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MLG76

Blog des militants socialistes de Seine-Maritime qui se reconnaissent dans la motion "Maintenant la Gauche !" déposée par Emmanuel MAUREL lors du Congrès de Toulouse du Parti Socialiste.

 

contact : MaintenantLaGauche76@yahoo.fr

 

 

  

 

Vive La Gauche 76

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 18:23

http://www.martineaubry.fr/sites/www.martineaubry.fr/files/styles/600x225/public/11/10/rassemblement.png

 

 

Martine Aubry a «félicité chaleureusement François Hollande». «Il est ce soir notre candidat, les primaires l'ont rendu plus légitime encore pour le combat contre la droite et contre l'extrême droite», a expliqué la première secrétaire du Parti socialiste.

«François Hollande est notre candidat, je mettrai toute mon énergie et toute ma force pour qu'il soit le nouveau président de la République», a conclu Martine Aubry.

 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 20:17

 

 

Pour savoir où voter pour le second tour des primaires socialiste du 16 octobre 2011, rendez vous sur : bureauxdevote.lesprimairescitoyennes.fr et entrez le code postal et la commune de votre bureau de vote habituel.


Attention, c’est l’adresse de votre inscription sur la liste électorale au 31 décembre 2010 qui détermine votre bureau de vote des primaires.


Votre bureau de vote sera ouvert les dimanches 9 et 16 octobre présentez vous entre 9h et 19h, muni d’une pièce d’identité et d’un euro pour les frais d’organisation.


Plus d'informations sur le déroulement des primaires ici

 

 

 

 


 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 20:16

http://medias.lepost.fr/ill/2011/03/23/h-4-2443900-1300892973.jpg

 

"Le peuple de l'écologie ira voter pour Martine Aubry"


 C'est ce qu'affirme Jean-Vincent Placé, numéro 2 d'Europe-Ecologie Les Verts (EELV). Dominique Voynet, José Bové, Alain Lipietz ou encore Denis Baupin soutiennent aussi explicitement la maire de Lille

Officiellement, la ligne d'EELV est claire : le parti écologiste ne choisit pas entre Martine Aubry et François Hollande pour le second tour de la primaire socialiste, leur candidate c'est Eva Joly.

Dominique Voynet a apporté un soutien beaucoup plus explicite. "Martine Aubry respecte la diversité des forces de gauche", a déclaré la maire de Montreuil.

"On peut compter sur elle pour deux sujets qui sont pour nous essentiels: l'exigence de probité et de transparence dans la vie politique avec la fin du cumul des mandats, et une politique énergétique responsable, sans nucléaire. On va le faire, et cela suppose que plus d'électeurs encore aillent voter pour Martine Aubry dimanche. Je ne connais pas un électeur écologiste de cette ville (Montreuil) qui ne partage pas cet avis."


Dominique Voynet soutient Martine Aubry par martineaubry

L'eurodéputé José Bové, a décidé lui de glisser un bulletin Aubry dans l'urne dimanche, pour sa position sur le nucléaire, le dossier des gaz de schiste ou sur l'agriculture, tout comme le vice-président EELV de la région Pays de la Loire, Matthieu Orphelin ("hulotiste"), qui la juge "plus écolo-compatible".

L'adjoint au maire de Paris Denis Baupin (EELV), qui mène les négociations programmatiques avec le PS pour 2012, va dans le même sens, écrivant récement sur Twitter : "le 22 avril, je voterai @evajoly. Et à titre perso dimanche voterai @MartineAubry pour sortir du nucléaire". 

Dernier en date à annoncer son intention de voter pour Martine Aubry, Alain Lipietz explique sur son blog avoir « changé d’avis ». Négociateur d’EELV avec le PS, il s’était tenu à l’écart, mais « le ralliement général à Hollande, même de Montebourg » l’a « agacé » et décidé d’ « agir pour que le candidat socialiste soit le plus "écolo-compatible" possible ».


 

Les différences entre Martine Aubry et François Hollande sur le nucléaire :

Pour Martine Aubry, la catastrophe de Fukushima aura été un tournant. "Il y aura un avant et un après".

Depuis, la maire de Lille parle de sortie du nucléaire d'ici 20 ou 30 ans, tout en accroîssant la part des énergies renouvelables. Un vocabulaire qui plaît visiblement à EELV. Cécile Duflot ne s’y trompe pas. La numéro un du parti écologiste pense d'ailleurs que ses militants ont plutôt voté Aubry à la primaire. Manière à peine déguisée de donner une consigne de vote.

François Hollande ne vas pas jusqu’à évoquer une sortie du nucléaire en France. Le candidat souhaite ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 à 50 % en 2025, et développer le renouvelable.

Les propositions de Martine Aubry sur le nucléaire.

Les propositions de françois Hollande sur le nucléaire.

 

 

Liens : http://tempsreel.nouvelobs.com ; http://www.politis.fr ; Hern

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 19:27

http://i.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L300xH426/Affiche-Mart06e9-c733f-cd9bb.jpg

 

Pour beaucoup d'historiens la crise des années trente aurait pu être évitée. Les dirigeants politiques ont alors multiplié les erreurs de diagnostic, et mystifié leurs opinions publiques. Chacun a voulu reporter sur l'autre le poids de la crise : la coopération internationale s'est effondrée, le système politique s'est paralysé, les forces de fragmentation sociale l'ont emporté. Certaines leçons ont certes été retenues.
La crise actuelle n'a pas répété la crise de 1929 grâce aux politiques monétaires et budgétaires adoptées en 2008 et 2009. Mais les alarmes de cet été montrent que tout reste à faire. 
La crise de la dette souveraine européenne et la paralysie de l'administration Obama font redouter le pire. Sans une prise de conscience aiguë des décisions à prendre, une longue période de stagnation est à craindre, à l'image de la décennie perdue au Japon dans les années quatre-vingt-dix. La croissance des dettes publiques oblige évidemment à remettre les finances publiques sur des bases saines. Sans un Etat solvable, capable de jouer son rôle de gardien en dernier ressort de la stabilité économique et financière, la crise ne peut que s'aggraver.

Refuser l'austérité, réformer l'Etat

Mais chacun voit bien aussi que sans croissance retrouvée, la crise appellera la crise, et tout sera perdu. L'austérité budgétaire ne peut servir d'unique viatique aux dirigeants européens. Comment accepter que l'Italie se voie dicter une politique d'austérité brutale sans aucun
débat ? La crise exige de réaliser une nouvelle avancée dans l'intégration européenne, avec plus de moyens mobilisés et plus de transparence démocratique dans les prises de décisions. Ce sera le premier enjeu du nouveau quinquennat.
Mais la fragilisation de l'Etat n'est pas seulement financière. Le débat sur les déficits et l'obsession des prélèvements obligatoires tend à occulter les véritables questions. Depuis 2007, la « révision générale des politiques publiques » a réduit le projet de modernisation de l'Etat à une équation comptable : le non renouvellement d'un fonctionnaire sur deux. Cinq ans plus tard cette révision a surtout réussi à désorganiser les administrations, à démobiliser les fonctionnaires et à dégrader les services publics, sur fond de remise en cause du statut
des fonctionnaires. Penser améliorer la qualité des services en liant mécaniquement les rémunérations des agents à des indicateurs de performance est une erreur grossière. Toutes les études le montrent, les effets pervers sont tels que ce raisonnement conduit en réalité à dégrader les services publics. Il est urgent de permettre à l'Etat de s'adapter aux nouveaux besoins, d'une manière à le remettre sur ses bases - égalité d'accès et continuité du service public.

La hausse des dépenses publiques, c'est parfois un choix

Pour prendre l'exemple emblématique de la santé, le vieillissement de la population est vécu sous le signe de l'accablement, alors qu'il manifeste avec éclat le triomphe de la médecine et du progrès social. Les dépenses de santé sont décrites comme un fardeau qui
grève abusivement nos budgets. Pourtant le vieillissement ne joue qu'un rôle mineur dans la croissance des dépenses. Elle résulte pour l'essentiel de la dynamique du progrès médical, c'est-à-dire de nos propres décisions : de nouveaux produits et de nouvelles procédures apparaissent continuellement, dont la diffusion alimente la croissance des dépenses de santé.
Évalués en unités monétaires, les gains en bien-être obtenus en contrepartie des dépenses sont considérables. S'en priver, au nom de la réduction du poids des prélèvements obligatoires, constitue un gâchis social inutile et absurde. Il faut pouvoir affirmer que la hausse de ces prélèvements, pourvu qu'elle corresponde à une demande sociale, n'est pas en soi une pathologie à combattre : elle correspond à un choix de société. Ce sera le deuxième enjeu majeur de cette campagne : définir les biens communs que nous voulons faire fructifier, et décider des ressources qui doivent leur être affectés. La crise des finances publiques ne doit pas servir de prétexte à éluder ce débat.

Le discours libéral ne libère pas les énergies

Évidemment, les biens communs ne suffisent pas pour atteindre une société de bien-être. Il faut libérer les énergies individuelles. Le, discours libéral n'y parvient pas. Il ronge les individus plus qu'il ne les stimule, renforce les craintes et les immobilismes sans susciter
d'élan nouveau. Il oublie que l'être humain est toujours inséré dans des interactions collectives et des réseaux. Ce sont des individus soucieux du devenir collectif et des collectifs soucieux des individus qui doivent surgir, sources de nouveaux progrès et réponse au défi de la modernité.
Le travail, vecteur essentiel de l'épanouissement des individus, n'a cessé de voir sa valeur reculer, sous les coups d'un morcellement et d'une précarisation qui ne cessent de monter. La peur du déclassement taraude les classes moyennes, la stigmatisation des plus pauvres s'installe. Le troisième axe majeur de la nouvelle présidence sera de redonner au travail une valeur positive, en menant une politique plus offensive, loin des slogans comme « travailler plus pour gagner plus ». Il faudra sécuriser les parcours professionnels au delà des seules responsabilités de l'employeur, s'appuyer sur de nouvelles solidarités territoriales pour intégrer les mobilités interentreprises. Une grande réforme de la fiscalité restaurant l'équilibre entre le travail et le capital devra être engagée.
Il faudra redonner leur place aux syndicats, pour que les salariés partagent des projets de transformation sans être cantonnés à la seule critique de décisions déjà prises par l'employeur. Comment faire évoluer sinon la mixité sociale, l'égalité hommes/femmes et les stratégies d'embauche et de promotion dans les entreprises et les administrations ?

Territoires : anticiper les pertes d'emploi

La question des territoires est la quatrième question majeure qui devra être au coeur des politiques à venir. Le déséquilibre entre les grandes agglomérations et les territoires périphériques n'a pas été compensé par une politique de redistribution équitable. Au contraire,
des coûts fonciers et sociaux exorbitants ont chassé les classes moyennes des villes et favorisé un étalement urbain source de désastre écologique et social. La mondialisation participe à cette destructuration des territoires, concentrant ses chocs sur quelques régions, frappées par la délocalisation de leurs emplois et une profonde dévalorisation sociale. L'action publique n'offre pas les compensations nécessaires pour les emplois perdus localement. Il faut changer de cap en armant les territoires par une politique plus dynamique d'anticipation des pertes d'emplois, une véritable politique d'accompagnement qui agira sur le logement, l'école, les services de garde et la formation pour que la mobilité ne soit pas un épisode dramatique, mais une nouvelle chance pour le salarié.
La fragmentation de la société française et la montée des inégalités ne seront combattues que par une action volontariste sur les territoires, la formation, la recherche et l'innovation. Il est aussi naïf de penser que la transition écologique sera possible sans une intervention publique majeure, tant les investissements nécessaires apparaissent considérables. La sortie du nucléaire réclamera des investissements aussi significatifs que ceux déployés pour constituer cette filière. Il faudra un pilotage public, si possible coordonné avec nos amis allemands dans le cadre d'un projet commun pour développer les énergies nouvelles.

Immigration : reprendre la main

Nous devons également reprendre la main sur la question de l'immigration. Les politiques passées ont poussé à la concentration des populations vulnérables dans des zones qui le sont devenues aussi. Depuis trois décennies, s'accumulent des inégalités de tous
ordres sur quelques territoires. Nous payons cher cet enfermement, cet enclavement, cette assignation à résidence d'une partie de la population, aussi minoritaire quantitativement soit elle. La France perd de son attrait, alors qu'accueillir les compétences mondiales est une clé de la compétitivité industrielle et de la relocalisation des activités sur le sol national. Nos universités et centres de recherche, qui sont bel et bien inscrits dans la mondialisation des savoirs, le savent : le repli sur soi et la xénophobie ne sont pas compatibles avec une France compétitive, foyer de rayonnement international.

Aubry, une personnalité à la hauteur des enjeux

Le nouveau quinquennat sera donc décisif. Nous vivons une période de mutation d'une importance aussi considérable que celle de l'après-guerre, lorsqu'il a fallu reconstruire l'Europe et les bases productives de la société. Quels sont les choix qui seront faits au nom de la nation ? Quelles sont les préférences, les valeurs qui l'habitent ? Voulons-nous toujours plus d'objets de consommation, à l'obsolescence accélérée, consommateurs d'énergie et générateur de déchets ? Ou bien plus de santé, plus d'éducation, plus de qualité dans les objets ? Saurons-nous redevenir un pays de producteurs et de créateurs ? Saurons-nous réussir la transition écologique, investir dans les énergies renouvelables, mais aussi changer de mode de vie, créer une nouvelle civilisation urbaine régulant la mobilité des personnes, mettant fin à l'étalement urbain, catastrophe écologique et sociale ?
Enjeux cruciaux qui réclameront de confier la présidence à une personnalité qui saura tenir le cap d'une vision exigeante de l'avenir tout en ayant le pragmatisme de l'action publique. Tel est le sens de notre engagement dans cette campagne électorale aux cotés de Martine Aubry : une femme ambitieuse pour la France, qui témoigne d'un parcours, d'un bilan (comme ministre des affaires sociales, à Lille et à la tête du parti socialiste), d'une volonté claire, de propositions précises et d'une autorité moderne. Pour nous, elle est la Présidente dont la gauche et la France ont besoin. La Présidente d'un changement réussi.
Christian Baudelot (sociologue), Maya Beauvallet (économiste), Daniel Cohen (économiste), Brigitte Dormont (économiste), Mouhoud El Mouhoub (économiste), Yves Lichtenberger (sociologue), Olivier Mongin (éditeur), Michel Wieviorka (sociologue).
source : rue89.com
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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 20:45

http://i.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L300xH426/Affiche-Mart06e9-c733f-cd9bb.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Hessel stéphane.jpgStéphane Hessel, "Indignez-vousdit "il nous faut Martine Aubry ! "Elle dispose des valeurs qui conditionnent la démocratie sociale. C'est une vraie socialiste comme je les aime. D'autre part en tant que Maire de Lille et première secrétaire du Parti Socialiste, les preuves de sa capacité à diriger un pays sont fortes et nombreuses. On lui doit une espèce de renaissance du PS..."

Delanoe Bertrand.jpgBertrand Delanoë, Maire de Paris, soutient et vote Martine Aubry parce que les enjeux internationaux, la crise de la société française, la réparation de la France nécessite quelqu'un de courageux, de fort, de constant.

 

 

nadal Jean-louis.jpgJean-Louis Nadal, ancien Procureur général près la Cour de cassationsoutient Martine Aubry, seule candidate ayant la conviction et les propositions pour restaurer l'Etat de droit en France. Il l'a affirmé en répondant aux questions de Sud Ouest, le 5 octobre. Je suis avec beaucoup d'attention les propositions que les candidats potentiels formulent. Ce que je vois et entends me paraît souvent manquer d'ambition. À l'exception de Martine Aubry.

Bonnaire sandrine.jpgSandrine Bonnaire, actrice, membre de l'équipe de campagne, explique les raisons de son soutien à Martine Aubry et dit pourquoi elle vote pour une femme, une femme "intègre".

 

Bové José.jpgJosé Bové s'est prononcé mardi «à titre personnel» en faveur de Martine Aubry pour le second tour. José Bové écrit, dans un communiqué: «A titre personnel et pour plusieurs raisons, j'incline à faire le choix de Martine Aubry». «Sur le nucléaire, c'est elle qui a affiché le plus nettement et le plus précisément sa volonté d'engager la France dans une sortie progressive mais effective du nucléaire», souligne-t-il, relevant également la position de Martine Aubry sur le dossier des gaz de schiste ou sur l'agriculture. «J'ai apprécié» aussi que Martine Aubry «ait voulu que s'engagent, bien avant les échéances électorales, des négociations programmatiques avec EELV», écrit-il.

Debbouze Djamel.jpgDjamel Debbouze, comédien, humoriste, soutient et vote Martine Aubry "parce qu'il veut voir le PS revenir en 2012, qu'elle est sérieuse et solide".

 

fabius 03.jpgLaurent Fabius, député de Seine-Maritime, soutient et vote Martine Aubry parce qu'elle est centrale à gauche, qu'elle a de solides convictions, qu'elle rassemble et qu'elle peut être la 1ère femme présidente de la République.

 

Charles-fiterman.jpgCharles Fitermanancien soutien de Ségolène Royal, ancien ministre communiste entre 1981 et 1984 sous François Mitterrand, votera dimanche en faveur de Martine Aubry, "une femme combative, capable de fermeté et de détermination", lors du second tour des primaires socialistes, a-t-il indiqué mardi dans un communiqué. Selon lui, "les positions qu'elle défend sont proches sur des points importants de celles de Ségolène Royal", qu'il soutenait au premier tour. "Elle y fait loyalement référence". Charles Fiterman se dit attaché à "la rénovation des idées et des pratiques d'une gauche de progrès et de transformation sociale en phase avec le pays et avec son temps".

ledoyen virginie.jpegVirginie Ledoyen, actricesoutient Martine Aubry : «Elle est la personne, la femme, qui est le plus à même de porter cette charge... Elle a des compétences, elle a la vision, elle réconcilie les citoyens avec la politique. Elle donne envie.»

 

Cambadélis JChristophe.jpgJean-Christophe Cambadelis, député de Paris, soutient et vote Martine Aubry parce qu'elle incarne les valeurs de la gauche dont la France a besoin. Elle est "en dynamique" et l'axe Valls-Hollande ne nous facilite pas un grand rassemblement de la gauche dès le 1er tour de la présidentielle, 1er tour qu'il ne faudrait pas rater pour être au second ...

 

Denis-baupin.jpgDenis Baupin (Europe-Ecologie-Les Verts) tout comme Greenpeace déclarent "Martine Aubry" est la candidate la plus proche de ce l'on propose ...

 

 

Hamon Benoit.jpgLieneman MNoele.jpgEmmanuelli Henri.jpgHenri Emmanuelli, Marie-Noëlle Lieneman et Benoit Hamon (aile gauche du PS) répondent à Arnaud Montebourg : Ce ne peut être que Martine Aubry, pourquoi (l'autre lettre ...).

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 16:32

http://medias.lepost.fr/ill/2011/07/18/h-4-2490408-1311001092.jpg

Certains ont cru bon de dire, après le débat télévisé qui a mobilisé six millions de spectateurs le 12 octobre, qu’il y avait « égalité », que « les deux candidats se valaient et se distinguaient finalement assez peu ».

D’abord, si c’est vrai, à qualités égales, votez pour une femme !

Mais ceux-là n’ont pas assez observé, sans doute. François Hollande affirmait qu’il était parti tôt en campagne avec une détermination venue de loin. Il a été manifestement rattrapé car Martine Aubry a montré une volonté et une pugnacité supérieures qui lui a valu de démentir tous les pronostics le 9 octobre en arrivant de façon serrée derrière le candidat des sondages. Elle l’a dit sans ambiguïté : « Pour battre une droite dure, il ne faut pas une gauche molle ». Elle est en forme pour battre Sarkozy !

L’establishment médiatique, lui, a choisi : face à Sarkozy, ce doit être un homme et il doit être modéré. Il ne faut pas qu’il promette plus qu’il ne pourra tenir. Il ne faut pas qu’il s’en prenne trop fort aux banques. Il ne faut pas qu’il bouscule le système mais qu’il le gère correctement. Il faut qu’il soit responsable, normal, calibré, ait un profil si bas que Sarkozy puisse le chahuter.

Quand on l’écoute, Martine Aubry ne correspond pas à ce schéma. Elle n’a pas un caractère à se laisser faire. Et tant mieux dans la période de tempête financière qui se déchaîne. Elle ne peut s’empêcher de dire que ce qui arrive à la Grèce est terrible et qu’il ne faut pas s’engager dans une variante d’austérité comme là-bas. Ce que ne dit pas François. Elle dit qu’elle est pour un vrai changement pas pour un accompagnement. Pour un « juste échange » pas pour un libre échange. Ce que ne dit pas tout à fait François. Elle a dit qu’il y en a assez que les banques dictent leurs lois et que la puissance publique devait en prendre les commandes. Ce qui devrait plaire à Arnaud Montebourg, alors que François ne le concède, disons, qu’avec un ton modéré. Martine s’est opposée à la « règle d’or, François semblait prêt à s’en accommoder. Quand Martine dit « Tout ne s’achète pas », François répond « - Dans un pays où règne l’argent, oui », et c’est Martine qui rétorque « - Justement, c’est ce qu’il faut changer ». C’est dans les réparties comme cela que la vérité a jailli à plusieurs reprises. Même dans l’exercice de débats ficelés à la merci des humeurs des éditorialistes en cour, ces différences sont apparues.

Bien sûr, il reste des zones floues, notamment sur les salaires, l’emploi, et les retraites. Les Français qui ont été huit millions à manifester en 2010 sont à vif sur ce sujet, à juste titre. Qui peut croire à un retour du droit à la retraite à 60 ans avec 41,5 annuités de cotisations alors que dans la vie réelle, les salariés n’en font que 36, et qu’on bat les records de chômage pour les jeunes et les seniors ? Alors il faut répondre à la question : si l’on doit demain, débattre, négocier, manifester, avancer pour une vraie retraite à 60 ans, pour un Smic à 1700 euros, pour un retour à une durée réelle à 35 h, quelle présidence, entre François et Martine, sera la plus favorable ?

Le camp de ceux qui veulent que la gauche se retrouve, ne peut, en l’état, que choisir Martine Aubry. C’est elle qui donne des garanties de rassemblement de toute la gauche. C’est elle que soutient la gauche socialiste et qui discute avec les Verts et le Front de gauche. Des millions d’électeurs ont le 16 octobre, la possibilité de donner un coup de pouce à la gauche, en choisissant Martine Aubry comme candidate à la présidence.

 

source : http://www.democratie-socialisme.org 


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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 16:31

http://img.over-blog.com/300x215/0/13/58/83/NOLAN/arnaud-mouillard-blacqueville.jpg

 

Arnaud Mouillard, blogueur seinomarin de gauche non encarté explique pourquoi il a choisi de soutenir Martine Aubry pour la Primaire socialiste.

 

http://i.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L300xH426/Affiche-Mart06e9-c733f-cd9bb.jpg

 

Encarté dans aucun parti politique, je suis proche d'Un Monde d'Avance en Seine-Maritime, le courant de Benoît Hamon au sein du PS ainsi que du Front de gauche.

J'ai soutenu sans hésitation la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour qu'il soit le candidat du Front de gauche en 2012 tout comme je soutiens la candiature de Martine Aubry.

Dimanche 16 octobre 2011 pour le second tour des primaires citoyennes je voterai pour Martine Aubry.


Martine Aubry est une femme politique possédant une très grande d'expérience. Ancienne députée du nord, maire de Lille (depuis 2001), la fille de Jacques Delors a été ministre du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle sous les gouvernements d'Edith Cresson et de Pierre Bérégovoy entre 1991 et 1993, elle fût également numéro deux du gouvernement Jospin entre 1997 et 2000 où elle a exercé la fonction de ministre de l'Emploi et de la Solidarité.

 

Elle est la "mère" des 35 heures, a mis en place les emplois-jeunes et la CMU et a jeté les bases de l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA). En 2000, elle est la première à réussir à combler le fameux "trou" de la Sécurité sociale.

 

Elle a pris les rênes du PS dans un contexte catastrophique généré notamment par les concessions molles permanentes de son prédécesseur à la tête du parti. Elle a su faire des concessions (avec contrepartie), elle a su remobiliser son parti. Preuve en est le travail sur les conventions pour le projet socialiste ou pour la mise en place des primaires.

 

De plus, elle rassemble. En effet, dans son parti, elle est soutenue par l'aile gauche du PS représenté notamment par Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, également par Laurent FabiusBertrand Delanoë ou encore par des Strauss-Khanien comme Jean-Christophe Cambadélis.

 

Je me retrouve dans la plupart de ses propositions : porter le Smic à 1700 euros brut mensuel d'ici 2017 ; faire des 35 heures la durée effective hebdomadaire de travail ; rétablir l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans et, pour tous, sans décote ; plafonner les revenus maximum à 20 fois le SMIC ; la sortie progressive du nucléaire ; le retrait, dans les six mois, des troupes françaises d'Afghanistan ; le non-cumul des mandats pour les parlementaires ; le droit au mariage et à l'adoption pour les couples du même sexe, etc. (voir ici)

 

La première secrétaire du Parti socialiste, est également la candidate la plus expérimentée et la plus "écolo-compatible" à cette primaire, selon certains.

 

Ainsi, Martine Aubry est la plus légitime pour se présenter et défendre le projet élaboré collectivement par les socialistes avec l'ambition de rassembler la gauche et les écologistes pour battre Sarkozy et Le Pen fille en 2012.

 

C’est une femme de conviction et de caractère qui saura tenir le cap même sous la tempête. Elle s’est imposée comme une grande ministre, une grande maire de Lille, une grande première secrétaire du Parti socialiste.

 

C'est elle qui a mis en place l'orgaosation de ses primaires, c'est aussi elle qui a rassemblée les socialiste autour d'un projet comun voté à l'unanimité. Ce doit être elle qui porter celui-ci.

 

Je vous invite ainsi à faire en sorte que Martine Aubry soit la candidate des socialistes lors de la présidentielle de 2012 en votant pour elle le dimanche 16 octobre 2011 !

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 18:35

http://www.rmc.fr/blogs/public/images/Les_grandes_gueules/Mars%202009/attac.gif

 

Communiqué d’ATTAC France suite aux réponses de Martine Aubry

Attac a envoyé le 21 septembre dernier une liste de quatre questions aux candidats actuellement déclarés à l’élection présidentielle.

Au moment où des marchés financiers livrés à eux-mêmes menacent les fondements de la construction européenne et de nos sociétés, ces questions revêtent une importance décisive pour nos concitoyens. Elles concernent la régulation financière, le financement des urgences sociales et écologiques, les banques et la dette publique.

Les réponses de Martine Aubry (en ligne sur le site d’ATTAC) sont les premières à nous parvenir, et nous les publions aujourd’hui conformément à l’engagement que nous avons pris en les sollicitant de les publier dès réception.

Les réponses de Martine Aubry appellent de notre part les commentaires suivants.

1. Régulation financière Martine Aubry propose une taxe européenne sur les transactions financières de 0,05% pour financer deux priorités : « le financement de l’aide au pays en développement et leur adaptation au réchauffement climatique, la réduction des déficits des Etats membres ». Nous rappelons que la demande ancienne d’Attac est d’une taxe au taux de 0,1% (repris par la Commission européenne dans son projet de directive) pour le financement des biens publics mondiaux, parmi lesquels l’accès aux droits de base pour tous et la lutte contre le réchauffement climatique.

Par ailleurs, nous accueillons favorablement les propositions de séparation des activités bancaires de dépôt et d’investissement, l’interdiction du secret bancaire et des produits financiers les plus dangereux.

Nous regrettons cependant que Mme Aubry ne reprenne pas nos propositions sur les contrôles de la circulation des capitaux et le retrait de l’agrément aux banques qui spéculent dans les paradis fiscaux.

2. Financement des urgences sociales et écologiques Martine Aubry propose la création d’une agence européenne de la dette. Nous remarquons avec satisfaction que cette agence emprunterait directement auprès des ménages européens, mais nous souhaiterions confirmation du fait qu’elle ne solliciterait pas les marchés financiers (banques et autres investisseurs institutionnels). Il nous semble en effet vital d’en finir avec la dépendance des États européens vis-à-vis de ces acteurs financiers.

Nous nous félicitons de la proposition d’un changement de statut de la BCE, qui « aurait la possibilité de financer directement les États » et verrait ses objectifs élargis à « la croissance, l’emploi et la conversion écologique de notre modèle productif », même si nous avons des doutes sur la compatibilité durable entre croissance et conversion écologique. Nous rappelons que ces mesures supposent une réforme fondamentale du traité de Lisbonne.

3. Les banques Martine Aubry propose, en cas de besoin (qui nous semble inévitable), une stratégie de recapitalisation des banques « conditionnée à l’inscription des actifs toxiques à leur valeur de marché dans les bilans », de façon à limiter le coût de l’intervention. L’entrée de l’État au capital doit selon elle « servir à contrôler effectivement la stratégie des banques », ce qui est positif, mais elle ne se prononce pas sur notre proposition de nationalisation intégrale du capital, ni sur la durée de l’intervention publique, laissant ainsi la porte ouverte à de futures reprivatisations. Elle ne reprend pas notre proposition d’instaurer un contrôle démocratique sur les banques par l’entrée dans leurs conseils d’administration de représentants des salariés, usagers, collectivités locales et associations.

4. La dette Martine Aubry déclare vouloir mettre en œuvre un grand audit des finances publiques, « auquel les experts indépendants et membres de la société civile seront associés ». Elle ne répond pas à la question sur le sort que les services de l’État réserveront aux demandes de la société civile concernant les origines de la dette publique et la répartition actuelle des titres entre catégories d’acteurs économiques. Elle ne reprend pas notre proposition de s’appuyer sur un audit de la dette publique pour examiner les modalités d’une restructuration.

Attac France, Paris, le 12 octobre 2011

 

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 18:32

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7e/Jos%C3%A9_Bov%C3%A9_-_Meeting_in_Toulouse_for_the_2007_French_presidential_election_0188_2007-04-18_touched.jpg/200px-Jos%C3%A9_Bov%C3%A9_-_Meeting_in_Toulouse_for_the_2007_French_presidential_election_0188_2007-04-18_touched.jpg

 

José Bové s'est prononcé «à titre personnel» en faveur de Martine Aubry pour le second tour. José Bové écrit, dans un communiqué: «A titre personnel et pour plusieurs raisons, j'incline à faire le choix de Martine Aubry».

«Sur le nucléaire, c'est elle qui a affiché le plus nettement et le plus précisément sa volonté d'engager la France dans une sortie progressive mais effective du nucléaire», souligne-t-il, relevant également la position de Martine Aubry sur le dossier des gaz de schiste ou sur l'agriculture. 

«J'ai apprécié» aussi que Martine Aubry «ait voulu que s'engagent, bien avant les échéances électorales, des négociations programmatiques avec EELV», écrit-il.

 

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 21:29

http://medias.francetv.fr/cpbibl/url_images/2010/11/23/image_66007363.jpg

 

Mon cher Arnaud,

J’ai bien reçu ta lettre et j’y réponds avec grand plaisir.

Je veux d’abord nous féliciter collectivement du succès des primaires. C’est un grand succès pour tous les socialistes. Ensemble, depuis le Congrès de Reims, nous avons reconstruit le Parti socialiste et nous l’avons doté d’un projet, ce qui était le préalable à la réussite des primaires et de l'alternance. Tu sais combien je voulais lier les primaires et le projet, toi qui a initié l’idée des primaires  avant même le Congrès de Reims. Tu as accepté la présidence de la Convention nationale sur la Rénovation et je suis fière du travail que nous avons accompli. Avec la rénovation, la mise en place des primaires, le non-cumul des mandats, nous avons redonné sa fierté et sa force au Parti socialiste, et nous avons bien servi la gauche et la démocratie française. Parce qu’il a fallu vaincre de nombreux conservatismes, ces combats ont été difficiles et je suis heureuse que nous les ayons menés ensemble, avec l’aide, que je veux saluer, de Ségolène Royal.

La campagne des primaires et les débats que nous avons eus ont convaincu les Français de venir voter massivement dimanche dernier. C’est dire combien, loin des prévisions les plus pessimistes et des attaques de la droite, ils ont intéressé les Français. Nous avons montré un Parti vivant, nourri par le débat d’idées. La confrontation respectueuse des points de vue est féconde, là où la volonté d’unanimisme à tout prix sur fond de divisions personnelles, qui a trop longtemps prévalu à la tête du PS, stérilise la pensée et appauvrit les projets.

Au terme de ces débats, le 1er tour a dégagé une majorité claire et forte pour un changement profond porté par une gauche forte. Les électeurs ont dit leur volonté d’une politique de sortie de crise par l’invention d’un nouveau modèle économique, social et écologique. Ils ne se retrouvent pas dans une politique d’aménagement du système actuel. La volonté de battre le Président sortant est forte mais s’y ajoute une volonté de changer ce système qui a failli, une envie d’espoir, l'envie d’une société plus respectueuse, plus juste, où l’argent ne peut pas tout et où les solidarités sociales, locales et républicaines sont reconstruites. On ne battra pas M. Sarkozy avec du flou, mais avec de la clarté.

Cette aspiration majoritaire n'est pas une surprise pour moi. Elle conforte le projet que j’ai présenté au pays durant la campagne.  En 2012, la France ne veut pas seulement une alternance : elle veut une alternative. C'est ma conviction : si on change de présidence, c'est pour changer de politique. Je ne suis pas moi, par exemple, favorable à ce que nous fassions voter une règle d’or après les élections que nous avons refusée avant. De même que je ne souhaite pas associer d’anciens ministres de M. Sarkozy aux futures responsabilités. Nos électeurs ne s’y retrouveraient pas. La France ne s’en sortirait pas. Je suis persuadée que doit émerger une gauche d’après crise, porteuse d’un nouveau modèle qui associe les Français, un modèle plus viable, plus équitable, plus durable. 

Alors que le débat se poursuit entre les deux tours de nos primaires, je souhaite répondre et réagir aux propositions que tu m'as transmises. Nos valeurs sont communes, nos idées se renforcent : ta lettre me permet d'exposer concrètement et politiquement ce que je crois essentiel.

Tu connais mon engagement à reprendre la main sur la finance. C’est un préalable au nouveau modèle que nous devons bâtir : l’efficacité dans la justice ! Les mesures que j’appelle de mes vœux n’ont pas changé tout au long de cette campagne : recapitaliser les banques en faisant entrer l’Etat à leur conseil d’administration et en leur imposant en contrepartie d’une part une stricte limitation des bonus bancaires, d’autre part des obligations précises de financement des entreprises et des ménages ; séparer les banques de dépôts et les banques d’investissement, c’est essentiel pour protéger l’épargner des Français ; interdire certaines pratiques spéculatives comme les ventes à découvert ; plafonner les frais bancaires et mieux encadrer le crédit revolving qui plonge dans le surendettement de nombreux ménages ; créer à l’échelle européenne une taxe sur les transactions financières pour casser la spéculation, faire porter le poids du remboursement de la dette au système bancaire et non aux contribuables nationaux, mais aussi pour lancer des programmes d’investissement ; mettre en œuvre une agence de notation publique européenne ; interdire les relations des établissements financiers et bancaires avec les paradis fiscaux et bancaires qui sont le trou noir de la finance mondiale, ainsi qu'agir pour la suppression des paradis fiscaux à l'échelle européenne et du G20. En parallèle, nous devrons créer une Banque Publique Européenne, à partir du Fonds de Stabilisation Financière, pour empêcher la spéculation contre les dettes souveraines, et en France même, créer une Banque publique d’investissement sous forme de fonds régionaux. La finance doit être mise au service de l’économie et non l’inverse, et l'économie au service de l'humain.

Concernant le commerce international, tu sais le travail que j’ai mené au sein de notre parti pourdépasser une forme de libre échangisme dogmatique qui a trop longtemps prévalu dans nos orientations générales. Tu sais aussi que j’ai tenu à convaincre nos partenaires européens de militer à nos côtés pour une Europe qui protège son économie, ses industries et ses travailleurs. Le PSE et le SPD ont repris à leur compte nos propositions pour réguler les échanges et les rendre plus justes. C’est une avancée décisive, car, à l’évidence, nous ne pourrons pas pratiquer cette politique tout seuls. Nous avons besoin de le faire avec nos partenaires, à l’échelle de l’Europe. Aujourd’hui, une nouvelle politique commerciale européenne fondée sur une réciprocité exigeante est possible. C'est à l'Europe de la pratiquer sans attendre : nos intérêts en seront renforcés dans la compétition mondiale et nos exigences mieux prises en compte dans les négociations internationales. Europe ouverte, oui ; Europe offerte, non.

Je suis pour l’égalité dans les échanges commerciaux. L’Europe devra augmenter les droits de douane au niveau européen sur les produits ne respectant pas les normes internationales en matière sociale, sanitaire ou environnementale. Comment être de gauche sans être intransigeants sur le social et l’environnement ? Elue présidente de la République, je proposerai à nos partenaires européens de renforcer les clauses de sauvegarde et de réciprocité visant à garantir la loyauté des échanges. Il n’est pas acceptable, par exemple, que la Chine impose aux entreprises étrangères de produire localement pour alimenter son marché alors que l’Europe ne se donne pas les moyens d’obtenir la réciprocité : je ne me résigne pas à la fatalité des délocalisations de nos industries hors d’Europe. Je n’accepte pas davantage que nos marchés publics soient ouverts à des entreprises non européennes quand ceux de la nationalité de ces entreprises ne le sont pas. L'Europe doit être active, pas naïve. C'est tout le sens du combat pour la réindustrialisation que je n'ai cessé de mener depuis que je suis à la tête du Parti socialiste.

Parmi les mesures que tu évoques, je suis favorable à un contrôle national et européen de toute acquisition étrangère d’entreprises dont les technologies mettent en cause notre souveraineté. Les Etats-Unis le font. Pourquoi pas nous ? En matière de délocalisation, le principe qui doit prévaloir est simple : celui du délocaliseur payeur. Il s'agira, pour une entreprise qui réalise des bénéfices et qui ferme un site rentable, de rembourser les aides publiques, dépolluer le site et reclasser les salariés. Quant aux entreprises qui déménagent l'outil de travail ou les brevets, elles pourront être mises sous tutelle sur décision de la justice saisie par les salariés.

Je tiens aussi à préciser que la réindustrialisation de la France réclame davantage qu’une politique strictement défensive. Nos emplois industriels réclament une vraie stratégie de compétitivité-qualité : je souhaite augmenter progressivement nos dépenses de R&D ; je souhaite relancer l’investissement public national et européen dans les secteurs d’avenir ; je souhaite que les PME et leurs capacités d'innovation soient réellement soutenues par les grands groupes et naturellement par les banques ; j'entends réorienter la fiscalité et l'épargne vers l'outil productif plutôt que vers la finance et la rente. A mes yeux, la vraie performance passe beaucoup par une sécurisation des parcours professionnels pour réduire la précarité dans l'emploi, par la présence des représentants des salariés dans les instances de décision des grandes entreprises, ainsi que par la prévention des maladies professionnelles et l'amélioration des conditions de travail

Tu le vois, je plaide pour une stratégie offensive et protectrice pour la France et pour l'Europe.En cela, mon projet est porteur d'une vraie alternative qui lui permet aujourd'hui de rassembler beaucoup de celles et ceux que le débat sur l'Europe en 2005 avait divisés.

Concernant la transformation de notre économie, je suis fière d’avoir affirmé au coeur de notre projet le besoin d’un nouveau modèle. Notre volonté n’est pas seulement d’aménager ou d’humaniser le marché, mais bien de transformer le modèle de production libéral capitaliste. Plutôt que la financiarisation et la recherche du profit maximal à court terme, enrichissons notre base productive par les valeurs et les méthodes des entreprises du secteur mutualiste et coopératif. Nous les soutenons dans les Régions et les Départements que la gauche dirige, mais l'actuel Gouvernement, hélas, les ignore souvent quand il ne les méprise pas carrément.

J’ai eu aussi l’occasion, durant cette campagne, d'exprimer ma volonté de développer et de soutenir l’économie sociale et solidaire, dont j’ai rencontré de très nombreux acteurs. Il faudra leur faciliter l’accès à la commande publique. De même, je me suis engagée à favoriser, en matière agricole, les circuits locaux de l'agriculture paysanne et le renforcement des droits des producteurs face à la grande distribution et ses marges abusives : les paysans ne sont pas seulement des jardiniers du territoire, ils doivent pouvoir vivre de leur travail et subvenir aux besoins de leurs familles. Cette transformation sera d'abord sociale et écologique. Elle conduira la société française à produire, à consommer, à se déplacer autrement. J'ai pris des engagements très fermes sur la manière de conduire cette transition, à la fois en matière énergétique, pour le logement et pour les transports.

Concernant la démocratie, tu sais les engagements clairs que j’ai pris sur le non-cumul des mandats et des fonctions. J'ai souhaité, avec l'immense majorité des militants socialistes, que ces règles soient applicables dès maintenant et pour 2012 et sans attendre la loi qui doit venir ensuite. Je n'ignore pas les résistances qui s'expriment encore aujourd'hui, mais sache bien que je serai intransigeante sur ce point.

Au-delà, l’essentiel pour moi est de changer profondément la République Mon engagement est clair : je veux une nouvelle République qui mette fin à la monarchie présidentielle anachronique de la Vème République. L'échec de l'hyper-présidence Sarkozy nous montre, s'il en était besoin, la voie à ne pas suivre. Dans cette République, la mobilisation des citoyens sera l'une des conditions des changements que nous voulons. Je sais comment l'action publique peut être revivifiée par les budgets participatifs, les débats publics, les référendum d'initiative populaire, mais aussi en associant loyalement, effectivement, les réseaux associatifs, les mouvements de consommateurs, et en ouvrant largement à tous les données publiques. J'ajoute – car c'est pour moi un combat constant depuis vingt ans – que le droit de vote aux élections locales sera étendu aux étrangers en situation régulière sur le territoire national.

Je veux une République exemplaire qui combattra sans compromis ni compromissions les conflits d’intérêt – renforcement des incompatibilités de fonctions, amélioration des contrôles, surveillance accrue du lobbying – et qui sera sans merci contre la corruption ici et ailleurs. Je défendrai le principe d'inéligibilité pour les élus condamnés par la justice pour des faits de corruption. Et je réduirai de 30 % la rémunération du chef de l’Etat comme celle des ministres.

Je veux une République équilibrée, avec un Président qui préside, un Gouvernement qui gouverne et un Parlement capable de jouer pleinement son rôle de contrôle. Le Conseil constitutionnel deviendra une véritable Cour constitutionnelle, dont le mode de nomination sera revu.

La nouvelle République, c’est une justice pleinement indépendante. Beaucoup de magistrats m'ont confortée dans ce choix. Je ne transigerai pas avec l’indépendance du parquet que je réaliserai en rendant la nomination des procureurs et le déroulement de leurs carrières indépendants du pouvoir politique ; je mettrai fin par la loi aux instructions individuelles qui ont été réintroduites par J. Chirac puis N. Sarkozy depuis 2002. De même, le statut pénal du chef de l'Etat et des ministres sera révisé afin qu'ils répondent de leurs actes devant des juridictions de droit commun, comme tout citoyen. J’abrogerai les dispositions choquantes du code pénal que sont les peines planchers et la rétention de sûreté, et j’engagerai une profonde réforme du code de procédure pénale. Je maintiendrai la spécificité de la justice des mineurs. Je rendrai la justice et la défense accessibles à tous, notamment par une revalorisation de l’aide juridictionnelle.

La nouvelle République, c’est aussi le pluralisme des médias. Il faut en finir avec cette spécificité française qui voit les principaux médias écrits et audiovisuels appartenir à des groupes de l'armement ou des travaux publics qui vivent de la commande publique. J'imposerai par la loi des règles anti-concentration pour consacrer l’indépendance des rédactions.

Ces engagements exigeront des modifications législatives et constitutionnelles profondes que je soumettrai aux Français par référendum. Nous procéderons à la révision la plus importante de notre loi fondamentale depuis son établissement par le Général de Gaulle et Michel Debré. Nous ferons entrer notre République dans le XXIème siècle.

Dès 2012, je tiens aussi à le rappeler, il ne faudra pas attendre les modifications constitutionnelles pour s’attaquer concrètement aux problèmes des Français. Le vote de dimanche dernier a confirmé la grande aspiration des Français à plus de justice sociale. Il faudra refonder notre système éducatif, rétablir l’accès à la santé pour tous, rendre effectif le droit au logement, garantir le droit à une retraite décente et l’âge légal de départ à 60 ans, permettre la revalorisation des salaires et notamment du SMIC, agir pour le pouvoir d’achat en encadrant certains prix et revoyant la tarification des biens essentiels comme l’eau et l’énergie.

Cette réponse que je t'adresse confirme et approfondit la Lettre que j'ai écrite aux Français en août dernier. J'y disais notamment : « En Europe comme en France, nous savons bien que la crise n’est pas ponctuelle. Il ne suffira pas d’éteindre des incendies, toujours plus coûteux, mais bien d’être les architectes d’un nouveau modèle de développement économique, social et durable ».

Depuis des mois et des semaines, je fais une campagne de propositions, pas de communication ni de clientélisme. Je resterai constante, fidèle à ce que je suis et à ce que j’ai dit aux Français. C’est cela aussi la morale en politique. Tu seras d’accord avec moi pour dire que la première rénovation en politique, c’est de défendre ses idées devant ses électeurs et de respecter le mandat que l’on a reçu d’eux.

Sur cette base claire et ambitieuse, je souhaite qu'ensemble, nous puissions continuer pour la France en 2012 le travail que nous avons déjà accompli depuis 2008. Nos convergences ne sont pas de façade ou de circonstance. Tu peux compter sur moi et j’espère pouvoir compter sur toi. Nos électeurs nous regardent : dimanche, je ne doute pas qu’ils feront le choix d’un vrai changement et d’une gauche forte.

Bien amicalement à toi,

 

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