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MLG76

Blog des militants socialistes de Seine-Maritime qui se reconnaissent dans la motion "Maintenant la Gauche !" déposée par Emmanuel MAUREL lors du Congrès de Toulouse du Parti Socialiste.

 

contact : MaintenantLaGauche76@yahoo.fr

 

 

  

 

Vive La Gauche 76

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 21:48

http://www.marianne2.fr/SlovarMarianne/photo/art/default/957271-1131711.jpg?v=1338387637

 

Article de SLOVAR

 

 

« Les Petroplus » font partie des salariés qui se battent pour conserver leur emploi. Deux photographes ont décidé de les soutenir et leur rendre hommage en mettant en ligne le visage de ceux qu'on considère de plus en plus comme des variables d'ajustement économique !

Quelle tête ont les salariés qui se battent pour conserver leur emploi ? Qui pour parler de leur combat et de l'énergie qui les anime ? Dans la majorité des cas, à part leurs proches nul ne le sait. C'est pourquoi deux photographes Martin Flaux et Bruno Maurey qui ont côtoyé les salariés en lutte de Petroplus ont lancé à leurs côté un projet : « Donnons un visage à la crise » qui a abouti àun site Web, sur lequel on peut découvrir les portraits de ces 550 salariés, dont les média ont beaucoup parlé, il y a quelques mois, avant ... de passer à autre chose !
 
Pourquoi les salariés de Petroplus sont-ils en lutte ?
 
L'affaire Petroplus, c'est celle d'un groupe de raffinage pétrolier suisse possédant cinq raffineries en Europe, dont une en France à Petit-Couronne, près de Rouen, qui n'a pas réussi à trouver un accord avec ses créanciers et s'est mis en faillite. 
 
En attendant qu'un repreneur sérieux se présente, la raffinerie de Petit-Couronne a été arrêtée ce qui mettait en cause 550 emplois. Cette affaire, comme celle des ArcelorMittal, s'était invitée pendant la présidentielle. Nicolas Sarkozy s'étant rendu sur place en tant que Chef de l'état. Il annonçait à l'époque, hors caméra : « (...) Je suis quelqu'un de parole. C'est signé » avec Shell » Avant d'ajouter : « Je ne dis pas que ça sauve la raffinerie, mais c'est signé, ça donne du boulot pour 6 mois »
 
Entre temps, on apprenait par l'intersyndicale qu' Eric Besson qui avait beaucoup communiqué et gesticulé sur le redémarrage, mais avait préféré se rendre à un mariage plutôt que le transmettre à son successeur, ne lui avait en fin de compte laissé qu'un dossier quasi vide. Chapeau les artistes !   
 
Quelle est actuellement la situation de Petroplus Petit-Couronne ?
 
Le Point nous explique que : « Les administrateurs judiciaires de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen, n'ont pas reçu d'offre ferme de reprise en l'état, alors que le délai de dépôt des dossiers expirait vendredi soir, mais des négociations se poursuivent, a indiqué la direction du site (...) »
 
Néanmoins, les salariés veulent continuer de croire que leur combat aboutira favorablement. C'est pourquoi ils sont particulièrement fiers du site Web qui leur a été dédié et sur lequel, sans exhibitionnisme, ils arborent un sourire de complicité avec les internautes visiteurs.
 
Sourire que vous pouvez leur rendre en postant, si vous le souhaitez, votre portait sur le site. Leur combat peut être également soutenu au travers d'une pétition disponible sur le site.
 
En attendant que le nouveau Ministre du Redressement productif se montre plus efficace que celui de l'industrie du précédent gouvernement, les salariés toujours mobilisés considèrent que : « (...) quelle que soit l’issue de la lutte, il leur restera ce patrimoine, cet aspect humain de la crise » déclare Martin Flaux l'un des photographes.
 
Quant à nous, nous leur souhaitons de revoir leur usine redémarrer rapidement et qu'aucun d'eux, ne manque à l'appel ce jour là !
 
Les 550 sur Facebook
Les 550 sur Twitter
 
 
 
Crédit photo
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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 13:57

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Article de  Slovar

 

 

Selon le Medef, autoriser des salariés ayant commencé à travailler dès 18 ans et cotisé 41 ans à partir à la retraite à 60 ans serait insupportable. Par contre se séparer des seniors à coup de ruptures conventionnelles serait une mesure ... sociale phare ! 

 

 

Il se dit qu'au Medef, nombreux sont ceux qui reprochent à Laurence Parisot ses prises de positions et diverses « déclarations d'amour »  à l'encontre l'ex président Sarkozy pendant la présidentielle. A tel point qu'elle déclenché des ricanements dans son propre camp en déclarant : « Les entreprises ne sont ni à gauche, ni à droite »

Néanmoins, si elle s'est vite reprise, en constatant les résultats, annonçant qu'elle était impatiente de travailler avec le nouveau gouvernement, il semble bien qu'elle ait décidé de faire payer aux salariés le très probable abandon de la TVA sociale et des accords compétitivité-emploi inclus dans le programme de son champion de candidat.
En effet, alors que la complicité entre le précédent gouvernement et le Medef a permis de mettre en place la rupture conventionnelle qui s'est avérée être un des meilleurs outils pour se séparer des seniors, les DRH affirmant avec délice que : « La rupture conventionnelle du contrat de travail est considérée comme la mesure sociale phare du quinquennat Sarkozy », Laurence Parisot a décidé de faire barrage à la possibilité pour les salariés ayant commencé à travaillé dès 18 ans et atteint 41 ans de cotisation à prendre leur retraite à 60 ans ! 
Quels sont les arguments de notre « amie» Laurence ?
Dans l'Usine Nouvelle « (...) Elle se demande par exemple si dans le prochain calcul seront pris en compte uniquement les trimestres cotisés ou, comme certains le demandent, des trimestres validés intégrant congés maternité, périodes de chômage etc. Dans cette hypothèse, l'impact financier n'est tout simplement pas le même (...) » Oubliant au passage de poser la question du coût pour l'UNEDIC des chômeurs seniors de longue durée. Mais, dans la mesure où l'indemnisation ne dure que trois ans, le compte est vite fait pour madame Parisot !
Bien que nous soyons opposés aux restrictions contenues dans le programme de François Hollande sur le sujet, la réponse figurait dans les engagements du candidat : Seules périodes de trimestres cotisées seront prises en compte. Donc, une polémique de plus donc madame Parisot est coutumière ! Ce qui ne l'empêche pas de menacer: « (...) si l'Agirc et l'Arcco devaient financer ce surplus, le Medef serait amené à poser des questions importantes et très structurelles sur ce que nous voulons faire de ces régimes (...) »
Polémique qui ne résout pas le problème principal : Est-il possible de rester dans l'emploi au delà de 50 ans ?
Rester dans l'emploi et surtout en retrouver un, une fois qu'on l'a perdu ! Mais, sur ce dernier sujet, il ne faut pas compter sur Laurence Parisot pour obtenir la moindre réponse. Car, selon la logique de l'organisation patronale, le salarié n'est qu'une variable d'ajustement dans une économie mondialisée. En clair, le jour où l'entreprise préfère recruter un plus jeunes (plus économique et moins revendicatif) à défaut de l'archaïque harcèlement moral, elle utilisera la moderne rupture conventionnelle. Par contre, pas question de perdre du temps avec les plus de 850 000 inscrits de plus de 50 ans à Pôle Emploi !
Soyons clairs madame Parisot, vous exigez que les salariés partent le plus tard possible à la retraite, votre objectif étant, comme votre ami François Fillon d'atteindre 67 ans. Mais pourquoi puisque vous refusez toute obligation ou quota en ce qui concerne les salariés âgés ?
En toute probabilité parce que vous savez qu'en repoussant au plus loin l'âge légal, il se trouvera bien un gouvernement qui mettra en place un pilier obligatoire de capitalisation permettant à ceux qui le peuvent de cotiser individuellement et de partir à la retraite à la carte en faisant l'impasse sur les pénalités du régime général !
Et ce jour, vos adhérents banquiers et assureurs pourront acheter la totalité du stock de vins de champagne pour fêter la captation sur le long terme de l'épargne des français en vue de financer leur retraite privée. Bien entendu, banques et assurances n'offriront aucune garantie à leurs clients (krachs financiers inclus) et pourront comme n'importe quel fond de pension spéculer et dépecer des entreprises pour verser au retraités leur pension.
Mais que vous importe, puisque vous auriez réussit là ou tous vos prédécesseurs ont échoué : liquider une bonne fois pour un des plus importants volet du programme du Conseil National de la Résistance. 
Alors, votre posture qui consiste à exiger une rencontre avec Marisol Tourraine la nouvelle ministre des Affaires sociales, pour faire revenir le gouvernement sur son projet de décret autorisant un départ à la retraite à 60 ans pour des salariés ayant commencé à travailler tôt, tout comme votre chantage, ne  trompent personne.
Mais peut être êtes, misez-vous sur une possible victoire des candidats de l'UMP aux législatives qui vous permettrait d'obtenir une précarisation généralisée des salariés, un nouveau report de l'âge légal de la retraite et ... son financement privé. 
Confirmant par là même que votre propos sur  « Les entreprises qui ne sont ni à gauche, ni à droite » était comme à l'accoutumée une aimable plaisanterie qui a du bien faire rire dans les couloirs du Medef ... 

 

 

 

 

Lien : http://www.pscauxcailly.fr

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 20:11

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Article de Slovar

 

Il est bien loin le temps où le gouvernement envisageait de punir les entreprises qui n’embaucheraient pas de seniors. En 2012, dixit le directeur marketing de Pôle Emploi : « Sortir du chômage quand on a plus de 50 ans est très difficile »

Si la situation n’était pas si grave, on pourrait sourire à la lecture de cet extrait de Libération daté du 21/04/2008 : « Une entreprise qui n’embaucherait pas assez de seniors serait punie par un « malus », c’est à dire une pénalité financière ou une hausse des cotisations chômage. A l’inverse les bons élèves bénéficieront de bonus. Selon La Tribune, c’est une des pistes pour l’emploi des seniors élaborées par Xavier Bertrand, ministre du travail et son secrétaire d’Etat à l’emploi, Laurent Wauquiez. Le gouvernement réfléchirait aussi à la mise en place de quotas. Une entreprise serait obligée d’embaucher au moins 5% de plus de 55 ans. Objectif affiché : faire travailler les chômeurs seniors et même les retraités (...) »

Cette stratégie destinée à justifier le report de l’âge de la retraite est en train de se retourner contre le gouvernement, et surtout contre toute une partie de la population qui, après avoir donné les meilleures années de sa vie au travail se voit traiter comme des parias !

La dernière initiative de Xavier Bertrand sur le sujet remonte à hier. Leministre du travail et du chooooomaaage, participait avec Jacques Kossowski, député maire de Courbevoie et secrétaire national de l’UMP en charge de l’emploi des seniors, à une table ronde dans le cadre de la première journée nationale pour l’emploi des Seniors.

Devaient y être évoquées, les attentes des demandeurs d’emploi senior. Lecommuniqué du site Bitwin, partenaire de l’opération indiquant que : « (...)Cette rencontre permettra également aux différents acteurs, qu’ils soient chercheurs, employeurs ou partenaires sociaux d’échanger autour de leurs convictions et initiatives, ainsi que des leviers à actionner pour faire avancer la question de l’emploi des seniors (...) »

Bon, ça c’est pour la communication des dernières semaines de mandat présidentiel, mais qu’en est-il vraiment de l’efficacité du gouvernement sur le chômage des seniors ?

Sylvain Grevedon spécialiste de l’emploi des seniors au Cabinet Mercuri Urval est formel : « Retrouver un CDI est quasi impossible ».

La Tribune qui l’a interviewé, donne des chiffres qui parlent eux-mêmes : « (...) on commence à être considéré comme un salarié trop âgé à 52 ans (...) leur taux d’emploi, autour de 40%, est toujours inférieur à la moyenne européenne (...) leur taux de chômage a explosé ces dernières années et le marché de l’emploi leur reste toujours aussi hostile (...) Les experts s’accordent à dire que les employeurs ont privilégié le maintien dans l’emploi de leurs salariés au détriment du recrutement de nouveaux seniors (...) Si le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 5,6% en 2011, celui des plus de 50 ans a explosé de 15,5%. Ils sont désormais 872.000 à être inscrits à Pôle emploi » Et Sylvain Grevedon d’exprimer son pessimisme : « (...) sur leur chance de retrouver un travail, excepté pour des profils pointus dans des secteurs en situation de pénurie (...) »

Que propose Jacques Kossowski, le secrétaire national de l’UMP en charge de l’emploi des seniors ? Accrochez-vous !

Il « (...) estime qu’à partir d’un certain âge, le bilan d’étape professionnel doit être un réflexe, comme pour le bilan de santé après 40 ans. Passé ce cap, tout salarié est plus vulnérable au chômage. La meilleure façon de s’en prémunir, c’est de faire le point sur son employabilité comme on fait le point sur sa santé (...) »

Au delà de la sensation de cautère sur une jambe de bois, nous attirons votre attention sur le fait que la solution proposée par le monsieur emploi senior de l’UMP, est exactement ce que reproche Sylvain Grevedon aux actions réalisées, jusqu’à présent : « (...) les employeurs ont privilégié le maintien dans l’emploi de leurs salariés au détriment du recrutement de nouveaux seniors (...) »

Jacques Kossowski, milite également : « (...) pour que les seniors soient reçus par des conseillers d’un âge équivalent histoire d’éviter le décalage générationnel (...) » Ce qui serait plus agréable pour leur annoncer la fin de leurs droits ?

Mais la solution de l’UMP et du « président toujours pas candidat mais qui ne va pas tarder à l’être » n’est-elle pas de faire disparaître le problème en ayant recours à un référendum sur les obligations des chômeurs ? L’idée, serait de demander aux français si les chômeurs ont le droit de refuser un emploi ou une formation !

Ce qui ressemble étonnamment à l’offre raisonnable d’emploi qui a été votéepar les députés de la majorité, en même temps que ... la suppression progressive d’ici 2012 de la dispense de recherche d’emploi (DRE) dont pouvaient bénéficier les chômeurs âgés de plus de 57,5 ans.

La seule différence, cette fois-ci, c’est que le « président courageux qui protège » transférerait aux français la responsabilité de décider si la chasse aux chômeurs est ouverte.

Ceci dit, les français, dont les seniors au chômage, ont rendez-vous dans moins de 3 mois pour un référendum d’un tout autre genre ! A la question : « approuvez-vous le bilan de l’emploi du gouvernement ? » Il est de moins en moins certain que les français répondent oui et souhaitent en reprendre pour cinq ans !

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 22:23

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Article de Slovar

 

Le retour à 4 semaines de congés fait-il partie du programme de l'UMP ? C'est ce qu'on est en droit de penser après les dernières déclarations de Luc Chatel sur radio J

 

Luc Chatel a t-il involontairement lâché une idée, que l'UMP garderait sous le coude, mais qui serait applicable en cas de victoire à la présidentielle et aux législatives ? on peut légitimement se le demander, après avoir pris connaissance de l'interview accordée à Radio J

Si le ministre a expliqué sans rire, mais sans convaincre que, si : «les déficits avaient explosé quand Nicolas Sarkozy était ministre du Budget entre 1993 et 1995, c'est parce c’était la première fois depuis 1945 qu’il y avait une récession dans notre pays » Il a soigneusement évité de parler de la sortie du livre « Un quinquennat à 500 milliards » qui met en évidence la facture du sarkozysme.

Non, pour Luc Chatel, il ne peut y avoir qu'un seul responsable de la situation actuelle : Les socialistes !

« À chaque fois que les socialistes ont été aux responsabilités, on a eu une fuite en avant budgétaire et on a fait reposer sur la génération future les avantages sociaux de la génération précédente» avant d'ajouter que la perte du AAA : « ce n’est pas la sanction de la politique de Nicolas Sarkozy, c’est le résultat de 30 ans de fuite en avant budgétaire, d’incurie budgétaire »

Ben voyons !

Le petit défaut de la démonstration de Luc Chatel, c'est que si une période 30 ans est nécessaire pour englober l'année 1981, elle inclut également les gouvernement Balladur, Raffarin et Villepin, soutenus alors par Luc Chatel, et qui pourtant, nous ont montré leur savoir faire en termes : « d’incurie budgétaire »

On pourra s'étonner d'ailleurs que Luc Chatel, Secrétaire d'État chargé de la Consommation et du Tourisme puis de l'Industrie, de 2007 à 2009, n'ait jamais condamné publiquement, la fuite en avant budgétaire ... de Jacques Chrirac et de ses premiers ministres de droite.

Peu importe. Lancé dans sa diatribe partisane, Luc Chatel a ensuite fustigé les erreurs des socialistes qui seraient selon lui totalement responsables des déboires du pays : la retraite à 60 ans, les 35H00 et ... la cinquième semaine de congés payé !

Les socialistes auraient : « fait payer à crédit les cinquièmes semaines de congés payés, la retraite à 60 ans, tout comme les 35 heures »

Dans la mesure où le sommet social du 18 janvier, dont on connaît les grandes lignes : Organisation du chômage partiel, légalisation du chantage à l'emploi, TVA sociale, approche à grand pas. Et que le slogan phare de l'UMP est « travailler plus et mieux ». Nul besoin d'être grand clerc, pour comprendre qu'une fois les RTT liquidées, dans le cadre de la « négociation du temps de travail par branches et entreprises », il serait toujours temps de s'occuper de la cinquième semaine de congés ... en cas de victoire en 2012 !

Au PS, Delphine Batho, l'une des porte-parole de François Hollande s'est faite la même remarque : « (...) Doit-on comprendre les propos de Luc Chatel comme un ballon d'essai dans la perspective du prochain discours annoncé par Nicolas Sarkozy ? (...) »

Il faut pourtant prendre au sérieux la sortie de Luc Chatel, dans la mesure où celui-ci est depuis peu le porte parole des libéraux de l'UMP. Composante fondée notamment Hervé Novelli, l'inventeur du «big bang social », consistant à : Faire sauter la durée légale du travail, réformer les contrats de travail et nettoyer en profondeur le Code du travail.

Et comme il se dit que les libéraux de l'UMP auraient l'oreille du Président, pas encore candidat, sur la politique économique et sociale ... Il y a vraiment lieu de s'inquiéter des intentions du : «Président courageux qui protège » sur l'avenir des salariés français en cas de victoire de l'UMP et de son candidat en 2012 !

 


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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 10:11

http://www.decitre.fr/gi/16/9782845930216FS.gif

 

Article de Slovar

 

 

Que faire, à quelques mois de la présidentielle, lorsqu’on dirige le pays depuis bientôt cinq ans et que le nombre de chômeurs est au plus haut ? Eh bien ressortir la « grosse ficelle » des contrats aidés ... pour améliorer les chiffres !

 

Selon un sondage du 2 janvier, 81% des français placent le traitement du chômage en tête de leur priorités. Or, il n’est pas un jour où on apprenne une nouvelle fermeture d’entreprise, ou un nouveau plan social.

Dans la mesure où le « travailler plus et mieux » lancé récemment par l’UMP, n’aura aucune influence à court terme, sur les chiffres du chômage, on a décidé au sommet de l’état de maquiller en urgence le désastre ! Car, comme le font remarquer Les Echos : « D’ici au second tour de l’élection présidentielle, le ministère du Travail publiera quatre nouveaux chiffres mensuels du chômage »

Mesure choc proposée : Booster les emplois aidés, supprimés en 2007, etrétablis en 2008 par Nicolas Sarkozy.

Comment compte procéder le gouvernement ?

Selon Les Echos : «  (...) l’Etat compte concentrer son effort sur le premier semestre pour limiter la casse avant l’élection présidentielle. C’est ce que révèle la traditionnelle circulaire de programmation des contrats aidés que le ministère du Travail vient d’adresser à ses services déconcentrés. En date de 19 décembre, elle prévoit que, sur les 340.000 contrats du secteur non marchand (CUI-CAE) inscrits au budget, 225.000 devront être conclus au premier semestre. Cela correspond à une moyenne de 37.500 par mois. Un rythme particulièrement soutenu si on le compare à celui décidé pour le premier semestre de 2009, au plus fort de la récession, qui était de 32.000 par mois (...) »

On notera au passage que l’éducation nationale dont le Président et son gouvernement nous expliquent en permanence qu’il est possible de faire mieux avec moins : « (...) sera en particulier mise à contribution (...) »

Néanmoins, il y a tout lieu de penser que Xavier Bertrand, qui devrait toujours être en charge de l’emploi jusqu’au deuxième tour de la présidentielle, viendra commenter les « résultats positifs de l’action du gouvernement dans le domaine du chômage »

Et par quel miracle ?

Simplement, explique Le Figaro, grâce au : « (...) transfert comptable de demandeurs d’emplois d’une catégorie à une autre (...) »

Cette technique, aussi habile que méprisable, permettra au gouvernement de faire basculer un certain nombre de demandeurs d’emploi, dans une catégorie statistiquement plus favorable : « (...) En l’occurrence des catégories A, B ou C, dont l’évolution est généralement prise en compte pour apprécier la baisse ou la hausse du chômage, vers les catégories D et E (...) »

Catégorie D : Demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi, non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi pour diverses raisons (stage, formation, maladie, etc.)

Catégorie E : Demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi, non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés)

De telle sorte, conclut Le Figaro : «  (...) que le gouvernement limite ainsi la casse. Et évitera, peut-être, que la France ne franchisse la barre des 3 millions de chômeurs d’ici le mois de mai (...) »

Ne reste plus aux français, lassés qu’on ne se mobilise qu’à quelques mois des échéances électorales majeures, pour trouver des solutions à leurs problèmes, qu’à observer la mine réjouie ... ou dépitée de Xavier Bertrand, dans les mois à venir !

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 11:00

http://www.marianne2.fr/SlovarMarianne/photo/art/default/943177-1119795.jpg?v=1325771696

 

Article de Slovar

 

Initiée par Jean-François Copé en 2009, la fiscalisation des indemnités d’accident du travail avait été supprimée par le Sénat, lors du débat sur le projet de loi de finances pour 2012. C’était sans compter sur les députés UMP qui l’ont rétablie !


Lorsque Jean-François Copé, avec l’assentiment de Nicolas Sarkozy, avait lancé son offensive pour la fiscalisation des indemnités journalières relatives aux accidents du travail, il avait déclaré : « C’est un revenu qu’il s’agit de soumettre à l’impôt. Cela n’a rien de choquant (...) cela rapportera environ 150 millions d’euros »

Revenu bien involontaire dans la mesure où nul salarié ne souhaite être victime d’un accident du travail. Ce que faisait judicieusement remarquer la FNATH dans L’Expansion : «  (...) Si les indemnités journalières versés aux victimes du travail ne sont pas taxées, c’est parce qu’elles constituent non pas un revenu de remplacement, mais la réparation d’un préjudice subi du fait d’un risque professionnel (...) »

Néanmoins, députés et sénateurs UMP votaient le texte qui était à son tour,validé par le Conseil Constitutionnel.

Fin de partie direz-vous ?

Eh bien non, puisque les Sénateurs de gauche étant devenus entre temps majoritaires à la haute assemblée, ont profité du débat sur le projet de loi de finances pour 2012, pour supprimer la fiscalisation partielle des indemnités journalières des victimes du travail.

Un désaccord immédiat en commission mixte (Sénat Assemblée ) aboutissait finalement à une remise en place de la fiscalisation, par les députés UMP, majoritaires à l’Assemblée Nationale.

Ce choix des députés UMP est d’autant plus injuste que, explique la FNATH : « (...) l’engagement de faire évoluer l’indemnisation des victimes du travail pris en 2009 par les députés n’a pas été respecté (...) » Ce qui se traduit : « (...) par une diminution des ressources des personnes accidentées (...) » Et la FNATH d’ajouter : «  (...) sur cette inégalité, le gouvernement, qui avait mis en avant la valeur travail, reste désespérément muet : nous pouvons donc aller travailler, mais surtout en n’ayant pas d’accident ! »

Oui, mais ça s’était en 2007 !

Maintenant pour Jean-François Copé et l’UMP, il s’agit de « travailler plus et mieux ». Ce qui n’inclut visiblement pas le sort des éclopés du travail, qui ne pourraient que ralentir le développement, de : « (...) nos filières d’excellence (...) pour faire du « made in France » une marque aussi reconnue que le « made in Germany »

Alors, les « petits bobos » mal indemnisés des ouvriers, dont le taux de fréquence des accidents du travail, dépasse les 50% dans les certains métiers manuels...

 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 11:00

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Article de Slovar

 

Selon Les Echos, moins de 500 salariés ont pu partir en retraite à 60 ans pour cause de taux d’incapacité permanente d’au moins 10 %. On est très loin des affirmations d’Eric Woerth sur le le problème des salariés ayant eu une vie professionnelle très usante !

Souvenez-vous, c’était en mai 2010, Eric Woerth épaulé par Raymond Soubie, alors conseiller du Président, nommé entre temps au Conseil économique et social préparait les français au passage à 62 ans de l’âge légal de la retraite. Inquiets de la réaction des salariés, nos deux spécialistes mettaient brandissaient une contrepartie majeure : la prise en compte de la pénibilité.

Eric Woerth dans une interview au JDD expliquait d’ailleurs, qu’il prendrait : « (...) des mesures dans lesquelles sera privilégiée l’évaluation au cas par cas (...) nous allons vraiment prendre en compte la pénibilité alors que ce n’était pas le cas jusqu’à présent. Il y aura une véritable avancée dans ce domaine. Avancées que n’ont pas fait d’autres pays (...) »

Les Echos nous rappellent les conditions dans lesquelles un salarié peut demander son départ à 60 ans pour cause de pénibilité.

« Les assurés qui justifient d’un taux d’incapacité permanente d’au moins 20 % provoqué par une maladie professionnelle ou un accident du travail peuvent continuer à liquider leurs droits à 60 ans (...) Ceux qui souffrent d’une incapacité comprise entre 10 % et 20 % peuvent également faire une demande, mais la retraite à 60 ans ne leur est pas accordée automatiquement. Une commission pluridisciplinaire examine leur dossier. L’assuré doit avoir été exposé pendant au moins dix-sept ans à des facteurs de risque dont la liste est précisément établie (...) »

Or, si le gouvernement escomptait : «  (...) jusqu’à 30.000 départs par an au titre de ce dispositif, qui est entré en vigueur le 1 er juillet dernier (...) » Les chiffres officiels de mi octobre 2011 sont sans appel : «  (...) seules 1.338 demandes avaient été déposées, dont seulement 377 pour des incapacités comprises entre 10 % et 20 % (...) Parmi les demandes traitées, 466 départs à 60 ans ont été accordés (...) »

Si du côté gouvernemental, on préfère justifier ce nombre ridicule, par le manque d’information des salariés, du côté de la CGT on est plus réaliste : « (...) de nombreuses personnes qui ont eu des carrières pénibles ne sont plus en activité à 60 ans mais au chômage, en invalidité ou aux minima sociaux. »

Autre volet de la pénibilité, fixée par la loi du 9 Novembre 2010 sur la réforme des retraites : Celui qui prévoyait : «  (...) que les entreprises d’au moins 50 salariés, dont au moins 50 % des effectifs sont exposés à certains facteurs de risques, doivent être couvertes par un accord ou un plan d’action de prévention de la pénibilité »

S’il a donné naissance à un site web : « Travailler mieux - la santé et la sécurité au travail », opulent en termes de textes et données , il faut savoir qu’il était censé se préoccuper de la prévention de la pénibilité. Or, les branches professionnelles avaient jusqu’au 31 décembre de cette année, pour négocier entre partenaires sociaux des accords sur la prévention de la pénibilité.

Où en est-on ?

Selon un autre article des Echos : «  (...) Deux types de pistes ont été proposées par le patronat : d’abord l’étalement de la disparition des primes de pénibilité lorsqu’un salarié prend un poste classique (...) Ensuite, la possibilité de convertir des primes en temps, à prendre dans l’année ou en fin de carrière pour avancer l’âge du départ en retraite (...) » Ce qui, expliquent les syndicats, existe déjà dans plusieurs entreprises ou branches. En bref, on tatônne ... sans plus !

Néanmoins, les millions de salariés en activité doivent savoir qu’en cas d’échec des négociations de branches, l’avenir de la prévention de la pénibilité relèverait des entreprises. D’où une grande disparité de situations à prévoir !

Mais que se passerait-il si les entreprises à leur tour, trainaient les pieds ?

Et bien, si le gouvernement avait la moindre idée de mobiliser ses troupes pour contrôler la mise en place des accords, la sanction serait terrible, puisque : «  (...) les entreprises ont de toute façon six mois pour se conformer à leurs obligations (...) »

Nul doute que les salariés apprécieront, à juste titre la : « véritable avancée » mise en place par Eric Woerth et l’UMP ...

 

 

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 21:33

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Article de Slovar

 

 

Devant l’augmentation constante des chiffres du chômage, on assiste au début d’un concours Lépine des idées patronales. Dernière idée de la CGPME : Porter la durée des CDD à 30 mois pour mieux ... euthanasier le CDI ?

 

Ne cherchez pas de réactions ou de communiqués concernant les chiffres du chômage du mois de novembre 2011 sur les sites web du Medef ou de la CGPME, il n’y en a pas ! A croire, que seul le gouvernement est responsable du chômage à temps complet ou partiel de 4 510 500 français.

Il faut dire que depuis toujours, les deux organisations patronales ont trouvé « d’excellentes raisons » pour justifier le fait ... de ne pas recruter.

Deux exemples significatifs ?

Le 29 mai 1986 : Suppression de l’autorisation administrative de licenciement qui, selon Philippe Seguin, alors Ministre des affaires sociales, faisait obstacle à l’emploi ! « (...) Ce texte repose sur l’idée que l’absence de flexibilité dans la gestion de l’emploi décourage l’embauche. La suppression de l’autorisation administrative de licenciement vise avant tout à donner une latitude plus importante aux chefs d’entreprise pour gérer leurs effectifs(...) »

Remplacé par la notion de licenciement économique qui : « (...) peut être individuel ou collectif, et suit une procédure variable selon le nombre de salariés licenciés, la taille de l’entreprise, et l’existence d’institutions représentatives du personnel dans l’entreprise (...) »

Qui a donné les plans sociaux rebaptisés : Plans de sauvegarde de l’emploi, jugés pas assez souple, ni assez réactifs et surtout trop onéreux par le Medef, qui obtenait en 2008 la mise en place officielle de la rupture conventionnelle, devenue rapidement un outil pour se délester des salariés âgés.

Salariés âgés dont le licenciement était, jusqu’à la suppression (1er janvier 2008 ) définitive, de la contribution Delalande, plus coûteuse et obligeait les entreprises au : « (...) versement d’une cotisation versée à l’assurance-chômage pour le licenciement d’une personne ayant atteint un certain âge et dont les chances de retrouver un emploi sont faibles (...) »

Selon Gérard Larcher, elle était : « (...) considérée comme étant « un frein à l’embauche » des seniors . « (...) le principe est malheureusement dans les têtes et dissuade certains employeurs d’embaucher des seniors »

Ce qui faisait dire, à Jean-François Roubaud, de la CGPME : « (...) La suppression progressive de la contribution Delalande à l’horizon 2010 est une grande avancée (...) Cette taxe se révélait clairement un frein à l’emploi. Sa levée devrait fortement favoriser le recrutement des seniors (...) » Il en profitait à l’époque pour vanter le fameux CDD senior.

Résultats des courses, écrivait Senior Actu : « (...) 20 contrats signés en treize mois et demi » A tel point que Xavier Bertrand déclarait : « Les contrats seniors avaient été mis en place entre le patronat et les syndicats, vous voyez le brillant succès... 20 ont été signés (...) il faut changer de logique »

Et qu’en est-il de la logique de 2011 ?

Si du côté du Medef, on s’enthousiame à l’idée d’accords compétitivité/emploi, c’est à dire une légalisation du chantage à l’emploi, du côté de la CGPME, on vient de proposer : « (...) de porter la durée maximale des contrats à durée déterminée de 18 à 30 mois, en raison des incertitudes liées à la crise de la dette qui dissuadent les petites et moyennes entreprises de les transformer en contrats à durée indéterminée (...) »

Quels sont les actuelles obligations des employeurs, vis à vis des embauches en CDD ?

« (...) Un contrat à durée déterminée (CDD), quel que soit le motif, ne peut avoir pour objet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise. Un CDD ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire (...) » nous dit Service Public.

Il ne peut, sauf exceptions durer plus de 18 mois, et doit toujours correspondre au : « Remplacement d’un salarié absent ou dont le contrat de travail est suspendu » Dans le cas contraire, il peut être requalifié en CDI.

Par ailleurs, précise le site Casamap : « (...) La rupture de contrat est difficile voire impossible avant son terme et des frais supplémentaires sont engendrés par le paiement d’une indemnité de précarité (...) »

Ce qui n’a pas pourtant pas l’air d’inquiéter la CGPME qui, comme le pense le blog Dans le collimateur, pourrait bien suggérer quelques aménagements au CDD à rallonge, lors du sommet social du 18 janvier : «  (...) Qui dit CDD « long » dit remaniement de tous les paramètres du CDD. D’abord, cet allongement équivaudrait à accepter que l’emploi d’un CDD serve à occuper un poste permanent, qui aujourd’hui est l’apanage du CDI (...) Comme il peut se passer bien des choses dans l’entreprise et dans les relations professionnelles avec l’employeur, la CGPME demandera que le mode de rupture actuel du CDD soit aussi revu : elle souhaitera que la rupture ne soit plus motivée, que les indemnités de fin de contrat soient allégées (...) Et puis, bien entendu, plus question de requalifier en CDI le contrat de travail après plusieurs CDD consécutifs (...) »

Et le blog d’ajouter : «  (...) En fait, ce n’est pas de l’enjeu économique lié au carnet de commandes dont il est question (...) Les intégristes libéraux savent mieux que nous que cet accroissement de la flexibilité n’est pas la réponse à la baisse du chômage et à la lutte contre la concurrence internationale, mais ils veulent le faire croire. Ils veulent simplement sanctuariser cette proportion grandissante de salariés précaires naviguant entre intérim et CDD (...) »

Liberté, égalité et... précarité en quelque sorte...

 

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