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MLG76

Blog des militants socialistes de Seine-Maritime qui se reconnaissent dans la motion "Maintenant la Gauche !" déposée par Emmanuel MAUREL lors du Congrès de Toulouse du Parti Socialiste.

 

contact : MaintenantLaGauche76@yahoo.fr

 

 

  

 

Vive La Gauche 76

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 07:30
"Pour un contrat de rassemblement !" L'appel du collectif "Vive la gauche !"

L’état réel de la France ne fait pas de doute. L’impuissance à y remédier nous vaut une nouvelle défaite, la troisième en un an. Les résultats du Front National et l’abstention confirment la déception et le désarroi de millions de Français. La vie démocratique française en sort gravement et durablement changé. Le tripartisme d’aujourd’hui est un risque immense pour demain. Continuer sans rien changer, c’est sous-estimer l’ampleur du choc politique. Une embellie mineure ne pourra prévenir d’autres catastrophes majeures.

La crise démocratique qui vient de se traduire dans les urnes exige que nous répondions à la demande de justice dans la République, et d’efficacité face au chômage. Nos propositions pour les douze prochains mois constituent un agenda de réforme, qu’une majorité enfin rassemblée peut dès maintenant assumer et défendre, sans renoncer et sans se renier.

Sans changements sincères dans les politiques, sans renouvellement de la pratique du pouvoir, la dispersion de la gauche sera irréversible. Les Français veulent sentir que ceux qu’ils ont choisis en 2012 se battent sans relâche pour redresser le pays. Mais la France ne changera pas sans les Français. Tout Français porteur d’un projet doit être accompagné. Le destin de chaque jeune dans notre pays ne doit pas être figé dès le plus jeune âge.

– Porteurs de l’espérance de très nombreux socialistes et de beaucoup de Français, nous ne nous laisserons pas enfermer dans une fronde, ou dans la démoralisation. Nous appelons à ce qu’une grande Gauche se rassemble sans retard, pour soutenir des politiques nouvelles, au service de nos engagements.

I. Le « Plan République » : un plan en urgence et dans la durée pour l’égalité sur tous les territoires de la République.

  • Particulièrement dans les territoires en difficulté :

Arrivée en grand nombre d’enseignants et d’acteurs de l’éducation / prévention spécialisée, ouverture de nouvelles maisons de services publics, accélération du déploiement de l’accès au Très Haut Débit, implantation de nouveaux centres de santé et de maisons de santé pluridisciplinaires, soutien aux projets et équipements culturels, appui financier aux associations ;

  • Engagement général pour le logement :
    • Développer des Opérations d’Intérêt National sur le territoire pour contraindre les maires réticents à bâtir.
    • Lutter contre la spéculation et la rente foncière pour libérer les terrains privés constructibles.
    • Systématiser la vente à la Caisse des dépôts des terrains publics qui ont vocation à accueillir du logement en particulier lorsque la cession par les administrations ou entreprises publiques traine en longueur.
    • Augmenter les aides à la pierre pour relancer la construction de logements sociaux à loyers abordables.
    • Appliquer sans faiblir la loi ALUR : Garantie des loyers, création des observatoires des loyers, montée en puissance de l’encadrement des loyers.
    • Utiliser sans délais le droit de préemption de l’Etat dans les communes qui refusent de construire des logements sociaux.
  • Supprimer immédiatement la baisse des dotations aux collectivités locales.

II. Face au chômage de masse, le soutien massif et ciblé à l’investissement privé et public.

  • Redéploiement des sommes accordées aux entreprises sans contrepartie à travers le CICE et le Pacte de responsabilité afin de financer l’investissement ;
  • Le secteur bancaire et financier au service de l’économie réelle
    • Création d’une responsabilité territoriale des banques pour les PME, TPE, en création, développement, transmission. Loi pour la transparence de l’activité locale des banques, notation par agence indépendante de l’exercice de cette responsabilité territoriale.
    • Mettre en œuvre des sanctions dissuasives pour les établissements bancaires favorisant l’évasion fiscale.
    • Fin des activités des banques françaises dans les paradis fiscaux.
  • Relancer l’innovation et la recherche.
    • Création du CICER via la fusion du CICE et du CIR. Ce crédit d’impôt ne doit plus être assis sur la rémunération et la masse salariale.
    • Financement des emplois de la recherche publique et privée.
  • Taxation des transactions immobilières de très haut niveau et une contribution de solidarité urbaine.
  • Une nouvelle politique industrielle : la transition énergétique
    • Création d’un fonds d’investissement pour répondre aux objectifs de la loi Transition énergétique (limitation du nucléaire à 50% en 2025, montée des énergies renouvelables à 23% en 2020 et 32% en 2030). Ce fonds renforcerait les crédits nécessaires à la réhabilitation thermique des bâtiments privés et publics, mais aussi aux mutations industrielles et agricoles ou au développement de l’économie circulaire, des circuits courts.
    • Relance les plans de la Nouvelle France industrielle liés à la transition énergétique (voiture 2L/100, énergies renouvelables, avions électriques, TGV du futur, navires écologiques, rénovation thermique des bâtiments, etc.).
  • Un appui fiscal aux entreprises qui privilégient l’investissement et l’ancrage local. Un crédit d’impôt spécifique à l’économie sociale et solidaire.
  • Relancer un cycle de concertation avec les partenaires sociaux sur l’ensemble des questions de la vie au travail (santé, conciliation avec la vie personnelle) et de la formation professionnelle.
  • Renouer avec la défense des couches populaires et des classes moyennes :
    • Un « bouclier de pouvoir d’achat » pour les salariés, fonctionnaires et retraités des catégories populaires. Ni perte, ni gel.
    • Augmentation progressive et concertée des bas salaires.
    • Lutte contre la précarité et amélioration de certaines prestations (élargissement du RSA socle aux jeunes, automaticité du RSA activité, etc.)
    • Des mesures immédiates vers une réforme fiscale : Amorce de la CSG progressive (baisse pour les contribuables modestes) et du prélèvement à la source.

IV. Réorienter enfin l’Europe

  • Proposer une révision des règles budgétaires européennes afin de relancer l’activité par la stimulation de l’investissement,
  • Instaurer la taxe sur les transactions financières portant sur l’ensemble des produits financiers (actions, obligations, produits dérivés) en vue d’alimenter le fonds vert de lutte contre le réchauffement climatique et d’assurer des ressources financières propres à la zone euro.
  • Créer une fiscalité sur le chiffre d’affaires des grandes plates-formes sur internet (Google, Amazon…) pour accélérer le déploiement des réseaux à très haut débit.
  • Lutter contre l’évasion et l’optimisation fiscale : obligation de reporting pays par pays pour connaître la réalité de l’activité de toutes les firmes multinationales, harmonisation fiscale (assiette commune obligatoire de l’impôt sur les sociétés puis définition de taux minimum d’imposition), fiscalité des géants du numérique.
  • Combattre le dumping social en proposant la révision de la directive relative au détachement des travailleurs et la création d’un salaire minimum européen.
  • Mettre un terme aux actuelles négociations sur le Traité Transatlantique, qui intègrent l’arbitrage privé, l’accord sur le commerce des services (TISA), qui menacent de dissoudre la souveraineté politique, économique et énergétique de l’Union européenne. Le gouvernement doit dire dès maintenant qu’il ne les ratifiera pas.

V. Rééquilibrer les pouvoirs

Remettre le Parlement au centre du jeu démocratique.

Attachés à un Parlement fort qui exerce pleinement sa mission de contrôle de l’action du gouvernement, nous appelons l’exécutif à soutenir la modernisation de nos institutions.

Le gouvernement doit prendre l’engagement de ne pas recourir à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution lors du vote solennel sur la loi pour la croissance et l’activité prévu à l’été. Ainsi, l’exécutif tournerait le dos à cette pratique archaïque et restaurerait les bases d’un dialogue nécessaire avec sa majorité.

http://www.vivelagauche.fr/

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 12:25
Le courant Vive La Gauche 76 réveille le débat

Article publié dans le Paris-Normandie sur les vœux du collectif Vive la Gauche 76 et des socialistes stéphanais.

Le courant Vive La Gauche 76 réveille le débat
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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 15:32
Retour sur la cérémonie des Voeux de "Vive La Gauche" en seine-maritime #ViveLaGauche

Plus de 150 personnes étaient présentes aux voeux de la section de Saint Etienne du Rouvray emmené par son secrétaire de section David FONTAINE, autour de Christian PAUL, député et ancien ministre et d'Emmanuel MAUREL, député européen le 21 janvier 2015.

Une vraie réussite et de vrais débats.

Une soirée enrichissante et structurante pour l'avenir de notre Parti.

VIVE LA GAUCHE !

Retrouvez les phrases marquantes de cette soirée :

Emmanuel MAUREL :

"C'est l'attachement à un certain esprit français, celui des Lumières, qui s'est exprimé dans les manifestations du 11/01"

"Si le seul message qu'on retient des événements c'est 'silence dans les rangs' c'est un contresens"

"La priorité c'est la lutte contre le chômage avant la réduction des déficits, donc soutenir l'investissement"

"La base de la Loi Macron c'est plus on déréglemente, plus on dérégule, plus on privatise, mieux c'est = vieilles idées libérales"

"Le sursaut passe par le retour de la souveraineté populaire. Elle en prend un coup quand on dit qu'il n'y a pas d'alternative"

"Mobilisons-nous pour le pouvoir d'achat, un modèle social protecteur et des services publics de qualité"

"Face à la dette, la vraie solution c'est la hausse du nombre de personnes qui travaillent et donc des rentrées fiscales"

Christian PAUL :

"Nous n'avons pas été élus pour mener une politique d'inspiration libérale qui mène au désespoir notre électorat de gauche"

"Ces jours-ci je trouve que la devise républicaine est un magnifique programme"

"L'une des principales rentes en France c'est celle des frais bancaires que les banques nous prélèvent"

Retour sur la cérémonie des Voeux de "Vive La Gauche" en seine-maritime #ViveLaGauche
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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 20:46

http://www.maintenantlagauche.fr/wp-content/uploads/VLG29112014.png

 

Plus d'informations sur : http://vivelagauche.fr

 

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 14:53

http://www.democratie-socialisme.org/IMG/jpg/banquet-2.jpg

 

PAR STÉPHANE ALLIÈS dans MEDIAPART

 

L'initiative “Vive la gauche”, lancée par les députés “frondeurs” fin août, se prolonge localement. À Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), à côté de la circonscription ouvrière de Laurent Fabius, plus de deux cents militants se sont réunis pour demander à leur tour un changement de cap au gouvernement, et un congrès à la direction du PS.

 

Au milieu des assiettes de couscous et d'une chorale gospel chantant Bella ciao, la « salle festive » de Saint-Étienne-du-Rouvray a accueilli jeudi soir une des premières répliques de la fronde socialiste, qui n'agitait jusqu'ici que le groupe socialiste de l'Assemblée nationale. Dans cette ville de l'agglomération rouennaise, administrée par des communistes alliés au PS, la petite centaine de militants de la section locale a fait de son traditionnel banquet républicain annuel un rendez-vous labellisé « Vive la gauche », du nom de ce collectif militant créé lors des dernières universités de La Rochelle (lire ici) par les députés de « l'Appel des cent ». Alors que ceux-ci n'ont plus été que trente-trois à s'abstenir lors du vote de confiance au gouvernement Valls 2 (lire ici), le 16 septembre dernier, leur initiative se relaie peu à peu sur le territoire.

 

Le lieu de la soirée n'est pas anodin. A proximité du fief de Laurent Fabius (à quelques encablures de sa ville historique du Grand-Quevilly), dans une fédération de Seine-Maritime "tenue" depuis une quarantaine d'années par l'actuel n° 2 du gouvernement, et votant au canon, congrès après congrès, pour le courant fabiusien ou celui qu'il soutient. Le ministre des affaires étrangères et ses proches et relais au niveau fédéral ne sont pas là, rares sont les élus présents, d'ailleurs. Tout juste aperçoit-on quelques conseillers généraux et régionaux, ainsi que la députée Estelle Grelier (pourtant pas une frondeuse), au milieu des 220 militants présents, venus de tout le département, dont un « petit tiers » de l'aile gauche du parti, assure un bon connaisseur local.

 

En guise d'apéritif, les interventions des socialistes et écologistes invités tirent toutes dans le même sens, celui d'un quinquennat qui n'est pas fini, d'un souhait que le gouvernement ne soit pas en échec, mais aussi d'une nécessité de rompre avec l'idée qu'il n'y aurait qu'une politique possible. Pour le jeune secrétaire de la section stéphanaise, David Fontaine, les militants présents sont « singuliers, car fidèles à (leurs) valeurs, le discours du Bourget et les soixante engagements de François Hollande ». Lui ne semble pas séduit par les états-généraux du PS (« C'est d'un congrès dont nous avons besoin ! ») lancés par Jean-Christophe Cambadélis et sa volonté de « changer la carte d'identité du parti », car « nous ne voulons ni changer notre identité, le socialisme, ni de pays, la gauche », dit Fontaine.

 

À sa gauche, l'écologiste David Cormand (président de groupe à la région de Haute-Normandie, et n° 2 d'EELV au plan national) embraye : « La compétitivité, ça passe par le renouvellement d'un modèle, pas par la baisse des droits sociaux. Jusqu'ici, la différence entre la gauche et la droite se faisait sur la redistribution de quelques points de croissance. Désormais, comment fait-on la différence quand il n'y a plus de croissance ? »

 

Autre "locale de l'étape", Laura Slimani, présidente du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) et adjointe au maire de Rouen, a elle plaidé pour « le rassemblement de la gauche face au sectarisme », allusion aux punitions ayant sanctionné les députés frondeurs (lire ici). Avant d'estimer, devant un auditoire qui assiste à la montée du FN dans un département populaire où la droite républicaine est très faible, que « c'est quand la gauche va sur le terrain de la droite qu'elle favorise la montée du FN ».

 

Un message vidéo de Jérôme Guedj plus tard, où le président du conseil général de l'Essonne et figure de l'aile gauche du PS note que « les sujets qui divisent sont précisément ceux qui ont été débattus en amont et collectivement », et l'invité de la soirée, Gérard Filoche, autre figure de l'aile gauche du PS, conclura les prises de parole, avec le mérite de résumer les désarrois. « Comment s'est-on retrouvé dans une situation où toute la gauche se dit “ce n'est pas notre politique qui est menée” ? », lâche l'inspecteur du travail à la retraite et membre du bureau national du parti. Avant de répondre lui-même à sa question : « Parce qu'on ne veut pas prendre l'argent où il est, parce qu'on ne veut pas taxer les 440 milliards des 500 familles les plus riches du pays, ni récupérer les 600 milliards d'évasion fiscale. »

 

Dans la salle, beaucoup de cheveux blancs acquiescent, les yeux parfois dans le vide, comme incapables de s'avouer qu'ils ne se reconnaissent plus dans un parti pour lequel ils militent depuis si longtemps. « On ne sait pas bien si les abstentions des frondeurs servent à quelque chose, explique un vieux militant rouennais, mais cela permet aux militants de s'accrocher, de ne pas partir. » Un autre, la trentaine, est plus désabusé : « Notre dernière réunion de section était une succession de monologues sur la situation de sa rue, de son boulot, des discussions au marché… Il n'y a plus de réflexion collective, c'est comme si on avait appuyé sur le bouton "pause", sans savoir si on réappuierait dessus. »

 

Jacques, agriculteur à la barbe foisonnante, est tout aussi consterné. « Aujourd'hui, les élus encalminent le parti avec leur carrière politique, sans savoir de quoi est fait le quotidien des gens et de leurs intérêts, se désole-t-il. Ici, les maires sont désignés, les cadres du parti sont interchangeables. On est arrivé à une situation où être socialiste est devenu un métier, où cadres, élus et conseillers ne travaillent plus qu'au parti. C'est normal qu'il y ait des permanents, mais c'est comme s'il n'y avait plus que cela parmi ceux qui nous représentent. » Un autre, Patrick, délégué syndical CFDT, espère toutefois que « ce type de soirée permettra d'adresser un message à nos dirigeants ». Il l'explicite : « On ne demande même pas de coup de barre à gauche, juste qu'on redresse la barre et qu'on reprenne les promesses de François Hollande. »

 

Sur le parking de la salle des fêtes, Léa se réjouit de l'affluence nombreuse de la soirée. « On voulait montrer la base et sa colère, dit cette doctorante en histoire de 23 ans. Sans nous, il n'y a plus d'élus, il n'y a plus rien. Nous, on milite, on croit en ce qu'on fait, et il faut nous écouter. » À La Rochelle, elle dit avoir crié son exaspération : « "J'aime les entreprises, j'aime les entreprises…" C'est compliqué de dire, une fois, j'aime les salariés ?! » Ce jeudi soir, à Saint-Étienne-du-Rouvray, elle lâche un dernier soupir, avant de quitter la fête. « Quand des électeurs et des sympathisants viennent me demander ce que je pense de la situation, ils me disent toujours après ma réponse : "Ouf, je suis pas tout seul." J'ai les boules quand je revois les amis que j'ai convaincus de ne pas voter Mélenchon… »

 

Paris-Normandie-Vive-la-gauche-76.jpgParis-Normandie

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 20:37

Vive-La-Gauche-copie-1.jpeg

 

 

Nous publions ci-dessous la déclaration des députés socialistes qui ont refusé de voter la confiance. Le débat qu'ils portent concerne tous les socialistes, et au delà toute la gauche parce qu'il est un des éléments de l'inflexion et du changement de cap que nous demandons à Maintenant la Gauche depuis des mois.

 

 

Déclaration de politique générale du Gouvernement

Notre déclaration du 16 septembre


Notre vote exprime des désaccords devant une politique économique et sociale qui ne réussit pas. Membres de la majorité, nous exprimons par notre abstention l’urgence de réorienter des choix essentiels. Ni efficaces, ni justes, ils s’éloignent des engagements pris devant le pays, et souvent, ces dernières semaines, des principes qui fondent notre ambition socialiste.

Un vote de confiance n’est pas l’appréciation des qualités d’un homme ou d'un discours, mais l'assentiment donné au gouvernement sur la mise en œuvre concrète de sa politique. Assumée depuis l’annonce du « pacte de responsabilité » amplifiant le CICE, confirmée malgré les sanctions électorales, cette politique se trouve encore rigidifiée depuis l’été. Le remaniement récent a rétréci les bases politiques du gouvernement.

La politique de baisse massive et sans contrepartie de la fiscalité des entreprises va d'abord provoquer des effets d'aubaine importants et des augmentations insupportables de la rémunération des actionnaires. Cette politique, financée par des hausses de TVA et des baisses de dotations aux collectivités locales, n'est pas adaptée à la situation des entreprises qui souffrent d'abord de la faiblesse de leur carnet de commandes. Nous soutenons les efforts entrepris pour desserrer le carcan européen, mais nous considérons que le gouvernement ne doit pas s’enfermer dans une politique de contraction excessive des dépenses qui affaiblit la croissance et entretient le déficit.

L’érosion du pouvoir d’achat des catégories populaires et moyennes a compromis le "redressement dans la justice". Nous constatons, comme de nombreux Français, que les corrections apportées restent insuffisantes. La fonction historique de la gauche est d’initier des réformes innovantes et justes pour réduire les inégalités, en refusant clairement les réponses libérales dépassées.

Nos propositions ne portent pas sur des détails, mais sur l'équilibre et le sens d'une politique. Les "petits gestes" et les improvisations n’offrent pas une stratégie à la hauteur de la crise. Nous défendons un autre chemin, parfaitement réaliste et possible. Nous proposons de cibler les aides sur les entreprises qui investissent et créent vraiment des emplois, et de libérer les milliards d'euros correspondants pour un plan d'urgence soutenant la consommation, le logement et l'investissement des collectivités locales. La remise en chantier de la réforme fiscale et de la loi bancaire renouerait avec notre programme.

Seul un changement de politique peut redonner confiance aux Français, ressouder notre majorité et rassembler la gauche. Etre responsables et utiles à la France est la seule raison d'être de la démarche démocratique que nous poursuivrons au Parlement, à travers les débats budgétaires, et au-delà avec le collectif "Vive la Gauche !".

 

http://www.vivelagauche.fr

 


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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 19:57

Vive La Gauche

 

L'appel de la Rochelle

Pour que Vive la gauche

 

L’heure n’est plus à la déception ou à l’alerte, mais à un puissant sursaut collectif.

Plusieurs crises s’additionnent et n’en finissent pas. La durée et la profondeur de la récession minent le quotidien des Français et la confiance en un destin collectif. Privées d’une amélioration de leurs conditions de vie, les classes populaires et moyennes ont exprimé leur colère. Le vote majoritaire d'un sombre dimanche en faveur de l’extrême-droite a été le révélateur insupportable d’une société sous tension.

Nous devons retrouver notre force collective pour orienter le présent et permettre un avenir de progrès. Il y a urgence à redonner justice et efficacité à des politiques enlisées, sans résultats ni perspectives.

La vocation de la gauche, c’est de porter l'espoir, non pas de risquer un renoncement continu, ou de s’excuser sans cesse de ce que nous sommes. A s’écarter de leurs engagements, les socialistes se divisent. A les oublier, nous nous perdrons. Les applaudissements du Medef ne seront jamais le critère de notre réussite.

Nous choisissons de ne pas subir une suite d’événements qui préparent d’amers lendemains. Nous avons une conviction bien ancrée : pour se réinventer, la France a besoin d'une gauche fière d'elle-même et de ses valeurs.

L’idéal progressiste est notre ressort, comme il est celui de millions de gens. Au lendemain des élections municipales et européennes, deux défaites sans précédent, des parlementaires de notre majorité ont choisi de s’exprimer dans l’Appel des 100 et d’agir, conscients des enjeux et responsables du mandat qui leur a été confié. Nous leur apportons notre soutien pour les choix décisifs des prochaines semaines au Parlement.

Aujourd’hui, alors qu’elle dirige le pays, la gauche a une obligation de fidélité à ses engagements et un devoir d’audace pour proposer des solutions modernes. Devant les inégalités qui déstructurent la société, les chocs climatiques, les excès financiers ou les drames du chômage, nos réponses ne sont pas celles de la droite.

Nous préférons les réformes de fond, avec des choix clairs, aux audaces de surface : une réforme fiscale conforme à nos engagements, une seconde loi bancaire utile à l’économie réelle, les bases d’un nouveau modèle de développement social, écologique et numérique.

Contre la récession, nous proposons un plan d’urgence alliant un soutien ciblé aux entreprises, du pouvoir d'achat supplémentaire pour les familles et un maintien des capacités d'investissement local. Opposer facticement l'offre et la demande est une vision dépassée. La gauche du 21ème siècle doit aider l'offre par une demande soutenue, soutenir la demande par une offre adaptée. C’est le bon chemin.

Contre l'épuisement démocratique et la colère qui s’expriment, nous devons dépasser les institutions asphyxiantes de cette Vème République corsetée. Pour permettre à la gauche de rassembler durablement une majorité sociale et politique, nous devons changer les modes de représentation et de délibération de notre pays et les adapter aux temps présents.

Ni conformismes, ni tabous, mais des principes ! La gauche se doit à sa mission de transformation, avec la justice et l’égalité comme boussoles. Face au risque de délitement, il faut recréer les conditions d’une démarche commune rassemblant la gauche, sans laquelle rien ne peut réussir.

Nous sommes socialistes. Notre parti, porté par ses militants, peut encore proposer un avenir à une gauche française orpheline de ses ambitions. Nous appelons toutes celles et tous ceux qui veulent se réapproprier l’espoir commun, à se retrouver pour agir ensemble. Et pour que vive la gauche !

 

Je soutiens l'appel de Vive la gauche !

http://www.vivelagauche.fr

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