au passage qu’il écraserait les syndicats (son appel à un « très grand rassemblement du vrai travail » le 1er mai montre même qu’il recherche l’affrontement avec les syndicats sur leur propre terrain), n’hésiterait sur rien : austérité et chômage organisés, services publics détruits, droit du travail démantelé. Nous achèverions de perdre les hôpitaux publics, l’école publique, les services publics, EDF, la SNCF. Le Smic serait supprimé, la 5° semaine perdue, la RGPP serait poursuivie et la garantie de l’emploi pour les fonctionnaires s’envolerait…

 

La contre-révolution thatchérienne, reaganienne finirait par triompher en France. La rupture serait consommée avec la France 1945, du CNR et de la Libération pour passer définitivement dans une France anglo-saxonne néolibérale intégriste. Déjà les inégalités se sont accrues considérablement, la xénophobie, les haines, le communautarisme, ont été attisés par Sarkozy pour phagocyter le FN.

 

Le FN obtient 18 % des voix. Contrairement à ce qui est annoncé par tous les médias, ce n’est pas une percée inédite mais un retour à la situation de 2002 où le FN avait obtenu 16,86 % des voix et le MNR de Mégret 2,34 %, soit un total de 19,2 % et donc 1,2 % de plus que Marine Le Pen. Ce qui explique ce score du FN à 18 %, avec un million de voix de plus, ce sont à la fois les résultats concrets de la politique antisociale de Sarkozy et à la fois le développement par ce dernier des thèmes xénophobes et sécuritaire lepenistes. En multipliant le chômage de masse, en aggravant les précarités, les inégalités, les frustrations, Sarkozy a attisé les désespoirs, les rancœurs, les colères et il a tout fait pour les orienter contre les Français d’origine étrangère, les Roms, les immigrés, les « assistés » plutôt que vers ses riches amis, banquiers et spéculateurs du Fouquet’s. Le Pen a aussi obtenu un meilleur score que son père en feignant de « faire du social », de se préoccuper du chômage, de l’emploi, des salaires.

Si la gauche peut être majoritaire, elle le doit aussi à la dynamique campagne du Front de gauche. Même sans obtenir autant que la gauche non socialiste de 2002 et 2007, il atteint un score inespéré (du moins en début de campagne) de 11,13 %. Le candidat « partagé » Mélenchon a su revivifier avec talent des thèmes essentiels pour les retraites, le droit du travail, le partage des richesses, la lutte contre la finance et l’austérité. En fait, il a défendu avec les 35 h, un Smic à 1700 euros, la retraite à 60 ans sans décote, un salaire maxima à 20 fois le Smic, une sixième République, des mots d’ordre qui sont largement majoritaires à gauche, y compris massivement parmi les électeurs de François Hollande.Les deux programmes sont compatibles et poreux l’un à l’autre.

 

L’objectif c’était, c’est de battre Sarkozy car c’est bien celui-ci qui alimente le Front national. Sarkozy a non seulement gonflé sciemment le FN, repris ses thèmes, mais il est capable de s’allier avec lui dès qu’il pourra. UMP et FN, sont bonnet blanc, bonnet bi, et vases communicants. Mais l’ennemi n° 1 reste évidemment Sarkozy, celui qui gouverne, qui répand concrètement le mal depuis 5 ans.

 

Faire reculer le FN, ce n’est pas une affaire de discours, il faut pouvoir effectivement mettre en œuvre une politique concrète qui rompe avec celle de l’UMP et commence à changer la vie réelle des millions de salariés qui souffrent de chômage et de misère.

 

Le 1er mai, tous ensemble dans la rue avec nos syndicats. Le 6 mai, il faut une large unité, une dynamique autour de François Hollande pour conforter l’avance du 1er tour. Il ne faut ni mégoter les efforts, ni cultiver une quelconque acrimonie. L’heure n’est pas à mettre des conditions, encore moins des préalables. Tout serait gravement perdu si, par malheur, Sarkozy réussissait à repasser. Alors au boulot ! On vote tous Hollande !

 

Les questions de programme social encore en suspens reviendront inéluctablement sur le devant de la scène pour les législatives, pour la constitution du gouvernement,  pour les négociations prévues avec les syndicats. Tout commence le 7 mai et le 18 juin… si la gauche gagne. Rien de grand dans ce pays ne s’est fait sans unité de toute la gauche. Il faudra alors un gouvernement de toute la gauche, Hollande, Mélenchon, Joly…il faudra aussi une mobilisation sociale de tous les syndicats. Avant et après.

 

 

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 12:16

 

Article de Gérard Filoche

 

 

Les ministres des Finances de la zone euro ont décidé, vendredi 28 mars à Copenhague, de doter le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), qualifié de « pare-feu » européen, d’un montant théorique de 800 milliards d’euros. Comme d’habitude, les mêmes cris d’enthousiasme s’élèvent et la crise des dettes publiques européennes, pour la dixième fois depuis le printemps 2010, est vraiment derrière nous !

 

Un montant des plus théoriques

 

800 milliards d’euros ou 1 000 milliards de dollars ! Plus que le plan Paulson destiné à sauver les banques des Etats Unis en 2008 qui ne s’élevait qu’à 700 milliards de dollars ! La réalité est un peu différente.

 

Ces 800 milliards additionnent les 500 milliards d’euros du MES et 300 milliards déjà versés ou déjà promis à la Grèce, l’Irlande ou au Portugal. L’« argent frais » se limiterait donc à 500 milliards d’euros.

 

Mais ces 500 milliards d’« argent fais » sont loin d’être aussi frais que le prétendent les inconditionnels du MES. Cet organisme disposera en tout et pour tout de 80 milliards d’euros de capital, une fois que les pays de la zone euro auront versé leur quote-part, au prorata de leur participation au capital de la BCE (27,15 % pour l’Allemagne ; 20,39 % pour la France ; 17,92 % pour l’Italie ; 11,90 % pour l’Espagne). Ces 80 milliards d’euros serviront de garantie aux 420 milliards que le MES devrait théoriquement, là encore, pouvoir emprunter sur les marchés financiers. Mais ces emprunts seront loin d’être accordés aussi automatiquement que le prétendent les thuriféraires du MES. Qui peut penser que les garanties de l’Italie et de l’Espagne pourraient avoir la moindre valeur aux yeux des marchés financiers si le MES devaient emprunter pour éviter un défaut de paiement de ces deux pays ? Ce seraient alors 29,82 % des garanties du MES qui disparaîtraient d’un seul coup, de quoi inspirer une confiance illimitée aux marchés financiers. A quels taux, ensuite, les marchés financiers accepteraient-ils de financer le MES alors que, sans même parler de défaillance de l’Italie et de l’Espagne, les pays AAA se réduisent comme peau de chagrin dans la zone euro ?

 

Le même bluff que pour les « subprime »

 

La finance n’en finit pas de gonfler des bulles. Le MES est une nouvelle bulle gonflée par les ministres des Finances de la zone euro pour complaire aux marchés financiers. Ils ne les appellent pas « bulles » mais parlent d’ « effet levier », ce qui revient exactement au même.

 

Il s’agit avec le MES de transformer 80 milliards d’euros en 500 milliards d’euros en nous faisant croire que cela sera indolore pour les peuples et que les marchés financiers ne verront pas qu’il s’agit d’une nouvelle bulle.

 

Indolore pour les contribuables ? Pour la France, par exemple, il lui faudra trouver 20 milliards d’euros d’ici 2014 pour fournir sa quote-part de 20 milliards dans le capital du MES. Et si le MES arrivait à emprunter sur les marchés financiers la garantie apportée par la France serait de 126 milliards d’euros. En cas de défaut d’un pays auquel ces fonds auraient été prêtés, il faudrait les rembourser.

 

Invisible par les marchés financiers ? Au moindre risque de « défaut » de l’Italie ou l’Espagne, la bulle éclatera. L’Espagne a besoin, d’ici 2014, de 300 milliards d’euros pour faire face au remboursement des titres de sa dette publique arrivée à échéance. C’est déjà bien au-delà des possibilités réelles du MES. Mais c’est 600 milliards d’euros qui seront nécessaire à l’Italie. Sans parler des 150 ou 200 milliards qui seront indispensables à la Grèce, l’Irlande et le Portugal pour faire face, eux-aussi, au remboursement des titres de leurs dettes publiques arrivant à échéance. Il est impossible, en effet, que ces pays puissent emprunter sur les marchés financiers comme le prévoyaient la troïka en 2013 ou 2014.

 

Et tout cela pourquoi ? Pour « aider » l’Italie, l’Espagne, la Grèce, l’Irlande ou le Portugal ? Non, ils ne verront pas un seul euro des sommes versées par le MES. Ces milliards d’euros ne serviront qu’à rembourser leurs créanciers, pour l’essentiel des banques et des assurances européennes. Et non, ca ne marche même pas : l’Espagne est dans la nasse et les mesures d’austérité anti-droit du travail de Mariano Rajoy, comme celles de Mario Monti en Italie (or le fait que des millions de manifestants s’y opposent) contribuent à l’austérité qui saigne davantage ces pays malades.

 

Pourtant les dites banques ont reçu 500 milliards d’euros de la BCE de prêt à Noël et encore 500 milliards début mars. Soit 1000 milliards qu’elles ont … re déposé à la BCE à 0,5 %. Incroyable mais vrai ! Ce qui n’empêche pas les dites banques de redemander 150 milliards déjà… tellement leurs comptes sont menacés. La BCE jette des steaks aux requins pour « rassurer les marchés » : peine perdue, ceux ci sont insatiables. Et les banksters qui dirigent tout ça ne se privent pas, de continuer à gouverner tout cet argent; exactement comme avant,  en jouant à casino, avec des ratios restés immuables contre l’emploi, contre la croissance, et avec des produits dérivés de l’enfer des caves à subprimes…C’est le système tout entier qui est en cause et qui implose.

 

Sarkozy, en duumvirat avec Merkel, c’est l’exécutant de tout ça, c’est SON système, SES amis banquiers, SA politique, SA dette, SA crise, il est là, à tenter de se faire ré élire, non pour protéger les citoyens des banksters, mais pour protéger les banksters des citoyens.

 

Un « pare-feu » inflammable

 

Les ministres des Finances de la zone euro se gargarisent du terme « pare-feu ». Il suffit pourtant de se poser la question pour constater la supercherie : a-t-on jamais vu un pare-feu en bois inflammable ? C’est pourtant bien de cette matière que sera fait le pare-feu. Il ne s’agit en rien de mettre un rempart de béton pour arrêter l’incendie mais de donner du bois à brûler aux marchés financiers (quelques centaines de milliards d’euros en l’occurrence) en espérant que cela arrêtera l’incendie.

 

L’enfance de ces ministres des Finances a du être bien triste s’ils n’ont jamais entendu parler du loup et des trois petits cochons.  Ce n’est pas un pare-feu en bois qu’il faut construire mais un pare-feu en briques (réfractaires) pour arrêter l’incendie.  Quand les principaux acteurs de cette tragédie changeront-ils  et quand des nouveaux dirigeants comprendront-ils qu’il est vain de « rassurer » les marchés mais qu’il faut les mettre au pas ?

 

 

 

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