Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

MLG76

Blog des militants socialistes de Seine-Maritime qui se reconnaissent dans la motion "Maintenant la Gauche !" déposée par Emmanuel MAUREL lors du Congrès de Toulouse du Parti Socialiste.

 

contact : MaintenantLaGauche76@yahoo.fr

 

 

  

 

Vive La Gauche 76

Archives

24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 20:08

 

Par Marie-Noëlle Lienemann

Je suis triste, inquiète et j’enrage de voir la situation de notre pays. Les heurts et les violences qui accompagnent les protestations contre la guerre à Gaza viennent en écho à une crise profonde et multiforme. On a l’impression d’avoir déjà tout entendu à ce sujet : des bouleversements économiques, sociaux, écologiques, géostratégiques et culturels qui s’entrechoquent. La complexité du monde contemporain sert le plus souvent de prétexte à l’inaction et au fatalisme, quand on ne nous serine pas avec les pseudos « réformes » pour accélérer la plongée dans le conformisme de l’ordre dominant. La fermeté des mots, répétés de plus en plus machinalement, cache mal l’impuissance comme l’absence de vision d’avenir et de volonté pour l’engager.

Au fond le constat est simple, sévère, implacable : quand la Gauche ne défend plus les opprimés, elle s’affaiblit en plus de les affaiblir : ils cherchent des issues ailleurs. Si les inégalités s’accroissent, la Gauche perd son crédit et le fossé-voire les antagonismes- se creuse entre les catégories sociales qu’elle doit rassembler pour transformer l’ordre établi.drapeau françiq

Quand la France ne fédère plus autour des valeurs républicaines et ne leur donne pas corps dans le réel tout en se projetant dans l’avenir, le pays se raidit, doute de lui et se disloque. Les replis identitaires de tous poils s’exacerbent et les extrêmes hâtent les confrontations en tout genre.

Voilà fondamentalement où est le problème et où sont nos principaux enjeux.
Plus le temps passe, plus ce scénario se déroule et s’amplifie.

Ne faisons plus semblant de pouvoir sortir de cette spirale infernale sans des choix lourds, sans des ruptures !

Tous les mots ont été usés, bien usés et parfois galvaudés. Puisque nous fêtons l’anniversaire de l’assassinat de Jean Jaurès, nous pourrions parler du réformisme révolutionnaire qu’il prônait face à un monde chaotique et un capitalisme triomphant.

Aujourd’hui, tout est différent mais si ressemblant au fond.

Il faut agir vite mais il faudra beaucoup de persévérance avant d’inverser la logique à l’œuvre. Il faut des priorités à la hauteur de la gravité de la situation. Il faut des ruptures qui entraînent le plus grand nombre et non des coups de menton qui ne font que durcir les positions et accroître les tensions.

On le sait depuis longtemps, les tentations autoritaires refont surface pour masquer l’impuissance économique et sociale et surtout le mécontentement grandissant du peuple. Cela n’a jamais été une solution dans notre histoire, c’est même l’inverse.

De la même façon, qui peut croire que la perspective de réduire le déficit public à 3%, l’amélioration de quelques décimales des données économiques et du taux de chômage constituent des objectifs politiques et peuvent faire office de projet pour une grande nation comme la France ?

Notre pays a besoin de grandeur, d’ambition, de force et de cohésion. Elle a besoin de retrouver l’épopée républicaine que le libéralisme a voulu stopper net. Tout ce qui fait les fondamentaux de notre pays et de notre modèle républicain est contesté, condamné et percuté par les principes libéraux et les tenants de globalisation actuelle, à savoir la souveraineté populaire, le refus des droits divins- hier du roi, aujourd’hui des marchés-, le rôle de l’État incarnant l’intérêt général, les services publics, la mutualisation des risques et bien sûr la devise républicaine avec cette égalité honnie des libéraux et la fraternité au mieux réduite à la charité Sans parler de la laïcité qui est mise à mal et risque de reculer à chaque instant dans notre pays comme ailleurs tant elle est confrontée aux théoriciens du choc des civilisations, de la guerre entre le bien et le mal et aux communautaristes.

Alors si nous n’assumons pas réellement une voie singulière et, d’une certaine façon, de résistance à l’air du temps, à la domination de ce modèle qui cherche à s’imposer partout sur la planète mais qui, de fait, n’y arrive pas, nous allons connaître beaucoup de déconvenues.

Soyons nous-même et défendons l’universalisme issu des lumières qui est, au fond, aux antipodes de cet occidentalisme présenté comme une évidence, comme la parade aux invasions barbares.
Chaque fois qu’on propose une voie singulière, on nous rétorque qu’elle est impossible car les autres européens n’en veulent pas, qu’il faut se fondre dans un ensemble plus vaste pour compter dans la mondialisation. Mais pour quoi comptons nous dans ce vaste libre marché ? Quelle force économique en avons-nous tiré ? Quelles avancées tangibles pour notre peuple avons-nous gagnées ? Poser la question, c’est déjà y répondre. Rien de fort ou de significatif ne nous vient spontanément à l’esprit

Lorsque la France  marque les esprits sur la scène mondiale, c’est par son siège à l’ONU, par ses positions singulières, sa diplomatie autonome et l’intervention de son armée.

Assumer une voie singulière, ce n’est pas sortir du concert des nations, c’est même tout l’inverse : c’est y rentrer de plain-pied. Surtout quand sous nos yeux, le continent latino-américain ou les Brics s’organisent pour se faire entendre et reforment, d’une autre façon, ce que jadis on appelait les non-alignés. La France était partenaire, interlocutrice de ces non-alignés car elle ne se résigne jamais à la domination d’une ou plusieurs puissances.


Assumer une voie singulière, c’est parler haut et fort pour dénoncer la mort de civils, de femmes et d’enfants que ce soit à Gaza ou sous les roquettes du Hamas. Assumer une voie singulière, c’est ne jamais admettre que tous les moyens sont justifiés pour défendre son territoire. C’est s’en tenir sans transiger au droit pour Israël d’avoir des frontières sûres et reconnues comme pour les Palestiniens d’avoir un État. Mais le respect du droit international par les deux parties ne souffre pas d’exception. Ce message fort de la France n’est plus réellement audible ni au Moyen Orient ni en France. Il est essentiel de retrouver ces positions claires qui rassemblent depuis très longtemps une grande majorité de Français.

Assumer une voie singulière, ce n’est pas sortir de l’Europe mais ne pas craindre de taper du poing sur la table pour créer les indispensables rapports de force pour la transformer. Au passage à 29 pays, qui peut imaginer que le projet européen puisse être comparable à ce qu’il était entre ses membres fondateurs ? L’élargissement sans fin aboutit inéluctablement à une dilution politique de l’Europe qui ne retrouvera une nouvelle jeunesse que si l’un de ses membres éminents, l’un des membres fondateurs, en l’occurrence la France, pose des actes imposant une réorientation.

Et là, la période s’y prête. Les Anglais sont tentés par la sortie, les europhobes progressent partout, la sortie de crise n’est toujours pas là et sa perspective semble plutôt s’éloigner. On peut quand même être étonné, voir même ulcéré de voir que l’arrivée de Matteo Renzi apparaît, aux yeux des médias européens, plus prometteuse de réorientation que l’élection de François Hollande. Certes, l’illusion sera de courte durée. Mais manifestement la posture mainte fois répétée par le Président conditionnant au respect des absurdes et dangereuses règles du pacte de stabilité et des 3%, la capacité de notre pays à se faire entendre et à peser sur les instances européennes constitue une faiblesse stratégique majeure. La France a d’abord un poids politique qui ne se mesure pas au trébuchet des statistiques financières du moment et surtout de critères qui ne peuvent aboutir qu’à sa fragilisation. Au passage, notre pays est contributeur net de l’Union et donc finance plus qu’il ne reçoit … Cessons de présenter les autres comme des payeurs et nous des assistés. Oui, assumons une voie singulière comme hier de Gaulle ou Thatcher qui n’ont pas craint de l’affirmer pour finalement, chacun a sa manière, se faire respecter et obtenir satisfaction.

Si j’insiste sur la manière dont la France doit se situer dans son environnement dans le monde, c’est parce qu’elle est directement liée à sa capacité d’engager en son sein la reconquête de son modèle républicain, de ses capacités productives, de la reconnaissance de tous ses citoyens et des travailleurs et le retour vers un plein emploi et le progrès social. Ce doit être notre cap et constituer l’absolue priorité, le reste est secondaire. Faire l’inverse serait continuer à plonger notre peuple dans une dépression collective qui tient tout autant de ses conditions objectives de vie que de l’incapacité à se projeter vers l’extérieur et à peser sur le cours du monde.

C’est dans ce sens que s’inscrivent les propositions pour un nouveau pacte majoritaire à Gauche présentées par Gauche Avenir

Mais une chose est certaine, les banlieues, les quartiers populaires, les jeunes, les ouvriers et les employés attendent qu’on cesse de les culpabiliser. Ils seraient chômeurs parce que mal formés, assistés par choix ou insuffisamment compétitifs, coûtant cher aux entreprises, suspects de manquer de patriotisme. C’est une ritournelle bien connue que la Droite a longtemps rabâché, imprimant un signal négatif sur les esprits inquiets devant les crises et un avenir qu’ils ne maîtrisent pas.

Mais là, qu’une partie de la Gauche s’y mette et soit incapable d’incarner à leur yeux le changement promis auquel ils ont aspiré, eux qui ont fait la victoire des gouvernants d’aujourd’hui est difficilement supportable.
Tous ont besoin de considération, de dignité, de soutien et d’une politique qui les place au cœur du redressement du pays, dans la justice. Le pays a besoin d’eux car ils font et sont l’avenir de la France. Alors, ils seront davantage les ambassadeurs convaincus de l’idéal émancipateur de notre République car les faits témoigneront de sa validité. Et c’est la meilleure, voire le seul antidote au basculement d’une partie, certes minoritaire mais dangereuse, prosélyte, vers des idéologies contraires à nos valeurs.
Je parle ici autant des idéologies d’extrême droite que de celles des intégristes religieux

En tout cas, ce peuple de banlieue, ce monde du travail, cette jeunesse en pleine incertitude ne se plaint pas tous les quarts d’heure comme Monsieur Gattaz le fait – et auquel le pouvoir accorde manifestement beaucoup de crédit – de l’insuffisance permanente des aides publiques à leur endroit. Ils pourraient pourtant légitimement le faire.

Retrouvons leur confiance en leur accordant la nôtre. Retrouvons-nous.

 

Vous pouvez également retrouver ce texte sur le blog de Marie-Noëlle Lienemann


Repost 0
18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 20:29

http://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2013/09/mediapart.jpg

 

« Plutôt que de s’attaquer au “ coût du travail ”, il est temps de se préoccuper du pouvoir d’achat », estiment Jérome GuedjMarie-Noëlle LienemannEmmanuel Maurel, membres du bureau national du Parti socialiste et Daniel Vasseur, économiste : « Tout parier sur la politique de l’offre et négliger le soutien à la demande serait une grave erreur.» 

 

En matière de politique économique, les dogmatiques se réfugient toujours derrière les adages inspirés du « bon sens ». Ainsi, sans le dire, de nombreux dirigeants semblent tenir le fameux « théorème de Schmidt » pour irréfutable. On se souvient peut-être que l’ancien chancelier allemand avait, dans les années 70, résumé ainsi sa pensée économique : « les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain ». Cette vieille proposition, comme le retour actuel d’une rhétorique en faveur de la « réhabilitation de l’entreprise » très vintage « années 80 », n’est ni vraie ni fausse. Sa pertinence n’a jamais été scientifiquement démontrée.

En réalité, l’équilibre entre ce qui est appelée politique de l’offre et appui à la demande dépend des circonstances. Dans certaines cas, soutenir les entreprises et rétablir leurs marges peut constituer la priorité car cela permet de relancer la production et la distribution de revenus, donc d’enclencher un cercle vertueux. A d’autres moments, tout miser sur l’amélioration de la situation financière des entreprises peut devenir une erreur tragique qui aggrave le mal et enferme un pays dans un véritable cercle vicieux. Tout comme la volonté de réduire les déficits publics à marche forcée échoue en partie parce que, ce faisant, on pénalise la croissance et les recettes fiscales, la décision de privilégier systématiquement les intérêts des entreprises peut aboutir à l’effet inverse qui est escompté : les priver de débouchés.

Dès lors, il faut sortir de l’opposition simpliste entre « offre » et « demande ».Tout est une question de moment et de dosage. A l’heure actuelle, les enquêtes de conjoncture le montrent sans ambiguïté : les chefs d’entreprises souffrent principalement de l’atonie de la demande. Le niveau exceptionnellement haut du chômage ne s’explique évidemment pas par un coût du travail prétendument trop élevé ou par  un manque de compétitivité. La réalité, c’est qu’en France et en Europe, l’outil de production reste sous-employé. Si cette situation était limitée à notre pays, on pourrait s’interroger sur l’attractivité  de nos productions et de leurs prix. Mais la même tendance s’observe quasiment partout sur notre continent.

De même, le niveau historiquement bas du taux de marge des entreprises  (28,4% en 2012) et sa chute depuis le début de la crise (31,7% en 2007), ne tient évidemment pas à un quelconque dérapage des salaires, qui au contraire n’en finissent pas de stagner ! Les entreprises ne se mettront donc pas à embaucher parce qu’on aura amélioré leur trésorerie en ponctionnant le pouvoir d’achat de leurs salariés. Au contraire, dans le contexte d’une consommation durablement affaiblie, elles pourraient bien choisir de redresser leurs marges en liquidant leurs sureffectifs… Le pire serait alors devant nous.

Dès lors, plutôt que de s’attaquer au « coût du travail », il est temps de se préoccuper du pouvoir d’achat.

Certes, la compétitivité constitue un sujet de préoccupation réel et celle de la France a dangereusement reculé pendant la décennie de gestion du pays par la droite immobile de Jacques Chirac puis « bougiste » de Nicolas Sarkozy. Il faut naturellement relever ce défi, en promouvant l’innovation, l’investissement, la qualité, la diffusion des nouvelles technologies, la transition écologique  – domaines dans lesquels notre pays accuse un retard croissant – et en organisant des filières, piliers d’un indispensable redressement industriel.

Mais, tout en commençant à le faire (ce qui implique un véritable plan de relance et une stratégie de planification digne de ce nom), la meilleure façon de venir en aide aux entreprises consiste aujourd’hui à desserrer l’étreinte d’une demande stagnante voire décroissante. Et ce, quoi qu’en disent leurs représentants officiels (Medef), souvent plus proches des intérêts des grandes firmes mondialisées que des PME qui dépendent des marchés de proximité.

Pour s’accrocher au train d’une reprise mondiale, ou pour prévenir une rechute de l’activité, il n’y a rien de mieux que de maintenir notre secteur productif sous la pression d’une demande dynamique, au lieu de le placer devant l’impératif unique et absolu d’une réduction des coûts.

Pour ce faire, il faut préserver à tout prix le pouvoir d’achat des ménages et des consommateurs. N’oublions pas que le rebond inespéré, et peut-être temporaire, de l’activité au deuxième trimestre de 2013 (+0,5%) est presqu’entièrement dû à la bonne tenue de la consommation (+0,4%), la contribution du commerce extérieur à la croissance étant nulle et l’investissement des entreprises continuant de se réduire. Peut-on croire que ce « miracle » va se répéter si l’on ne se soucie pas du pouvoir d’achat des ménages ?

On nous rétorquera qu’une augmentation massive du pouvoir d’achat profite surtout aux importations ou, a contrario, que le réduire pénaliserait donc peu la production nationale. Les études prouvent le contraire : le contenu de la consommation en production nationale atteint plus de 85% et il est encore plus élevé dans le cas des ménages les moins favorisés, la part des importations étant plus faible qu’on l’imagine habituellement, ne serait-ce que du fait de l’importance croissante des services. Toute mesure qui pèsera sur le pouvoir d’achat des couches populaires, hausse de prélèvement ou économie de dépense, pèsera donc aussi sur nos entreprises. Reporter la charge des unes sur les autres (CICE, projet de remplacer les cotisations patronales d’allocations familiales par la CSG ou toute autre contribution supportée par les ménages) ne sert en définitive personne. Il y a des sacrifices suicidaires et des décisions « vertueuses » qui sont des erreurs.

Pour soutenir une croissance encore balbutiante et bien insuffisante pour faire reculer à elle seule le chômage, comme pour permettre à nos entreprises exportatrices d’être prêtes au moment d’une reprise mondiale, la gauche au pouvoir en France doit proposer un nouveau « policy mix »  et une vision alternative aux stratégies qui ont affaibli notre pays depuis de nombreuses années.

D’où l’urgence d’un grand plan de relance pour moitié consacré au soutien ã la consommation et pour l’autre part sur des grands programmes d’investissements modernisateurs, qui ont un puissant effet d’entraînement à court terme, tout en améliorant la compétitivité du « site de production France ».  Il serait largement autofinancé du fait de son impact positif sur l’activité et l’emploi, très fort en cette période de conjoncture difficile, comme l’ont reconnu les organismes internationaux, à commencer par le FMI. Les compléments indispensables à ces engagements sont une réforme fiscale majeure (en cohérence avec les engagements de campagne de François Hollande) et une orientation prioritaire de l’abondante  épargne des français en faveur de l’économie productive nationale.

Il est temps de « changer de braquet », et de parier sur une approche plus globale, plus systémique, qui marie économie, écologie et société, qui réconcilie intervention publique et initiative privée, mais aussi offre et demande. Les projets de budget et de loi de finances sociales pour 2014 doivent représenter une étape dans cette démarche en limitant au maximum les atteintes au pouvoir d’achat des ménages, en particulier des plus modestes, déjà amplement mis à contribution alors qu’ils souffrent depuis 5 ans des effets de la crise. C’est une nécessité à la fois économique, sociale et politique.

 

Jérome GuedjMarie-Noëlle LienemannEmmanuel Maurel, membres du bureau national du Parti socialiste et Daniel Vasseur, économiste

 

source : http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/180913/pour-une-politique-economique-nouvelle

Repost 0
24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 07:50

http://img.over-blog.com/223x93/1/19/53/86/Le-Temps-de-la-Gauche/logo_MLG_2.jpg

 

 

 

Ce qui n’a pas été annoncé le 14 Juillet devrait l’être le 4 Août.

Les 500 personnes les plus riches de notre pays ont vu leur richesse s’accroître de 25% en un an ! De quoi rassurer tous ces millionnaires et  milliardaires qui présentent notre pays comme « un enfer fiscal qui n’aimerait pas ceux qui s’enrichissent.  »

Discours habituel du MEDEF et autres responsables de la droite !

Manifestement on pourrait par comparaison établir cet adage :  » Heureux comme un riche en France !  »

Trêve de plaisanterie, les chiffres sont scandaleux :

  • La richesse des 500 premières fortunes de France s’établit à 330 milliards d’euros et n’a jamais été aussi élevée. Elle a quadruplé en une décennie et représente 16% du produit intérieur brut du pays. Un dixième de la richesse est entre les mains d’un cent millième de la population.
  • La France compte 55 milliardaires, 10 de plus que l’année dernière. Les dix premiers du classement ont vu leur fortune croître de 30 milliards en douze mois à 135 milliards (40% du total).

Et tout cela au moment où notre pays connaît une crise qui fragilise les salariés les plus modestes, les plus démunis et accroît le chômage, où de nombreuses  entreprises connaissent des difficultés. On notera au passage que cet enrichissement se fait souvent grâce au versement de dividendes substantiels. Or notre pays est l’un de ceux où les dividendes versés sont bien supérieurs à ceux octroyés dans les pays développés et en particulier en Allemagne. D’ailleurs un rapport du Conseil Economique Social & Environnemental (CESE) montrait que ce prélèvement de dividendes pénalisait la compétitivité des entreprises françaises. C’est rarement souligné, en particulier par ceux qui veulent faire croire, à tort, que le "coût" du travail est l’enjeu majeur.

En tout cas, cette situation montre clairement qu’il est plus qu’urgent d’engager une réforme fiscale structurante et de restaurer un impôt progressif, réellement progressif qui contribuera à réduire les inégalités de richesses. Nous avons fait des premières propositions il y quelques semaines. Tout cela a été renvoyé d’un revers de main par le ministre du budget.

2013-04-21lienemann-hollandeDommage !

Mais on aurait pu s’attendre à ce que le Président de la République, en ce jour du 14 juillet placé historiquement sous le signe de l’égalité, annonce des dispositions fiscales pour faire contribuer davantage les plus riches qui manifestement ne connaissent pas la crise.

Quelle mesure immédiate pourrait être prise? Dès la loi de finance, nous devrions voter la création d’une nouvelle tranche à taux accru soit au titre de l’ISF soit de l’impôt sur le revenu et qui ne frapperait vraiment que les très riches. Il y a fort à parier que nous retrouverions vite les 500 premières fortunes cités plus haut.

Jusqu’en 1995, le taux marginal supérieur (celui qui concerne les revenus les plus élevés) de l’impôt sur le revenu (IR) en France était supérieur à 55 %. Il a même atteint 65 % durant deux périodes : en 1966 et entre 1982 et 1985. On peut donc rapidement revenir à des taux marginaux supérieurs très élevés, pour au moins le  cent millième de la population qui possède un dixième de la fortune nationale…

Peut-être que le gouvernement saura faire cette annonce le 4 août prochain car une République convaincante ne saurait être sans combattre les privilèges.


Marie-Noëlle Lienemann

 


Repost 0
2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 21:20

http://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2013/03/1809-120412174411962-1.jpg

 

Article de Marie-Noëlle Lienemann

 

Le débat va bientôt commencé sur l’accord Flexi-securité au Parlement. D’abord bien sûr à l’assemblée nationale, ensuite au Sénat. Le forum organisé par Gauche Avenir, lundi 25 Mars, a été très riche, a montré de larges convergences entre des représentants de toutes les sensibilités de la gauche et des écologistes, en lien avec les organisations syndicales. A l’issue de ces travaux, nous pouvons fixer concrètement des propositions qui  rééquilibreraient le texte  en faveur des salariés et des chômeurs, ou pour le moins l’amélioreraient réellement. Ces propositions se déclineront en amendements parlementaires, elles ne sont pas exhaustives.

  • Sur l’article 1er « généralisation de la couverture complémentaire santé pour les salariés et les demandeurs d’emploi »

Passer la part du coût de protection complémentaire santé financée par l’employeur à 60%

L’objectif est de prévoir un montant minimum de financement de la protection sociale à la charge de l’employeur de 60 %, au lieu des 50 % prévus dans le projet initial. En effet, ce montant est inférieur à ce qui est aujourd’hui observé en moyenne, à savoir 57 % d’après l’IRDES (institut de recherche et documentation en économie de la santé).

Instaurer une portabilité unique pour que les salariés ayant perdu leur emploi conservent pendant 12 mois leurs droits à la complémentaire santé

Dans sa version initiale, le projet du gouvernement limite le bénéfice des droits à la complémentaire santé après la fin du contrat de travail à la durée d’indemnisation du chômage, sans que ce délai puisse excéder leur dernier contrat et sans pouvoir excéder 12 mois. Nous proposons de ne pas pénaliser les chômeurs ne bénéficiant que d’une faible indemnisation, conservant uniquement le délai lié à la durée du dernier contrat dans une limite de 12 mois.

- Instaurer la possibilité pour les accords de branche de comporter une clause de désignation

Le but est de prévoir la possibilité pour les accords de branche relatifs à la protection sociale complémentaire de comporter une « clause de désignation », c’est-à-dire une stipulation imposant aux entreprises de la branche de recourir à un assureur identifié, le plus souvent un institut de prévoyance paritaire.

  • Sur l’article 4 « amélioration de l’information et des procédures de consultations des institutions représentatives du personnel »

Faire peser l’intégralité du coût des expertises, pour appuyer le comité d’entreprise dans l’appréciation des données stratégiques de l’entreprise, sur l’employeur

Il s’agit de supprimer toute dérogation à l’article 2325-40 du code du travail qui pose le principe de financement par l’employeur en matière d’expertise. Les différences de moyens entre les comités d’entreprises (CE) peuvent être très considérables et il est donc important de supprimer les 20% de « reste à charge » qui pèsent sur les CE dans le texte initial.

Concilier les règles de confidentialités liées à l’accès à la base de données avec le droit à l’information des salariés

Le projet de loi fait peser une obligation de discrétion sur les membres des CE et les délégués syndicaux s’agissant des données à caractère confidentielles. Bien sûr, cette obligation se comprend mais elle doit être mise au regard du droit d’information dont disposent les salariés, mise en balance largement confirmée par la jurisprudence. L’amélioration de l’information des institutions représentatives du personnel ne doit pas conduire à un affaiblissement du droit à l’information des salariés.

Renforcer un contrôle à posteriori, par les institutions représentatives du personnel, de l’utilisation du Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi

Cet amendement vise à prévoir une transmission systématique du rapport constatant une utilisation non-conforme à la finalité du CICE à l’administration fiscale, notamment au regard de l’impact sur l’emploi. Il a pour but de démontrer l’impératif de conditionnalité et le cas échéant de remboursement de cette aide publique dont le coût est chaque année de 20 milliards d’euros.

  • Sur l’article 5 « participation des salariés aux instances de direction des grandes entreprises »

Abaisser les seuils de taille d’entreprises pour élargir la représentation des salariés dans les instances de direction

Il s’agit d’élargir considérablement de la présence des salariés dans les conseils d’administration des entreprises. Il est donc proposé d’abaisser le seuil de 5 000 à 2 000 salariés en France et de 10 000 à 5 000 salariés dans le monde, faisant ainsi passer de 25 à 50% les salariés français ainsi représentés par leurs pairs au sein des organes de gouvernance des entreprises. Il s’agit également d’intégrer la notion d’équivalent temps plein pour prendre en compte les salariés à temps partiels dans le seuil et pas uniquement les salariés permanents comme le prévoit le projet initial. Rappelons qu’en Allemagne ce seuil est à 500 salariés soit 10 fois moins que dans le projet gouvernemental.

Doubler le nombre de représentants des salariés dans les instances de direction

Lorsque les conditions de seuils sont remplies, nous proposons de passer le nombre de représentants des salariés de 1 à 2 dans les conseils d’administrations représentants moins de 12 membres et de 2 à 4 lorsque ces derniers comprennent plus de 12 membres. Rappelons qu’en Allemagne au seuil de 2 000 salariés les conseils de direction sont composés par des représentants des salariés à hauteur de 50% (cf. un excellent rapport sénatorial sur la participation des salariés à la gestion de leur entreprise) quand le texte du gouvernement prévoit une représentation à hauteur de 8%.

Faire bénéficier les représentants salariés aux conseils d’administration du statut de salariés protégés

Il s’agit de permettre aux représentants salariés dans les CA de pouvoir exercer librement leurs fonctions d’administrateurs.

  • Sur l’article 7 « majoration des cotisations d’assurance chômage à certains contrats à durée déterminée »

-Taxer tous les contrats à durée déterminée ainsi que l’Intérim

La taxation prévue ne touche que les CDD courts; le Parti socialiste avait toujours plaidé pour la mise en œuvre d’un système de bonus/malus, fondé sur une taxation de tous les contrats précaires (Intérim inclus). Nous proposons ainsi d’élargir la taxation à tous, en envisageant quelques exemptions comme certains contrats d’usage.

  • Sur l’article 8 «  réglementation du travail à temps partiel »

Supprimer la possibilité d’abaisser, par accord de branche, le taux de majoration des heures complémentaires de 25% à taux-plancher de seulement 10%

Jusqu’à aujourd’hui, le taux de majoration des heures complémentaires au-delà d’un volet correspondant à 1/10 de la durée contractuelle était de 25%. Les heures de la tranche entre 1 et 10% au-delà de la durée contractuelle n’étant pas majorées. La majoration de 10% à compter de la première heure est dès lors une avancée, mais elle est compromise par la faculté offerte aux partenaires sociaux de négocier une majoration jusqu’à 10% (au lieu de 25%) pour toutes les heures. Il s’agit de supprimer cette faculté et de maintenir un taux de majoration à 10% pour le premier volet d’heures complémentaires (1/10) et de 25% au-delà.

Réduire le nombre d’avenants maximum au contrat de travail de 8 à 4 par an

Le projet initial revient à ouvrir la faculté pour les employeurs, par accord de branche, à modifier le contrat des salariés au maximum toutes les 6 semaines. Ces avenants, permettant l’augmentation du temps de travail, sont un facteur d’insécurité et de précarité notamment pour les femmes qui doivent concilier vie professionnelle et vie familiale (en 2010 30% des femmes occupaient un travail à temps partiel contre 6% seulement des hommes selon l’INSEE). Nous proposons donc de réduire le nombre d’avenants maximums pour que les contrats de travail ne puissent être modifiés que tous les 3 mois.

Supprimer la possibilité pour l’employeur de refuser jusqu’en 2016 l’application de la durée minimale de travail hebdomadaire de 24 heures pour les salariés à temps partiel

Le texte actuel prévoit que pour les contrats en cours au 1er janvier 2014 et jusqu’au 1er janvier 2016, la durée minimale de 24 heures peut être refusée par l’employeur « compte tenu de l’activité économique de l’entreprise ». Nous refusons cette dérogation aussi large soit-elle et d’instaurer un régime applicable différent entre les salariés qui auront signé leur contrat de travail en 2014 et ceux qui l’auront fait avant. Ainsi, la durée minimale encadrant le temps partiel s’appliquera à tous dès 2014.

  • Sur l’article 10 « mobilité interne dans l’entreprise »

Conditionner les accords de mobilité interne à l’absence de projet de baisse d’effectifs

Le projet actuel conditionne ces accords à l’absence de projet de licenciements. Si ces accords ne doivent pas être détournés pour procéder à des licenciements, il convient également d’empêcher tout effet d’aubaine en matière de plan de départs volontaires et de non remplacement. C’est pourquoi nous souhaitons introduire comme condition de validité à l’engagement des accords l’absence de projet de baisse d’effectifs, formulation d’ailleurs prévue par l’ANI.

Encadrer la mobilité en tenant compte de la vie personnelle et familiale du salarié

Il s’agit de limiter la mobilité par la prise en compte de la vie personnelle et familiale du salarié, selon les termes de la jurisprudence de la chambre sociale de la cour de cassation qui recourt à cette notion pour encadrer la mobilité géographique.

Conditionner l’accord de mobilité à la conclusion d’un accord majoritaire dans l’entreprise

Il s’agit de conditionner la mise en œuvre des conditions de la mobilité professionnelle ou géographique interne à la conclusion d’un accord d’entreprise au regard des implications lourdes qu’emporte cet article sur la vie professionnelle et personnelle des salariés.

  • Sur l’article 12 « accords de maintien dans l’emploi »

Supprimer les accords de maintien dans l’emploi

Le code du travail reconnait dans le contrat de travail le lien de subordination du salarié à l’employeur. De cette subordination de fait et de droit découle la logique protectrice du code du travail en faveur des salariés. Le présent article déséquilibre trop profondément cette logique en faisant primer sur le contrat de travail les accords d’entreprises. Ainsi, les dispositions du contrat librement consenties et aussi importantes que la rémunération et le temps de travail peuvent se voir imposer contre sa volonté à l’une des parties contractantes, en l’occurrence le salarié. C’est pourquoi il est proposé de supprimer cet article.

Interdire toute conclusion d’accord de maintien dans l’emploi en cas de distribution de dividendes aux actionnaires

Au cas, hélas probable où l’amendement de suppression ne serait pas voté, plusieurs amendements dits de repli pourraient être proposés. Il s’agit d’interdire tout versement de dividendes dès lors que qu’un accord de maintien dans l’emploi a été conclu dans l’année écoulée. Il n’est en effet pas acceptable de favoriser l’actionnariat dirigeant ou financier dès lors que les salariés acceptent des sacrifices.

Rétablir les règles du licenciement collectif aux accords de maintien dans l’emploi

 

Cet amendement a pour but d’empêcher un détournement de l’utilisation des accords de maintien dans l’emploi pour provoquer plusieurs licenciements sans que les conséquences liées aux licenciements collectifs pour motif économique et notamment le plan de sauvegarde de l’emploi ne pèse sur l’employeur. Nous proposons donc de rétablir les règles applicables en cas de licenciement collectif pour motif économique aux accords de maintien dans l’emploi

Aligner les efforts des dirigeants sur ceux des salariés en cas d’accord de maintien dans l’emploi

La notion d’efforts demandés aux dirigeants est trop vague dans le projet initial. Il faut prévoir explicitement que les dirigeants d’entreprises devront diminuer leur rémunération globale à proportion de l’effort demandé à leurs salariés en matière de salaires.

Interdire les ruptures conventionnelles ainsi que les plans de départs volontaires dans l’entreprise en cas de conclusion d’un accord de maintien dans l’emploi

La philosophie des accords de maintien dans l’emploi étant de ne pas licencier de salariés en échange de sacrifices demandées à ses derniers et privée de sens si l’employeur peut toujours avoir recours ces outils de licenciement que sont les ruptures conventionnelles et les plans de départs volontaires. Nous proposons donc d’interdire le recours à ces deux possibilités pendant la durée d’application de l’accord. Rappelons que ce sont plus d’un million de ruptures conventionnelles qui ont été prononcées depuis leur introduction dans le droit du travail en 2008 dont 80% seraient imposées aux salariés.

Prévoir un contrôle de la réalité des difficultés économiques justifiant la conclusion d’un accord de maintien dans l’emploi et des sanctions en cas d’absence de motif

Les accords de maintien dans l’emploi sont justifiés, selon le projet de loi, « en cas de graves difficultés conjoncturelles ». S’il prévoit que ce diagnostic est analysé avec les organisations syndicales, le projet de loi ne comprend aucun contrôle de la réalité de ces difficultés et encore moins des sanctions en cas d’absence de motif. Nous prévoyons donc d’instaurer un contrôle effectif de ce motif et des sanctions à savoir l’annulation de l’accord, la réintégration des salariés ayant refusé qu’ils s’appliquent à leur contrat et le remboursement de la perte de salaire depuis sa conclusion. C’est un premier pas vers une législation encadrant rigoureusement les licenciements économiques et interdisant les licenciements boursiers.

-Prévoir des sanctions en cas de non-respect de l’accord et de non loyauté par l’entreprise

Ces sanctions pourraient être  le remboursement des pertes de salaires des salariés.

  • Sur l’article 13 « renforcer l’encadrement des licenciements collectifs »

Supprimer cet article introduisant l’homologation administrative

Ce point du texte, avec l’introduction d’une homologation conduit à la déjudiciarisation des licenciements collectifs et affaiblit de ce fait la protection collective des salariés. Par ailleurs il contribue à l’explosion du bloc de compétences judicaires entre deux ordres juridictionnels ce qui fera peser, sur les salariés comme sur les employeurs, une insécurité juridique très forte. Nous proposons donc sa suppression.

Allonger les délais dans lesquels l’administration doit se prononcer sur l’homologation des plans de sauvegarde de l’emploi

Là, encore c’est un amendement de repli en cas de refus de l’amendement précédent. Le projet initial enferme l’administration dans des délais très courts : si pendant les 21 jours qui suivent la réception du plan de licenciements elle n’apporte aucune réponse son licence vaut acceptation. Nous proposons donc de rallonger d’une part le délai où l’administration accuse bonne réception et d’autre part celui où elle doit donner sa réponse à respectivement 21 au lieu de 8 jours et 60 au lieu de 21. Il s’agit notamment de donner le temps à la puissance publique d’analyser au fonds ces projets de licenciements économiques et de regarder de manière lucide les moyens mis à disposition pour traiter la complexité de ces dossiers.

-Proposer une obligation d’examiner la mise en place de mesures de chômage partiel avant toute procédure de licenciements collectifs.

Il est essentiel d’améliorer le système de chômage partiel en particulier dans les PME et entreprise de taille intermédiaire, avec un financement substantiel. De ce point de vue l’exemple allemand est utile. Le financement renforcé pourrait être dans un premier temps trouvé par la taxation de tous les contrats précaires.

  •  Sur l’article 14 « obligation de recherche d’un repreneur en cas de fermeture de site »

Instaurer une procédure effective de recherche de repreneur et une obligation de cession en cas d’offre viable

Il est très important de prévoir une procédure effective pouvant conduire à la reprise de sites, et non une simple information des représentants du personnel comme le fait le projet de loi. Il est tout autant indispensable d’introduire une obligation, pesant sur le propriétaire, de céder l’entreprise à un repreneur si son offre est viable. Ce point central reprend un engagement de campagne fort de François Hollande ainsi qu’une proposition de loi portée par ce dernier et déposée par le groupe socialiste le 27 février 2013 en plein débat sur l’avenir du site de Florange.

  • Sur l’article 16 « aménagements s’agissant des contentieux judiciaires relatifs aux droits du travail »

Suppression de la réduction des délais de prescription pour les actions portant sur l’exécution et la rupture du contrat de travail ainsi que sur le paiement des salaires

La réduction des délais de prescription à deux ans s’agissant de l’exécution et de la rupture du contrat et de cinq à deux ans s’agissant du paiement des salaires n’a pas sa place dans un projet de loi portant sur la « sécurisation de l’emploi ». De plus, il n’est nulle part démontré que cette réduction serait favorable à une quelconque flexibilité ou favorable à l’emploi.

C’est pourquoi nous demandons le rétablissement du délai de prescription de droit commun à 5 ans pour ces faits.

Préciser que le barème fixé pour le versement de l’indemnité au salarié lors de la conciliation n’a qu’un caractère indicatif

Il s’agit ici de rappeler que le barème fixant les indemnités versées à l’occasion des conciliations a une vocation indicative et n’introduit pas un plafond qui empêcherait les parties d’accorder un niveau supérieur. D’autre part, il s’agit d’éviter que ce barème devienne une référence pour le juge lors des procédures contentieuses et qui conduirait à des décisions moins favorables aux salariés (rappelons que ce ne sont que 7% des affaires aux prud’hommes qui se concluent par une conciliation).

 

Repost 0
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 21:27

Engagement 35 Francois Hollande

 

Vite la loi encadrant les licenciements économiques et interdisant les licenciements boursiers ! Attendre serait une grave erreur.


C’est un engagement de François Hollande :

«Pour dissuader les licenciements boursiers, nous renchérirons le coût des licenciements collectifs pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs actions, et nous donnerons aux ouvriers et aux employés qui en sont victimes la possibilité de saisir le tribunal de grande instance dans les cas manifestement contraires à l’intérêt de l’entreprise.» (Engagement 35)

Cet engagement devait être programmé entre août 2012 et juin 2013 à lire le calendrier du changement.  Dans le chapitre «S’appuyer sur les partenaires sociaux et la société civile pour retrouver le chemin de la croissance durable et de l’emploi», au point 1, l’encadrement des licenciements boursiers fait partie des grands chantiers de la conférence nationale pour la croissance et l’emploi.

Or force est de constater que le sujet n’est pas traité dans l’accord  national interprofessionnel signé le 11 janvier 2013 par le Medef et trois organisations syndicales.

Qu’attend le gouvernement ?

Depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir,  et souvent parce qu’elles avaient été mises sous le coude avant les présidentielles, les fermetures d’entreprises se multiplient en particulier dans  l’industrie.  Dans bien des cas, la crise a bon dos et sert de prétexte à fermer des usines souvent rentables mais insuffisamment aux yeux des actionnaires. Ce qui se passe, en fait, -et c’est fréquent en cas de crise-, est  une nouvelle salve de délocalisations qui engage une nouvelle répartition internationale de la production en jouant à fond la carte du dumping social et fiscal.

Face à ce danger, la France doit avoir une stratégie défensive efficace permettant d’empêcher la disparition de pans entiers de son industrie.  Quand une usine ferme, on perd des savoirs faire et il est extrêmement difficile de la rouvrir. Oui, il faut défendre bec et ongles ces industries pour réussir le redressement économique du pays, pour engager  les mutations quand elles sont nécessaires et moderniser les capacités productives de la France.

Bien sûr ce n’est pas la seule méthode pour l’urgente ré-industrialisation. Une stratégie offensive doit se mettre en place grâce à des bonds considérables en faveur de la recherche, de l’innovation. Il faut aussi  organiser toutes nos filières en engageant les révolutions technologiques et la transition énergétique.

Mais les deux  stratégies sont indispensables… et laisser se poursuivre des licenciements boursiers est  une erreur majeure dont les conséquences sont extrêmement graves.

Rien ne justifie  un silence qui devient pesant quant au calendrier de la mise en œuvre de cet engagement.

Sur le fond, le Sénat avait examiné, il y a un an,  une proposition de loi qui avait été votée par les groupes communistes, socialistes et écologistes. C’est une bonne base législative.

Avec le courant «  Maintenant la Gauche »  nous avons tiré la sonnette d’alarme dès le mois de juillet 2012 et en avons fait une des propositions prioritaires de la motion 3 au congrès du PS. A la tribune de Toulouse, j’ai exhorté le gouvernement à stopper l’hémorragie industrielle et d’emplois et j’ai demandé le vote immédiat de cette loi.

Aujourd’hui de très nombreux salariés touchés de plein fouet par ces plans de licenciements, dont certains sont prétendument économiques, manifestent et demandent au gouvernement d’agir et de faire voter la loi promise.

Par ailleurs, de nombreux députés socialistes concernés localement manifestent la même impatience, plus discrètement.

Lors du colloque du 12 décembre 2012 sur la compétitivité et l’emploi organisé par le club Gauche avenir,  les intervenants,  issus des forces de  toute la gauche dont des écologistes mais aussi des économistes, ont appelé unitairement l’examen rapide d’une loi contre les licenciements boursiers.

Ce mardi, au Bureau national, Emmanuel Maurel, qui  intervenait en notre nom,  a réitéré avec insistance nos propositions  et demandé à Jean-Marc Ayrault de déposer immédiatement cette loi tant attendue. Il n’a obtenu aucune réponse.  Silence …. Ce silence ne peut durer.  Le gouvernement doit passer à l’acte.



Marie-Noëlle Lienemann

Repost 0
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 19:32

http://www.publicsenat.fr/sites/default/files/imagecache/large/lienemann.jpg.crop_display.jpg

 

François Hollande devrait annoncer un calendrier autour d’un projet de loi à propos du non-cumul des mandats lors de ses voeux parlementaires mercredi. C’était un des engagements pendant la campagne. Mais des aménagements pourraient être négociés pour éviter l’instauration d’un mandat unique. 

Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste de Paris et ancien ministre, appelle le président à tenir sa promesse dans Leplus.nouvelobs.com.

Il est aujourd’hui essentiel qu’à côté des changements économiques et sociaux qui s’imposent, soient engagées des réformes des pratiques politiques et plus profondément de nos institutions. La gauche doit aborder avec audace la question du non-cumul des mandats car la Ve République contribue à la dévitalisation du pays. Le pouvoir présidentiel y est démesuré et le parlement demeure trop largement conçu comme une chambre d’enregistrement des décisions de l’exécutif et bientôt, à en croire certains, des accords des partenaires sociaux, même lorsque ceux-ci ne sont pas majoritaires.

L’un des piliers d’un renouveau démocratique est le renforcement du Parlement. Et, de ce point de vue, le vote du non-cumul des mandats – je plaide pour ma part en faveur du mandat unique – constitue une nécessité absolue.

Renforcer le rôle des parlementaires

Il faut non seulement que le parlement ait plus de pouvoirs mais il convient tout autant que les parlementaires les exercent pleinement, c’est-à-dire à temps plein, quand le cumul des mandats rend leur disponibilité très aléatoire.

La première des exigences est que les parlementaires participent régulièrement aux réunions des commissions et des séances publiques. Ils le font plus qu’on ne le dit, même parfois lorsqu’ils cumulent. Mais renforcer leur rôle suppose aussi que soit déployé un travail d’investigation, de suivi, de contrôle, d’échange avec des acteurs variés  – territoriaux ou nationaux – pour qu’ils soient moins tributaires qu’aujourd’hui de la technocratie, des services et des cabinets ministériels.

Il en va de la qualité de leur travail comme de l’indépendance de leurs arbitrages pour rendre toute sa noblesse à la politique. Je suis pour ma part toujours étonnée de voir comment la Cour des comptes s’érige de plus en plus en censeur des politiques publiques, sortant très souvent de son cadre d’analyse des comptes et de l’usage des fonds pour juger du bienfondé des actions menées ou des choix réalisés, bien au-delà de l’aspect budgétaire.

Le Parlement doit affirmer avec force sa fonction de contrôle et d’évaluation des politiques publiques, faire des propositions pour améliorer le fonctionnement de l’État, des dispositifs législatifs et en assurer le suivi.

Sur le terrain, une autre réalité

Combien de fois l’exécutif annonce-t-il des conséquences favorables à de nouvelles dispositions législatives proposées ? Le Parlement vote mais, sur le terrain et dans les faits, la réalité est toute autre.

Au mieux, les Français et les élus protestent mais rien ne bouge, ou alors si lentement. Les parlementaires doivent être comptables de l’efficacité législative qui est hélas bien en défaut dans notre pays, où la complexité, le chevauchement, l’inadaptation des dispositifs et des moyens dégagés forment un maquis de textes suscitant l’incompréhension citoyenne et, au bout du compte, des finalités peu atteintes voire oubliées.

Alors oui, la France a besoin d’un profond renouveau parlementaire avec des députés et des sénateurs qui représenteront mieux leur pays, leurs électeurs et leurs territoires en ce qu’ils se consacreront à plein temps à leur mandat et s’empareront totalement de leurs missions qu’il convient d’élargir tant dans les faits que dans les textes. Le non-cumul des mandats est d’autant plus urgent qu’il diversifiera les élus tant locaux que nationaux, accélérera l’accès des femmes aux responsabilités et la mise en œuvre de la parité.

Deux poids, deux mesures

J’entends souvent dire qu’un député-maire ou un président de conseil général-sénateur assurent par leur situation une meilleure prise en compte de leur territoire dans les textes votés et dans les ministères.

En observant les amendements déposés par les parlementaires, on peut observer que la prise en compte de la spécificité du terrain est toute aussi forte de la part de ceux qui ne cumulent pas que des autres. L’autre argument procède de la meilleure écoute dont bénéficieraient les parlementaires qui cumulent de la part de l’État et des institutions publiques.

Peut-on sérieusement accepter ce qui serait et, il faut bien le dire, est parfois, une attitude de « deux poids, deux mesures » ? Tel n’est pas conforme à l’égalité républicaine que l’on doit promouvoir et défendre sans faille. La décentralisation donne aux collectivités locales des responsabilités accrues qui prendront de plus en plus de temps aux élus qui doivent enfin avoir un statut digne de ce nom.

La crise qui s’ancre dans notre pays comme dans toute l’Europe depuis maintenant plusieurs années est globale, financière, économique, sociale, géostratégique et politique. À l’évidence, notre démocratie souffre d’une distance accrue entre le peuple, ses représentants et les élites qui dirigent. Le sentiment d’impuissance du politique face à la logique des marchés ou à celle des institutions européennes qui s’exonèrent très souvent de l’arbitrage politique et de la souveraineté populaire consacre ce ressenti.

Alors pour toutes ces raisons, n’hésitons pas : vite, appliquons le non-cumul des mandats !

 

 

Repost 0
24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 07:54

http://www.maintenantlagauche.com/wp-content/uploads/drapeaux-europe-280x140.jpg

 

Après les déclarations sur la nécessaire croissance pour rééquilibrer les comptes publics avec le pacte de croissance qui devait accompagner le pacte budgétaire et le fameux TSCG, vient une réalité toute autre. Le projet de « compromis » pour le budget de l’UE présenté par le président du Conseil Européen M Van Rompuy, est une véritable catastrophe. D’abord, notons que le budget préparé par la commission Baroso était déjà notoirement insuffisant. Le président du Conseil propose d’aller plus loin en baissant de 75 Milliards les fonds budgétaires, en réduisant les crédits de la Politique Agricole Commune et des fonds structurels.

 
Au passage, on n’entends plus parler des fameux 55 milliards de fonds structurels non consommés qui devait abonder le pacte de croissance de 120 Milliards d’Euros. Personne ne sait plus où ils sont, s’ils sont encore disponibles, à quoi ils doivent servir. En tout cas, ils apparaissent de plus en plus comme un miroir aux alouettes. Il serait pourtant urgent de mettre en œuvre cette fameuse relance européenne sensée régler bon nombre de nos problèmes.


Les choix budgétaires pour les années à venir vont à rebours des ces objectifs de croissance, avec la baisse des crédits budgétaires en particulier pour les infrastructures (FEDER) qui va pénaliser les investissements.


Sans compter que la baisse des crédits da la PAC va avoir un impact négatif particulièrement en France.


En revanche, la Grande Bretagne qui menace à tour de bras de quitter l’UE obtient elle des concessions et non des moindres puisque M Van Rompuy propose le maintien du rabais britannique de plus de 3 milliards d’Euros annuels, alors même que normalement il devait être supprimé.


On observe là un cas typique. L’Allemagne fait la surveillante générale et obtient satisfaction, la Grande Bretagne menace et elle est calmée par des cadeaux financiers et la France prétend jouer aux bons européens et n’obtient rien ou des clopinettes.


Voilà très longtemps que je suis les affaires européennes et que je constate que notre pays refuse de créer un véritable rapport de force pour imposer une réorientation de l’UE et se trouve ainsi à devoir en permanence céder aux desiderata des autres, aux oukases libérales par exemple sur la dérégulation, la concurrence sans règle, l’absence d’Europe sociale, le recul des politiques communes et finalement payer le prix fort…


Si une fois de plus le gouvernement français accepte ce budget ou n’obtient que des aménagements à la marge, il apparaîtra hélas que les ambitions de réorienter la construction européenne sont reportés aux calendes grecques. Au passage, on laisse dans une quasi indifférence ce pays, la Grèce s’enfoncer et son peuple sombrer dans la misère.

Qui peut croire que tout cela ne prépare pas de mauvais temps pour tous sur notre continent ?

source : blog de Marie-Noëlle Lienemann

Repost 0
5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 21:28

http://img.over-blog.com/130x130/1/19/53/86/5661328894992.jpg

 

INTERVIEW dans "Le Figaro de Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste de Paris, membre de l'aile gauche du PS, qui demande à Hollande et Ayrault «de se souvenir de l'échec électoral de Schröder». À l'image de Marie-Noëlle Lienemann, la gauche du PS sera très vigilante sur les mesures annoncées par le gouvernement.

 

 


LE FIGARO. - Y a-t-il un problème de compétitivité en France?

MARIE-NOËLLE LIENEMANN. - Oui. Ce manque de compétitivité tient avant tout à un problème d'investissement. Nous devons reconstituer des filières industrielles dignes de ce nom dans les technologies vertes, le médical, l'agroalimentaire, etc. Pour cela, il faut développer l'innovation, consolider des services publics de qualité, à des prix abordables, en particulier s'agissant de l'énergie. Il faut aussi moins dépendre des fonds de pension et du capital financier étranger, obnubilés par le profit à court terme et prompts à délocaliser.

Comment financer ces filières?

La France est un des pays où l'épargne des ménages est la plus abondante. Il est tout à fait possible de réorienter cette épargne vers ces filières stratégiques ou autour de grands défis collectifs, par exemple l'indépendance énergétique et la lutte contre l'effet de serre.

Le coût du travail est-il trop élevé en France?

L'idée selon laquelle le coût du travail plomberait notre compétitivité ne tient pas. Regardez ce qui se passe actuellement en Espagne. Les salaires ont été réduits de 30 % et l'économie s'enlise de plus en plus.

Que proposez-vous?

Il ne faut pas réduire la protection sociale mais mieux repartir son financement. Les grandes entreprises paient peu de cotisations parce qu'elles sous-traitent beaucoup. Mais elles réalisent beaucoup de valeur ajoutée. Ce n'est pas le travail mais cette valeur ajoutée qui doit servir de base de calcul aux cotisations.

Comment réagiriez-vous si le gouvernement annonçait mardi une hausse de la CSG et/ou de la TVA?

Au sein de l'aile gauche du PS, la réaction serait très négative. Nous ne serions pas seuls. Martine Aubry, lors du congrès du PS à Toulouse, a redit qu'elle était contre toute hausse de la TVA et de la CSG. Il n'est pas question de démanteler notre système de protection sociale sous prétexte de faire revenir une hypothétique croissance. François Hollande et Jean-Marc Ayrault doivent entendre leurs électeurs et se souvenir de l'échec électoral durable de Gerhard Schröder en 2005!

Les critiques contre Ayrault se multiplient dans la majorité, et à gauche. Comment peut-il reprendre la main?

Il est urgentissime de retisser les liens de confiance mutuelle entre l'exécutif et toutes les composantes de la gauche, qu'elles appartiennent ou non à la majorité. L'aile gauche du PS demande la création d'un comité de liaison permanent, à laquelle seraient associés les écologistes et les partis de gauche. La gauche ne réussira que rassemblée. Je pense que François Hollande aurait dû chercher avec plus d'insistance l'entrée des communistes au gouvernement.

Que pensez-vous des propos qu'a tenus la ministre de l'Écologie, Delphine Batho, aux sénateurs communistes qui ont refusé de voter le texte sur la tarification progressive de l'énergie?

C'est maladroit de provoquer nos alliés en les accusant de mêler leurs voix à celles de l'UMP. Ils ont rétorqué que le traité européen a été voté avec la droite! Arrêtons tout cela et travaillons au rassemblement.

 

 

 

source : http://www.maintenantlagauche95.org

Repost 0
28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 07:18
Repost 0
19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 16:17

http://touchon-canton.parti-socialiste.fr/files/2011/02/6a00d83452072969e2011168a97661970c-800wi.jpg

 


La sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann explique pourquoi elle soutient la Motion 3 : "Maitenant la Gauche, le social au coeur"

 

Le congrès de Parti Socialiste va se tenir les 26/27/28 Octobre. Les militants voteront sur les différentes motions le 11octobre. Dès la phase des contributions, j’ai souhaité que le débat puisse avoir lieu sur le fond, tant la période impose un parti socialiste, acteur du changement, capable de faire vivre, en son sein, l’unité et la diversité et décidé d’engager une nouvelle étape de sa rénovation.

Les socialistes et la gauche auraient tout à perdre d’un congrès verrouillé, d’un congrès pour rien – comme certains le disent déjà-, d’accepter que l’essentiel – s’agissant de la ligne politique, comme de la configuration de la direction- soit joué d’avance.

L’été a confirmé les risques, mais les adhérents et les militants peuvent se faire entendre en votant pour la motion qui rassemble l’aile gauche du PS – 3 contributions- mais aussi des militants de la sociale-écologie et de la rénovation des pratiques politiques, comme nos amis d’Utopia.

La motion «  Maintenant la gauche » fédère toutes ces énergies,  fait des propositions en lien avec l’actualité ( Refus du TSCG et de l’austérité,  réorientation de l’UE, débat sur les choix budgétaires, réforme fiscale, lutte contre les fermetures d’entreprises, ré-industrialisation, création de la  banque publique d’investissement à la hauteur des enjeux,  sortie du nucléaire et transition énergétique,   gaz et huiles de schistes, droit de vote des étrangers aux élections locales, non cumul des mandats…)

Emmanuel Maurel en est le premier signataire, il incarne le renouveau, mais aussi la fidélité à des engagements à gauche. Il a toute ma confiance et je trouve très important et prometteur qu’il porte nos propositions et notre rassemblement.

Aussi j’appelle tous les socialistes à soutenir notre motion Maintenant la gauche !

http://www.maintenantlagauche.com/rejoindre-la-motion/

 

Repost 0