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MLG76

Blog des militants socialistes de Seine-Maritime qui se reconnaissent dans la motion "Maintenant la Gauche !" déposée par Emmanuel MAUREL lors du Congrès de Toulouse du Parti Socialiste.

 

contact : MaintenantLaGauche76@yahoo.fr

 

 

  

 

Vive La Gauche 76

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 10:19

http://superno.com/blog/images/Gerard_Filoche_1_blog.jpg

 

Article de Gérard Filoche

 


En fait, dans sa conférence répercutée sur 8 chaines de télévision, la duplicité de Sarkozy a été violente et totale, il a tenté en tant que président d’imposer de force, par la loi et avant l’élection, le programme qu’il veut défendre comme candidat. 

 
Le coeur de son propos est simplement mensonger :  « la crise est devenue plus grave, je n’y suis pour rien, mais je dois prendre de terribles et urgentes mesures tandis que mes adversaires électoraux parlent dans le vent… ». 

 
Puis il y va au bazooka. Là, il faut le prendre au sérieux car c’est assez effrayant. Il a été arrogant, menaçant, cynique avec un culot de plomb au nom du chantage à l’emploi et à la dette. 
On aurait pu croire que la situation imposait des mesures sociales et de relance : il a annoncé le plus grave programme antisocial depuis 70 ans. Rarement les exigences du Medef, des banquiers, actionnaires et rentiers n’auront été autant satisfaites. 

 
-       Il décide que le code du travail doit s’effacer devant les contrats imposés au cas par cas par les employeurs : au nom du chantage au chômage, les employeurs pourront violer les durées légales du travail et les salaires en vigueur. 

 
-       Les « contrats de compétitivité » auront le pouvoir de s’imposer contre l’état de droit, contre l’ordre public social. Le salarié n’aura plus le droit de se réclamer de la continuité de son contrat pour s’y opposer. Même en cas de chômage partiel forcé et généralisé. 


-       Ainsi les 35 h ne seront plus tout à fait une durée légale puisqu’elles pourront être soumises au cas par cas aux accords d’entreprise. Lesquelles pourront ainsi ne plus payer les majorations des heures supplémentaires ce qui fera baisser les salaires (travailler encore plus mais en gagnant moins). 


-       La retraite à 62, à 65, à 67 ans s’imposera avec con cortége de décotes, de baisse des pensions, vu que la moyenne d’annuités cotisées actuelle est tombée à 35 annuités.
-       Ainsi les salaires bruts payés par les patrons, les cotisations sociales seront abaissées et les pertes qui en résulteront dans les caisses de protection sociales seront compensées par une TVA que paieront tous les salariés. Il s’agit d’une baisse des salaires bruts d’un côté, d’une hausse de la TVA de + 1,6 % de l’autre côté.

Ce ton arrogant et surjoué utilisé, derrière quelques propos plus patelins et hypocrites, ne doit tromper personne, c’est une attaque sans précédent contre le droit du travail, et expressément contre les syndicats, contre les protections légales et conventionnelles existantes dans le but de « baisser le coût du travail »,  c’est-à-dire les salaires.

Il faut s’opposer radicalement à lui :
 
-  La crise, c’est Sa faute, la faute à SON système, la faute à SES amis du Fouquet’s, du  CAC 40, c’est LUI qui a fait campagne en 2007 sur la déréglementation boursière, en faveur des « subprimes », des prêts hypothécaires, c’est SON monde qui a fait faillite, c’est LUI qui a provoqué la dette (+ 24 points) qui a provoqué le chômage ( 5 millions) qui a accru les inégalités de façon insupportable.

-   Jamais la France n’a été aussi riche, et les richesses aussi mal réparties, la « crise » est un instrument de chantage des banquiers et rentiers, des actionnaires et employeurs, pour obtenir en force des gains accrus de la part des salariés. Il faut reprendre aux riches et aux spéculateurs les centaines de milliards que Sarkozy leur a donnés depuis cinq ans
 
-   La crise n’est pas due au coût du travail mais au contraire au fait que les salaires sont trop bas et le travail trop mal réparti : il faut hausser massivement les salaires et réduire les durées du travail. Vers un Smic à 1700 euros et une durée du travail à 32 h hebdomadaires. Il faut reconstruire un Code du travail qui protége les salariés et refasse de l’emploi régulé, bien payé et contrôlé : contrôle des licenciements, blocage de la précarité, égalité professionnelle salariale femmes hommes, droits syndicaux renforcés. 

-   Il faut attaquer frontalement son pillage des richesses pour le compte des riches, s’opposer à sa TVA anti-sociale, à ses attaques contre les cotisations sociales, contre le salaire brut. Il faut, contre tout ce qu’il a fait depuis cinq ans, une révolution fiscale qui corrige tous les pillages, la dette de cinq ans de sarkozysme, et qui fasse rentre assez de recettes pour relancer l’économie. 

 


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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 17:39

http://img.over-blog.com/500x375/2/82/90/77/Photo0095.jpg

 

Le 26 janvier 2012 à Rouen, une conférence débat a été organisée sur le sujet de la Dette. Un peu plus de 60 personnes ont participé.

Autour de Gérard FILOCHE, ancien inspecteur du travail, co-auteur du livre "DETTE INDIGNE", étaient présents Nicolas ROULY, Conseiller général de Grand-Quevilly, responsable de la formation au sein de la Fédération PS 76 et Olivier MOURET, adjoint au maire de Rouen, secrétaire fédéral d'UMA76

Après les interventions de Nicolas Rouly et Olivier Mouret, Gérard Filoche pris la parole près d'une heure. 

Dette de la Grèce, Agences (ou officines) de notation, TVA sociale furent notamment évoqués. 

La parole fut ensuite donnée à la salle pour un débat dans lequel la campagne des présidentielles n'était jamais bien loin. 

Gérard Filoche, membre du conseil national du PS, a su captiver la salle et a été très convainquant sur le fond et la forme.

Il a illustré sa conviction de la nécessité d'une majorité de gauche et du vote Hollande avec la formule "Avec la gauche on n'a pas tout ce qu'on veut, mais avec la droite on a tout ce qu'on ne veut pas !".

Les participants qui ont acheté de nombreux livres pour poursuivre leur réflexion sont repartis avec le plein d'arguments à faire partager autour d'eux tant dans les collectifs unitaires, dans les luttes sociales que dans la campagne électorale qui a débuté.

Le 27 janvier, une conférence du même type a regroupé une centaine de personnes, venues de la 9ème circonscription, dans la salle du Moulin bleu à Fécamp.

 

 

Ci-dessous une vidéo d'une intervention du 8 décembre 2011 à Levallois-Perret sur le même sujet :

 

 

 

Intervention de Gérard Filoche à partir de la 30e minute.

 

 

 

Merci à Hervé Bateux pour la photo

 

lien : hern.over-blog.com

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 16:10

http://www.npa2009.org/sites/default/files/images/12420.preview.jpg

 

 

Article de Gérard Filoche

 

 

À l’UMP, ils prétendaient se moquer du « partage du travail ». Tout était de la faute des 35 h.

 

Quand il y avait crise, selon eux ( Raymond Barre, Sarkozy ou Bayrou) il fallait « travailler plus » pour s’en sortir. Ils vantaient Alfred Sauvy, « c’est le travail qui crée le travail ». Travailler moins c’était la faute à la gauche et la course à l’abîme. Il fallait, selon eux, des horaires à la carte sur la journée, la semaine, l’année, des retraites à la carte, des heures supplémentaires défiscalisées, non contingentées, moins majorées. Ils ont fait une loi TEPA pour que l’état paie (4,4 milliards par an) ces heures supplémentaires à la place des patrons. Ils ont cassé des conventions collectives comme celle de la restauration afin d’autoriser jusqu’à 360 heures supplémentaires par an. Ils ont déduit les temps de transports professionnels du temps de travail effectif. Ils ont dérégulé le contrôle des durées du travail. Ils ont violé les directives européennes pour permettre, dans certains cas, aux cadres de travailler plus que la durée maxima européenne de 48 h par semaine et les forfaits jours sans respect du repos quotidien européen de 11 h. Ils veulent faire travailler jusqu’à 62 et 67 ans. Ils ont facilité l’annualisation, les modulations. Ils ont multiplié par deux la précarité, les CDD, les « stages », les intérims, les saisonniers, les horaires et contrats atypiques… Il leur fallait 45 h sans gain de salaire ! Et ils y sont presque arrivés car la durée réelle du travail moyenne doit être de 41/42 h aujourd’hui – souvent déclarée et payée 35. Jamais il n’y a eu autant de « flexibilité » en matière de travail et jamais autant de « rigidité » en matière de salaire.

 

Et ils ont obtenu 4 510 000 chômeurs, record historique absolu !


Et si le sarkozysme continue (des milliards en plus pour les banques, des milliards en moins pour les salariés), nous aurons au moins 500 000 chômeurs en plus dans l’année 2012.

Auxquels il faut ajouter une estimation d’au moins 500 000 non-inscrits, radiés, RSA forcés…et plus de 3,5 millions de précaires, 3 millions de temps partiels. C’est-à-dire qu’ils ont imposé, en fait, contre tous leurs dires, un PARTAGE du temps de travail mais un partage sauvage, féroce, brutal entre surtravail, sous travail et sans travail.

 

Et qu’est ce qu’ils proposent encore aujourd’hui ?


Comme en 2008/2009, du temps où ils ont commencé à donner des milliards aux banques plutôt qu’aux salariés : du CHOMAGE PARTIEL FORCE. En 2009 Sarkozy avait déjà fait 600 000 chômeurs partiels forcés et il avait payé 300  millions d’euros pour ça : il faisait déjà « travailler moins pour gagner moins » !  C’est l’état qui payait ! Pendant ce temps-là, les patrons étaient soulagés, ils pouvaient baisser les salaires, écouler leurs stocks, garder leurs profits intacts, et même l’état versait des « primes à la casse » (6,5 milliards) pour que, quand même, leurs automobiles puissent se vendre.

 

Comment peuvent-ils prôner le chômage partiel et taper sur les 35 h en même temps ? Proposer du chômage partiel contre le chômage, c’est augmenter le nombre de chômeurs. C’est partager le chômage à défaut de partager le travail. Et surtout baisser les salaires.


Il n’y a pire contradiction que d’encourager les heures supplémentaires et organiser le chômage partiel. C’est pousser à ce que certains qui ont un boulot travaillent deux fois plus à la place d’autres qui n’en ont pas ou n’en auront plus. La division inégalitaire de la société s’accroîtra.

 

Le seul résultat de tout cela est encore de baisser les salaires. De 20 ou de 30 % comme en Grèce. Mais si les salaires baissent encore avec du temps partiel forcé, cela aggravera l’austérité et la récession dans une spirale infernale.

 

La France n’a jamais été aussi riche de son histoire et ses richesses aussi mal partagées, c’est de là que vient tout le mal. Il ne faut pas baisser les salaires pour garder les profits, il faut AU CONTRAIRE augmenter les salaires et baisser les profits. REDISTRIBUER pour RELANCER !

 

Le chômage d’aujourd’hui provient de ce que les banksters auxquels des centaines de milliards ont été donnés, les ont reçus sans condition, sans contrôle et qu’ils continuent à donner les mêmes ordres, à imposer des ratios, des crédits qui sont conditionnés, orientés, attribués contre l’emploi et les salaires. Les banksters qui continuent de jouer librement à l’économie casino, précipitent l’euro, l’Europe vers le précipice et ils ne sont pas contrés mais encouragés par Sarkozy qui veut en permanence, tous les jours, les « rassurer ».

 

Ce type-là fait tout pour ses riches amis du Fouquet’s : il décide donc sans vergogne de faire « travailler moins pour gagner moins » après avoir hurlé sur tous les tons qu’il fallait « travailler plus pour gagner plus »  et qu’il serait le « président du pouvoir d’achat » !

 

Il devait faire reculer le chômage, il l’organise. Il refusait le partage du travail, il l’impose férocement et inégalement. Il appelle produire plus, il alimente la récession. Il dit qu’il fallait éviter à la France le sort de la Grèce, et comme prévu, il lui impose le sort de la Grèce.

 

Au moins les 35 h c’était pour tous et sans perte de salaire ! (il n’y eut en l’an 2000 que 0,3 % des accords qui interprétèrent la loi avec un gel temporaire des salaires). Elles permirent, même mal contrôlées, 400 000 emplois de plus en 2000.

 

Au moins la retraite à 60 ans et les préretraites à 55 ans pour les salariés usés, cela se défendait quand on souffre de  25 % des jeunes actifs au chômage.

 

On n’a pas « tout essayé contre le chomage de masse » : il faut une sorte d’échelle mobile des heures de travail.

Au contraire du sarkozysme délirant et dangereux, à 5 millions de chômeurs, Il n’y aura pas de réduction du chômage de masse sans réduction du temps de travail sur la semaine, sur l’année et sur la vie.

il faut rendre les heures supplémentaires plus coûteuses que l’embauche. 50 % dés la 36e heure. 100 % après 40 h.

Il faut baisser les durées maxima du travail de 48 h à 44 h. Il faut rendre les deux jours de repos consécutifs, dont le dimanche à tous les salariés – par la loi.

 

Il faut imposer un repos quotidien de 13 h pour la santé autant que pour l’emploi.

 

Le retour à la retraite à 60 ans s’impose quand les salariés ne cotisent en moyenne que 36 annuités et que 2 seniors sur 3 sont au licenciés, au chômage, inaptes ou malades à partir de 55 ans.

 

La question qui se pose aujourd’hui est même celle de conforter les 35 h hebdomadaires et de préparer  les 32 h : elles sont officiellement voulues par la majorité écrasante de la gauche (EELV, FdG, une majeure partie du PS).

Qu’est-ce que l’UMP va y opposer ? Sinon les 32 h mais avec perte de salaire ?  Osons le débat alors : il faut les 32 h sans perte de salaire ! Nous avons le taux de productivité horaire le plus élevé au monde ; nous resterons « compétitifs », ce qui se passera c’est qu’il y aura une redistribution entre profits et salaires dans le sens des salaires, on travaillera mieux, moins tous, et on gagnera plus.

 

C’est le seul but de l’UMP/MEDEF, leur seule obsession en fait : la durée du travail, la flexibilité, c’est la forme, le prétexte, leur seul but, c’est de baisser les salaires bruts et nets. Pour maintenir les profits, la concentration des richesses. C’est ce que ferait le chômage partiel imposé, ce qui affaiblirait encore les caisses de retraite, la sécu, le logement, l’éducation… ce qui creuserait les déficits, alimenterait la dette et la dette, c’est leurs bulletins de vote, c’est leur argument, c’est leur bible, c’est leur moyen de chantage, c’est leur idéal chéri pour rester au pouvoir, quel qu’en soit le coût pour le peuple, en souffrance au travail et en misère sans travail.

 

Vive les 35 h avec hausse de salaire. Préparons les 32 h sans perte de salaire !

 

Reconstruisons le code du travail, ses durées légales, maxima, contrôlées, et contrôlables !  Pendant 160 ans l’histoire du code du travail a été celle de la réduction du temps de travail. Il a fallu 80 ans entre 1840 et 1920 pour passer de la journée de 17 h à celle de 10 h. Il fallut 70 ans entre 1936 et 2002 pour passer de la semaine de 40 h à celle de 35 h. Et en 70 ans, on a prouvé en pratique, dans la vie réelle, que l’on pouvait A LA FOIS faire QUATRE choses : produire plus, avoir plus d’emploi, gagner plus et travailler moins longtemps. Il a fallu que depuis 8 ans des intégristes néolibéraux dangereux veuillent faire tourner la roue de cette histoire à l’envers. Ils échouent à 4 510 000 chômeurs. Restaurons le droit du travail, c’est la civilisation, la dérégulation du droit du travail comme celle des bourses et de la finance, c’est la catastrophe, c’est un crime économique. Le droit DU travail, c’est du droit AU travail.

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Published by uma76 - dans Gérard Filoche
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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 22:43

 

Vous pouvez voir dans la vidéo ci-dessus, lors d'une Assemblée citoyenne le 8 décembre 2011 à Levallois-Perret, les interventions de Gérard Filoche (PS) auteur de "Dette indigne" et de Jacques Atlan (PCF) auteur de "L’argent des pauvres... Les milliards des banques".

Le thème de la soirée était "Dette publique, crise financière ? Quelle alternative ? Ne laissons pas les marchés décider de notre destin, prenons le pouvoir sur la finance."

 

source : democratie-socialisme.org


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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 17:00

http://www.marianne2.fr/SlovarMarianne/photo/art/default/925269-1096316.jpg?v=1297165729

 

Article de Gérard Filoche

 

50 arguments pour le droit à une vraie retraite à 60 ans pour tous :

 

Sinon, c’est le chômage qui va gagner

 

1. L’âge de la retraite recule ? le chômage avance.

 

2. Il n’y aura pas de recul du chômage de masse record (5 millions) sans réduction du temps de travail.

 

3. C’est un non-sens d’allonger les durées de cotisations (ou de faire faire des heures supplémentaires) quand on a 5 millions de chômeurs.

 

4. L’autre seul résultat c’est que ceux qui ne seront pas en retraite seront inscrits au chômage…

 

5. 2 salariés sur 3 sont au chômage, licenciés, inaptes, malades, autour de 55 ans.

 

Les jeunes seront aussi pénalisés

 

6. Il y a 25 % de chômeurs parmi les jeunes actifs, pourquoi pousser à ce que les « seniors » travaillent plus, s’il y a une priorité cela doit être pour les jeunes, priorité à la jeunesse !

 

7. 3 jeunes sur 4 ne trouvent un boulot en CDI qu’à partir de 29 ans. 41 annuités c’est la retraite à 70 ans assurée.

 

8. Ceux qui commencent à travailler « tôt » vers 16, 17, 18 ans sont 1 ou 2 jeunes sur 8.

 

9. Et même ceux qui commencent à travailler tôt ont des périodes de chômage qui ne sont pas prises en compte à 100 % dans les annuités.

 

Un salarié qui a travaillé toute l’année peut avoir moins de 4 trimestres validés si sa rémunération est faible. Ce n’est pas la durée de travail dans l’année qui détermine le nombre de trimestres validés mais le montant des salaires soumis à cotisations retraite. Beaucoup ne parviendront pas à avoir suffisamment de trimestres validés à l’âge de 60 ans, ni probablement d’ailleurs à 62. Puisqu’il faut percevoir un salaire de 1772 € brut pour valider un trimestre. Ce qui veut dire qu’un temps partiel au SMIC travaillant 4 trimestres à l’année n’en valide que 3 ! Ainsi, les gens n’ayant pas fait d’études auront le « droit » à la double peine

 

* Contrats précaires et petits salaires dans leur vie active

 

* Retraites amputées à 67 ans

 

Pensons aux caissières d’hypermarchés. Mais qui les avertit et qui se soucie d’elles ? Le calcul de la retraite imposé par Balladur sur les « 25 meilleures années » est ségrégationniste contre les jeunes et pauvres.

 

C’est la santé des salariés qui est danger

 

10. L’espérance de vie « en bonne santé » selon l’INSEE est de 63 ans pour les hommes et de 64 ans pour les femmes (59 ans pour les ouvriers, 69 ans pour les cadres). Toujours selon l’INSEE, en France, l’espérance de vie en bonne santé pour les hommes a baissé de 2007 à 2008, de 63 à 62,4 ans.

 

11. Entre 55 et 60 ans, 2 maladies sur 3 sont liées au travail, entre 60 et 65 ans, 3 maladies sur 4 sont liées au travail.

 

12. La biologie du corps humain n’a pas changé entre 55 et 65 ans. TOUS les métiers sont pénibles. Physiquement et mentalement. Vous voyez un vieil instituteur de 62 ans devant ses élèves ? Un chauffeur-livreur à 59 ans ? Une femme de service de nettoyage à 61 ans ? Un cadre stressé de 60 ans en compétition avec des « jeunes » cadres ? Et un ouvrier du bâtiment de 55 ans devant son marteau piqueur ?

 

13. La principale maladie professionnelle ce sont les TMS, (troubles musculo squelettiques) elles augmentent de 18 % par an depuis l’an 2000.

 

14. Dix millions de salariés sur 24 ont des métiers pénibles physiquement (horaires atypiques = 5 millions, dont 2,3 de nuit ; port de charges divers = 5 millions) et les autres subissent une pénibilité mentale de plus en plus forte (burn out, suicides, harcèlement, stress, troubles psychosociaux, précarité, surexploitation, un milliard d’heures supplémentaires impayées..).

 

15. Mais ce ne sont plus les « coups de grisou » qui tuent comme il y a un siècle : ce sont les accidents cardiaques et vasculaires. 150 000 accidents cardiaques et 100 000 accidents vasculaires : entre 1/3 et 50 % sont liés au travail.

 

… alors que la fiabilité des prévisions démographiques est contredite par la réalité

 

16. Les prédictions de ceux qui disaient qu’on ne peut payer les retraites pour des raisons démographiques sont toutes tombées à l’eau : ils prévoyaient 350 000 naissances par an à partir de 2000, on a eu 850 000 enfants par an depuis l’an 2000.

 

17 : Il y a un « pic » de retraités entre aujourd’hui et 2036. Ensuite ça retombera jusqu’en 2060 où cela remontera. Il suffit d’ajuster le taux des cotisations en fonction des variations année par année.

 

18 : L’ajustement des cotisations sociales retraites peut se faire en temps réel, d’un an sur l’autre, selon les variations démographiques, directement de ceux qui travaillent à ceux qui sont en retraite. Pas besoin de « placer » de l’argent en courant tous les risques dans des fonds de pension aléatoires que les spéculateurs dilapideront dans les îles Caïman.

 

La durée de cotisation réelle moyenne devrait être la référence

 

19. Pourquoi avoir réduit la durée du travail sur la semaine si c’est pour l’allonger sur la vie ?

 

20. Celui qui prétend allonger la durée de cotisations est impuissant à agir sur le réel : actuellement elle recule depuis 10 ans en pratique vers 36 et vers 35 annuités. Aucune des promesses patronales d’aller à l’inverse pour les « seniors »  n’est entrée en pratique.

 

21. Prétendre imposer – sur le papier – 41 ou 42 annuités, le SEUL résultat, puisque la moyenne des salariés ne peut cotiser que 36 ou 35 annuités, c’est 6 ou 7 ans de décote. Comment admettre d’allonger des annuités qui ne seront jamais effectuées et donc baisser les plus petites retraites ?

 

22. Reculer l’âge de départ en retraite à pour seul effet pratique de baisser le niveau des retraites réintroduisant la misère chez les vieux.

 

23. Il faut prendre comme référence le nombre d’années réellement cotisées dans la vie réelle et non pas l’allongement aléatoire de l’espérance de vie.

 

24. Par exemple, si la moyenne réelle des annuités cotisées dans la vie réelle des salariés est de 35 annuités, la référence retenue pour une retraite à taux plein doit être de 35, si elle est de 36 cela doit être 36, si elle monte à 37, cela doit être 37…

 

25. Mais mettre un objectif inatteignable à 41 ou 42 annuités, c’est faire sauter les gens à la perche sans perche, le seul résultat actuel est qu’ils ont une retraite plus basse et non pas qu’ils travaillent plus.

 

26. Depuis 8 ans AUCUNE raison « nouvelle » de repousser l’âge réel de la retraite. Aucun effet d’entraînement dans l’emploi des seniors. Les salariés cotisent MOINS longtemps en moyenne ! 36 annuités seulement ! Pour sortir de la crise, il ne faut pas baisser salaires et retraites mais les augmenter !

 

27. Raison de plus pour ne pas prendre l’espérance de vie comme référence, c’est trop aléatoire : l’espérance de vie régresse aux Etats-Unis depuis plusieurs années, elle régresse aussi depuis trois ans en Allemagne. Travailler plus longtemps vous mourrez plus tôt.

 

Des conditions bien plus dures que dans le reste de l’Europe

 

28. En Allemagne, en Italie, en Espagne, c’est 35 annuités pourquoi 41 ou 42 ici ? Sarkozy a fait la pire réforme contre le droit à la retraite de toute l’Europe.

 

29. En Allemagne, la droite veut fixer les départs à 67 ans, mais en 2029… c’est remis en cause par les syndicats qui l’avaient, hélas, signé parce qu’actuellement, la moyenne des départs est autour de 58 ans…

 

30. En Grande-Bretagne, ils annoncent 68 ans… en 2048 ! Ici, en France, Sarkozy a imposé 67 ans pour le taux plein en 2018, c’est-à-dire demain ! Il faut abroger la loi Sarkozy-Woerth.

 

31. En Allemagne, ce n’est pas du tout pareil qu’en France, parce que nous, on vit un « boom » démographique depuis l’an 2000, 2,04 enfants par femme, en Allemagne c’est 1,4 enfant par femme.

 

Un projet politique pour tous

 

32. 60 ans c’est un DROIT ce n’est pas une obligation ! Mais encore faut-il que ce DROIT soit pour tous ! « d’ordre public social ».60 ans c’est une référence pour tous, un objectif réaliste, contrôlable, clair TOUS ENSEMBLE.

 

33. 100 000 hommes et 50 000 femmes meurent entre 60 et 62 ans, Avec 41 ou 42 annuités, ils mourront sans un seul jour, une seule semaine, un seul mois de retraite après avoir cotisé toute leur vie.

34. La « retraite à la carte » c’est le slogan du Medef : pour complexifier le système et le rendre illisible, pour qu’il n’y ait plus d’ordre public social, que les salariés ne soient plus solidaires. C’est comme la durée du travail « a la carte », le SMIC à la carte… La règle ne sera plus fixée en raison des besoins humains mais en raison des exigences de la productivité.

 

35. 60 ans c’est déjà trop. On doit exiger la retraite à 55 ans dans le bâtiment et dans tous les métiers très pénibles.

 

36. Il ne faut vivre pas moins bien que nos parents : retraites à 60 ans, 35 annuités, à 75 % du salaire calculé sur 10 meilleures années, indexées sur les salaires (ce que proposait encore Lionel Jospin en juin 1997)

 

37. Sinon on subit la double facture : travailler plus longtemps après 60 ans et gagner moins, une majorité de gauche ne peut aller dans ce sens = austérité = récession = crise aggravée = chômage.

 

Respecter la démocratie à tous les niveaux

 

38. Démocratie ! Le seul vote de congrès – unanime – du PS qui a eu lieu c’était à Dijon 2003 pour le droit a la retraite à 60 ans à taux plein. Respectons-le.

 

39. C’est François Hollande qui avait fait voter le congrès du PS unanime de mai 2003 pour la retraite à 60 ans à taux plein !

 

40. Démocratie, débat dans le PS et dans toute la gauche, tous les syndicats : branle-bas de combat pour la défense des retraites à 60 ans pour tous. 60 ans c’est majoritaire et dans la gauche politique et dans les syndicats : pour qui on dirige ? Pour le peuple ou pour le AAA ?

 

41. De toute façon, il y a un risque de ne pas gagner si c’est se trouver en porte-à-faux avec 75 % de l’opinion et les 8 millions de manifestants de 2010 (rien ne s’oublie) qui veulent abroger la loi scélérate Sarkozy-Woerth de pillage de nos retraites : il va falloir s’en rendre compte.

 

42. Oui, il faut écouter les 8 millions de manifestants et 75 % de l’opinion, il faut que François défende la retraite à 60 ans.

 

43. On votera François Hollande, mais nous luttons pour exiger qu’il respecte le rétablissement de l’âge légal de départ à 60 ans.

 

Des richesses, il y en a !

 

44. La « dette » a bon dos pour justifier qu’on ne peut payer les retraites ni hausser les salaires. Elle est la conséquence de choix réalisés par Sarkozy qui veut nous la faire payer. En France, on n’a pas un problème de dette mais de recettes.

 

45. Ne pas céder au chantage des officines de droite qui s’auto intitulent « agences de notation ». Ils ne proposent jamais d faire payer les riches mais de baisser les salaires et retraites des plus modestes

 

46. Ne pas céder au chantage des fonds de pension qui veulent siphonner les retraites. Ne jamais les croire, ne jamais leur confier un seul sou de nos retraites : ils vous prendront tout et ils vous voleront tout, le dilapideront dans les caves à « subprimes » et autres paradis fiscaux des Bahamas.

 

47. La France a 87 % de dette/PIB à cause de Sarkozy qui a vidé la « cagnotte publique » de Lionel Jospin, et remplit les « cagnottes privées » en faisant 24 points de dettes en plus en cinq ans (de 63 à 87/PIB). Mais la France avait 290 % de dette/PIB en 1945 et pourtant elle a mis en place la Sécu et les retraites à ce moment-là.

48. La France est 2,5 fois plus riche qu’en 1982 quand la retraite à 60 ans a enfin été mise en place.

 

49. Salaires et cotisations sociales sont trop bas depuis + de 20 ans, la France n’a jamais été aussi riche, elle peut payer les retraites à 60 ans.

 

50. Le COR l’a expliqué et démontré : avec 0,35 % seulement d’augmentation des cotisations sociales par an d’ici 2036, les retraites à 60 ans (35 annuités, 75 %, 10 ans, > au Smic, indexées sur salaires) sont garanties et payées.

 

Conclusion :

Convainquons, battons-nous, nous sommes la majorité non seulement de la gauche, du salariat, mais du pays tout entier. Qu’on n’ait pas convaincu Sarkozy ce n’est pas une surprise, hélas, vu le personnage et sa politique 100 % réactionnaire, mais ce n’est pas tolérable, il n’a pas écouté le peuple. Lui, il est pour la retratie à 70 ans et 45 h sans gain de salaire. Mais François Hollande est candidat et socialiste, lui, il peut et doit entendre davantage.

 

 

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 19:55

http://www.barbararomagnan.eu/wp-content/uploads/2011/10/gfiloche.jpg

 

Article de Gérard Filoche


 

Les gouvernements libéraux ont abandonné leur pouvoir politique aux banques, aux agences de notation et aux grands actionnaires. Ceux-ci ont donc toute liberté pour spéculer contre les Etats et contre l’euro !

Pour brouiller les pistes et cacher cette forfaiture, Sarkozy n’avait pas hésité, il y a trois ans à Toulon, à dénoncer les dérives du capitalisme financier, en pleine tourmente financière internationale.

Mais, trois ans plus tard, les critiques du rôle de la BCE ne peuvent masquer la soumission aux traités européens. Les missions de la BCE sont contraires à celle qui doivent être confiées à une banque centrale : elle devrait être un outil au service de la puissance publique et de la création monétaire !

Battre Sarkozy qui nous ment !

Trois ans plus tard, le héraut de la lutte contre le capitalisme financier est celui qui a diminué les recettes en réduisant l’impôt des riches, en multipliant les niches fiscales et les exonérations de toutes sortes. Si telle n’avait pas été sa politique, ni le déficit budgétaire, ni la dette publique n’auraient cette ampleur.

Et c’est le même qui se fait le chantre de la rigueur en taxant plus durement les salariés, qui attaque le droit à la santé et prépare de nouvelles mises en cause des 35 heures, de la retraite, du Smic, etc. Le même qui impose la règle d’or sur l’équilibre des budgets et le contrôle de son application par la technocratie bruxelloise.

Dans son discours de ce 1er décembre 2011, il promet du sang et des larmes, mais pas pour tout le monde, pas pour les créanciers spéculant aux dépens des Etats et de ceux qu’il veut faire payer. Mais il n’a proposé aucune solution pour résoudre la crise : d’une part, il ne veut rien imposer aux spéculateurs, il les protège et doit faire comme Merkel ; d’autre part, en faisant payer les moins riches et les pauvres, Merkel et lui cassent toute relance. Peu leur importe pourvu que les spéculateurs spéculent.

Trop c’est trop ! Sarkozy ment. C’est la marionnette des banques et des multinationales. Depuis le Fouquet’s il a clairement affiché son camp. Cinq ans ça suffit, il faut le battre en mai 2012, nous voulons gagner !

Pour l’unité de la gauche

Nous ne voulons pas courir le risque d’un effritement progressif des intentions de vote en faveur de François Hollande. Effritement qui redonnerait des chances à Sarkozy et… à Le Pen. Tout indice de division de la gauche nous menace de finir comme en 2007 ou comme en 2002.

Chaque fois qu’un candidat de la gauche fait appel à Bayrou, lui propose un poste de ministre, il fait croire qu’il est en difficulté, il lui donne de la crédibilité et il lui permet de bénéficier de voix de gauche au premier tour. C’est ce qui s’est passé en 2007 où la moitié des 18 % que Bayrou avait obtenues étaient des voix de gauche abusées par le crédit qui lui était attribué et qui ont manqué à la candidate socialiste pour créer une dynamique de second tour.

Chaque fois qu’un candidat socialiste fait appel à Bayrou, il ne gagne pas les voix de droite qu’il convoite, mais il en perd à gauche : il perd des électeurs qui ont, certes, tort de s’abstenir car ils laissent passer Sarkozy en tête du premier tour et… laissent accéder Le Pen au second tour. Mais les électeurs de gauche sont déstabilisés par ce rejet de l’unité de la gauche et ce mépris pour les voix de gauche prêtes à se reporter au second tour sur le candidat choisi par la majorité d’entre eux.

Pour un programme commun de la gauche !

Le débat a eu lieu au Parti socialiste sur le projet. Et à l’unanimité, l’orientation générale est bien de desserrer la contrainte et redonner sa place à la puissance publique pour répondre aux urgences sociales avec l’emploi, le pouvoir d’achat, la santé, le logement, l’éducation… maitriser les banques avec une banque publique d’investissement, remettre l’Europe sur ses pieds au service des peuples. Autant de points communs qui permettent d’ouvrir le débat avec toute la gauche pour un programme commun.

Il est urgent de défendre une orientation de combat de la gauche contre la droite, celle votée par les militants, celle attendue par les millions d’électeurs qui ont participé à la primaire, celle souhaitée par les millions de manifestants qui ont combattu la contre-réforme des retraites. Il est temps de donner une réponse à toutes celles et tous ceux qui se mobilisent dans les entreprises, les écoles, les quartiers… La polarisation gauche-droite doit reposer sur des propositions concrètes et pas seulement sur des valeurs.

Tout dépend de nous !

Le sursaut est possible tout comme l’ancrage à gauche. Ouvrons le débat sur le programme dont la gauche a besoin, multiplions les initiatives pour un audit citoyen de la dette publique, participons aux mobilisations sociales des prochaines semaines … C’est la voie pour chasser Sarkozy, isoler Le Pen et changer vraiment.

 

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 21:55

http://www.rmc.fr/images/article/2011-11-28T203140Z_1_APAE7AR1L0T00_RTROPTP_3_OFRTP-FRANCE-CHOMAGE-REACTIONS-20111128.JPG

 

Article de Gérard Filoche

 

Il a le culot de nous redire à Toulon : “il faut travailler plus” et “c’est le travail qui crée le travail”, pour sortir de la crise il faudrait soi disant travailler plus longtemps...

C’est l’homme du record historique du chômage toutes catégories confondues : 5 millions, Sarkozy est allé les chercher avec ses dents. 5 millions qui ne peuvent pas travailler dans le monde de Sarkozy C’est l’homme qui en pleine crise, en 2009 a contraint 600 000 salariés a du chômage partiel forcé, il ne les a pas fait travailler plus mais moins et en gagnant moins, bien sur. Il a permis, par la loi, du chômage partiel contraint, forcé, à 1000 h par an et il payé 300 millions d’euros de l’état pour faire travailler moins ces 600 000 salariés...

Surtout, surtout que Sarkozy ne vienne pas dire que “ce n’est pas sa faute” ou qu’il “lutte contre le chômage” ! Comment ose t il faire campagne et aller se faire prendre en photo en serrant les mains d’ouvriers pour se faire ré élire ? Rarement président sortant n’aura eu un bilan aussi catastrophique et haïssable. La honte devrait le pousser à démissionner et à passer la main. Mais non, il plastronne. Car il espère, d’ici 2012, avec ses cinq grands patrons de presse complices, Dassault, Pinault, Arnaud, Lagardère, et Bouygues réussir à tromper, à mentir, à tricher sur ses vraies responsabilités.

Huit millions de pauvres. Trois millions de précaires. Trois millions de temps partiels. Cinq millions de chômeurs. 50 % des 23 millions de salariés occupés gagnent moins de 1580 euros.

Et une inégalité voulue, orchestrée, avide, sans précédent : la France n’a jamais été aussi riche, au 3e rang mondial des millionnaires. La richesse par adulte en France a triplé mais, en dépit ou grâce à la « crise », ces gains ont été concentrés en 2009, entre les patrons du CAC 40 qui ont gagné en moyenne 190 fois le Smic, les grandes entreprises françaises qui ont surmonté la crise avec une explosion de leurs profits dés 2010, les 10 plus grosses fortunes amies de Sarkozy qui possèdent à elles seules 14,2 millions d’années de Smic, les 100 plus gros contribuables qui se partagent 3 milliards d’euros par an, les 5 % de la population qui possèdent 50 % du patrimoine. Et pas besoin de travailler pour les amis parasites de Sarkozy : les 100 Français les plus riches se sont partagés, sans rien faire, en 2010 un revenu fiscal de 2,8 milliards d’euros, constitué à 94 % de revenus de leur capital.

Sarkozy, c’est un concentré vivant de la haine des riches exacerbée contre le peuple. Il est le serviteur le plus dévoué et le plus féroce des actionnaires. C’est pour leur plaire qu’il a oeuvré à dépasser le record de chômeurs. Non seulement il a donné 110 milliards de cadeaux fiscaux aux plus fortunés, aux rapaces du Fouquet’s, chaque jour à ses amis les banquiers et du CAC 40, mais il a organisé l’économie de telle façon qu’il a réussi à augmenter le nombre de chômeurs officiels à 4 459 000 (+ 500 000 de sans droits). Délibérément car il sait que c’est la meilleure façon de faire pression sur l’emploi et les salaires.

Sarkozy attise le cancer du chômage par toutes les mesures qu’il prend, puis ensuite, il s’attaque aux chômeurs eux-mêmes à leurs droits, à leur dû, à leur assurance. Et il en profite pour développer comme Le Pen la haine des « étrangers » comme si c’étaient eux qui prenaient le boulot des Français. Il cultive autant qu’il peut avec TF1 l’insécurité qui résulte de 45 % de chômage provoqué, attisé, dans les banlieues.

C’est Sarkozy, dans sa campagne électorale de 2007, qui voulait la déréglementation boursière, qui militait pour les subprimes, les prêts hypothécaires, et c’est ce monde, le sien, qui nous a entraîné dans la crise de la dette. Ce sont les centaines de milliards donnés aux banques dés 2008 plutôt qu’aux salaires et à l’emploi qui ont abreuvé les spéculateurs jusqu’à l’effondrement d’aujourd’hui. La façon dont Sarkozy et Merkel, année après année, 2009, 2010, 2011 mois après mois, cèdent aux banksters, aboutit aujourd’hui à mettre en grave péril l’Europe et l’euro.

Toutes les réponses de Sarkozy aggravent la crise : il développe la rigueur tout azimut, détruit le droit du travail, casse la protection sociale, la retraite, la santé, les écoles, les équipements collectifs, brade l’électricité, le gaz, la fonction et la sécurité publique. Il va même y avoir des « trains privés » bientôt, le comble de la bêtise archaïque absurde. Les services privés sont plus couteux que les services publics car ils « siphonnent » le fric pour les actionnaires, comme en témoignent les « ententes » entre les différents groupes « piranhas » du téléphone, les cliniques et laboratoires privés, les maisons de retraite privées…

Avec Fillon, Bertrand chaque jour, ils enlèvent des droits, rognent les congés maladies, diminuent les indemnités, le remboursement des médicaments, ils désorganisent les durées du travail. Ce sont eux qui ont fait une loi TEPA pour pousser aux heures supplémentaires ceux qui avaient un boulot au détriment de ceux qui n’en ont pas. Ce sont eux qui ont de facto poussé à une durée du travail réelle moyenne de 42 h au lieu de la durée légale à 35 h. Ce sont qui poussent l’Europe à adopter la semaine de 65 h. Ce sont eux qui imposent ainsi un partage féroce du travail inégal, injustifié entre sans travail, sous travail à temps partiels et sur travail. Comment Sarkozy ose t il s’en prendre aux 35 h alors que la durée réelle de ceux qui travaillent est en moyenne dans la vie réelle de 41/42 h en France ? Il y a 1 milliard d‘heures supplémentaires impayées, non déclarées, non majorées, et c’est l’équivalent de 600 000 emplois. C’est trop, beaucoup trop, avec 5 millions de chômeurs, il faudrait 32 h. On ne fera JAMAIS reculer le chômage de masse sans réduire la durée du travail ! Ceux qui ont un boulot travaillent évidemment trop au détriment de ceux qui n’en ont pas.

Comment Sarkozy ose t il s’en prendre à la retraite à 60 ans quand 25 % de jeunes sont au chômage ? Quand 2 “seniors” sur 3 sont au chômage, licencieés, inaptes, malades ? Quand la durée réelle dans la vie réelle des annuités cotisées est en moyenne de 36 annuités ? Il prétend qu’il “choisit de faire travailler plus longtemps plutôt que de baisser les retraites” alors que c’est justement le fait de fixer la durée du travail à 41,5 annuités au delà de 60 ans et le fait que les salariés ne peuvent pas atteindre ces annuités, dans deux cas sur trois, qui aboutit à ce qu’il y ait des “décotes” et à ce que les retraites baissent ! Quel menteur, quel manipulateur !

Ce sont eux encore, Sarkozy Fillon, qui bloquent les salaires bruts et nets, le SMIC, paralysant l’économie, taxant n’importe quoi, les boissons sucrées et les mutuelles de santé, les indemnités des accidentés du travail, et les jours de maladie rendus non indemnisés dorénavant inéquitablement. Les salariés ne peuvent plus consommer même des produits de base et l’économie se délite de ne pouvoir trouver de consommateurs pour ce qui se fabrique encore. Dans notre fabuleux pays riche, cinquième puissance du monde, le 10 du mois, des millions de gens n’ont plus que des pâtes à manger.

Voilà qu’ils veulent encore plus de flexibilité, alors qu’elle règne déjà de façon meurtrière dans le travail : suicides au travail, burn out, accidents, maladies professionnelles augmentent. Il refuse tout contrôle sur les licenciements boursiers, spéculatifs, abusifs. Il a même inventé la sinistre « rupture conventionnelle » qui a fait perdre leur emploi, sans motif, à 600 000 salariés en trois ans.

Du travail, il y en a pour tout le monde, il faut des infirmières, des médecins, des professeurs, des ingénieurs, des informaticiens, des chercheurs, des ouvriers d’industrie, du bâtiment, du transport, des services de toutes sortes… Mais Sarkozy raréfie le travail exprès, il supprime les indispensables fonctionnaires, asphyxie les associations, restreint tous les investissements et crédits en laissant les banques continuer sur notre dos à jouer à l’économie casino, à spéculer, à dilapider dans les îles Caïman.

Au lieu de s’en prendre à la gigantesque fraude fiscale il s’en prend à la dérisoire « fraude sociale ». Au lieu d’imposer les fortunes accumulées, les 5 % de riches qui possèdent 50 % du patrimoine, il envisage une « TVA sociale » à payer par les salariés. Au lieu d’augmenter les cotisations sociales, il envisage de les supprimer. Au lieu d’augmenter massivement les salaires, il persiste à « baisser le coût du travail » (qui a déjà perdu de façon insensé 10 points en faveur des profits). Sarkozy refuse de contrôler les échanges, supprime les services de douanes, il refuse de lutter contre le dumping social en Europe. Il est opposé à tout SMIC européen. Il refuse de séparer banques de dépôts et d’affaires, il refuse d’interdire les ventes d’actions à découvert. Il laisse se désertifier le pays, il a livré nos industries métallurgiques Arcelor à Mittal, il laisse fermer les entreprises les plus performantes, et même les PME pourvu que ça arrange banques et spéculateurs, il n’a fait que baisser l’impôt sur les sociétés, la taxe professionnelle, il laisse Total empocher 14 milliards de bénéfices, jamais les dividendes n’ont été aussi grassement versés.

Il n’y a pas de pardon pour pareil bilan, Sarkozy “de Toulon 1 à Toulon 2”, n’est pas un homme qui lutte contre la crise, il fait semblant, c’est un bonimenteur, il a crée “la crise”, il la nourrit, il l’aggrave, il essaie sciemment de s’en servir au mieux pour décourager, faire peur, et se ré imposer, Sarkozy c’est à la fois le fléau du chômage incarné, de la pauvreté, de la misère, la sangsue des riches et des rentiers.

 

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 11:31

http://www.democratie-socialisme.org/IMG/arton2512.jpg

 

 

Vous pouvez voir dans la vidéo ICI, le débat entre Gérard Filoche, Alain Minc, Bernard Maris, Sébastien Huygue dans l'émission "Objectif Elysée" animé par Serge Moati avec pour thème : Le modèle social en question.

Le débat auquel participe Gérard Filoche commence à la 12e minute.

 


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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 14:03

http://www.democratie-socialisme.org/IMG/arton2508.jpg

 

 

 Hommage de Gérard Filoche à Danielle Mitterrand

 

 

Une grande dame, comme on dit, mais surtout une militante, une femme d’un courage, d’une indépendance, et d’une obstination à gauche exceptionnelle vient de disparaître. Danielle Mitterrand, on lui doit toutes et tous un hommage profond, sincère, admiratif. Pas seulement des mots émus, mais des salutations politiques exemplaires et reconnaissantes.

 

C’est celle qui a défendu Cuba contre l’infâme blocus économique des USA, quand presque personne n’osait plus le faire autant qu’il le fallait.

 

C’est elle qui rappelait qu’on ne peut pas étrangler ainsi un pays et une révolution et qui faisait savoir ici, en France, devant l’incurie médiatique, que l’ONU condamne unanimement ce blocus insensé de la plus grande puissance du monde contre une île courageuse de 11 millions d’habitants, seulement parce que celle-ci n’est pas “alignée” sur la dictature de la finance mondiale.

 

C’est elle qui a pris position, contre toute sa proche famille, pour appeler à voter “non”, courageusement au referendum du 26 mai 2005, à ce catastrophique Traité constitutionnel européen qui conduit maintenant l’Europe au bord du gouffre.


C’est elle qui menait campagne pour la protection de l’eau comme le bien humain n°1 dans le monde entier, et qui n’a pas hésité à dénoncer les faux sociaux démocrates assassins qui tiraient à la mitrailleuse lourde en Bolivie contre le peuple lorsque celui-ci exigeait que l’eau pillée par un trust français lui soit rendue.

 

C’est elle qui menait campagne pour les droits de l’homme, là, où les préjugés des banques et des capitalistes interdisaient de le faire. Plus particulièrement, il me fut donné à un moment, il y a quelques années, de répondre à son appel, pour un délicat problème et de l’aider, ce fut pour moi l’occasion personnelle de découvrir toute sa dignité, son attention scrupuleuse aux droits, et chacun des échanges que nous eûmes alors, me revient aujourd’hui avec émotion et tristesse.

 

Bravo Mme Mitterrand vous avez fait quelque chose de bien de votre vie, de la vie. Quelque chose d’exemplaire qui vaut des larmes, de l’honneur et de la fierté à gauche.

 

 

 


Autre hommage à Madame Mitterrand.

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 20:08

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a9/Filoche.jpg/220px-Filoche.jpg

 

Article publié sur democratie-socialisme.org

 

Le Parquet ne fait pas appel contre la relaxe de Gérard Filoche.

Voilà qui est un double désaveu : contre le directeur général du Travail, Jean-Denis Combrexelle, qui avait « chargé » Gérard Filoche dans une lettre indigne et refusé de lui accorder la « protection fonctionnelle » ordinairement accordée aux agents de l’inspection mis en cause en justice dans l’exercice de leur mission. Jean Denis Combrexelle, qui dînait régulièrement avec Denis Gautier-Sauvaignac, l’homme de la caisse noire d’argent sale de l’UIMM, lors de la « recodification » du Code du travail dont il était chargé… se voit donc démenti, la justice estimant finalement que Gérard Filoche ne doit plus être mis en cause du tout.

La procureur, qui avait poursuivi, envoyé en correctionnelle, et demandé 2000 euros d’amende en première instance, en mettant en cause arbitrairement, politiquement, la personnalité professionnelle de Gérard Filoche plutôt qu’un prétendu acte d’entrave à un CE, se voit également démentie : il n’y a plus matière à procès !

Voilà sept ans qu’un acharnement procédurier qui ne reposait sur rien impliquait l’inspecteur du travail, dans un procès hors norme qui n’aurait pourtant jamais dû avoir lieu.

Il ne reste plus que les chefs de l’entreprise Guinot, et leur avocat Me Varaut, qui ont fait appel. Ce sont des patrons maintes fois reconnus comme délinquants et condamnés, au pénal comme aux prud’hommes, pour fraudes au Code du travail, abus de biens sociaux, pour entrave à l’exercice des droits syndicaux et des IRP, et dont une des spécialités est le non-paiement des heures supplémentaires, eux, qui font faire 41 heures par semaine payées 35.

La salariée Nassera F. de retour de congé maternité, déléguée CGT qui avait été victime de discrimination, a vu tous ses droits reconnus et réparés, ayant gagné 12 procédures sur 12 depuis sept ans. La Cour d’appel du Tribunal administratif lui avait donné définitivement raison, de même qu’elle avait donné raison aux décisions juridiques professionnelles de Gérard Filoche et annulé les décisions contraires de sa hiérarchie, tant au niveau départemental DDTE qu’au niveau national, DGT. Il est spectaculaire qu’ainsi la justice tranche aussi clairement de façon répétée et confirmée contre Combrexelle et pour Gérard Filoche. Reste à ce qu’il en soit de même contre Guinot.

Les médias qui avaient su annoncer avec vigueur le renvoi en correctionnelle de Gérard Filoche, il y a deux ans, font un silence déontologiquement surprenant depuis.

 

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