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MLG76

Blog des militants socialistes de Seine-Maritime qui se reconnaissent dans la motion "Maintenant la Gauche !" déposée par Emmanuel MAUREL lors du Congrès de Toulouse du Parti Socialiste.

 

contact : MaintenantLaGauche76@yahoo.fr

 

 

  

 

Vive La Gauche 76

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 22:02

http://tinooeb.cluny.free.fr/renommee/images/mitterrand.jpg

 

 

 

"Se souvenir des belles choses, ne pas oublier les échecs" (article de Pouria Amirshahi paru dans la revue socialiste n°42, 2ème semestre 2011).

Lorsqu’Alain Bergougnioux m’a demandé de rédiger cet article, j’ai ressenti fierté et gêne : je n’ai rencontré François Mitterrand qu’une fois, 6 mois avant la fin de son dernier mandat (c’était le 8 janvier 1995, j’étais alors président de l’Unef et j’avais 22 ans), et si je vis aujourd’hui en Charente, à quelques minutes de Jarnac, sa terre natale, je n’y ai pas la même ascendance familiale… De plus je n’ai jamais baigné dans le culte de la personnalité ; aussi, pour honorer et critiquer une œuvre, un parcours et discuter d’un certain héritage, encore faut-il avoir un but. Je me suis donc assigné celui-ci : en puisant dans l’expérience politique des années Mitterrand, poser des balises sur le chemin de la reconquête politique où a tâtonné le parti socialiste – et plus largement la gauche européenne – pendant trop longtemps.

Sous et depuis la présidence de François Mitterrand, alors même que la gauche avait engagé de grandes réformes progressistes et pris des mesures sociales, les inégalités de toutes sortes n’ont cessé de croître. A gauche, deux interprétations de l’héritage se souvent affrontées, qui insistent sur l’un ou l’autre terme de la contradiction. Pour les uns, la gauche socialiste, faisant sa mue sociale-démocrate, a baissé les armes face au capitalisme et ainsi laissé faire l’extension du domaine de l’argent ; pour les autres, l’expérience socialiste française était trop isolée pour pouvoir tenir tête. Il y a à vrai dire deux vérités égales, mais je préfère retenir une hypothèse plus optimiste, en tout cas plus porteuse d’espoir pour l’avenir. Quelles qu’aient été les erreurs politiques commises, j’y reviendrai, François Mitterrand a fait plus que résister à la pression naissante de la mondialisation libérale. Souvenons-nous que l’accession au pouvoir de la gauche correspond au début de la grande réaction conservatrice et ultralibérale conduite par Ronald Reagan et Margareth Thatcher. Alors que le « consensus de Washington [1] » tisse sa toile, la gauche s’engage pour la retraite à 60 ans, la 5ème semaine de congés payés, les libertés publiques, des grands travaux, une ambition culturelle inégalée depuis, la priorité à l’éducation et à la recherche... Ce n’est donc pas dans le procès en trahison qu’il faut rechercher les causes des reculs progressifs entamés par la gauche – car je reste persuadé que la volonté de défaire les chaînes de l’aliénation de classe était présente – mais par la force de l’adversaire autant que par des erreurs politiques de nos aînés.

La gauche gagne donc politiquement une élection majeure en 1981 alors que dans le même moment sont en germe les termes de sa défaite culturelle : le FMI et la banque mondiale sont alors les véritables chevaux de Troie de la grande régression qui veut sécuriser les droits de propriété privée parmi les principaux préceptes de l’économie libérale et l’imposent aux Etats. Dans ce contexte, François Mitterrand voit sans doute dans l’intégration européenne la réponse à cette nouvelle confrontation : les entrées de la Grèce, de l’Espagne, du Portugal – adossées à des politiques publiques structurelles – ainsi que la création de la monnaie unique (prévue dans le Traité de Maastricht ratifié en 1991) qui met fin aux guerres spéculatives entre monnaies européennes en sont les deux principaux moteurs. Pourtant nul ou presque en Europe n’a résisté aux vagues de privatisations, c’est-à-dire de transferts de ressources collectives au bénéfice de quelques uns. Et la France socialiste a elle-même a commis dans ce moment deux fautes dont il faut se rappeler : 
- la première est de ne pas avoir voulu la confrontation avec Margareth Thatcher, alors que la France avait encore un poids politique lourd qui lui aurait permis de contraindre la Grande Bretagne à choisir clairement entre l’Europe et l’alliance transatlantique ; je suis certain que nous devrons user demain, pour imposer un droit social européen et une nouvelle politique industrielle et monétaire, de la même fermeté que Thatcher lorsqu’il s’était agi pour elle d’extraire la Grande Bretagne des efforts de solidarité communautaire. 
- la seconde est de ne pas avoir cherché, particulièrement dans les deux premières années du septennat, à prendre appui sur le peuple, qui venait de lui confier le pouvoir, pour isoler le patronat qui organise alors méthodiquement la fuite des capitaux vers l’étranger et la mise à mal de l’économie.

Ce dernier point est d’importance et fait apparaître une deuxième réflexion : sans dialectique orchestrée entre la gauche politique et la société mobilisée, la gauche ne tient pas la distance. Il ne faut jamais oublier que la gauche est un ensemble de forces (associatives, syndicales, mutualiste, politique) et que les avancées de ses thèses dépendent de la cohérence générale. Tout déléguer au parti au pouvoir ou à l’inverse instaurer une étanchéité absolue en son sein (gouvernement/syndicats) ne peut que l’affaiblir. Les grandes lois sociales du début du XXème siècle s’appuient sur des grèves massives et nombreuses ; le Front populaire lui-même ne décrète les congés payés et la semaine de 40 heures que sous la contrainte du mouvement ouvrier ; et il suffit de regarder comment, au Brésil, Lula a su contenir de légitimes impatiences en donnant publiquement à chaque étape les arguments justifiant ses choix et, surtout, son rythme, sans jamais omettre de rappeler quels sont les buts et qui sont les adversaires… Il faut inventer cette nouvelle stratégie globale de la gauche, avant et pendant une expérience gouvernementale, sans forcément passer par des questions d’ordre organiques : après tout, les partis de la gauche anglaise et allemande, qui ont des liens plus étroits avec les syndicats (en France, nous avons la Charte d’Amiens), n’ont pas mieux réussi.

Cette relation au mouvement social, François Mitterrand et le parti socialiste l’avaient pourtant particulièrement entretenu dans le domaine des libertés publiques, de la lutte antiraciste, de la jeunesse et de l’immigration. Toujours attentif aux mouvements de défense des droits de l’Homme, qu’il s’agisse des professionnels de justice ou des associations, François Mitterrand avait aussi résolument fait le choix de la jeunesse, qu’elle soit laborieuse ou scolarisée. Une jeunesse dont il avait pour principe de ne jamais se méfier a priori, qu’il cherchait à comprendre, dont il voulait connaître les responsables, et sous le signe de laquelle il avait placé ses deux mandats. Rien de surprenant qu’il puisa en elle les ressorts de son rebond politique, en 1986 après le mouvement lycéen et étudiant contre le projet Devaquet, et en fit le cœur de la remobilisation de la gauche lors de l’élection présidentielle de 1988. Et c’est sans doute ce qu’il manque encore aujourd’hui à la gauche européenne (qui se retrouve globalement confrontée aux mêmes défis) : puiser dans la jeunesse la force d’incarnation d’un nouvel espoir. Un continent comme l’Europe, un pays comme la France, bien que vieillissants, ne renoueront avec la marche du progrès qu’à la condition d’entraîner avec eux celles et ceux à qui, justement, ce progrès est destiné.

Enfin, dans un monde dont les bouleversements s’accélèrent en même temps que nos Etats s’affaiblissent, la gauche doit à nouveau inscrire son projet dans une perspective internationale : pourquoi et comment la France doit participer activement à la construction d’un nouvel ordre mondial ? C’est parce qu’il avait conscience de cette responsabilité de la France, quand le monde était encore marqué par le poids de Yalta, que François Mitterrand a duré dans le temps : il incarnait la gauche bien sûr, mais aussi une vision pour le pays dont il préservait farouchement l’indépendance géostratégique. François Mitterrand nous laisse cependant un échec majeur en matière de politique de co-développement, ainsi qu’une question toujours entière, et mise en lumière par les révolutions actuelles au Moyen-Orient : quelle diplomatie des droits de l’Homme, quelle diplomatie de la démocratie ? Certes François Mitterrand avait engagé publiquement la bataille sur ces deux fronts : en étant le premier avocat de l’annulation de la dette des pays du Tiers-Monde et en défendant la nouvelle thèse dite de la Baule, qui lie aide et progrès démocratique. Mais la première solution s’est rapidement confondue en tonneau des Danaïdes tandis que la seconde a vu par la suite des dictateurs accepter formellement des élections … pourvu qu’ils soient élus et réélus à plus de 80 %. Aujourd’hui les règles commerciales, les normes sociales et environnementales, les exigences démocratiques, toutes doivent être revues ou énoncées à l’aune du seul objectif de développement humain universel et partagé. Le monde ne sera plus sûr que lorsque la moitié de l’humanité sera moins pauvre, aura voix au chapitre et que partout existeront les possibilités de développement et les instruments de la redistribution. Faire de lutte contre la pauvreté dans le monde un des axes majeurs de la diplomatie constitue un véritable enjeu politique pour la gauche. La gauche est en train de le comprendre et reconstruit cette vision et ses alliances, en Europe et ailleurs…

A l’heure où les citoyens se mettent en mouvement de l’autre côté de la Méditerranée, une phrase de François Mitterrand résonne encore : « un dictateur n’a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi ». Je relis mon article et je me dis que finalement, s’appuyer sur les peuples et les sociétés mobilisées, chez soi comme ailleurs, est une bien belle boussole pour la gauche, 30 ans après sa dernière grande conquête politique, que François Mitterrand avait rendu possible car elle nous laissait espérer ceci : le plus beau est à venir…

 

[1] Lire notamment Consenus de Washington, le Monde Diplomatique et l’article d’ATTAC

 

source : http://www.unmondedavance.eu

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 09:26

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C'est avec tristesse que les socialistes ont appris ce matin (3 mai 2011) le décès du député PS du Nord Patrick Roy, survenu dans la nuit de lundi à mardi à 53 ans, des suites d'un cancer du pancréas. Martine Aubry lui a rendu hommage, évoquant dans un communiqué son "immense tristesse et saluant la mémoire d'un homme "généreux, sensible, courageux".

 

 

Voici la déclaration de Benoît Hamon suite à cette bien triste disparition :

 

Patrick Roy est décédé cette nuit. 

Le PS perd un homme émouvant, un militant remarquable, et une gueule parmi les plus fameuses du Parlement. Jusqu’au bout dans son combat contre la maladie, Patrick Roy a lutté et offert aux autres le meilleur de lui : l’amitié, la sensibilité et la générosité.

S’il avait le verbe si haut c’est qu’il puisait ses solides convictions dans la tradition des combats ouvriers du Nord de la France.

C’est avec une immense tristesse que tous les socialistes reçoivent la nouvelle de sa disparition.

Son souvenir nous émeut aussi parce qu’il continue à nous transmettre sa formidable énergie.

Il nous manque.

 

 

L'hommage du Parti Socialiste à Patrick Roy : http://www.parti-socialiste.fr/articles/patrick-roy-est-mort

 

 

Hommages à Patrick Roy : HernFalconhill ; Marc Vasseur ; Melcalex 

 

 

Vidéos sur Patrick Roy : http://0z.fr/t32d2

 


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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 19:14

http://images.charentelibre.fr/image/article/510x328/1019800_3318561.jpg

 

 

Déclaration de  Pouria Amirshahi,

Secrétaire national du PS à la coopération, à la francophonie, au développement et aux droits de l’Homme.


  

Lampedusa : la lâcheté du gouvernement, ça suffit !


 

Depuis plusieurs semaines, des tunisiens affluent à Lampedusa dans un contexte de bouleversements politiques majeurs en Tunisie. La formidable révolution tunisienne a engendré temporairement une situation sociale difficile pour de nombreux salariés, et particulièrement des jeunes dont les revenus dépendent de l’économie du tourisme. Pour des milliers de tunisiens, il n’est d’autre solution que de chercher un emploi dans d’autres pays frontaliers, parmi lesquels la France occupe une place majeure, afin de sauver leur pouvoir d’achat et ce le temps que la situation se stabilise.

 

L’attitude scandaleuse de fermeture du gouvernement constitue une faute politique majeure. Car, au-delà de la question humanitaire, il s’agit bien d’un enjeu stratégique pour la France.

 

Le peuple tunisien, francophone dans son immense majorité, est en train de bâtir une nouvelle ère démocratique tournée demain vers la prospérité qui nécessite dès aujourd’hui une solidarité et de grands projets de coopérations avec l’union européenne. Plus que jamais, le président de la république devrait s’atteler à réparer les effets des graves fautes de la diplomatie française qui ont été interprétées, pour beaucoup de français et de tunisiens, comme une trahison envers un peuple auquel nous sommes tant liés .Malheureusement, plutôt que de revendiquer son amitié, le gouvernement français ne cesse d'endosser les habits de lâcheté et de la bêtise. Qui peut croire que les déclarations et la politique du gouvernement resteront sans effet à terme dans l’opinion tunisienne ? En rejetant ainsi toute possibilité d’accueil temporaire aux tunisiens, la droite prend le risque de voir les générations futures tourner le dos à notre pays et menace gravement notre influence autant que les solidarités qui devraient être inhérentes à l’espace francophone méditerranéen.

 

Il est temps d’assumer le principe d’une délivrance exceptionnelle de permis de séjour temporaires, assortis d’un accord de coopération avec les autorités tunisienne pour étudier les conditions dignes et régulées de retour. Car, faut-il le rappeler, la plupart des migrants tunisiens n’aspirent qu’au retour.

 

Au lieu de se tourner vers l’avenir, en expliquant aux français les enjeux stratégiques qui se jouent, au lieu de dire pourquoi la France se doit, par fidélité, par amitié mais aussi pour ses propres intérêts, de faire un effort particulier avec les tunisiens, le gouvernement sombre dans la bassesse et la courte vue démagogique. Le rôle d’un gouvernement dans une démocratie, c’est de s’adresser à l’intelligence de ses citoyens, et non pas d’attiser les peurs. Il existe une autre voie : la coopération économique et politique pour aider la Tunisie dans le chemin démocratique qu’elle s’est choisie et des mesures provisoires permettant de réguler les désordres. Les français, et plus largement les européens, peuvent le comprendre et seraient mieux honorés ainsi que par le pitoyable jeu de ping-pong engagé par les gouvernements de l'Union européenne.


Pouria Amirshahi
secrétaire national à la coopération, à la francophonie, au développement et aux droits de l'Homme

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 12:22

http://img.over-blog.com/500x473/3/69/95/33/Illustration-2/les-primaires-comment-ca-marche-82338.png

 

 

 

 

 

 

 

 

Qui peut voter ?


Tous les citoyens français inscrits sur les listes électorales avant le 31 décembre 2010. Et lors de la primaire, il suffit de s'acquitter d'une participation au frais d'organisation de 1 € minimum et de signer une charte d'adhésion aux valeurs de la gauche.
Pourront également voter tous les mineurs qui auront 18 ans au moment de la présidentielle, ainsi que les mineurs et les étrangers non communautaires membres du PS ou du MJS.
Des modalités de votes spécifiques seront retenues pour les Français de l'étranger.


 
Comment ça marche ?

Les candidatures seront déposées entre le 28 juin et le 13 juillet, et les primaires auront lieu à l’automne, les dimanches 9 et 16 octobre. Une convention d’investiture et de rassemblement se tiendra à l’issue du scrutin.


 
Où voter ?

Des milliers de bureau de vote près de chez vous seront installés dans toute la France. Un site spécial sera mis en ligne pour vous permettre de trouver votre bureau de vote pour les
primaires.


Qui peut se présenter ?

La règle de parrainage pour les candidats membre du PS est la suivante : 5% des parlementaires socialistes (soit 17 parrainages), ou 5% des membres titulaires du Conseil national (soit 16 parrainages), ou 5% des conseiller-es régionaux ou généraux socialistes (soit 100 parrainages) issus d’au moins 10 départements et 4 régions, ou 5% des maires socialistes des villes de plus de 10.000 habitants (soit 16 parrainages) issus d’au moins 4 régions. Un seul parrainage par personne sera autorisé.

Les autres partis qui décideraient de participer à ces primaires fixeront eux mêmes les règles pour être candidats.

 

 

 

 

Sources : Aurelinfo - Hern - PS

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 11:08

http://www.ps16.org/images/orki/le-changement-le-projet-socialiste(1).png

 

Chacun doit se réjouir que le Conseil national du Parti socialiste du 9 avril se soit mis d’accord à l’unanimité sur un projet qui sera soumis au vote des militants le jeudi 19 mai et dans une convention nationale le samedi 29 mai 2011. C’est autour de sa première secrétaire Martine Aubry que ce travail a été réalisé. Et le texte a reçu des apports de toutes les composantes du parti avec une volonté de se positionner « sérieusement à gauche »

Le texte n’est pas un texte de « 3e voie » blairiste ou schroderien, et sans être « révolutionnaire » trace une voie bien particulière du PS français par rapport aux positions des autres PS européens. Il offre une gamme de propositions au débat, dont toute la gauche peut s’emparer. Un projet socialiste. Un projet en rupture sans ambiguïté, la catastrophe sociale que le sarkozysme fait subir à la France depuis cinq ans.

Le ton est donné : faire passer l’économie devant la finance, pour un nouveau modèle de développement. Abrogation de la loi 2010 sur les retraites, retour à l âge légal de 60 ans.

Abrogation de la loi Tepa et des mesures qui ont remis en cause l’application des 35 h. Rattrapage du Smic bloqué pendant cinq ans et hausse de tous les salaires, égalité salariale hommes femmes. Pas de salaires supérieurs à 20 fois le Smic dans le secteur public. Il propose des mesures contre la précarité et un contrôle des licenciements boursiers.

Nous pouvons interpréter qu’il y a l’embryon du 35, 60, 1600, 20 pour lesquels nous militons.

Le texte explique que 10 points ont été pris par les profits aux salaires et propose d’en reprendre rapidement 2 points. Il propose de prendre aux superprofits pétroliers et de bloquer les loyers. Il propose tout de suite 300 000 emplois-jeunes et une allocation-autonomie jeunesse. Il propose de réélargir le secteur public, et de le relancer. Il met l’hôpital et l’école publics au cœur des priorités. Il garantit que le cinquième risque sur la dépendance sera basé sur la solidarité publique. Il propose un pôle financier public et la séparation des fonctions de dépôt et d’investissement pour les banques. Il propose d’en revenir à une république parlementaire, avec une dose de proportionnelle, sans cumul des mandats et avec parité renforcée. Il propose régularisation de l’immigration, et pluralisme garanti des médias. Il propose un contrôle des échanges, une forme de protectionnisme équitable, aux frontières de l’Europe et la taxe Tobin sur les transactions financières.

Disons le franchement : tout cela n’est pas encore dit avec toute la force, la détermination et la clarté que nous souhaiterions. Mais il est impossible d’aller dans ce sens et de ne pas ensuite subir la pression radicalisante des débats, les attaques de la droite et les attentes exigeantes de la gauche. Ce texte va être soumis aux militants socialistes mais aussi à toute la gauche. Il ne devrait que se renforcer. Ce fut le sens de l’intervention de notre camarade Gérard Filoche au Conseil national, avec celles de Benoît Hamon et d’Henri Emmanuelli. Chacun comprend aussi que selon le candidat ou la candidate, la vie ultérieure de ce texte ne sera pas la même : nous militons pour que Martine Aubry continue de prendre toutes ses responsabilités, au nom de l’ensemble du parti pour conduire la gauche à la victoire en 2012.

 

 

sources : democratie-socialisme.org - HERN

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 17:23

http://img.over-blog.com/500x51/3/69/95/33/Illustration-2/illu-projet.png

 

 

 

Le changement : le projet socialiste

 

 

Après plusieurs mois de travail associant chercheurs, militants, élus, responsables associatifs, citoyens... le Parti socialiste a présenté hier son projet pour 2012. Celui-ci sera discuté, dans les deux mois qui viennent, par les militants socialistes et par tous ceux qui voudront s'en emparer pour l'améliorer, le critiquer, le renforcer, l'illustrer.

 

 

 

>Redresser la France et proposer un nouveau modèle de développement

 

Emploi, compétitivité, investissement, désendettement: refaire de la France une nation qui compte

1.) Pour muscler la compétitivité de la France: une banque publique d'investissement
2.) Pour relancer l'investissement: une modulation de l'impôt sur les sociétés
3.) Pour que l'Europe puisse innover: des emprunts européens pour le futur
4.) Pour l'emploi des jeunes: 300.000 emplois d'avenir
5.) Pour protéger les salariés: dissuader les licenciements boursiers
6.) Pour protéger les intérêts de l'Europe, de ses savoirs-faire et de ses salariés dans la mondialisation: des droits de douanes modulables
7.) Pour réduire l'endettement de la France: réaffecter la moitié de nos marges financières

 

Agriculture, environnement, énergies : changer de modèle pour vivre mieux

8.) Pour encourager les comportements écologiques: une TVA éco-modulable
9.) Pour une alimentation plus saine et des agriculteurs qui vivent de leur travail: soutien à l'agriculture et la pêche de proximité
10.) Pour sortir de la dépendance du nucléaire et du pétrole: développer les énergies renouvelables

 

Pouvoir d’achat, salaires, pensions: rendre la vie moins chère

11.) Pour alléger la facture énergétique des Français: réinvestir une partie des superprofits pétroliers

12.) Pour stopper l'envolée des loyers: plafonner à la première location ou la relocation
13.) Pour aider les jeunes à se soigner et se loger: une allocation d'étude
14.) Pour que l'égalité salariale femme-homme devienne une réalité: conditionner des exonérations de cotisations patronales
15.) Pour une plus juste répartition des richesses
16.) Pour les retraites: notre réforme

 

 

>Retrouver la justice pour bâtir l’égalité réelle

 

Services publics : priorité à l’éducation, à la santé et à la sécurité

17.) Pour la réussite de chaque jeune: un nouveau pacte éducatif
18.) Pour l'épanouissement des tout petits: développer l'accueil en crèche et l'école à partir de deux ans
19.) Pour la santé: remettre l'hôpital au coeur du système
20.) Pour améliorer la prise en charge des personnes âgées dépendantes: nous ferons appel à la solidarité nationale
21.) Pour améliorer la sécurité des Français et pour une justice plus efficace

Réforme fiscale : davantage de justice, davantage d’efficacité

22.) Pour davantage de justice: fusion de l'impôt sur le revenu et la CSG en un impôt plus progressif et prélevé à la source
23.) Pour revaloriser le travail: le même taux d'impôt pour les revenus du capital et les bonus que pour ceux du travail
24.) Pour limiter la spéculation et financer la réduction des déficits: une taxe de 0,05% sur les transactions financières

 

 

>Rassembler les Français et retrouver la promesse républicaine

 

25.) Pour lutter contre les discriminations: généraliser le CV anonyme, et expérimenter l'attestation de contrôle d'identité
26.) Pour assurer l'égalité des genres et des familles: le droit au mariage et à l'adoption pour tous les couples
27.) Pour une politique juste et efficace en matière d’immigration
28.) Pour conforter les contre pouvoirs: garantir l'indépendance de la justice, et une loi anti-concentration dans les médias
29.) Pour approfondir la démocratie
30.) Pour encourager la démocratie locale

 

 

Sources : Aurelinfo - Hernlelabo76 - PS

 
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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 14:36

 

 

 

Le 1er tour des élections cantonales a placé en tête les candidats soutenus par le parti socialiste avec 31,56 %. La gauche dans son ensemble atteint presque les 50 % des voix.
L'UMP avec 17,07 % des voix obtient un score très bas qui sanctionne la politique du gouvernement. Et même, si on additionne toutes les voix de droite, moins d'un électeur sur trois s'est porté sur ses candidats.
C'est un échec pour l'UMP et ses partenaires.
L'autre fait important de ce scrutin est évidemment le fort taux d'abstention. Le scepticisme à l'égard de l'action politique qui ne cesse de croître s'est traduit par une faible participation qui s'est conjuguée avec un vote important en faveur du Front national.
Cette situation appelle de la part de la gauche, et des socialistes en particulier, que nous prenions la mesure des préoccupations majeures des Français : l'accès aux soins, l'école, le pouvoir d'achat, les salaires qui n'augmentent pas, les retraites, le vieillissement et la dépendance... Autant d'enjeux qui nous obligent, collectivement.
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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 09:36

 

A la différence de l'UMP, le PS, via son porte-parole, appelle à voter à droite pour empêcher le FN de décrocher des sièges de conseillers généraux.

 

Qu'importe l'entêtement de l'UMP, le PS répète depuis ce dimanche soir qu'il faut faire barrage au FN. Contrairement à son adversaire de droite, le parti socialiste s'est aligné sur cette position. 

 

Le porte-parole du PS Benoît Hamon a ainsi demandé lundi aux électeurs d'utiliser le "bulletin de vote UMP" en cas d'absence de la gauche au second tour des élections cantonales pour faire barrage au Front national, qui "serait, ou sera, une épreuve pour la France". 

 

"Nous appelons à faire barrage au Front national et utiliser le bulletin de vote adéquat. Si c'est un bulletin de vote UMP, utilisez-le pour éviter que le Front national ne l'emporte", a déclaré le porte-parole du PS sur France Inter. 

 

"Oui, comme en mai 2002", a-t-il concédé, estimant que "le Front national rajouterait à la ruine économique et sociale de la France actuelle, une sorte de ruine démocratique: éclatement du pays, opposition des Français les uns aux autres..." 

 

"Le Front national, ce serait, ou ce sera, une épreuve pour la France", a-t-il ajouté. "Ne rajoutons pas à l'état de crise qui est celui de la France, l'épreuve d'un Front national en situation de pouvoir gouverner une ville, un département, ou, pire, le pays". 

 

 

 

source : http://www.lexpress.fr/

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 09:33

 

Au soir du premier tour du scrutin, le porte-parole du PS s'est félicité du "bon résultat" de la gauche. 

Benoît Hamon, porte-parole du PS, a affirmé à l'AFP dimanche au soir du premier tour des cantonales qu'"il faut que la gauche se rassemble" avant le second tour le 27 mars. "C'est un bon résultat pour la gauche et le Parti socialiste. C'est aussi l'échec de la stratégie de la droite qui a essayé d'escamoter le débat et qui a provoqué et de l'abstention et du Front national", a déclaré le porte-parole du Parti socialiste à l'AFP.

 

"Et maintenant, dimanche 27 mars, il faut que la gauche se rassemble, qu'elle aille totalement rassemblée dès ce soir à l'élection du 27 mars prochain", a-t-il assuré.

 

 

 

source : http://www.lepoint.fr

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