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MLG76

Blog des militants socialistes de Seine-Maritime qui se reconnaissent dans la motion "Maintenant la Gauche !" déposée par Emmanuel MAUREL lors du Congrès de Toulouse du Parti Socialiste.

 

contact : MaintenantLaGauche76@yahoo.fr

 

 

  

 

Vive La Gauche 76

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 09:53

 

Ce n’est pas si simple que ça de percevoir ce que veut vraiment le gouvernement de gauche de Jean-Marc Ayrault et de François Hollande en matière fiscale

Son premier ministre du Budget, le fraudeur Jérôme Cahuzac avait pu affirmer que « la réforme fiscale était faite »… sans être démenti.

Le second ministre du budget, Bernard Cazeneuve, venait juste d’annoncer 15 milliards d’économies sur le budget « jusqu’à la fin du quinquennat ». Autrement dit l’austérité pendant cinq ans.

Depuis la concession majeure de 20 milliards de crédit d’impôt au Medef, le ministre des Finances, Pierre Moscovici a dénoncé lui même un « ras le bol fiscal » et cédé à maintes reprises face aux « pigeons », « poussins », « abeilles », et autres « bonnets rouges » : gel des barèmes, taxes annoncées puis retirées (EBE, PEL, assurances vie, écotaxe…)

Alors c’est le Premier ministre qui crée la « surprise » en annonçant une « remise à plat » de notre fiscalité…mais « à prélèvements obligatoires constants » avec des décisions « à l’été 2014 », pour une « première étape traçant des perspectives » inscrite dans le budget 2015.

Puis le président de la République semble nuancer en expliquant que cette « remise à plat » prendra « le temps nécessaire, c’est-à-dire le temps du quinquennat ».

Puis, c’est encore le Premier ministre qui change les directeurs du Trésor et du Budget, par dessus son ministre des Finances.

Et le ministre des Finances qui réaffirme sa solidarité avec les limogés, en disant que « la forme de ces annonces ne l’avait pas particulièrement réjoui ».

Quel sens ont ces changements ?

Le directeur du Trésor, Ramon Fernandez, et celui du Budget, Julien Dubertret, avaient été nommés par la droite. Ils sont remplacés… mais par des banquiers de combat : la direction du Trésor devait aller à François Villeroy de Galhau, directeur général de BNP Paribas, et celle du Budget à Denis Morin directeur du cabinet de la ministre des Affaires Sociales et de la Santé.

Se séparer des sarkozystes, certes, cela aurait dû se faire dés le début, mais à quoi ça sert de reprendre à leur place, les généraux de l’ennemi, ceux de la grande finance opposés à la séparation des banques de crédit et de dépôt, ceux qui ont déjà concocté, c’était sous DSK, des budgets qui ne combattaient pas la fraude fiscale ni les paradis fiscaux, qui ont contribué à ces 450 niches fiscales qu’il s’agit d’abolir, qui ont justement baissé et rendu moins progressifs les impôts directs sur les revenus et les sociétés ?

« Remise à plat » qu’est-ce que ça veut dire ?

Reconsidération complète ? Révision de fond en comble ? Ou action de remettre au même endroit ? Les premiers éléments entendus sont : fusion CSG/IR, prélèvement à la source.

Mais où ira l’argent du nouvel impôt mixé s’il y a fusion IR/CSG ? Au budget de l’État, où au budget de la protection sociale ? Ce ne serait pas une « remise à plat » mais une contre révolution fiscale ! Pas une simplification mais une confiscation !

L’heure ne serait elle pas plutôt de rétablir une priorité à l’impôt direct et progressif sur le revenu et les sociétés, en l’expliquant ! Plutôt que de multiplier les taxes injustes et proportionnelles comme la TVA, il faut bâtir 20 tranches d’impôt fines et progressives, en défendant l’idée qu’au dessus de 20 fois le smic, il faut un salaire maxima et une tranche d’impôt à 90 %.

Se concentrer là-dessus serait un objectif, clair, immédiat, enthousiasmant pour l’immense majorité des électeurs de gauche. Ce qui permet aux démagogues et autres « poujadistes » de miner l’idée magnifique d’un impôt républicain direct et progressif, c’est la non transparence, c’est la complexité et la multitude des taxes. Si l’on fait rentrer l’argent de la fraude fiscale, si l’on taxe comme il se doit les 59 milliards que les 500 familles pillent en un an sur nos salaires, si l’on établit un salaire maxima, ce sera une « bonne » remise à plat.

Pareille « remise à plat » sera plus simple, juste et plus appréciée, en tout cas, qu’une « reprise en main », un « remettre en un autre endroit » un transfert, un siphonage de nos salaires bruts dans un « prélèvement à la source » qui ruinerait nos caisses sociales.

 

 

source : http://www.democratie-socialisme.fr

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 20:29

http://img.over-blog.com/90x90/1/19/53/86/Israel_Palestine.jpg http://img.over-blog.com/300x234/1/19/53/86/laurent_fabius.png

 

"Maintenant la Gauche Seine-Maritime" se réjouit de la position réaffirmée par la voix de Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères : La France votera en faveur d'un statut d'Etat non membre à l'ONU pour la Palestine.

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, doit demander jeudi aux Nations unies d'accorder ce statut à la Palestine, se disant prêt à entamer des pourparlers avec Israël une fois qu'il l'aura obtenu.

Nous saluons le travail mis en oeuvre par la France depuis l'élection de François Hollande à la présidence de la République et la nomination de Laurent Fabius comme titulaire du Quai d'Orsay : notre pays a retrouvé sa position équilibrée qui lui permet d'être un médiateur impartial et efficace entre les peuples arabes et l'Etat d'Israël, alors que Nicolas Sarkozy s'était aligné sur les positions les plus droitières du Likud et du gouvernement réactionnaire de Benyamin Nethanyahu. Nous en avons vu les résultats lors des négociations en vue d'une trêve entre les groupes palestiniens qui contrôlent la bande de Gaza et l'Etat d'Israël.


Il est temps désormais d'avancer à nouveau vers la reprise des négociations de Paix qui doivent garantir la sécurité des Israéliens et un Etat souverain, viable et démocratique aux Palestiniens dans les frontières de 1967.

Nous espérons que les élections législatives anticipées en Israël soient une étape sur ce chemin, comme la sanction que laissent entrevoir les sondages à l'encontre de l'alliance Likud/Ysraël Beytenu ; la renaissance de Avodha (parti travailliste), enfin débarassé de la figure d'Ehud Barak (qui l'avait abaissé puis abandonné en janvier 2011), et la détermination du Meretz (gauche travailliste et pacifiste) nous semblent également des bases utiles et nécessaires pour l'avenir.

 


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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 06:20

http://cache.20minutes.fr/img/photos/jdn/2012-07/2012-07-04/article_photo_1341376146212-1-HD.jpg



Il faut prendre le discours de Jean-Marc Ayrault comme l’ouverture d’un débat public intense. Le Premier ministre a repris les grandes lignes des propositions de François Hollande pendant la campagne, en martelant qu’il n’y aurait pas de « tournant ».

Les premières réactions, notamment syndicales, ouvrent le débat et montrent la nécessité d’apporter des précisions sur les objectifs comme sur les moyens. La Conférence sur l’école puis la Conférence sociale sont les deux premières échéances de ce débat public.

Les décisions prises en terme de recettes budgétaires avec la fin du bouclier fiscal, la taxation des banques et des pétroliers, le rabotage des niches fiscales d’un côté, et l’abrogation de la hausse de la TVA de l’autre, illustrent une orientation.

Il s’agit d’augmenter les recettes en ciblant les grosses entreprises et les ménages les plus fortunés. C’est un point de départ pour rééquilibrer le partage des richesses en faveur des salariés.

Mais en Europe, la pression des libéraux comme du patronat est telle, que le changement a besoin de la mobilisation et de la vigilance citoyenne.

D’abord le social et les salariés

En effet, il faut entendre ce que dit François Chérèque quand il affirme « c’était la rigueur avant l’arrivée de François Hollande, c’est la rigueur après » et de citer la baisse du pouvoir d’achat et le blocage des salaires dans la Fonction publique.

A juste titre, la CGT va même au-delà de ce constat en demandant « des mesures concrètes et cohérentes permettant de répondre aux préoccupations et aux attentes des salariés, des privés d’emploi et des retraités ».

Tel est bien l’enjeu de la conférence sociale. Jean Marc Ayrault a rappelé mardi devant l’Assemblée nationale les 7 thèmes mis sur la table : l’emploi et particulièrement l’emploi des jeunes ; la formation, le développement des compétences et la sécurisation des parcours professionnels ; les rémunérations et notamment les bas salaires ; l’égalité professionnelle femmes-hommes et la qualité de vie au travail ; le redressement productif national ; l’avenir de nos retraites et de notre protection sociale ; le rôle de nos services publics et de ses agents.

Commençons le 9 juillet

Personne ne pense qu’en 48 heures tout sera réglé. Mais cette conférence doit être un commencement. Le dialogue engagé devra se poursuivre par de véritables négociations tant au plan national, que dans les branches professionnelles ou qu’au niveau territorial.

Par exemple, la faible hausse du Smic annoncée doit être complétée par des mesures sur les bas salaires et les grilles. Et le gouvernement peut montrer la voie avec la négociation des salaires dans la Fonction publique.

Pour qu’il en soit ainsi, la mobilisation à tous les niveaux (politique, syndical, associatif) est indispensable. Car les forces qui freinent toute avancée sont considérables. La Finance, le patronat, tous les lobbys, la commission européenne et ses dogmes, la « règle d’or » d’Angela Merkel. Tout est en place pour bloquer le changement.

Déjà, les banquiers semblent avoir fait renoncer François Hollande à son calendrier sur le livret A dont le doublement du plafond était prévu pour juillet. Ce doublement permettait un début de réorientation de l’épargne mais surtout une politique de relance de la construction de logements sociaux et, derrière la relance du secteur du bâtiment, celle de nombreux secteurs industriels.

Se donner les moyens du changement

Lutter contre la fraude fiscale, contre le droit du travail bafoué et contre les licenciements « boursiers », lutter pour l’égalité entre les femmes et les hommes, cela demande des lois, des mesures gouvernementales, des accords négociés… mais cela demande aussi des moyens.

Pour le ministère de la justice, la création de postes semble acquise. Mais il faut discuter aussi et surtout des créations nécessaires de postes dans les services concernés du ministère des Finances et du ministère du Travail. De même, la modification de la tarification à l’hôpital doit comprendre un volet « emplois » tant les tensions sont fortes dans le secteur public de la santé.

Que tout ne soit pas prioritaire, c’est facile à comprendre, que des compromis soient nécessaires et négociés cela ne peut être qu’une bonne méthode face à la brutalité de la droite sarkoziste pendant 5 ans.

Il faut avec Jean Marc Ayrault affirmer : « Non nous ne renonçons à rien.». Et le confirmer dans les faits avec une vigilance sociale et citoyenne de tous les instants. Ce sera aussi en débat dans le congrès du Parti socialiste à la rentrée.

 

 

 

source : http://www.democratie-socialisme.org/

 


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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 20:27

http://www.parti-socialiste.fr/static/styles/460px/public/7484/jean-marc-ayrault-le-premier-ministre-de-francois-hollande_0.png 

 



 


Jean-Marc Ayrault 62 ans, ancien professeur d’allemand, est Député-Maire de Nantes, et est depuis 1997, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. 

Jean-Marc Ayrault est né le 25 janvier 1950 à Maulévrier dans le Maine-et-Loire. Son père était ouvrier dans une industrie textile et sa mère couturière. 

 
Il s'engage d'abord au sein du Mouvement rural de la jeunesse chrétienne (MRJC) à Maulévrier, sa ville natale qui s'étend entre Nantes, Angers et Cholet. Par la suite, il rejoint la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), puis l'Action catholique ouvrière (ACO) avant d'adhérer au Parti Socialiste au lendemain du congrès d'Epinay en 1972.


Parallèlement à sa carrière d'enseignant, Jean-Marc Ayrault milite au Parti Socialiste. En 1976, à 26 ans, il est élu le plus jeune Conseiller général de France. En 1977, à 27 ans, il est élu maire de la ville de Saint-Herblain, jusque là détenu par le RPR devenant par la même occasion le plus jeune maire de France d'une commune de plus de 30 000 habitants.

Lors des législatives de 1986, Jean-Marc Ayrault se fait élire député.


En 1989, il poursuit son ascension politique en devenant maire de Nantes, ville alors détenue par la droite. Depuis, il y a été réélu trois fois (1995, 2001, 2008).

 

En 1997, brillamment réélu dans sa circonscription, Jean-Marc Ayrault est nommé président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale en raison de son sérieux et de son enracinement local. 


Fin décembre 1997, il est condamné à une peine de six mois de prison avec sursis et 30 000 F d'amende pour favoritisme, après l'octroi, de décembre 1991 à décembre 1993, sans mise en concurrence ni appels d'offres ni contrat, du marché d'impression du journal municipal nantais. Il a depuis bénéficié d'une réhabilitation de plein droit.

 

 

À l’approche de l’élection présidentielle de 2007, il proclame dès septembre 2006 son soutien à Ségolène Royal dans le cadre des primaires organisées par le Parti socialiste.

 

Proche du nouveau président de la République François Hollande, il soutient ce dernier dans le cadre de la primaire socialiste de 2011 et participe activement à sa campagne présidentielle. 

 

 

Jean-Marc Ayrault a été nommé Premier ministre le 15 mai 2012 par François Hollande.

 

 

A lire cet article d'Alain Besson sur Jean-Marc Ayrault

sources : http://fr.wikipedia.org - http://www.politique.net - http://hern.over-blog.com
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