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MLG76

Blog des militants socialistes de Seine-Maritime qui se reconnaissent dans la motion "Maintenant la Gauche !" déposée par Emmanuel MAUREL lors du Congrès de Toulouse du Parti Socialiste.

 

contact : MaintenantLaGauche76@yahoo.fr

 

 

  

 

Vive La Gauche 76

Archives

10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 08:10

Plusieurs réunions se sont tenues réunissant des membres du bureau national, des députes et sénateurs, des responsables socialistes qui travaillent à une motion commune pour une nouvelle majorité du parti socialiste

- capable de peser pour réorienter à gauche la politique du gouvernement,
- capable de réussir la fin du quinquennat en redistribuant les richesses
- capable de sauver le Parti socialiste de l’échec terrible qui le menace
- capable de rassembler la gauche en un programme d’action et un gouvernement rose rouge vert

Il y a 6 contributions représentées, celles de VLG déjà commune, celle de MLG, celle d’UMA-IR, celle de D&S, celle « pour un éco socialisme » auxquels se joignent d’autres militants du pole écologiste.

Ce projet de motion commune est dicté par les nombreux accords qui se sont manifestés depuis un an avec les défaites successives aux élections municipales, européennes puis départementales. Le congrès est historique, la survie du PS et de la gauche sont en jeu.

Un « premier signataire » a été retenu avec un consensus général qui s’est établi sur son nom : ce sera Christian Paul, député de la Nièvre.

Travailleront avec lui Pouria Amirshahi, Laurent Baumel, Pascal Cherki, Aurelie Filipetti, Gérard Filoche, Daniel Godlberg, Jérôme Guedj, Benoît Hamon, François Kalfon, Marie-Noëlle Lienemann, Fréderic Lutaud, Emmanuel Maurel, Paul Quilès, et d’autres comme Gaétan Gorce, Gwenegan Buy, etc…

Le sens du travail collectif, au consensus, avec le respect de toutes les sensibilités est la clef de la réussite de cette nouvelle motion unie.

Retrouver le sens du collectif et du travail en équipe est la condition nécessaire à l'unité du parti et de la gauche.

Maintenant la Gauche en sera l'un des piliers.

Créons la dynamique ensemble pour réussir la deuxième partie du quinquennat, en regagnant la confiance de l'électorat de gauche, en inversant la spirale de l'échec à commencer par les régionales de décembre 2015 que la gauche doit gagner sur la base d'un projet partagé.

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 20:04
Loi Macron et 49-3 : Pas glorieux !

Emmanuel Macron n’a pas trouvé de majorité pour adopter son projet de loi fourre-tout, et c’est tant mieux ! Resucée du très libéral rapport Attali, ce projet de loi part du principe que pour relancer l’économie, il faut toujours plus libéraliser et détricoter les protections que les salariés ont conquises par leurs luttes. Cette orientation n’a rien de moderne, elle est même assez ringarde. Mise en œuvre depuis plus de trente ans dans l’Union européenne, elle a plongé notre continent dans la crise et le chômage de masse. Cette politique n’a pas grand chose à voir avec les combats du socialisme et de toute la gauche.

Utiliser le 49-3 n’est vraiment pas très glorieux car cette procédure bâillonne le Parlement. Elle a toujours été condamnée par les socialistes. La ligne Valls-Macron n’a pas de majorité. Il est temps, plus que temps que l’exécutif s’appuie sur la majorité de gauche qui existe au Parlement et mène une politique qui en revienne aux engagements de la campagne de 2012.

PS :

La position de François Hollande en 2008 sur l’utilisation du 49-3… : http://www.huffingtonpost.fr/2015/02/17/francois-hollande-49-3-droits-parlement-loi-macron_n_6698300.html

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 15:32
Retour sur la cérémonie des Voeux de "Vive La Gauche" en seine-maritime #ViveLaGauche

Plus de 150 personnes étaient présentes aux voeux de la section de Saint Etienne du Rouvray emmené par son secrétaire de section David FONTAINE, autour de Christian PAUL, député et ancien ministre et d'Emmanuel MAUREL, député européen le 21 janvier 2015.

Une vraie réussite et de vrais débats.

Une soirée enrichissante et structurante pour l'avenir de notre Parti.

VIVE LA GAUCHE !

Retrouvez les phrases marquantes de cette soirée :

Emmanuel MAUREL :

"C'est l'attachement à un certain esprit français, celui des Lumières, qui s'est exprimé dans les manifestations du 11/01"

"Si le seul message qu'on retient des événements c'est 'silence dans les rangs' c'est un contresens"

"La priorité c'est la lutte contre le chômage avant la réduction des déficits, donc soutenir l'investissement"

"La base de la Loi Macron c'est plus on déréglemente, plus on dérégule, plus on privatise, mieux c'est = vieilles idées libérales"

"Le sursaut passe par le retour de la souveraineté populaire. Elle en prend un coup quand on dit qu'il n'y a pas d'alternative"

"Mobilisons-nous pour le pouvoir d'achat, un modèle social protecteur et des services publics de qualité"

"Face à la dette, la vraie solution c'est la hausse du nombre de personnes qui travaillent et donc des rentrées fiscales"

Christian PAUL :

"Nous n'avons pas été élus pour mener une politique d'inspiration libérale qui mène au désespoir notre électorat de gauche"

"Ces jours-ci je trouve que la devise républicaine est un magnifique programme"

"L'une des principales rentes en France c'est celle des frais bancaires que les banques nous prélèvent"

Retour sur la cérémonie des Voeux de "Vive La Gauche" en seine-maritime #ViveLaGauche
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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 21:02
Liberté chérie, Liberté Charlie #JeSuisCharlie

Au delà des mots, tout sens se perd devant l'horreur absolue qui s'est déroulée hier au coeur de notre pays, au sein même de Paris ville des lumières.

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Au delà des actes, toute démocratie ressent une profonde douleur et une indicible crainte dans son avenir.

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Au delà des hommes brisés, la liberté reste fragile et un idéal dont la quête est une lutte vitale pour l'humanité toute entière.

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Au delà de ce 7 janvier funeste, je veux croire en un monde plus solidaire et uni, déterminé à résister à la négation de l'homme.

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Au delà des pleurs et des larmes, rendons hommage aux hommes et aux femmes qui avaient fait de la liberté leur ligne de vie et qui l'ont perdu pour cela.

Olivier MOURET

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 09:08
Charlie Hebdo face à l'horreur #JeSuisCharlie

Le 7 Janvier 2015 est un jour noir où notre démocratie qui a été attaquée de la manière la plus lâche et aveugle.

La barbarie a frappé Charlie Hebdo, des journalistes et dessinateurs (parmis lesquels Cabu, Charb, Tignous et Wolinski) ainsi que des policiers ont été lâchement assassinés.

Charlie Hebdo représente un symbole de liberté dans notre pays et c'est avec une immense émotion que j'ai découvert comme vous les noms de ceux qui ont été sauvagement assassinés au nom d'on ne sait quelle cause, si ce n'est de s'attaquer à la Liberté, à la Démocratie, et au combat quotidien, mené par ce journal et ceux qui le font vivre, combat contre les extrémismes, l'obscurantisme d'où qu'il vienne, et pour garder ce qui fait la force de notre pays, la Liberté, l'Egalité, la Fraternité sans oublier la laïcité.

Arnaud MOUILLARD

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 20:23

Jean-Claude Branchereau

 

Pouvoir d’achat

Augmenter les salaires et les minimas sociaux

par Jean-Claude Branchereau – section de Sotteville-lès-Rouen 76

Alors que la déflation guette, que l’électorat socialiste et de gauche déserte les urnes, il est urgent d’inverser la tendance. L’Etat doit donner l’exemple en augmentant le point d’indice dans la Fonction publique. L’autre signe fort serait d’augmenter d’un euro le smic horaire ou de 10% le Smic mensuel (une hausse de 150 euros par mois). Le projet socialiste de 2011 affirmait : « Le Smic constitue un levier à court terme pour améliorer les conditions de vie des plus modestes et stimuler la consommation. La revalorisation de son pouvoir d’achat sera engagée après des années d’abandon par la droite ».

Cette hausse du Smic doit s’accompagner du plafonnement à 20 Smic des salaires les plus élevés.C’est une réponse aux contreparties à donner au pacte de compétitivité. Ce serait un formidable encouragement aux négociations annuelles obligatoires dans les entreprises privées et les branches pour augmenter les salaires. Cela permettra, enfin, de relancer la demandepour en finir avec la stagnation qui détruit des emplois.

Le nombre de femmes et d’hommes vivant en dessous du seuil de pauvreté ne cesse d’augmenter. C’est intolérable dans la cinquième puissance économique du monde. La revalorisation des minima sociauxdoit être engagée en parallèle à l’augmentation du Smic.

Encadrer les loyers, construire des logements sociaux

L’insuffisance d’offre de logements pousse à la spéculation et à la hausse des loyers. Il est urgent d’inverser cette tendance. Le financement de la construction de nouveaux logements sociaux – respectant les normes environnementales – est une nécessité absolue pour lutter contre le réchauffement climatique. C’est, aussi, un gisement de croissance pour le secteur du bâtiment.

Une nouvelle hausse du plafond du livret A, une juste rémunération de celui-ci, permettrait de faire progresser les encours utiles au financement de logements sociaux et à la rénovation thermique du parc actuel. Le fléchage d’une partie des 1 500 milliards d’euros de l’assurance-vie(défiscalisée) vers la satisfaction de besoins sociaux aurait la même fonction. L’aide de l’Etat à ces placements doit avoir pour contrepartie le financement de politiques publiques : la reconversion énergétique de l’habitat social, avec la baisse du coût de l’énergie et de l’empreinte carbone.

Un travail conjoint entre les forces de gauche, le mouvement associatif, les résidents, le mouvement HLM doit permettre une mobilisation des forces pour obtenir des objectifs de haut niveau concernant l’offre de logements et l’encadrement du montant des loyersafin de redonner du pouvoir d’achat aux familles comme aux jeunes.

 


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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 20:17

Elizabeth-Labaye.jpg

 

Contributions d'Elizabeth Labaye


 

Fonction Publique

Avec le gel du point d'indice, les fonctionnaires n'ont pas été choyés par le gouvernement, même si Marylise Le Branchu fait ce qu'elle peut. Mais qu'un député radical (je n'ose dire de gauche) en rajoute m'oblige à réagir. Les fonctionnaires, ces pelés, ces galeux … absentéistes qui coûtent au pays? Certes le rapport ne dit pas les choses en ces termes, mais après la saignée sarkosyste et les agressions verbales, on pouvait espérer mieux! Rappelons que les fonctionnaires sont en première ligne pour répondre aux besoins, et c'est particulièrement difficile dans cette période. Ils s'efforcent de maintenir le lien social, d'aider les plus défavorisés, de compenser les inégalités, de permettre de se former, de se soigner, d'accéder aux services publics. Tout n'est pas parfait, il est normal de bien utiliser l'argent public, et la Fonction publique ne peut être statique. Mais elle ne l'est pas, et des négociations, parfois difficiles, peuvent permettre au fil du temps de faire progresser le service public en respectant les agents. Un fonctionnaire heureux et en bonne santé sera un agent efficace. Cela suffit d'entendre parler d'absentéisme, sans même tenir compte du % de femmes (qui induit un nombre plus élevé de congés maternité) ni de l'âge (moyenne plus élevée dans la FPT que dans le privé). C'est nier les renoncements aux soins fréquents chez les fonctionnaires territoriaux (trop de petits salaires), et qui ont une incidence sur leur état de santé. C'est refuser de reconnaître la responsabilité des employeurs (les élus) sur les conditions de travail. Qualité du travail et qualité de vie au travail: en parle- t-on dans suffisamment dans nos collectivités? Interrogeons- nous sur les causes des absences avant d'agiter le bâton du jour de carence. Quelle tristesse! Alors que nous avions bataillé (et la ministre avec nous) pour faire abroger cette décision inique, elle revient «à gauche». Et pourquoi vouloir introduire des «ruptures conventionnelles»? Certainement pas pour faciliter la mobilité des fonctionnaires! Il y a bien d'autres mesures pour la faciliter! Quant à la «boite à idées» pour faciliter la GRH... je suggère d'écouter les organisations syndicales qui ont des idées sur le sujet, de créer des espaces et des temps pour que les personnels puissent s'exprimer sur leur travail et faire des propositions. Pour l'essentiel, les préconisations de ce rapport ne prennent en compte ni les besoins des populations (on peut se demander pourquoi nos élus ont «tant» embauché -si ce n'était pas pour servir la population),ni les fonctionnaires eux-mêmes. Je me demande qui va voter pour nous en 2017(et avant...)

 

Accès aux soins

Des choses positives dans le projet de loi: mesures de prévention notamment et généralisation du tiers payant. Mais il faut plus de courage dans la lutte contre les dépassements d'honoraires, car le système mis en place est inefficace voire contre- productif. Il est urgent de revenir sur le sujet. De manière générale, le parti doit être plus offensif sur les questions de santé et d'accès aux soins. Il faut réfléchir sur la pertinence et l'efficacité de notre organisation (articulation ville/hôpital) et sur le paiement à l'acte, évidemment productiviste. Il faut mieux différencier dans notre discours et dans les mesures prises, les assurances privées et les mutuelles solidaires à but non lucratif. Alors qu'il était annoncé une généralisation de l'accès à une complémentaire, il semble que s'amorce un recul. Les renoncements aux soins risquent donc de s'accroître. Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur ce risque. Avec l'éducation, la santé doit être une priorité dans le combat pour l'égalité.

 

Une école bienveillante pour les élèves et les personnels.

La refondation est en marche. Dans quelques années, on constatera le bénéfice des nouveaux rythmes. Le chantier de l'éducation prioritaire est en cours. Les enseignants sont consultés sur les programmes école-collège (encore faudra- t- il en tenir compte !). La question de l'évaluation des élèves a été lancée, et on parle de suppression du redoublement. Oui, il faut avancer : prof principal au collège et au lycée, je me suis battue contre les redoublements, d' expérience très peu efficaces sauf au cas par cas avec des élèves motivés. Les élèves «sauvés» d'un redoublement forcé, ont leur bac (pas glorieusement, mais qu'aurait permis un an de plus?).Cela suppose des moyens adaptés -aide réellement individualisée, tutorat... Surtout, le regard qu'on porte sur les élèves est décisif: ils sont bien meilleurs qu'ils ne le croient! C'est à nous de le leur dire. Pour les enseignants, il faut faire plus: les conditions de travail ne s'améliorent pas, des classes surchargées en lycée, des difficultés d'organisation en écoles, un alourdissement du travail pour les directeurs/trices. Des hiérarchies intermédiaires – parfois formatées sous Sarkozy- crispent le climat scolaire. Au delà, l'école est impactée par le contexte socioéconomique; la persistance de l'échec scolaire blesse les collègues qui vivent le difficilement. Ils sont en permanence confrontés aux débats qui traversent la société (voile, genre..) Aussi, le mal-être voire la souffrance au travail se diffusent. Pour faire du bon travail, les profs surinvestissent. Et vivent douloureusement ce qu'ils perçoivent comme leur propre échec. La qualité du travail, la qualité de vie au travail passent par l 'expression des personnels sur leur travail. Il y a urgence à agir, à valoriser ce métier, sa rémunération. Vincent Peillon a fait évoluer «le décret de 50» dans un dialogue social constructif avec les OS. Il faut continuer cette démarche: refonder l'école ne se fera pas sans les enseignants, encore moins contre eux. Or, ces métiers vont être bouleversés par l'école numérique. Les formations technologiques et professionnelles doivent s'adapter aux besoins nouveaux de l'économie et impliquent des changements de contenus et de pratiques. Parce qu'ils doivent maitriser et rendre accessibles des connaissances en mouvement, les professeurs doivent être recrutés à un haut niveau, bénéficier d'une formation initiale solide et d'une formation continue obligatoire, être encouragés aux démarches pédagogiques innovantes. Si l'on ne veut pas échouer à recruter les fameux 60000 enseignants, démontrons qu'enseigner est toujours un beau métier!

 

Conforter l'état social pour redonner du sens à l'impôt

 

Face à «l'impôt bashing» imprudemment développé y compris à la tête de l'Etat, il me semble important que soit redonné un contenu visible à l'état social, que nous devons promouvoir. La rengaine «on donne trop à l'état», ce qui enlève du «pouvoir d'achat» devrait davantage être combattue, non seulement de manière théorique mais en démontrant à quoi sert l'impôt. Ceux qui déclarent une overdose d'impôt ont-ils aussi une overdose de services publics? Ceux qui veulent plus de policiers dans leur quartier, moins d'élèves dans la classe de leur enfant, etc... font- ils la relation avec l'impôt qu'ils paient-ou non d'ailleurs? Il est urgent de remettre l'état social au coeur de notre projet, de le moderniser pour qu'il soit plus efficace, plus juste, proche des gens et utile à tous.Cela peut supposer de réorienter, de supprimer, de créer des missions de service public. Pour qu'il fonctionne, on a besoin de l'impôt. Pour que celui -ci soit supportable et accepté, il doit être payé par le plus grand nombre et progressif. C'est pourquoi il fallait une réforme fiscale (type fusion de l'IRPP et de la CSG). Aujourd'hui, les mesures prises (dans le souci louable d'aide aux plus modestes) non seulement ne redonnent pas de la progressivité, mais créent un fossé entre ceux qui estiment «payer toujours pour les autres» et ceux qui seraient «assistés». Comme le bouclier sanitaire ( proposé par Martin Hirsch il y a quelques années) portait en germe un risque pour la sécurité sociale, on voit bien aujourd'hui que se forge une sorte de bouclier social dangereux pour les solidarités. Celles-ci se délitent, chacun se dit prêt à supprimer les «acquis» qui semblent profiter à d'autres. Renoncer à l'universalité -contributive et redistributive- déstabilise le principe vertueux de la contribution; assécher les ressources publiques affaiblit l'état social et ses capacités, mécontentant alors le contribuable et renforçant son hostilité à l'impôt. Certes, il faut préserver le pouvoir d'achat individuel (c'est d'abord sur les salaires et l'emploi qu'on doit agir), mais le pouvoir d'achat collectif de biens et de services publics, durables, qui renforcent le lien social, ce n'est pas mal non plus! Pour une société respectueuse de l'environnement, moins gaspilleuse, plus partageuse, citoyenne et solidaire, construisons un pacte social pour le XXIeme siècle à partir des besoins nouveaux des personnes et des territoires. Si les objectifs sont partagés, la contribution de chacun apparaîtra légitime à tous.

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 19:30

 

Arnaud Mouillard

 

Démocratie et représentation

par Arnaud MOUILLARD

 

Face à la montée de l’abstention lors des élections et de la désaffection des français vis-à-vis des partis de gouvernement qui se traduit par la montée de l'extrême droite, il faut faciliter la possibilité d’être candidat à toute élection à tout citoyen.


Notre démocratie souffre à la fois d’un manque de représentativité et d’une remise en cause croissante de la légitimité des représentants politiques. Cela conduit à un l’éloignement des citoyens de la vie politique.


Comme le précise le rapport d'information sur le statut d'élu de juin 2013, les quelque 500.000 élus locaux en France ne reflètent pas la population française (davantage de retraités, de fonctionnaires et de cadres, de moins en moins d’ouvriers et de petits travailleurs indépendants) et peuvent être perçu uniquement comme des « professionnels de la politique ».


Pour améliorer la représentativité, plusieurs actions peuvent être mises en place comme la limitation des mandats dans le temps (2 mandats consécutifs dans la même fonction, voir 3 pour les maires de communes de moins de 1000 habitants), permettre à tous les candidats de pouvoir prendre un « congé pré-électoral » (durée à définir) pour se consacrer à leur campagne pour des fonctions de parlementaire ou d’exécutif local ou encore établir l'égalité entre les salariés élus du public et du privé. En effet, les élus fonctionnaires dont le mandat se termine retrouvent un poste et un salaire équivalents à ce qu'ils auraient obtenu s'ils avaient poursuivi leur carrière. Les élus du secteur privé peuvent se retrouver au chômage, d'autant qu'ils n'ont pas toujours pu exercer leur métier durant la durée de leur mandat.


Il est nécessaire qu'un statut de l'élu local soit défini.

 


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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 19:33

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Plus de 220 militants socialistes de Haute-Normandie étaient réunis le 2 octobre à Saint-Etienne du Rouvray à l'invitation du secrétaire de section David Fontaine au banquet republicain de rassemblement de la gauche pour que vive la gauche.

L'ancien député et Président du Département de l'Essonne Jérôme Guedj retenu pour les prochaines élections sur son territoire s'est adressé à nous via un petit film dont le message principal était le rassemblement de la gauche.

Présence et beau discours de Laura Slimani, Présidente des MJS. Discours tout aussi rassembleur de David Cormand (EELV). Puis discours optimiste de Gérard Filoche pour une alternative à la politique de l offre.

Il y a des choix différents possibles. Des militants nombreux s'expriment en disant qu ils ne changeraient pas une virgule à son discours. Un moment politique et convivial pour que la gauche soit réunis et qu ensemble nous puissions gagner la bataille contre le chômage. Qu'enfin les richesses soient mieux redistribuées pour redonner espoir aux françaises et aux français.

 

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 18:58

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 Dessin de Besse paru dans l'Humanité Dimanche

 

 

Michel Sapin, le ministre des Finances de Manuel Valls, a récemment déclaré : « Notre amie, c’est la finance, la bonne finance ». 
Une déclaration qui, selon l’AFP, aurait « déclenché des rires dans la salle » lors des Rencontres économiques d’Aix-en Provence, le dimanche 6 juillet.
                                                                                                                                                                                    
 C’est en réponse à sa propre question « Y-a-t-il une finance heureuse, au service d’investissements heureux ? » que Michel Sapin a répliqué qu’il pouvait y avoir une « bonne finance ». Il prenait ainsi le contre-pied de François Hollande qui, lors de son discours du Bourget, en 2012, n’avait pas fait de détail en affirmant « Mon ennemie, c’est la Finance ! »

Cette finance à la fois bonne et heureuse serait, si l’on en croit Michel Sapin, celle qui finance les investissements aux entreprises et aux ménages. Elle ne pèserait donc pas bien lourd à côté de la mauvaise. Lors du débat sur la « Loi bancaire » de Pierre Moscovici, en 2013, Gaël Giraud, chercheur au CNRS et à l’Ecole d’Economie de Paris, avait précisé ce qu’il en était des activités des banques utiles à l’économie » : « Aujourd’hui, sur 8 000 milliards de total de bilan bancaire français, seuls 10 % servent au financement des entreprises. Et 12 % au financement des ménages. Le reste ce sont des opérations de marché ». Soit, 22 % de bonne finance et 78 % de mauvaise !

Le constat ne s’arrête malheureusement pas là. Lors de la dernière crise bancaire, la « mauvaise finance », dont Michel Sapin reconnait qu’elle « a été à l’origine en grande partie de la crise de 2008-2009 » avait chassé la bonne et les banques n’accordaient plus aucun crédit. Le crédit interbancaire lui-même avait sombré corps et biens car les banques n’osaient même plus se faire crédit entre elles.
Sans l’aide massive des Etats de l’Union européenne qui a contribué à gonfler lourdement leurs dettes publiques[1], le crédit à l’économie, « aux investissements heureux »,  aurait purement et simplement disparu, en même temps que le système bancaire.

La mauvaise finance a-t-elle, pour autant,  été régulée depuis 2008 ?  Michel Sapin affirme que, de ce point de vue, « le chemin parcouru est considérable ». De quel chemin peut-il bien s’agir ?
La loi bancaire du 26 juillet 2013 qui devait mettre en application le 7ème engagement de François Hollande : « séparer les activités spéculatives des banques de celles qui sont utiles à l’investissement », n’a rien séparé du tout. De l’aveu même du PDG de la Société Générale, lors de son audition par la Commission des finances de l’Assemblée Nationale, cette loi cantonne moins de 1,5 % des activités bancaires dans des filiales spécifiques.

Ce n’est que dans l’imagination florissante de Michel Sapin que la bonne finance est séparée de la mauvaise. Comme en 2008, la mauvaise finance risque à tout moment de déclencher une nouvelle crise bancaire et de chasser la bonne car rien n’a été fait pour l’en empêcher, la loi bancaire de 2013 ayant été écrite sous la dictée du lobby bancaire.
 


[1] 1 616 milliards d’euros versés par les Etats de l’Union européenne entre 2008 et 2011, selon la Commission européenne « Rapport sur les aides d’Etat accordées par des Etats-membres de l’Union européenne » - 21/12/2012.
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